Le Myosotis du Dauphiné-Savoie s’est fait l’écho à plusieurs reprises – récemment encore* – des graves fautes commises par les Souverains Grands Commandeurs qui se succèdent depuis 2011 à la tête du Suprême Conseil Pour La France, conduisant progressivement cette Juridiction autrefois régulière à être inéluctablement mise à l’écart des Suprêmes Conseils jouissant de cette qualité.
Il y a quelques années, en 2013, pensant mettre son Suprême Conseil à l’abri, l’ancien Souverain Grand Commandeur Jean-Luc Fauque avait suscité et créé une Confédération de Suprêmes Conseils européens supposés être le bouclier du SCPLF...
Las, fini les illusions, elles viennent d’exploser en vol.
Déjà, les Juridictions Sud et Nord des Etats-Unis (équivalent de la Grande Loge Unie d’Angleterre pour les Grandes Loges symboliques) avaient suspendu leurs relations avec le SCPLF, suivies en cela par les Suprêmes Conseils d’Angleterre, de Belgique, du Canada, de Suisse et du Luxembourg.
C’est maintenant bien plus grave, car c’est le Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil du R.’.E.’.A.’.A.’. pour l’Allemagne, le Très Illustre Frère Eberhard Desch 33ème qui vient désormais de rompre toute relation avec le SCPLF, ce samedi 4 mars 2017 à l'occasion de l'Assemblée Annuelle du Suprême Conseil allemand.
Or le T.’.I.’.F.’. Eberhard Desch est aussi le Vice-Président de cette fameuse Confédération. Cette prise de position signifie ainsi qu’elle n’exonèrera pas - même en son sein - un Suprême Conseil qui s’est délibérément – et à l’encontre de ses propres engagements – éloigné de la régularité en recrutant ses membres dans une obédience irrégulière, la GLAMF.
Pour mémoire, rappelons en effet le discours de JL Fauque à la fête de l’Ordre de décembre 2011 indiquant expressément : « …..un Suprême Conseil reconnu régulier est tenu d'accueillir exclusivement des membres appartenant à une Grande Loge reconnue régulière ».
Ainsi, l’actuel Souverain Grand Commandeur du SCPLF Henri Lustman, ayant démontré son incapacité à parvenir à un accord avec la Grande Loge Nationale Française, le T.’.I.’.F.’. Eberhard Desch a conclu à la nécessité de rompre : décision annoncée à l’occasion du discours qu’il a prononcé à la suite de sa reconduction à la tête du Suprême Conseil allemand.
Il a ainsi publiquement affirmé l’évidence : Un Suprême Conseil ne peut pas appartenir à la famille des SS.’.C.C réguliers dans le monde s’il n’est pas en lien d’amitié avec LA Grande Loge reconnue régulière sur le même territoire et parmi laquelle il recrute ses membres.
Il faut dire également que la lettre du 23 janvier 2017 d’Henri Lustman traitant la GLNF d’Obédience hostile* n’a pas été perçue par ses homologues comme étant du meilleur goût ni propice à trouver les voies d’une solution.
Parmi les Suprêmes Conseils représentés pour l’Assemblée Annuelle du Suprême Conseil Allemand, on relevait les délégations de la Juridiction Nord des Etats-Unis, ainsi que les Suprêmes Conseils d’Ecosse, de Turquie, de Grèce, de Suisse, d’Italie, de Roumanie (ces trois derniers étant aussi membres de la Confédération des Suprêmes Conseils européens), d’Autriche, du Luxembourg, de Russie, de Croatie, de Lituanie et d’Estonie qui ont donc été publiquement informés de cette décision. Ce qui, dans le langage feutré de la diplomatie, est considéré comme la volonté de montrer un signal fort ou dans un langage plus sportif « de siffler la fin de la partie ».
Cette rupture, venant d’un Suprême Conseil aussi important, semble sonner le glas des espoirs du SCPLF de vouloir faire croire à ses membres que l’on peut s’exonérer du respect de la règle la plus fondamentale : celle de la qualification de la régularité.
Si le respect des principes immuables n’existe plus, alors l’institution qui les viole n’existe pas plus.
Pas plus inspiré que son prédécesseur, Henri Lustman reste enfermé dans des certitudes erronées et se veut le chantre de la pensée écossiste unique, où la Juridiction se place au-dessus de la Grande Loge et non pas…à côté.
Et puisque nous sommes dans la célébration du tricentenaire de la Grande Loge Unie d’Angleterre, pourquoi croyez-vous que cette Institution ait vécue si longtemps ? Par le strict respect des principes fondateurs de la régularité. S’en exonérer c’est renoncer à tout ce qui fait la spécificité et la force de la Communauté maçonnique régulière.
Ce n’est plus une impasse dans laquelle Henri Lustman conduit son Suprême Conseil mais au cimetière des illusions perdues, se drapant dans un splendide isolement, détruisant petit à petit la position de la France comme deuxième Suprême Conseil au Monde.