Le moment arrive…
Il va nous falloir nous résoudre à voir très bientôt notre Grand Maître Jean-Pierre Servel achever son deuxième mandat, et quitter la Grande Maîtrise.
Jamais, un Grand Maître n’aura autant marqué la GLNF – tout au moins ces dernières décennies - et jamais un bilan aussi conséquent n’aura été offert, à l’inverse de celui de son prédécesseur.
Grace au Grand Maître Jean-Pierre Servel, on sera en effet passé d’une extrême à l’autre, d’une catastrophique destruction systématique à une solide refondation.
Il laisse en effet, une GLNF rayonnante.
Ce formidable bilan, il a pu l’accomplir parce qu’il était entouré d’une équipe (les ex uni2r ainsi que quelques membres de l’équipe de Jean Murat ralliés après la ratification de Jean-Pierre Servel).
Cette équipe, qu’on peut appeler, compte-tenu de ce bilan remarquable, une « Dream Team », est constituée de personnalités marquantes qui ont pris part à ce résultat qui restera mémorable :
- Jean-Claude Tar., Grand Maître Honoraire de la GLNF qui a apporté sa remarquable connaissance du monde maçonnique, aussi bien à l’international qu’à l’interne, et qui a mobilisé ses réseaux dans le monde entier pour le bien de la Grande Loge Nationale Française. Son intelligence, sa subtilité, son tact et son sens aiguisé de la diplomatie ont été précieux dans tous les domaines.
- Jean-Pierre Rollet, Député Grand Maître et Grand Chancelier, dont l’intelligence vive et les compétences ont permis, de concert avec Jean-Claude Tar. dont il a pris la succession pour les relations internationales et formé par ce dernier, de rétablir la GLNF au rang qui est le sien – et qu’elle n’aurait jamais dû quitter – au sein de la Chaîne de la Fraternité Universelle. En outre, il a réécrit la doctrine de la GLNF en matière de régularité : « Notre vocation est spiritualiste : Toute la Régularité, rien que la Régularité », qui est maintenant reprise par bien des obédiences étrangères.
Les Frères de la GLNF doivent énormément à ce trio formé par le Grand Maître Jean-Pierre Servel, Jean-Claude Tar. et Jean-Pierre Rollet. Il faut se souvenir en effet que lorsqu’ils ont pris leur office en décembre 2012, la GLNF était à terre, détruite, divisée, méprisée par bien des Frères étrangers, avec ses principales reconnaissances retirées, dont celle de notre Grande Loge mère, la GLUA. Beaucoup prédisaient sa rapide disparition, tandis que certains fêlons s’activaient activement à cela. Une image : dans les réunions internationales, c’est à peine si on leur disait bonjour.
C’est dans un pareil contexte qu’à force de travail, de réformes et d’explications, ils ont rétabli la GLNF en à peine trois ans !!!
Pour atteindre pareil bilan, ils se sont appuyés sur cinq autres personnalités :
- Didier Gom. Garde des Sceaux, qui aux côtés du Grand Maître a écrit nos nouvelles Constitutions, travail gigantesque nécessitant de solides connaissances tant maçonniques que juridiques, mais aussi tout simplement la connaissance des hommes et des Frères.
- Za. Hou. Assistant Grand Maître dont les connaissances et l’expérience, précieuses, lui ont permis partout où le Grand Maître le lui demandait, d’affermir la refondation de notre édifice.
- Pierre Jac. Assistant Grand Maître qui s’est investi dans la formation des Frères.
- Jean-François Var., Assistant Grand Maître et Grand Orateur, dont les talents de grand communicant ont été très précieux, particulièrement dans la réalisation de cet ouvrage fantastique qu’est le livre du « centenaire ».
- Henri Sid., le Directeur Administratif et Financier dont la rigoureuse gestion de la maison GLNF en ces temps troublés a été plus qu’appréciable.
Enfin, tout cela a été possible parce que l’ensemble des Vénérables Maîtres et les Frères de la Grande Loge Nationale Française ont fait confiance (à plus de 98% parfois) à cette équipe, et voulaient rétablir la Maison commune.
Le Grand Maître Jean-Pierre Servel, sur le vaste chantier qui a été le sien, a voulu rétablir ce qui est NOTRE normalité, l’esprit GLNF, qui se manifeste par une confiance absolue dans les Frères investis d’une autorité.
Oui, à la GLNF, nous ne pratiquons pas la démocratie au sens politique du mot, et cela ne dérange personne.
Les quelques 530 Frères membres du Souverain Grand Comité vont élire dans une douzaine de jours celui qui sera proposé à l’Assemblées Générale des délégués des Loges, en Tenue de Grande Loge, tout simplement parce que, comme notre actuel Grand Maître, nous pensons qu’il est à la fois préparé et le meilleur pour être notre nouveau Grand Maître, et que son parcours comme son action nous font avoir confiance en lui.
Effectivement, élire un Grand Maître, c’est comme élire un Vénérable Maître, ce n’est possible que parce que l’on a confiance en lui, et qu’il incarne notre système.
Celui-ci, basé sur la Souveraineté des Loges considère que le système de Grande Loge est calqué sur celui des Loges.
C’est la raison pour laquelle en aucun cas il ne peut y avoir de « campagne électorale » et que normalement, il n’y a qu’un candidat, même si, statutairement, il pourrait y en avoir plusieurs.
Ce cas s’est d’ailleurs produit récemment lors de la crise des dérives de Monsieur François Stifani, et l’on se souvient de la catastrophe que cela a entrainé pour nous tous, lorsqu’il y avait une pléthore de candidatures, pour la plupart fantaisistes.
Dans une institution maçonnique régulière qui est un Ordre, qui est un état d’esprit, il en va ainsi : nous sommes en parfaite adéquation avec notre système de Loges.
Ceci est l’une de nos particularités, une de celles qui fait notre différence avec d’autres institutions maçonniques dont le « système électoral » est conçu pour susciter des oppositions.
C’est donc dans ce contexte que le Grand Maître Jean-Pierre Servel a murement choisi son Député après avoir éprouvé ses capacités – et ses convictions – sur l’ardu chantier qu’il lui a confié ces dernières années. Il a aussi éprouvé sa façon de travailler, sons sens de la fraternité, et sa bienveillance à l’égard des Frères.
Après lui avoir confié la charge d’Assistant Grand Maître et de Grand Chancelier, au vu du bilan à ces fonctions, et aussi au vu du parcours et de l’expérience acquise dans toutes les charges qu’il a occupées, il a nommé Jean-Pierre Rollet à la charge de Député Grand Maître de la GLNF après son installation pour un deuxième mandat.
Du reste, on se souvient aussi que dès son Installation à cette charge, lors de la Tenue de Grande Loge de décembre 2015, le Pro Grand Maître anglais, le T.’.R.’.F.’. Peter Lowndes avait d’une certaine façon implicitement adoubé le T.’.R.’.F.’. Jean-Pierre Rollet, en faisant comprendre par quelques phrases qu’il était des leurs par ses valeurs et son action, au même titre que les Grands Maîtres Servel et Tar…. C’est suffisamment rare pour être souligné.
Effectivement, le T.’.R.’.F.’. Jean-Pierre Rollet semble avoir parmi tous les Frères de la Grande Loge Nationale Française, celui qui a l’expérience la plus complète qui lui permet, en plus de ses propres qualités, d’endosser le Tablier de Grand Maître naturellement.
Outre le fait qu’il a étroitement collaboré avec le Grand Maître Jean-Pierre Servel– ce qui n’est pas la moindre des références – celui-ci l’a méthodiquement préparé à la fonction, l’associant à la gestion de diverses situations, et aux prises de décisions.
Mais les différentes fonctions qu’il a occupé, depuis son initiation en décembre 1988 à la R.’.L.’. Les Compagnons de l’Arche l’ont aussi naturellement préparé à la fonction de Grand Maître. Jugez-en plutôt : Après son Apprentissage et son compagnonnage, il va occuper les charges de Secrétaire, de Second Surveillant, de Premier Surveillant avant d’être installé V.’.M.’. de sa Loge en en 1997/1998. Il sera donc V.’.M.’. d’une Loge initiatique, celle où il a été Initié, mais aussi de la R.’.L.’. Universalis n° 1057 en 1996 et 1997, Loge dont il a été fondateur ainsi que de la R.’.L.’. Benjamin Franklin n° 52 en 2005. Mais il deviendra aussi, expérience complémentaire, Vénérable Maître fondateur de la Loge de recherche provinciale Teilhard de Chardin de 2005 à 2007. Il a aussi participé au réveil de la R.’.L.’. Logos en 2015 dont il est actuellement l’Orateur.
Au niveau Provincial comme National, sont parcours est classique :
Il est nommé T.’.V.’.F.’. en 1996 avec la fonction de Grand Porte Etendard actif de la Province Paris Grand Arche, il sera ensuite nommé Grand Inspecteur Provincial en 1997 puis Assistant Grand Maître Provincial en 1999.En 2002, il est nommé Grand Maître Provincial de cette même Province et reconduit pour un deuxième mandat de trois ans en 2005. Il sera enfin nommé Grand Maître Provincial d’honneur en 2012.
En outre, les fonctions qu’il a occupées au National sont tout aussi intéressantes dans sa préparation : Il a été responsable du Pôle des Solidarités de la GLNF de janvier 2009 à mars 2010, il devient à cette dernière date Assistant Grand Maître c’est-à-dire au début de la crise, avant de démissionner en avril 2011, c’est-à-dire à son apogée, après avoir pris ses distances avec l’ex GM.
Il fondera alors Uni2R, le groupe qui a amené Jean-Pierre Servel à la Grande Maîtrise.
Celui-ci lui confiera à nouveau la charge d’Assistant Grand Maître, en même temps que la fonction de Grand Chancelier, dans le contexte délicat dont on se souvient.
Enfin, en décembre 2015, lors de la Tenue de réinstallation du Grand Maître Jean-Pierre Servel, il sera nommé Député Grand Maître de la GLNF.
S’agissant des Hauts Grades, il ne m’appartient pas de dévoiler l’ensemble de son parcours qui est lui aussi complet dans la plupart des Juridictions en amitié avec la GLNF, je retiens juste qu’il a été élevé au 30ème degré du REAA au sein du SCPLF dont il a démissionné en décembre 2013 et qu’il a adhéré au Suprême Conseil National de France dès sa constitution ou il a été réintégré au 30ème degré et qu’il a été admis, au sein de cette juridiction au 32ème degré en avril dernier. Sa consécration devrait avoir lieu à la fin du mois courant.
Une indiscrétion m’a appris que notre Frère Jean-Pierre Rollet, qui a fait son parcours initiatique de manière constante et normale, sans passe-droits, a fait savoir qu’il n’entend pas se voire conférer le 33ème degré es-qualité de Grand Maître comme c’est l’usage, mais uniquement de manière normale, quand le Suprême Conseil National de France le jugera opportun.
De mon point de vue, difficile de faire mieux, d’être aussi complet sous tous les angles de la Franc-Maçonnerie…
Bien entendu, on ne peut plaire à tout le monde. Pourquoi cacher que certains se sont livré à des critiques de notre Frère?
Que lui a-t-il été reproché ? Outre des calomnies sans fondement et sans preuve aucune pour lesquelles on a essayé autrefois de m’instrumentaliser moi-même (ou plutôt mon blog), quelques frères ont essentiellement reproché à Jean-Pierre Rollet « son ambition » …
Oui, c’est incontestable, il est ambitieux. Un tel parcours en atteste. Mais c’est une saine ambition, une préparation pour mettre en place un projet qui permettra à la GLNF de surmonter les obstacles dans le présent et dans le futur, et de pérenniser à la fois la transmission et la particularité de nos valeurs.
Il n’y a rien d’autre à lui opposer, aussi, faudrait-il vraiment être mesquin, avec le bilan exceptionnel qu’il présente, de refuser de voter pour lui, alors que, fait exceptionnel depuis plusieurs décennies, aucune autre candidature n’a été posée contre lui.
Je ne le cache pas, je souhaite que le T.’.R.’.F.’. Jean-Pierre Rollet recueille le plus de voix possible, et fasse un score digne de son prédécesseur. Non seulement en raison de son profil, et de la continuité qu’il incarne, mais aussi et surtout, parce que je souhaite de tout mon cœur que ne revienne plus les petits calculs ou magouilles mesquines de l’ère des dérives qui soumettaient les votes aux intérêts personnels et aux luttes de pouvoir. Cela ne doit jamais revenir chez nous.
Dans une Grande Loge régulière, on vote pour les qualités du candidat, et non pour permettre à qui que ce soit de monnayer son « poids électoral » !
Je veux croire que l’esprit qui a banni l’ancienne période et amené l’esprit de l’équipe Servel perdurera.
Tout retour en arrière nous est interdit, et serait insupportable. D’où qu’il vienne.
Le 21 septembre, le Souverain Grand Comité votera, et désigneras donc son candidat, le seul.
Souhaitons que son vote soit au diapason de la ratification qui suivra à n’en point douter, le premier samedi de décembre en Tenue de Grande Loge.

