Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 07:43

Au moment ou les initiatives intempestives fleurissent de manière désordonnées, au moment ou la gouvernance est aux abois et le manifeste en implorant reconnaissance auprès des loges, il s’agit pour nous tous de garder la tête froide.

Il existe des motifs d’être optimistes.

Notre Frère Raminagrobis du Myosotis de Septimanie, nous rappelle à des réalités simples et accessibles à tous. Chaque Frère, chaque loge peut jouer un rôle déterminant. Et de ce fait, plutôt que de quitter le champ de bataille sans avoir combattu et d’abandonner le terrain à François Stifani, qui lui, quoi qu’on en dise, fait face, il convient au contraire de le destituer par nos votes et de récupérer immédiatement nos droits et notre souveraineté volée…

Si vous le voulez, vous le pouvez tout de suite.

Lisez Raminagrobis... :

LA GLNF VÉRITABLE SELON LES STATUTS NON ABROGÉS DE 1986. UNE SOLUTION TECHNIQUE ET RAPIDE POUR METTRE FIN À L’INFAMIE.

Lorsque nous sommes entrés en maçonnerie, dans une loge, pour travailler au perfectionnement de l’humanité, en toute fraternité, selon un rituel choisi, l’on nous a dit que la loge qui nous accueillait, était sous le contrôle d’une obédience, (la GLNF), qui exigeait des loges placées sous sa juridiction, qu’elles travaillent à la gloire du G.A.D.L.U., selon les méthodes de la maçonnerie traditionnelle appelées Landmarks, exclusivement sur les thèmes initiatiques éternels, de la grandeur ou de la faiblesse des hommes, de leur perfectionnement ou de leur régression possible. Cet objectif, qui demeure l’un des plus nobles et les plus sensés que puisse produire une société humaine, nous satisfaisait et nous avons tous, selon nos possibilités, fait de notre mieux, en ce sens. Nous avons même pensé qu’il était de notre devoir de faire connaître cet idéal à d’autres hommes et de participer au fonctionnement des institutions qui aident à le réaliser.

Cet idéal de la maçonnerie, autour duquel les fondateurs de la GLNF ont créé l’obédience, demeure notre idéal, mais il n’est pas celui de l’association GLNF mises en place en 1997, qui s’est abusivement emparée des structures maçonniques et des biens de l’obédience et des loges qui vivaient jusqu’alors dans la régularité maçonnique des statuts posés par les fondateurs de l’obédience GLNF.

Le 3 décembre 1997, à l’occasion d’une assemblée de Grande Loge, valant assemblée générale extraordinaire, il fut demandé aux membres délégués des loges souveraines, de voter la transformation des statuts associatifs de l’obédience GLNF,  (fédération de loges version 86), en une nouvelle association, elle aussi appelée GLNF, réunissant non plus des loges souveraines et indépendantes, mais directement, tous les maçons, personnes physiques qui jusqu’alors étaient uniquement membres de ces loges (Ils n’étaient membres de la GLNF qu’à travers leur loge).

Cette délibération eut des conséquences inouïes puisque sans le dire explicitement, elle mettait fin aux loges souveraines (la souveraineté des loges est pourtant un Landmark fondamental de la maçonnerie et une condition fondamentale de la sacralisation spirituelle nécessaire à la transmission initiatique) comme fondement de l’obédience ; elle instaurait une gouvernance effective de type profane et administratif, ayant effet directement sur l’association créée et sur l’ensemble des maçons membres de l’association nationale regroupés administrativement en « Loges » et en « Grande Loge Provinciale »;  et elle ramenait les principes maçonniques fondamentaux de la maçonnerie (Constitution et Règlement général) posés par les fondateurs de la GLNF, à la dimension subalterne de simple « règlement intérieur » de la nouvelle association de personne, modifiable à tout instant par simple décision administrative du conseil d’administration (Statuts 98, article 17) ; enfin elle ouvrait la porte à un accaparement de pouvoir de plus en plus concentré entre les mains d’un seul homme, ce qui ne manqua pas d’intervenir par les manipulations subséquentes opérées par le Conseil d’Administration, pour aboutir, comble des manipulations, à l’AGE associative de mars 2009, qui proclame le rétablissement d’une instance maçonnique supérieure appelée « Constitutions de l’Ordre », qui n’est rien d’autre que l’ancien règlement intérieur remis en position dominante après avoir été odieusement tripatouillé par le Conseil d’administration. Parmi les manipulations qui furent mises en place dans ce contexte, on notera les expressions juridiques « constitutionnelles » de la doctrine ahurissante du pouvoir spirituel détenu par le GM et diffusé à travers lui à toute l’institution. On voit ici selon quel mécanisme, le monstre doctrinaire prétendument maçonnique qui prétend gouverner aujourd’hui la GLNF, s’est donné une prétendue légitimité juridique.

En apparence, la transformation de 1997 peut sembler légitime, puisque, nous objecte-t-on, elle a été adoptée en assemblée générale extraordinaire ;

Sauf que cette assemblée générale extraordinaire du 3 décembre 1997 est radicalement nulle :

(Nous passerons ici sur les nullités formelles qui pourraient s’attacher aux modalités de convocation de l’assemblée et aux libellés des questions mises à l’ordre du jour ainsi qu’à l’information préalable nécessaire à la validité des délibérations,  qui mériteraient un examen de validité approfondi que nous n’avons pas fait à ce jour) :

•Car les délégués des loges présents à l’AGE du 3 décembre 1997 (conformément aux statuts de 86) n’avaient aucun pouvoir, ni aucune légitimité pour supprimer la fédération de loges existante, ni pour représenter les membres personnes physiques, censés se réunir, pour établir ce jour là en remplacement, une association contractuelle de personnes physiques au sein d’une unique « Grande Loge »

Par ailleurs,

•La question de la dissolution de la fédération de loges ne pouvait être légitimement posée à l’assemblée, puisqu’il n’est pas possible, pour une structure fédérale représentative des intérêts généraux des loges, de dissoudre les loges qui la constituent. En effet les loges peuvent dissoudre l’obédience constituée par elles, mais l’obédience ne saurait détruire les loges qui la constitue ;

•La création d’une « obédience » sous la forme d’une association regroupant directement des membres personnes physiques et non plus des loges souveraines est une impossibilité maçonnique absolue. Une association de personnes individuelles  peut évidemment être constituée, mais c’est un abus de langage que de déclarer que c’est une « obédience » au motif qu’elle comporte des groupements locaux appelés « loges » Rappelons la règle que tout le monde admet aujourd’hui, selon laquelle ce sont les loges souveraines qui créent une obédience et non une obédience qui crée des sections locales plus ou moins autonomes appelées loges. (En 1997, l'Article 6 stipule : L’Association se compose de membres actifs, groupés en « Loges », elles mêmes regroupées en « Grande Loges Provinciales » ou en « Grande Loges de District »)

•Enfin les constitutions maçonniques d’une obédience qui posent les principes sans lesquels il n’y a pas de sacralisation spirituelle de la maçonnerie, ne peuvent jamais être rabaissés et soumis, à un pouvoir quelconque et moins encore à un pouvoir associatif sécularisé. C’est pourtant ce que les statuts de 1997 ont fait, en faisant de la « Constitution et du règlement général » de 86 le Règlement intérieur de la nouvelle association de membres, modifiable arbitrairement et à tout moment par le conseil d’administration.

Bref, la prétendue réforme mise en œuvre par l’assemblée générale extraordinaire maçonnique du 3 décembre 1997, (reprise et votée par l’assemblée générale associative du 28 février 1998), est nulle et de nul effet.

On précisera, pour être parfaitement assuré de cette nullité, qu’à aucun moment les loges souveraines constitutives de l’obédience depuis 1913, ne se sont réunies pour prononcer leur propre dissolution en tant que structures souveraines. Le fait qu’elles aient été par ailleurs des associations, déclarées ou non déclarées, ne change rien à leur statut d’association 1901, non dissoutes.

Les conséquences de ces nullités, sont en pratique les suivantes :

1.      La Constitution et le Règlement général de 1986 n’ont jamais été annulés et remplacés par les statuts de 1997 ;

2.      Les loges souveraines constitutives de l’obédience GLNF n’ont jamais été dissoutes et l’obédience GLNF issue de leur union associative conforme aux principes posés par les fondateurs de l’obédience, n’a jamais été dissoute non plus. Elles demeurent les seules continuatrices légitimes de la GLNF des fondateurs ;

3.      L’association de personnes dite, elle aussi, « GLNF », à prétentions maçonniques, que les statuts actuels de mars 2009 organisent à ce jour, qui bénéficie d’une apparence légale, faute d’avoir été contestée jusqu’à présent, notamment sur ses conditions de création (voir supra), n’a aucun pouvoir véritable sur les loges souveraines. Le pouvoir qu’elle se permet d’exercer de fait sur ces loges ne vaut que parce que ces dernières acceptent de subir les prétentions de l’association usurpatrice. En aucun cas, cette association de personnes n’est, la continuatrice légitime de la GLNF des fondateurs de l’obédience.

 

Modalités pratiques :

 

Il faut et il suffit que les loges, prenant acte de l’usurpation intervenue en 1997, se réapproprient la souveraineté de loge qu’elles n’ont jamais perdue (maçonniquement et juridiquement) et qu’elles en tirent toutes les conséquences utiles, notamment l’application des statuts de 1986 organisateurs de l’obédience fédérative GLNF, jamais annulés, ni remplacés.

Pour cela, il suffit de :

•faire adopter immédiatement par les maîtres de la loge, une proclamation de réappropriation de souveraineté et d’indépendance à l’égard de l’association de personne GLNF1997, (voir modèle ici)

•que les loges qui se sont réappropriées leur souveraineté, se tiennent prêtes pour se réunir en assemblée générale extraordinaire de la seule GLNF authentique et régulière, qui est celle des statuts 1986, dont les loges souveraines sont les seuls membres constitutifs et à ce titre seuls en capacité de décider de se réunir. 

Appendice :

On le voit, la démarche de libération des loges est simple, immédiate et sans conditions procédurales.

Si la fausse GLNF de 1997/2009 pousse de hauts cris, il suffira de les ignorer, car en tant qu’individus, même si vous acceptez de vous considérer membres de cette association, vous pouvez vous en retirer.

Dans ce cas, vous ne vous retirerez pas de la GLNF86 (la seule continuatrice légitime de la GLNF des fondateurs, qui regroupe des loges souveraines et qui n’a jamais été annulée et remplacée), mais uniquement de l’association faussement maçonnique de personnes que représente la GLNF 1997/2009.

Ainsi, non seulement, vous resterez membres de la GLNF véritable, porteuse des principes maçonniques pour lesquels vous êtes entrés en maçonnerie, mais vous serez les seuls et uniques porteurs de ces principes, dans la continuité de l’esprit et de la lettre des fondateurs de 1915.

•Ainsi vous rétablirez la GLNF, dans le respect du Landmark fondamental de la souveraineté des loges, sans lequel il ne saurait y avoir d’initiation véritable et d’obédience régulière.

•Ainsi vous laisserez les loges maîtresses de l’obédience GLNF, sans avoir à vous en remettre aux propositions plus ou moins aventureuses et plus ou moins cohérentes des nombreux créateurs de nouvelles obédiences, providentiels et improvisés, que nous voyons apparaître ici ou là, en ces temps de déraison.

 

RAMINAGROBIS

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Emmanuel S.19864 - Fidèle d'Amour
commenter cet article

commentaires

Soujbir 30/08/2011 12:24


Valable sans doute pour les Loges créées avant 1986, mais quid de celles créées après ?


Antoine 30/08/2011 11:16


Si la déclaration ULR est bien une scission programmée, voter contre les statuts d'une Association est un motif de contestation et peut donner lieu à exclusion et encore contestation juridique
alors que se profile un vote en AG.
Il vaut bien mieux que les Loges :
Restent dans le calme d'une installation de leurs VM.
Ne donne aucune prise et s'apprêtent à voter dans la régularité des statuts.


Emmanuel S.19864 - Fidèle d'Amour 30/08/2011 11:40



Mon Très Cher Frère Antoine,


Aucune contestation, aucune, ne peut donner lieu à exclusion d’une
association, dès lors que l’on est en règle de cotisations…


Fraternellement.



l'Inconnu 30/08/2011 11:12


En clair, les Respectables Loges doivent se constituer en association loi 1901 comme avant 1997, redevenir souveraine sur le plan financier, administratif; Elles doivent dénoncer les statuts de
1997 comme étant illégaux et déclarer revenir au statuts de 1986.
L'inconnu


Myosotis de Septimanie 30/08/2011 11:03


Cher et BAF Franck
Je me permets de répondre à la place de notre Frère Raminagrobis qui ne lira peut-être pas ton commentaire: nous n'avons pas besoin de faire quoi que ce soit. Nous n'irons devant aucun tribunal
pour faire annuler les statuts de 1997 et suivants. Ce sera à Stifani mis devant le fait accompli d'une GLNF86 renaissant de ses cendres, d'attaquer la GLNF86 et là, nous sommes sereins et ferons
valoir nos arguments. Paracelse
PS si tu veux avoir une réponse plus précise de Raminagrobis, adresse-lui un message sur le Myosotis de Septimanie.


FRANCK BAILLY - Mle 28670 30/08/2011 10:11


Très Chers et bien aimés Frères, Cher Raminagrobis,

J'admire le talent des juristes qui trouvent toujours des solutions simples à des affaires compliquées.
Est-il nécéssaire, politiquement parlant, d'engager une procédure judiciaire pour entériner ton exposé, rendre caduqe officiellement les statuts de 1997?

Fraternellement

Franck


Présentation

  • : Le Myosotis du Dauphiné Savoie - Le Blog de Fidèle d'Amour -
  • : Tribune créée dans un premier temps pour restaurer les valeurs éthiques et morales de la Franc-maçonnerie de Tradition dans la GLNF. Désormais, ayant contribué au succès de cet objectif, elle se consacre à la défense de ceux-ci, à la défense de la GLNF contre des attaques extérieures, et à promouvoir une vision de la Franc-maçonnerie régulière. Par ailleurs, seront présentés des articles reflétant mon étude, mes lectures, mes engagements, et mes sympathies.
  • Contact

Référence et remerciements:

 

Par arrêt en date du 20 mai 2015, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement rendu le 6 mai 2014 par la chambre de la presse du tribunal de grande instance qui m'a déclaré coupable de diffamation publique envers François Stifani et Sébastien Dulac, à raison de la diffusion d’un message diffusé le 22 septembre 2010 sur le blog le myosotis-dauphine.savoie.over-blog.com. Je considère cet évènement comme l'attribution d'une Légion d'Honneur.

Merci aux soeurs et frères très nombreux qui m'ont soutenu dans ce combat de cinq années dont je m'honore, et dont je ne regrette rien.

Recherche