SELON DES MEMBRES DES SERVICES DE SECURITE ISRAELIENS, A BRUXELLES ON EST PASSE A COTE D’UN DRAME ENCORE PLUS EPOUVANTABLE.
La première des choses à prendre en considération lorsqu’on se demande pourquoi la Belgique a été choisie comme cible par les nazislamistes alors qu’elle n’est pas engagée dans la guerre contre le Califat islamique sur le terrain en Syrie ou en Irak, est qu’il s’agit d’un état en déliquescence, qui récemment encore a vécu près de deux années sans gouvernement.
La seconde dimension, c’est que cet « état » a laissé une liberté totale aux nazislamistes, à un point encore jamais vu en Europe, alors que celle-ci fait déjà elle-même montre d’un laxisme plus que coupable.
A tel point que ceux-ci se considèrent déjà comme étant les Maîtres, et n’admettent pas que l’on puisse agir contre eux, et si tel est bien le cas, considèrent cela à la fois comme étant « une provocation » et « une agression ».
Un symbole puissant peut illustrer ce propos : observez la place de la bourse à Bruxelles, où se déroule l’hommage aux victimes : une banderole formée de drapeaux relie chaque côté de la bourse, avec les drapeaux pakistanais, algérien….et palestinien ! De drapeau belge, point !
Me revient une anecdote : il y a quelques années, invité chez le Grand rabbin de Bruxelles, celui-ci m’avait raconté que régulièrement, en allant de chez lui à sa synagogue, il devait traverser un parc où il se faisait malmener par des hommes manifestement d'origine arabe: insultes, crachats, jets de pierres étaient fréquents. Une fois, les choses sont allées plus loin, il a été physiquement malmené. Lorsqu’il est allé au commissariat déposer une plainte, le policier chargé de recueillir celle-ci lui a dit sans ambages que c’était lui le fautif, car se promener avec sa barbe, son chapeau et ses vêtements distinctifs de juif religieux constituait une vraie provocation pour eux…De l’inversion des valeurs, même au sein de la police censée protéger les gens.
Sur les attentats de mardi dernier, dans les milieux proches des services de sécurité israéliens circulent des informations qui très curieusement ne sont pas reprises par les médias occidentaux.
1) Tout d’abord, on a appris que le gouvernement belge avait mandaté il y a quelques semaines une société israéliennes spécialisée dans la sécurité afin d’auditer le dispositif de l’aéroport de Zaventem. Le verdict aurait été terrible, préconisant à titre conservatoire des mises à niveau urgentes, et par la suite des travaux conséquents. Aucune de ces mesures urgentes n’était en place mardi 22 mars lorsque les assassins nazislamistes ont frappé.
2) Cette société israélienne est loin d’être la seule à avoir souligné les améliorations sécuritaires indispensables pour l’aéroport de Zaventem. Pas plus tard que le 29 février dernier, les services de sécurité de l’Union Européenne ont appelé à « une révision drastique et immédiate des mesures de sécurité dans les aéroports et aux frontières belges », qui étaient (et restent?) grandes ouvertes aux infiltrations de terroristes et manquent des instruments nécessaires à l’inspection des passagers à l’arrivée et au départ.
3) L’aéroport de Bruxelles-Zaventem a engagé des gardes ukrainiens pour sécuriser l’aéroport et notamment pour procéder aux fouilles des bagages des passagers. De l’avis des experts israéliens ces fouilles étaient plus que superficielles, et caractérisées par un amateurisme coupable. A titre de comparaison les bagages des passagers de la compagnie israélienne El-Al sont contrôlés par ses propres agents.
4) Il s’est avéré après l’attentat que les gardes ukrainiens avaient (presque) tous désertés les places de contrôles qui leur avaient été assignées, et que les rares restés n’avaient accomplis leur travail de fouille que très superficiellement.
5) Plus grave, après l’attentat, l’aéroport de Zaventem est longtemps resté ouvert et perméable a des infiltrations hostiles.
6) Plus grave encore, il en va de même de Charleroi, le deuxième aéroport de Bruxelles, qui est le terminal pour les vols vers et revenant entre autres d’Algérie, de Tunisie, du Maroc et de Turquie. Bien que les autorités belges aient été mises en garde du fait que Charleroi offre une plateforme d’accueil inespéré vers l’Europe pour les terroristes de l’Etat Islamique provenant notamment de ces pays, les passagers en transit n’ont pas fait l’objet de fouilles, même lorsqu’ils se dirigeaient vers Zaventem pour des correspondances de vol.
7) En définitive, les autorités belges, pour éviter d’ajouter à la désorganisation complète, ont décidé de maintenir fermé l’aéroport, cela depuis l’attentat de lundi. Soit depuis maintenant une semaine. Et rien n’indique que l’aéroport sera rouvert ce mardi…
Beaucoup d’experts, tant israéliens qu’occidentaux ont accueilli avec scepticisme le flot de d’informations diffusées par les autorités et les médias belges, concernant les identités des terroristes qui ont frappé à l’aéroport et dans le métro, leur nombre (3, puis 5?) ainsi que leurs modes opératoires.
Un expert israélien en sécurité a relevé le fait que ces informations ne correspondent pas aux éléments réunis et laissent en suspens de trop nombreuses questions pour être crédibles.
Le témoignage du chauffeur de taxi qui a attesté avoir conduit les 3 terroristes à l’aéroport, en est un bon exemple. Il a déclaré que son taxi était trop petit pour les cinq lourdes valises qu’ils voulaient charger dans son véhicule, aussi n’en ont-ils chargé que trois. Est-ce que cela signifie que cinq valises pleines de bombes devaient exploser à l’aéroport? Où sont passées et qu’est-il arrivé aux deux valises restantes restées derrière eux? Les autorités ne parlent que d’une valise découverte dans l’appartement des terroristes. Il en manque donc une…
De même, il subsiste également des divergences radicales d’interprétation concernant les assertions officielles sur les deux terroristes-suicide portant un gant noir à la main gauche, et qui couvrirait ostensiblement un probable mécanisme de contrôle à distance des bombes dans les chariots à bagages qu’ils poussaient à travers le hall d’embarquement.
Malgré la propagation de l’onde de choc de l’attentat dans l’aéroport, il devient aussi évident que les terroristes djihadistes n’ont accompli là que la première partie de leur mission meurtrière.
L’état Islamique, qui a approuvé l’opération, avait envisagé des atrocités bien plus terribles. C’est ce qu’atteste la découverte de trois sacs contenant des kits identiques d’armes à feu et de munitions, une ceinture d’explosifs, deux fusils d’assaut AK 47 Kalachnikov, des chargeurs et des grenades à main – tous intacts et non utilisés. La police a d’ailleurs fait exploser les charges par explosion contrôlée.
Ces kits de combat ont été dissimulés par avance, visiblement en préparation pour pouvoir frapper les équipes d’urgences, les personnels paramédicaux, les forces de sécurité et d’autres intervenants de choc, dès qu’ils arriveraient sur les lieux pour prendre en charge les victimes de la première attaque. Placés en des points stratégiques, soit par une équipe avancée d’agents opérationnels déguisés en personnel de l’aéroport, soit directement par des employés du service de l’aéroport, complices des terroristes.
Lorsque les enquêteurs ont examiné les Kalachnikov, ils ont découvert que quelqu’un avait tenté de tirer avec l’une d’entre elles et qu’elle s’était enrayée.
Cela peut expliquer pourquoi la seconde partie des atrocités prévues à l’aéroport de Bruxelles, le méga-massacre a avorté. Par pur hasard, par conséquent, des centaines d’agents de la sécurité belges et de membres des équipes d’urgence ont été sauvés du piège qui leur était tendu, à partir de trois directions de tirs en boule de feu roulant.
La police belge et les unités de sécurité ont désespérément poursuivi un vaste réseau d’au moins une vingtaine d’islamistes en disposant de peu d’indices et de renseignements utiles.
Ces terroristes ont dû préparer ces opérations compliquées avec une grande minutie, des mois de préparation comprenant reconnaissance compète des lieux, étude précise de la localisation des cibles, des fournisseurs d’armes, de la logistique, des financements, des communications et la préparation de routes facilitant la fuite des organisateurs (au moins l’un d’entre eux a réussi à échapper aux services de sécurité et est en fuite).
On comprend donc que le gouvernement et les services de sécurité belges ne sont actuellement pas parés pour relever le défi terroriste qui leur est lancé.
Pour y parvenir, c’est toute l’approche du conflit qui doit être changée (tout comme en France) : plus aucun laxisme, plus aucune tolérance, investissement énorme dans la recherche du renseignement, dans la qualité du recrutement et dans la formation des personnels.
Les autorités belges en auront-elle la volonté ?
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