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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 10:53
MAIS QUI PRETEND QUE LES CORSES SONT RACISTES ?

L’été a été malheureusement rythmé par des attentats en France qui ont impliqués des fanatiques islamistes (je sais, je sais, c’est un pléonasme) qui ont bouleversés nos consciences, et qui ont été abordés par de précédents édito sur ce blog.

Parallèlement, des inconscients (es) sont venu délibérément provoquer en tentant d’imposer le burkini, vêtement de création récente qui n’est nullement imposé par le Coran, mais qui constitue une provocation intégriste islamiste.

En effet, la pudeur invoquée par ses défenseurs, de manière évidente, apparaît bien incompatible avec leur présence sur des plages où les strings et monokinis sont légions, témoignant de leur mauvaise foi incontestable.

Comme si cela ne suffisait pas, un grave incident est venu cristalliser encore plus les rancœurs par la privatisation scandaleuse, par une famille de jeunes musulmans, d’une crique à Sisco en Corse, et qui en plus ont agressés des personnes qui prenaient des photos. La situation a dégénéré en bagarre générale, car des habitants du village sont venu à la rescousse, a donné lieu à des accusations de racisme envers les habitants et envers la marie de Sisco, complaisamment relayées par des journalistes aussi incultes qu’avides de sensationnalisme et incapables d’examiner la situation en profondeur.

C’est l’occasion de réaffirmer ma sympathie pour les Corses en général, mais aussi particulièrement envers ces gens d’honneur que sont les habitants de Sisco, qui donnent en fait l’exemple de ce qu’est la citoyenneté, face à la pleutrerie généralisée du continent, autorités et politiques compris. Ils ont montré l’exemple de la solidarité entre les citoyens, face aux incivilités agressives, et contre la coercition religieuse.

Certes, en Corse, il se passe parfois des choses « pas très catholiques », et tous conviendront par exemple que si tout peuple a le droit de revendiquer son indépendance, il n’est pas concevable qu’au sein d’une société démocratique telle que la France on veuille imposer sa volonté par la force, par les armes, et non par les urnes.

Pour autant, il est honteux de traiter les corses dans leur ensemble, de racistes. Tout d’abord parce qu’il est minable de traiter ceux qui vous ouvrent leur maison de telle manière, mais surtout, parce que l’histoire montre qu’il n’en est rien, mais qu’au contraire, les corses sont les gens les plus accueillants qui soient. Encore faut-il apprécier cet accueil, et en être reconnaissant. Et de nos jours, il semblerait que ceux qui bénéficient de cette hospitalité, au contraire, crachent dans la soupe…

C’est la raison pour laquelle je voudrais partager avec mes lecteurs un « mumentu corsu », qui vous racontera comment les corses ont accueillis en leur sein, au cours des siècles des réfugiés juifs persécutés, et cela jusqu’à très récemment.

Et rappeler comment, dans cette île, jamais il n’y a eu d’acte antisémite, et comment pas un seul juif ne fut livré ni à Vichy ni aux nazis durant la période de la Shoa ( voir article de ce blog http://le-myosotis-dauphine-savoie.over-blog.com/article-l-ile-de-beaute-l-ile-des-justes-117173576.html )

C’est l’occasion de faire un clin d’œil à mon Frère corse Matti, qui vit à Jérusalem depuis si longtemps, et de dédier cet édito à mon adorable et brillante filleule corse, dont je suis le parrain devant l’église catholique apostolique et romaine (ce qui m’a valu à l’époque de devoir lire le « catéchisme de l’église catholique », 580 pages, tout de même !).

Les juifs corses, une histoire méconnue. (Dossier réalisé par Joël Guedj)

Les premières traces d’une présence juive dans l’île de Beauté, remontent aux alentours de l’an 800. A cette époque, une importante immigration venue d’Egypte s’est installée dans le Sud de la Corse ; une grande partie de ces femmes et hommes juifs parlaient et écrivaient l’hébreu.

La majorité d’entre eux s’est implantée à proximité d’un village dénommé Levie (la bien nommée), situe à l’intérieur des terres, à 20 km environ de Porto-Vecchio. Par la suite, les membres de la communauté se sont dispersés un peu partout dans l’île en devenant partie intégrante de la population autochtone et dans certains villages de montagne, des églises gardent encore la trace de documents rédigés en hébreu à côté de ceux rédigés en latin. Bien des siècles plus tard, dans les années 1500-1530, environ 1000 Juifs de la région de Naples trouvèrent refuge en Corse, fuyant très certainement une persécution locale, et ils s’installèrent dans les régions montagneuses du centre de l’île.

En l’an 1684, la ville de Padoue, située en Italie, qui était peuplée en grande partie par des Juifs qui habitaient un ghetto édifié en 1516, fut le théâtre de violences dirigées contre ses citoyens juifs, dont une partie faillit se faire lyncher. Une rumeur malveillante selon laquelle leurs coreligionnaires de Buda, avaient commis des actes de cruauté contre les Chrétiens de la ville hongroise, déclencha cette flambée de brutalité dirigée contre la communauté juive de la ville. C’est grâce à l’intervention d’un père franciscain nomme Père Marco qui écrivit une lettre afin de dénoncer cette mystification, que la communauté juive échappa au massacre annoncé. Une grande partie de la communauté juive de Padoue décida à la suite de ces événements d’émigrer sous d’autres cieux plus cléments.

Certains arrivèrent en Corse, et les habitants les nommèrent Padovani, ce qui signifie : venu de Padoue. Le nom de famille Padovani est un nom très répandu de nos jours en Corse. Les Rois de France expulsent les Juifs, les Corses les invitent pour régénérer l’île.

Mais la plus importante vague d’immigration juive qu’ait connue la Corse se situe entre les années 1750 et 1769. La première république constitutionnelle et démocratique d’Europe venant de naître, le leader de l’époque Pascal Paoli fit venir en Corse entre 5.000 et 10.000 Juifs du nord de l’Italie, (les chiffres varient selon les sources) de Milan, de Turin ainsi que de Gènes pour revitaliser l’île suite à 400 ans d’occupation génoise. Afin de les rassurer sur leur intégration et sur la volonté du peuple corse de les considérer comme leurs égaux, ce même Paoli fit une déclaration destinée aux nouveaux venus : « Les Juifs ont les mêmes droits que les Corses puisqu’ils partagent le même sort ». Cela fit comprendre aux Juifs qu’ils étaient des citoyens à part entière et qu’ils bénéficiaient d’une totale liberté de culte, ce qui n’était pas le cas dans bon nombre de pays.

Ces immigrants portaient pour la plupart des noms à consonance ashkénaze, qui étaient très difficilement prononçables par la population locale. Une partie d’entre eux étant roux, ils se virent affublés du surnom de Rossu qui signifie rouge et désigne les rouquins ce qui donne au pluriel Rossi, nom extrêmement répandu en Corse. En réalité, c’est plus de 25% de la population corse qui aurait des origines juives. En lisant les états civils, on peut facilement s’en rendre compte : les noms tels que Giacobbi, Zuccarelli, Costantini, Simeoni… très communs dans l’ile de Beauté, ne laissent planer aucun doute quant à leur origine.

Le nombre peu important des membres de la communauté juive, ajoute au fait que les Corses n’ont fait aucune différence entre les originaires de l’île et ces nouveaux venus, est très certainement à l’origine d’un grand nombre de mariages mixtes qui déclenchèrent une assimilation quasi-totale. Malgré cela, les signes sur l’île de beauté d’une ancienne présence juive y sont très nombreux. Un exemple probant en est le nom d’un village Cazalabriva qui selon plusieurs sources concordantes viendrait de : casa di l’ebreo, littéralement la maison de l’hébreu (le mot juif n’existant pas en Corse). Ou bien encore, de nos jours dans certaines régions, il subsiste une tradition très ancienne de donner aux nouveau-nés des prénoms d’origine hébraïque tel que Mouse (Moise).

Quand la Première Guerre mondiale éclate, la Syrie et la Palestine deviennent un enjeu entre puissances occidentales : Ottomans alliés aux Allemands contre Français, Anglais et leurs alliés arabes de l’autre. Il faut choisir entre être turcs ou rester marocains alors sous protectorat français.

A l’été 1915, 740 juifs marocains et Algériens (colonie française) sont évacués par les américains mandatés par des juifs sionistes et philanthropes américains. A nouveau la valise. Ils laissent tout sur place et sont parqués par les Turcs dans les ports de Beyrouth et Jaffa pour être expulsés. Des bateaux américains les embarquent à Jaffa (-voir ci dessous)
 

MAIS QUI PRETEND QUE LES CORSES SONT RACISTES ?

On erre en Méditerranée à la recherche d’un lieu où débarquer. L’Egypte, Chypre, refusent ces loqueteux. La Canée en Crète les accepte, un immense camp de réfugiés pour 6 mois. Le papa de Guy et Benny Sabbagh à deux ans et demi. Leur grand-père Tolédano est scandalisé… les juifs en grand habit oriental jusqu’aux pieds se baissent devant tout le monde, embrassent les mains… un Tolédano, un prince de Meknès dont la famille est partie en 1870 de la ville la plus religieuse du Maroc ne se comporte pas ainsi ! Le délégué de l’Alliance venu de Salonique fustige leurs « accoutrements ». Il demande que tout le monde s’habille à l’occidentale avec costume et chapeau. Il donne même des primes aux tailleurs pour ce faire ! On se cotise et on achète du tissu et les tailleurs du camp découpent de beaux habits comme à Paris. Mais en septembre 1915 les autorités grecques décident de supprimer l’autorisation de résidence des citoyens ou protégés français en Crète. Adieu la Crète !

Ajaccio Heureusement D-ieu veille et l’Alliance israélite universelle le précède ! Où caser tous ces immigrés « français » ? Mais bien sûr ! Dans la Corse qui se dépeuple ! Direction Ajaccio. La marine française les débarque à Ajaccio. Il y a là aussi quelques serbes. Des réfugiés ? Des pourchassés ? La solidarité Corse s’organise comme un seul homme. Les dames du monde ajaccien autour de Mme Henry, l’épouse du préfet, rivalisent pour aider ces miséreux. Un grand élan populaire vient au secours de ces 740 démunis, des « Syriens », qui ne parlent que l’arabe et l’hébreu. Elles se dévouent, cousent des habits pour eux. Fait marquant : on peut lire sur les bulletins de paie des instituteurs que ceux-ci ont versé une partie de celle-ci pour payer le tissu qui permet de réaliser des habits européens pour les « syriens » !
 

La femme du préfet et les dames de la société ajaccienne offrant des habits aux réfugiés « syriens », à gauche un rabbin en habit oriental

La femme du préfet et les dames de la société ajaccienne offrant des habits aux réfugiés « syriens », à gauche un rabbin en habit oriental

Une cinquantaine de familles, 180 personnes, sont transférées à Bastia en février 1916. L’île est très pauvre mais la foule accueille de manière enthousiaste les « réfugiés syriens » !

Celui qui ne connait pas la générosité corse n’a jamais rencontré un homme !

Après la première guerre mondiale, la paix retrouvée, en 1920, une partie de la communauté repart en Israël. Mais là-bas c’est la misère et quelques uns reviennent en Corse.

Certains juifs de Bastia ou de la liste d’arrivée en Corse à Ajaccio, comme les corses de la diaspora, auront bientôt des noms réputés. Ainsi Moïse Jacob Toledano (44 ans) qui s’occupe des études juives à Ajaccio et qui vit en Corse jusqu’en 1920. Il deviendra Ministre des Affaires Religieuses dans le gouvernement Ben-Gourion de 1958 à sa mort en 1960, après avoir été le rabbin en chef à Tanger en 1926 puis Juge Rabbinique d’Alexandrie en Egypte, voyageant en Syrie et en Irak à la recherche d’anciens manuscrits.

Léon Tolédano le frère du rabbin Tolédano, lui, deviendra milliardaire... Après avoir construit le quartier Tolédéano à Bastia il va devenir milliardaire au Mexique et aux Etats-Unis. Il construit la moitié de la Nouvelle Orléans. De même il construit beaucoup en Israël.

Durant la seconde guerre mondiale, alors que la Corse était occupée par les fascistes italiens, les habitants de l’île se mobilisèrent pour aider les Juifs à se cacher. Avec les moyens du bord, ils aidèrent hommes, femmes et enfants à se réfugier dans les villages de montagne.

Un haut fonctionnaire français accomplit un travail admirable et, au mépris de sa vie, sauva à lui seul, plusieurs dizaines de Juifs. Il s’agit du sous-préfet de Sartène Pierre-Joseph Jean Jacques Ravail. Il travaillait avec le réseau mis en place par les partisans de Paul Giacobbi, grand père du préfet de Haute-Corse qui refusait d’opter pour la voie de la collaboration.

La Corse a eu une attitude plus qu’honorable envers les Juifs persécutés. En effet, c’est le seul endroit en Europe ou l’on n’eut jamais à déplorer des actes antisémites.

En 1947, la Corse apporta sa contribution à la création de l’Etat d’Israël. Des Corses d’alors décidèrent de secourir les combattants juifs luttant pour leur indépendance et pour former leur Etat. Leur mission : accueillir des avions qui vont être bourrés d’armes pour s’envoler vers des lieux gardés par la Haganah. Ajaccio est alors choisie comme piste d’atterrissage. Il ne faut pas oublier de souligner qu’hormis toutes les vagues d’immigration juive qu’ait pu connaitre la Corse, des individus isolés sont venus s’y installer, provenant notamment des communautés juives d’Afrique du nord.

De nos jours, la communauté juive de l’île, très peu nombreuse, se concentre essentiellement à Bastia. Son président Mr Ninio, natif de Tibériade, ouvre deux fois dans l’année la synagogue qui possède deux Rouleaux de la Torah en parfait état : pour Roch Hachana, le jour de l’an Juif et Yom Kippour. Les jeunes, pour la plupart, quittent l’ile pour aller étudier sur le continent et bien souvent ils y rencontrent leur moitié et s’y installent définitivement.

Il existe en Corse de très nombreuses personnes soutenant l’Etat d’Israël dans la période difficile qu’il traverse actuellement . Parmi ces amis d’Israël, certains sont allés jusqu’à écrire des missives au président français, à la Haute Cour internationale de La Haye ainsi qu’aux médias français, afin de dénoncer la politique européenne et française, en particulier, toujours pro palestinienne.

Ce soutien inconditionnel s’explique en partie par le fait que beaucoup de Corses ont le sentiment qu’il y a un gouffre entre ce qui se passe réellement et ce qui se dit dans les médias Français au sujet de ces deux communautés.

En Corse, la petite communauté juive, estimée à moins d’une centaine de personnes, ne ressent pas cette insécurité qui pourrait la pousser à quitter l’île.

 

MAIS QUI PRETEND QUE LES CORSES SONT RACISTES ?

Une très bonne nouvelle: L’initiative des expositions à Bastia et à Montpellier sur les Juifs de en Corse pendant la Première Guerre mondiale, réalisée par la joyeuse équipe du Centre Fleg de Marseille dirigée par Martine Yana. « Juifs réfugiés en Corse pendant la Première Guerre mondiale ».

La Mairie de Bastia, en la personne de M. de Philippe Peretti, adjoint au Maire, Délégué à la valorisation du Patrimoine , a donné son accord pour cette exposition, qui retrace une partie de l’histoire de l’île et de Bastia où la communauté juive est encore présente. La communauté israélite de Bastia et des juifs de la « diaspora » corse (Guy et Benny Sabbagh) participent à cette exposition. La Maison de la Corse à Marseille a donné un sérieux coup de main.

Cette exposition, prévue au Pérystile du Théâtre municipal de Bastia, montre, s’il le fallait, les liens profonds entre les peuples Corse et Juif. 

La soirés d'inauguration aura lieu en septembre à Bastia. Je suis persuadé que tous, chanterons d'une seule voix " D-io vi Salve Regina", l'hymne de l'île...

Saluti fraterni

 

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Published by Emmanuel S.19864 - Fidèle d'Amour
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commentaires

Arsène Mutin 15/09/2016 12:21

Bonjour à tous.
Gémissons sur le sort de ceux qui ne connaissent pas ce blog. Ces infortunés continueront à ignorer que l’immortel interprète de « Petit Papa Noël » avait un aïeul roux et juif.
Plus sérieusement, cet article m’a appris beaucoup sur l’histoire des corses et j’en remercie fraternellement ses auteurs.
Pour ce qui est de mettre fin à la provocation du burkini sur les plages françaises, les premières fraîcheurs de l’automne seront plus efficaces que le conseil d’état et il est probable que l’été prochain, la question sera devenue obsolète.
Réponse à la question posée par le titre de l’article :
Qui prétend que les corses sont racistes ?
Les mêmes qui disent déjà que tous les français sont racistes.
Scoop : il existe un remède infaillible au racisme français (corse inclus) : aller habiter ailleurs.
Salutations fraternelles à tous.
Arsène.

lefreredereccoetsesfreres 06/09/2016 14:05

mon BAF Emmanuel ,
cet article me touche particulièrement , moi qui suis CORSE . le père de la littérature moderne Jean Jacques ROUSSEAU disait sur ceci:
"Il est encore en Europe un pays capable de législation ; c'est l'île de Corse. La valeur et la constance avec laquelle ce brave peuple a su recouvrer et défendre sa liberté mériterait bien que quelque homme sage lui apprît à la conserver. J'ai quelque pressentiment qu'un jour cette île étonnera l'Europe."

je t'embrasse

Emmanuel S.19864 - Fidèle d'Amour 06/09/2016 14:41

Bonjour Mon Très Cher Frère,
Rousseau, qui est loin d'être ma référence (il a mis ses enfants aux "enfants trouvés", ce qui était l'Assistance Publique de son époque), pour le coup à fait montre d'un talent pour la prophétie: pas longtemps après, le 15 août 1769, naissait le corse le plus célèbre, Napoléone Buonaparte, qui devait devenir empereur des français, et qui forgeât des institutions qui nous servent toujours...
Avec ma fraternelle affection.

La Maçonne 06/09/2016 13:59

Merci MTCF Emmanuel pour cet article. Pour en revenir aux faits qui te font réagir, cette rixe en est à sa énième version.. Et n'avait rien de racistes. La métropole ignore ce qu'est l'entraide.
Bon. On a appris grâce à toi que le catéchisme était lisible. Tu es le seul que je connais à en livrer le témoignage. C'est héroïque!!
Fraternellement,

Emmanuel S.19864 - Fidèle d'Amour 06/09/2016 14:38

Bonjour Ma Très Chère Sœur,
Oh, mais si tu veux un cours de caté, je suis à ta disposition! Surtout sur les évangiles, qui, somme toute, relatent des histoires juives...
Et effectivement, défendre les siens et son honneur, n'a rien de raciste!
Avec toute ma fraternelle affection, à bientôt.

Chicken Run 05/09/2016 16:43

Merci beaucoup pour cet article passionnant qui remet bien les choses en perspective.
FRANCE 5 a fait une émission sur le sujet le 19 mars 2013 qui s'intitulait "La Corse, Île des Justes ?"
Parmi les témoignages, celui de Charles Grimaldi, ancien maire de la Porta : « il y avait quatre familles de juifs à la Porta. Ils étaient intégrés au village. L’antisémitisme ne nous venait même pas à l’esprit ».
Henri Parsi, Président des antiquaires de Marseille, raconte l’histoire de sa grand-mère, celle qu’on appelait « Zia Maria ». Elle avait caché un prisonnier juif qui s’était échappé d’Asco, devenu depuis le célèbre Félix Nhamani. « Je ne crois pas que ma grand-mère cachait le Juif, elle cachait le persécuté, comme nous faisons toujours en Corse, même aujourd’hui, que cela plaise ou non ! »
Et pour terminer, le documentaire rapporte aussi le témoignage ému, de Jean-Hugues Colonna, dont le père, Jean Colonna, a caché Monsieur Jean-Pierre Ergas et sa famille, pendant plus d’une année à Cargèse. La lettre que celui-ci a écrite au président des Assises au moment du procès d’Yvan Colonna : « au nom de ma famille qui a été sauvée, au nom de la Corse qui a aidé les juifs pendant la guerre, je tiens à apporter ce témoignage moral ». « Mon père n’a jamais voulu en parler, explique Jean-Hugues Colonna, et moi non plus – Pourquoi en parler aujourd’hui ? C’est Jean-Pierre Ergas qui a pris l’initiative. Je ne lui ai rien demandé en ce qui concerne mon fils. S’il faut écrire quelque chose, m’a t-il dit, je l’écrirai. Il a écrit cette lettre ».
Pour certains qui pensent que la Corse est juste une ile, et bien non c'est aussi l'Ile des Justes.

Vincent 06/09/2016 10:00

Le documentaire "L'Ile des Justes" est absolument passionnant et très émouvant. Comme il est très bien écrit dans cet article, les liens entre les Juifs et la Corse sont très anciens. Ils se sont tissés au fil du temps et la deuxième guerre mondiale n’en est qu’un épisode, assez emblématique cependant.
Bien évidemment, la Corse avait reçu l’ordre par Vichy de lister les juifs étrangers pour procéder à un « ramassage » (terrible mot). Non seulement aucun Juif ne sera déporté de Corse mais on peut même considérer que l’Ile aura été un véritable refuge.
On peut noter le courage des Corses, leur solidarité, leur humanité à différentes époques et pendant Vichy notamment.
Il faut noter un aspect très important également : le fait que les Juifs accueillis se sont intégrés à la population avec un profond respect de cette terre d'accueil et de sa population. Ceux qui vivaient déjà sur l’Ile étaient des Corses, appréciés et respectés. Et ceux qui ont trouvé refuge sur l’Ile ont été des Corses au moment où ils ont posé un pied sur l’Ile.
Alors comment peut-on lire et entendre certains traiter les corses de racistes aujourd’hui ? Cela doit nous interroger. Tout d’abord, comment se seraient comportés ceux qui dégainent aussi facilement l’accusation de racisme pendant cette période… ? C’est triste à dire, mais pour ma part je sais en qui je préfèrerai placer ma confiance.
Pour en revenir à l’actualité, je crois que les Corses ont un raisonnement très simple. Ils ont les bras ouverts pour ceux qui les respectent. La Corse est une Ile, un lieu de passage par nature. On y a un accueil formidable à une condition simple : respecter cette terre, sa population, sa tradition.
Dès lors que des partisans de l’Islam Politique y importent des pratiques qui ne sont pas respectueuses, il y a conflit. Il ne s’agit pas de racisme, des musulmans vivent en Corse… Mais d’une réaction contre des pratiques ostentatoires, choquantes, qui sont ni plus ni moins des actes politiques. Ils ont peut-être tout simplement le courage de dire non à l’Islam Politique qui se développe par ailleurs. Ce ne serait pas la première fois qu’ils ont raison avant les autres.

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Par arrêt en date du 20 mai 2015, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement rendu le 6 mai 2014 par la chambre de la presse du tribunal de grande instance qui m'a déclaré coupable de diffamation publique envers François Stifani et Sébastien Dulac, à raison de la diffusion d’un message diffusé le 22 septembre 2010 sur le blog le myosotis-dauphine.savoie.over-blog.com. Je considère cet évènement comme l'attribution d'une Légion d'Honneur.

Merci aux soeurs et frères très nombreux qui m'ont soutenu dans ce combat de cinq années dont je m'honore, et dont je ne regrette rien.

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