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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 08:22

Dans le cadre des Tribunes Libres que le Myosotis du Dauphiné-Savoie offre aux Frères qui désirent s’exprimer librement, voici celle de notre Bien Aimé Frère Ovize, sous la forme d’un commentaire d’un passage des Evangiles, reflet de sa sensibilité et de sa perception :

« Tous les textes religieux, pour certains devenus mythiques, parlent la même « langue Initiatique » que les hommes de pouvoir ont détournés au profit de leur égos et de domination sur les autres, exactement ce qui se passe à la glnf. C’est à nous par notre chemin d’Homme de faire le tri, faut-il que nous puissions être instruit de cette démarche Initiatique, la FM fait partie d’une ses écoles Initiatiques, même si certains à l’intérieur cherchent à nous en détourner.

Depuis la nuit des temps il y a toujours deux voies de vie : le pouvoir des hommes au détriment des hommes et le partage avec l’Univers. Jusqu’à maintenant les premiers ont toujours détruits ceux qui œuvraient dans la seconde voie car les seconds œuvraient pour ouvrir les yeux des hommes à la supercherie des hommes de pouvoir. Est-ce que notre Ere d’abondance va permettre de laisser œuvrer ceux qui font grandir l’Humanité ? Ce n’est pas gagné !

Je pense que ce miracle de l’Aveugle montre très bien que sa mouture d’apparence est bien celle des hommes de pouvoir (stigmatisation des Juifs comprise), on sait très bien que ce texte a été modifié plusieurs fois par les autorités chrétiennes et que la seconde lecture nous montre le chemin de l’Initié. Celle que je tente de montrer dans les commentaires ci-dessous. » 

L’AVEUGLE DE NAISSANCE

« Dans l’exhortation après l’initiation, il est précisé : « en votre qualité de FM, je vous recommande de méditer très sérieusement le contenu du VSL. »

Dans cette démarche de notre chemin Maçonnique, je vous propose d’en étudier une partie qui me semble importante dans ce chemin et de ce qui se passe dans notre obédience.

Cette transmission n’engage que moi et n’a pas vocation à transmettre la vérité, mais d’apporter un éclairage qui correspond à mon propre chemin.

Evangile de Jean 9-1 à 9-39 : Tob édition 1988

La guérison d’un aveugle.

En passant Jésus vit un homme aveugle de naissance. Ses disciples lui posèrent cette question : « Rabbi, qui a péché pour qu’il soit né aveugle, lui ou ses parents ? ».

Jésus  répondit : «Ni lui ni ses parents. Mais c’est pour que les œuvres de Dieu se manifeste en lui ! Tant qu’il fait jour, il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé : la nuit vient où personne ne peut travailler ; aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »

Ayant ainsi parlé, Jésus crachat à terre, fit de la boue avec sa salive et l’appliqua sur les yeux de l’aveugle ; et il lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » -- ce qui signifie Envoyé. L’aveugle y alla, il se lava et, à son retour, il voyait.

Les gens du voisinage et ceux qui auparavant avaient l’habitude de le voir --- car s’était un mendiant --- disaient : « n’est pas celui qui était assis à mendier ? » Les uns disaient : « c’est bien lui ! » D’autres disaient : « Mais non, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais l’aveugle affirmait : « C’est bien moi » Ils lui dirent donc : «  Et alors tes yeux, comment se sont-ils ouverts ? » Il répondit : « L’homme que l’on appelle Jésus a fait de la boue, m’en a frotté les yeux et m’a dit : ‘’ Va à Siloé et lave-toi’’. Alors moi, j’y suis allé, je me suis lavé et j’ai retrouvé la vue » Ils lui dirent : « Où est-il celui-là ? » Il répondit : « Je n’en sais rien. »

On conduisit chez les Pharisiens celui qui avait été aveugle. Or c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. A leur tour, les Pharisiens lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Il leur répondit : « il m’a appliqué de la boue sur les yeux, je me suis lavé, je vois. » Parmi les Pharisiens, les uns disaient : «  Cet individu n’observe pas le sabbat, il n’est donc pas de Dieu. » Mais d’autres disaient : « Comment un homme pécheur aurait-il le pouvoir d’opérer de tels signes ? » Et c’était la division entre eux. Alors, ils s’adressèrent à nouveau à l’aveugle : «  Et toi, que dis-tu de celui qui t’a ouvert les yeux ? » Il répondit : « C’est un prophète » Mais tant qu’ils n’eurent pas convoqué ses parents, les Juifs refusèrent de croire qu’il avait été aveugle et qu’il avait recouvré la vue. Ils posèrent cette question aux parents : «  Cet homme est-il bien votre fils dont vous prétendez qu’il est né aveugle ? Alors comment voit-il maintenant ? ». Les parents leur répondirent : «  Nous sommes certains que c’est bien notre fils et qu’il est né aveugle. Comment maintenant il voit, nous l’ignorons. Qui lui a ouvert les yeux ? Nous l’ignorons. Interrogez-le, il est assez grand, qu’il s’explique lui-même à son sujet ! » Ses parents parlèrent ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. Ceux-ci étaient déjà convenus d’exclure de la synagogue quiconque confessait que Jésus est le Christ. Voilà pourquoi les parents dirent : «  Interrogez-le. »

Une seconde fois, les Pharisiens appelèrent l’homme qui avait été aveugle et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous que cet homme est un pécheur. » Il leur répondit : « Je ne sais si c’est un pécheur ; je sais qu’une chose : j’étais aveugle et maintenant je vois. » Ils lui dirent : «  Que t’a t-il fait ? Comment t’a-t-il ouvert les yeux ? » Il leur répondit : «  Je vous l’ai déjà raconté, mais vous ne m’avez pas écouté ! Pourquoi voulez-vous l’entendre encore une fois ? N’auriez-vous pas le désir de devenir ses disciples vous aussi ? » Les Pharisiens se mirent alors à l’injurier et ils disaient : « C’est toi qui es son disciple ! Nous, nous sommes  disciple de Moïse. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse tandis que celui-là, nous ne savons pas d’où il est ! » L’homme leur répondit : «  C’est bien là, en effet, l’étonnant : que vous ne sachiez pas d’où il est, alors qu’il m’a ouvert les yeux ! Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs ; mais si un homme est pieux et fais sa volonté, Dieu l’exauce. Jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle de naissance. Si cet homme n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils ripostèrent : «  Tu n’est que péché depuis ta naissance et tu viens nous faire la leçon ! » ; et ils le jetèrent dehors.

Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé. Il vint alors le trouver et lui dit : « Crois-tu, toi, au Fils de l’homme ? » Et lui de répondre : « Qui est-il Seigneur, pour que je crois en lui ? » Jésus lui dit : « Eh bien ! Tu l’as vu, c’est celui qui te parle. » L’homme dit : «  Je crois, Seigneur » et il se prosterna devant lui. Et Jésus dit alors : «  C’est pour un jugement que je suis venu dans le monde, pour que ceux qui ne voyaient pas voient, et que ceux qui voyaient deviennent aveugles. » Les Pharisiens qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : «  Est-ce que, par hasard, nous serions des aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : «  Si vous étiez des aveugles, vous n’auriez pas de péchés. Mais à présent vous dites ‘’nous voyons’’ : votre péché demeure.

Analyse et commentaires :

En passant Jésus vit un homme aveugle de naissance.

Qu’est un  aveugle de naissance au temps de Jésus ? Dans la tradition orale Hébraïque il est dit : « Quand le fœtus se développe dans le ventre de sa mère, il est avec Dieu. Quand il naît il oublie tout, il naît aveugle et qu’il a toute sa vie pour se rappeler. » Il n’est fait ici évidement nullement de l’aveugle physiologique, mais de celui qui ne fait pas son chemin spirituel, qui reste dans la matérialité de sa vie.

La même notion de chemin de vie était précisé chez les Egyptiens antiques où le plus grave danger et avilissement que pouvait avoir un homme était celui de ne pas accéder au divin pendant sa vie d’homme.

Ses disciples lui posèrent cette question : « Rabbi, qui a péché pour qu’il soit né aveugle, lui ou ses parents ? ».

La notion de péché est traduite dans l’évangile Syriaque, considéré comme un des plus anciens et surtout écrit en Araméen, la langue que pratiquait les Juifs au temps de Jésus est le mot qui veut dire erreur, CAD que le sens employé au moment du prêche de Jésus signifiait ceux qui étaient dans l’erreur.

Il est aussi à remarquer l’allusion aux parents qui sont associés au fils, considérant par là même la filiation du péché, de l’erreur de vie.

Jésus  répondit : «Ni lui ni ses parents. Mais c’est pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui ! Tant qu’il fait jour, il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé : la nuit vient où personne ne peut travailler ; aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »

«Ni lui ni ses parents. » Jésus place de suite la notion de chemin à parcourir pour chacun d’entre nous. Il n’y a pas de fatalité.

« Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé »

 Il faut aller chercher dans notre capacité d’être éclairer, c’est la notion Maçonnique entre la lumière qui brille (et nous rend aveugle) et celle qui nous éclaire. Elle est d’ailleurs très symboliquement  représentée au moment de l’ouverture au rite Emulation quand le deuxième S. abaisse cette colonne corinthienne (placée au midi), celle de la Beauté, si elle brille, va nous empêcher de faire le chemin et si par contre elle est mise en ‘’sourdine’’, mais toujours là, elle symbolise le chemin éclairant du midi.

Cela va nous permettre d’aller chercher le divin qui est en nous depuis le fœtus, par extension depuis la nuit des temps (tient encore la nuit !)

Si la nuit est en nous, nous sommes incapable  de faire le chemin, Jésus se présente comme étant celui qui peut nous faire accéder à ce chemin.

Ayant ainsi parlé, Jésus crachat à terre, fit de la boue avec sa salive et l’appliqua sur les yeux de l’aveugle ;

Jésus lie la terre et sa salive, son eau matricielle divine pour en faire un baume salvateur qui appliquer sur la partie malade, sa cécité au divin, de celui qui ne fait pas le chemin vers le divin,

et il lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » -- ce qui signifie Envoyé.

La piscine de Siloé est alimentée par de l’eau de source, CAD pure, elle va permettre au malade de se ressourcer, se baptiser, de se laver de sa cécité de naissance. Il va déclencher un processus de changement en lui.

L’aveugle y alla,

Cela demande un chemin, du temps, une volonté d’y aller, personne ne peut y aller à sa place, la transformation ne se fait pas instantanément

 il se lava

Il procéda à un travail en lui, il change sa carapace de peau, il va la rendre agréable à lui et à ceux qu’il va côtoyer. Mais surtout il va se laver de ses péchés, de ses erreurs, de son non accès au divin.

et, à son retour,

Maintenant, il revient vers les autres, il a fait suffisamment de chemin, il s’est suffisamment ‘’laver’’,

il voyait.

pour voir…, voir le monde dans une autre perception de ce qui l’entoure…

Les gens du voisinage et ceux qui auparavant avaient l’habitude de le voir --- car s’était un mendiant --- disaient : « n’est pas celui qui était assis à mendier ? » Les uns disaient : « c’est bien lui ! » D’autres disaient : « Mais non, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais l’aveugle affirmait : « C’est bien moi »

Il s’est tellement transformé, à la fois par son apparence et à la fois dans son ‘‘regard’’ que ses familiers, ceux qui le côtoyaient au quotidien ont de la peine à le reconnaître.

Ils lui dirent donc : «  Et alors tes yeux, comment se sont-ils ouverts ? »

Par ces paroles on s’aperçoit (au vu de la perception de l’aveugle hébraïque) que ce n’est pas l’aveugle physique qui dans la pratique n’a pas les yeux fermés (les paupières), mais bien l’éclairement qui est en lui maintenant, qui est abordé ici.

Il répondit : « L’homme que l’on appelle Jésus a fait de la boue, m’en a frotté les yeux et m’a dit : ‘’ Va à Siloé et lave-toi’’. Alors moi, j’y suis allé, je me suis lavé et j’ai retrouvé la vue » Ils lui dirent : « Où est-il celui-là ? » Il répondit : « Je n’en sais rien. »

La boue symbole la gangue matérialiste.

On voit par sa réponse que cet homme a compris le chemin symbolique qui est entré en lui. Il le transmet sur le même plan que Jésus l’a placé.

On conduisit chez les Pharisiens celui qui avait été aveugle, dans cet aveuglement où il s’était enfermé, en allant se laver, il enlève cette opacité pour lui permettre de voir, il est allé derrière le voile maçonnique.

Par contre ses interlocuteurs ont besoin d’une validation de ce chemin par les autorités religieuses du moment. On aborde ici le parallèle que nous avons avec le rituel du MMM Domotique :

Or c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. A leur tour, les Pharisiens lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Il leur répondit : « il m’a appliqué de la boue sur les yeux, je me suis lavé, je vois. » Parmi les Pharisiens, les uns disaient : «  Cet individu n’observe pas le sabbat, il n’est donc pas de Dieu. » Mais d’autres disaient : « Comment un homme pécheur aurait-il le pouvoir d’opérer de tels signes ? » Et c’était la division entre eux.

Le jour de sabbat, le jour hebdomadaire ou le juif devait essentiellement se consacrer à Dieu c a d de ne rien faire physiquement.

Cette démarche n’est pas habituel, comme dans le rituel des MMM,  les autorités sont convaincues d’avoir la vérité et se réfère à leur certitudes, même si celles-ci leur pose interrogation par rapport à cette démarche.

Alors, ils s’adressèrent à nouveau à l’aveugle : «  Et toi, que dis-tu de celui qui t’a ouvert les yeux ? » Il répondit : « C’est un prophète »

Prophète dans le dictionnaire historique Le Robert : homme inspiré par Dieu parlant en son nom pour révéler ses volontés

Mais tant qu’ils n’eurent pas convoqué ses parents, les Juifs refusèrent de croire qu’il avait été aveugle et qu’il avait recouvré la vue. Ils posèrent cette question aux parents : «  Cet homme est-il bien votre fils dont vous prétendez qu’il est né aveugle ? Alors comment voit-il maintenant ? ».

Nous percevons l’entêtement des Pharisiens pour ne pas voir, de s’enfermer dans leur dogme.

Les parents leur répondirent : «  Nous sommes certains que c’est bien notre fils et qu’il est né aveugle. Comment maintenant il voit, nous l’ignorons. Qui lui a ouvert les yeux ? Nous l’ignorons. Interrogez-le, il est assez grand, qu’il s’explique lui-même à son sujet ! »

Ses parents parlèrent ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. Ceux-ci étaient déjà convenus d’exclure de la synagogue quiconque confessait que Jésus est le Christ. Voilà pourquoi les parents dirent : «  Interrogez-le. »

Historiquement, cette attitude s’est passée bien après cette période, ce qui montre que l’élaboration de cet Evangile a cherché à s’adapter au moment ou il a été écrit et non pas donner la réalité du temps de Jésus. Et participer à la « stigmatisation » des Juifs avec toutes les conséquences historiques que l’on connait.

Une seconde fois, les Pharisiens appelèrent l’homme qui avait été aveugle et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous que cet homme est un pécheur. » Il lui répondit : « Je ne sais si c’est un pécheur ; je sais qu’une chose : j’étais aveugle et maintenant je vois. »

Les Pharisiens, ces docteurs de la loi de Moïse, version dogmatique, cherchent à le convaincre à revenir à leur perception du divin. Mais ayant fait le chemin, tout au moins le début de ce chemin, il leur répond qu’il n’est pas question de renier, de revenir en arrière, car cette fois, « il voit »

Ils lui dirent : «  Que t’a t-il fait ? Comment t’a-t-il ouvert les yeux ? »

Les Pharisiens sont dépités, ils rabâchent, ne veulent pas « voir ».

Il leur répondit : «  Je vous l’ai déjà raconté, mais vous ne m’avez pas écouté ! Pourquoi voulez-vous l’entendre encore une fois ?

Vous n’écoutez même pas, comment voulez-vous être dans l’entendement !

N’auriez-vous pas le désir de devenir ses disciples vous aussi ? »

Mais vous avez la possibilité de faire, vous aussi ce chemin…

Les Pharisiens se mirent alors à l’injurier et ils disaient : « C’est toi qui est son disciple ! Nous, nous sommes  disciple de Moïse. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse tandis que celui-là, nous ne savons pas d’où il est ! »

Les Pharisiens refusent de faire ce chemin, ils s’enferment dans leur dogme, comme les surintendants au rite des MMM.

L’homme leur répondit : «  C’est bien là, en effet, l’étonnant : que vous ne sachiez pas d’où il est, alors qu’il m’a ouvert les yeux ! Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs ; mais si un homme est pieux et fais sa volonté, Dieu l’exauce. Jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle de naissance. Si cet homme n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »

Nous percevons ici tout le chemin de cet homme devenu éclairé. Il met les Pharisiens devant leurs contradictions.

Ils ripostèrent : «  Tu n’es que péché depuis ta naissance et tu viens nous faire la leçon ! » ; et ils le jetèrent dehors.

Comme ils ne peuvent pas le convaincre, il le rejette, comme la pierre au MMM.

Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé. Il vint alors le trouver et lui dit : « Crois-tu, toi, au Fils de l’homme ? »

Jésus vient compléter son chemin, d’aller à l’essentiel de ce chemin, de lui faire ‘’sentir’’, de croire à l’essence du chemin humain.

Fils de l’homme : être dans la filiation de la perception du Divin.

Et lui de répondre : « Qui est-il Seigneur, pour que je crois en lui ? »

Manifestement, cette notion de filiation spirituelle, n’est pas encore perçue par cet initié, qu’il fait maintenant partie de ses Fils dont la spiritualité, cette famille spirituelle, fait partie intégrante de sa vie.

Jésus lui dit : « Eh bien ! Tu l’as vu, c’est celui qui te parle. »

Tu as maintenant l’exemple vivant de cette démarche… Tu l’a vu… tu la voies…

L’homme dit : «  Je crois, Seigneur »

Il prend conscience de ce monde en lui et autour de lui…

et il se prosterna devant lui.

Merci…

Cette démarche de conscience est aussi abordée dans le rite de MMM et surtout complétée par le rite de Nautonier pour aboutir à l’Arche…

Et Jésus dit alors : «  C’est pour un jugement que je suis venu dans le monde, pour que ceux qui ne voyaient pas voient, et que ceux qui voyaient deviennent aveugles. »

Jugement : sentence rendu par un juge

Juge qui signifie : « celui qui montre le droit par un acte de parole » dans cet Evangile on pourrait plutôt dire :’’ celui qui montre le chemin par un acte de parole’’

Les Pharisiens qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : «  Est-ce que, par hasard, nous serions des aveugles, nous aussi ? »

On pourrait dire que les Pharisiens commencent à prendre conscience de leur aveuglement…

Jésus leur répondit : «  Si vous étiez des aveugles, vous n’auriez pas de péchés. Mais à présent vous dites ‘’nous voyons’’ : votre péché demeure.

Jésus ne se fait pas d’illusions sur leurs incapacités de se remettre en cause, de faire le chemin du divin, car leur incapacité de se remettre en cause personnellement car ils se réfugient dans leur communauté collective (non pas je vois, mais nous voyons), alors que le chemin est d’abord individuel pour accéder au collectif du monde.

Ceci est d’ailleurs aussi mis en évidence au rituel Emulation entre l’ouverture et la fermeture.

A l’ouverture : le premier S. : « après m’être assuré que chaque Frère a reçu son dû. » : chaque Frère a un chemin à faire en lui.

A la fermeture : le premier S. : « après m’être assuré que tous les Frères ont reçu ce qui leur est dû. » : Maintenant les Frères ont compris qu’ils sont dans un collectif, un Univers, après avoir fait leur chemin en eux. »

 

 

 

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Published by Emmanuel S.19864 - Fidèle d'Amour
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commentaires

arjuna 22/12/2012 22:01

@ Du Pont Noir,
MTCF du PontNoir
Merci pour ce commentaire qui nous replonge dans le vrai sens initiatique. Car il y a un sens sur la Voie que nombreux prétendent suivre.
La crise de la GLNF (que certains espèrent passée et qui de mon point de vue entre dans une nouvelle lune) reste surtout le reflet d’une crise politique profane aussi vaine que déplorable. De ce
point de vue je comprends très bien ceux qui veulent encore y croire. Cette crise est d’ailleurs, une des preuves nombreuses, que cette obédience inscrite dans les réalités temporelles du XXème
siècle, n’a jamais possédé les instruments d’une véritable transcendance.
Mais avec l’exode de FF porteurs isolés de cette Lumière de la Tradition vers d’autres auspices, les initiés attentifs ont perçu un déplacement sensible du centre initiatique supra-humain, dont tu
parles, hors de la GLNF qui se retrouve durablement coupée de la chaîne fondamentale et vitale de la Tradition (Shelshelekt). En d’autre termes, ont pourrait exprimer la chose en disant que son
potentiel spirituel est désormais réduit aux seules capacités des individus qui la composent. Et le tout s’y résume à la somme de ses parties. Ce qui est aussi le cas d’un animal mort. N’y persiste
au niveau du groupe qu’une pseudo-tradition, dénuée du moindre intérêt spirituel. Le reste n'est qu'invocations.

La Mère, cette initiée, reste le lien ultime avec le Principe. Les hommes, quant à eux, errent et tentent de renouer avec l’essentiel, sans jamais vraiment y parvenir.

Bien à toi

Arjuna

Emmanuel S.19864 - Fidèle d'Amour 24/12/2012 10:35



@ Arjuna,


Fais attention, ce que tu écris, démontre
l’apparition d’un phénomène sectaire dans ta pensée : « Nous sommes les Initiés, ceux qui ne nous ont pas suivis ne peuvent être que des nuls et des benêts, en aucune manière des
Initiés… ». J’espère que tu te rends compte combien ce que tu dis est grave, et insultant ? Je tiens cependant à te rassurer, connaissant nombre de ceux qui sont aujourd’hui au sein de
la GLNF, comme de ceux qui ont fondés la GLAMF…Crois-moi, la substantifique moelle de l’Initiation maçonnique, comme de l’imposture sont parfaitement partagées ! Je fais en sorte de
m’occuper des dérives de la GLNF depuis trois ans, tu devrais en faire de même s’agissant de la GLAMF…A bon entendeur, salut !



du Pont noir 21/12/2012 11:40

TCF.'., cher Emmanuel,

Il me semble que la FM.'. est une voie conçue jusque dans ces moindres détails exclusivement pour un psychosomatisme masculin, donc naturellement très différent mais biologiquement totalement
complémentaire du psychosomatisme féminin. En sorte que l'individualité qui la pratiquerait de tout son coeur, de toute son âme et de toute sa pensée, devrait nécessairement se masculiniser, soit
devenir de plus en plus homme au sens noble de ce terme, c'est à dire aux antipodes de tous les machismes.

D'où le risque pour une femme dans cette voie de se masculiniser de plus en plus.

Les initiations féminines s'étant éteintes en Occident vers la fin du Moyen Âge, leur transmission spirituelle d'origine non humaine (sans laquelle il n'y a pas d'initiation possible) l'est aussi,
car nul humain ne peut faire revivre ce qui est mort.

J'ai souvenir que un grand maçon, Oswald Wirth, avait
eu l'idée géniale suivante: Il aurait suffit, sans mixité aucune, de soucher un premier groupe de femmes opératives sur une caïenne compagnnonique détentrice de ladite influence spirituelle
ininterrompue, afin que ce groupe (Loge ?) en soit vivifié et puisse ensuite voler des ses propres ailes d'abord opérativement puis, D.ieu aidant, spéculativement dans une spécificité féminine
retrouvée.

Hélas, il semble bien que cette idée soit restée lettre morte et que nos soeurs en D.ieu en soient toujours encore démunies.

Mais rien ne nous empêche tous d'espérer en la Providence.

Du Pont Noir

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  • : Le Myosotis du Dauphiné Savoie - Le Blog de Fidèle d'Amour -
  • : Tribune créée dans un premier temps pour restaurer les valeurs éthiques et morales de la Franc-maçonnerie de Tradition dans la GLNF. Désormais, ayant contribué au succès de cet objectif, elle se consacre à la défense de ceux-ci, à la défense de la GLNF contre des attaques extérieures, et à promouvoir une vision de la Franc-maçonnerie régulière. Par ailleurs, seront présentés des articles reflétant mon étude, mes lectures, mes engagements, et mes sympathies.
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Référence et remerciements:

 

Par arrêt en date du 20 mai 2015, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement rendu le 6 mai 2014 par la chambre de la presse du tribunal de grande instance qui m'a déclaré coupable de diffamation publique envers François Stifani et Sébastien Dulac, à raison de la diffusion d’un message diffusé le 22 septembre 2010 sur le blog le myosotis-dauphine.savoie.over-blog.com. Je considère cet évènement comme l'attribution d'une Légion d'Honneur.

Merci aux soeurs et frères très nombreux qui m'ont soutenu dans ce combat de cinq années dont je m'honore, et dont je ne regrette rien.

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