Alors que depuis le début du mois de janvier 2019 se mettent en place les nouvelles équipes choisies par le nouveau Grand Maître de la GLNF, le T.’.R.’.F.’. Jean-Pierre Rollet, le remplacement des anciens Grands Maître Provinciaux de l’ère Servel se poursuit de concert.
Différentes Provinces ont déjà vu cette transmission s’effectuer au cours de Tenues de Grandes Loges Provinciales, après que les nouveaux nommés aient été désignés, assermentés et investis.
Les anciens, quant à eux, regagnent les colonnes, après avoir servi de longues années (en général 6 années, mais parfois jusqu’à 11 ans pour certains).
C’est l’occasion de rendre ici hommage à certains d’entre eux qui sont des exemples, et dont l’engagement pour l’Ordre a été considérable et souvent admirable.
Il faut savoir qu’à de rares exceptions près, on ne devient pas Grand Maître Provincial par hasard.
Cette charge, est généralement attribuée par le Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française sur recommandation de son prédécesseur (mais ce n’est pas toujours le cas, car le choix du Grand Maître est souverain) à un Frère réunissant à la fois des qualités morales et maçonniques importantes et, d’autre part, ayant témoigné un engagement intense pour la GLNF en général et pour sa Province en particulier.
Bien entendu, un Grand Maître Provincial peut aussi être nommé pour une autre raison mais c’est plus rare.
A cet égard, si les Grands Officiers Provinciaux à Paris n’ont qu’à prendre un ticket de métro pour visiter les loges, dans les Provinces de la GLNF, il en va tout autrement.
En effet, pour prendre l’exemple de ma Province du Dauphiné-Savoie ou les Frères et notamment les Grands Officiers Provinciaux se visitent beaucoup, il n’est pas rare, comme c’est actuellement le cas, de devoir franchir des cols enneigés en pleine nuit, de devoir mettre des chaînes aux roues des voitures pour visiter certaines Loges en Haute Montagne, et de faire beaucoup, beaucoup de kilomètres. Toujours pour garder l’exemple du Grand Maître Provincial du Dauphiné-Savoie, Jean-Paul Moachon, celui-ci à fait, durant ses deux mandats, 300.000 kilomètres pour la Franc-Maçonnerie !
Actuellement dans ma trente-quatrième année au sein de la GLNF, il m‘a été donné de connaître plusieurs Grands Maîtres Provinciaux, dans des ères différentes :
Le premier, témoin de mon Initiation au sein de la R.’.L.’. Goethe n°95, à l’ère des « Grands anciens », était donc le Grand Maître Provincial de Rouvray, Jean Wunen-Burger, qui devint par la suite Assistant Grand Maître de la GLNF. Un homme exquis, d’une immense culture, un vrai cherchant.
Nos rapports avaient mal commencé. Quelques mois après mon Initiation, il parlait de circoncision au silex au cours d’agapes, ce qui eut pour effet évidemment de me choquer et de me donner envie de démissionner de la maison, ce dont je m’étais ouvert à quelques uns de mes proches. Hé bien, cet homme accompli, dignitaire de l’Ordre, à l’époque dans la soixantaine d’années bien sonnées alors que j’en avais 25, eut le souci du dernier Apprenti (ou presque) rentré dans sa Province, et me téléphona pour me rencontrer.
Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’il me présenta ses excuses les plus plates – que je ne lui avais pas demandées – et ne voulut plus parler que de circoncision du coeur… Jusqu’aujourd’hui, je reste impressionné par cet homme qui sut mettre son égo de côté pour s’excuser auprès d’un jeune freluquet… Cette humilité, est à n’en point douter la marque des grands initiés…
Le deuxième, successeur du précédent, était donc aussi Grand Maître Provincial de Rouvray. Le T.’.R.’.F.’. Michel Gor., qui vint m’installer pour le premier de mes quatre vénéralats, en 1991 (déjà !). Toute la cérémonie par cœur, pas la moindre note sur le plateau, sans la moindre hésitation, suffisamment lentement pour que je puisse intérioriser tout ce qui m’étais transmis… Jamais je n’ai oublié ce moment émouvant, et toujours j’ai été reconnaissant à ce Très Respectable Frère pour la manière dont il m’avait transmis ce qui devait l’être, tout en étant tout au long de son mandat proche et disponible pour tous…
Puis, j’ai eu l’occasion de faire la connaissance d’un Frère qui a toujours été pour moi un exemple de droiture, de rigueur, du sens du devoir et de l’honneur. De même son érudition maçonnique est littéralement stupéfiante, il en est une mémoire vivante !
Plus tard, toujours animé des mêmes vertus, il devint Grand Maître Provincial, mon Grand Maître Provincial de la Province du Dauphiné-Savoie, le T.’.R.’.F.’. Za. Hou.
Je suis resté admiratif de son engagement pour la GLNF, pour l’Ordre en général, au mépris de sa santé, et de la manière dont il a géré pour sa Province l’épouvantable crise que nous avons connue il y a bientôt une décennie, toujours guidé par le sens de l’honneur et de l’intérêt de la GLNF…
A tel point que lorsque Monsieur Stifani lui a cherché un successeur après l’avoir suspendu, il ne s’est trouvé personne pour vouloir le remplacer.
Je ne dois pas être le seul d’ailleurs à être admiratif de ses qualités, puisque dès qu’il a été installé, le Grand Maître Jean-Pierre Servel l’a immédiatement nommé son Assistant Grand Maître. Plus récemment, à la fin de son mandat, le T.’.R.’.F.’. Za. Hou. a fait savoir qu’il ne voulait plus occuper la moindre fonction au sein de la GLNF, et nonobstant, le nouveau Grand Maître, Jean-Pierre Rollet a refusé de le laisser complètement partir en le nommant Premier Grand Surveillant de la GLNF.
Lorsque la crise odieuse déclenchée par Monsieur François Stifani est arrivée, mon action de résistance contre ses dérives, m’a donné la possibilité de connaître un certain nombre de Grands Maîtres Provinciaux dont beaucoup ont suscité en moi, à des degrés divers respect et admiration :
Tout d’abord, les visionnaires, ou ceux dont la hauteur de vue en impose : le T.’.R.’.F.’. Jacques Per. ancien Grand Maître Provincial de la Grande Arche, le T.’.R.’.F.’. Thierry Per. ancien Grand Maître Provincial de la Province du Val-de-Loire, le T.’.R.’.F.’. Marc Dot. (O.E.) ancien Grand Maître Provincial de la Province de Brie-Champagne.
Je n’ai pas eu l’honneur de les connaître personnellement si ce n’est par le téléphone, s’agissant de l’un d’entre eux, mais néanmoins, j’ai pour eux aussi respect et admiration.
Puis, ceux que j’ai connus de manière plus intense, grâce à la crise.
Tout d’abord celui qui est l’exemple du maçon dans ce qu’il a de plus grand : l’humilité, le savoir le plus profond, la maîtrise de la plupart des Rites, le sens de l’honneur.
Qu’on en juge : j’ai créé votre blog préféré, le Myosotis du Dauphiné-Savoie en février 2010, et un mois après, j’étais identifié. A cette époque, en mars 2010, l’opposition à Monsieur Stifani n’était rien : quelques dizaines de Frères, présentés comme étant des factieux, des faiseurs de problèmes. Stifani détenait toutes les cartes, nous aucune. C’est dans ce contexte que l’ex Grand Maître aujourd’hui radié fait demander au Grand Maître Provincial de la Province de Paris, mon Grand Maître Provincial, de me virer. Or le G.’.M.’.P.’. et moi, à cette époque, ne nous connaissions pas. Pourtant, il a refusé d’obtempérer. Et il ne l’a jamais fait. Or il savait bien qu’on ne disait pas "non" à Monsieur Stifani, surtout à cette époque.
En fait, c’est lui qui plus tard c’est fait radier, mais pour d’autres motifs. Autrement dit, le T.’.R.’.F.’. Yves Pen. puisque c’est de lui qu’il s’agit, a délibérément pris le parti de mettre un terme à sa « carrière maçonnique » rien que pour le principe, pour ne pas attenter à l’honneur, et cela pour un sombre inconnu. Chapeau bas, peu l’auraient fait. Respect, admiration, affection aussi. Et profonde reconnaissance. De plus, c’est un authentique cherchant, et lui aussi est un grand érudit, sans jamais se mettre en avant. Bien au contraire, durant ses deux derniers mandats, il a imprimé sa marque au sein de la Province de Paris, celle d’une grande humilité couplée à une extrême bienveillance.
Les mêmes sentiments m’animent s’agissant du T.’.R.’.F.’. Alain Bel. ancien Grand Maître Provincial de la Province de Picardie-Plaine de France dont la hauteur, le sens de l’honneur, le sens du devoir ont constamment animé une action irréprochable durant la crise. Lui comme beaucoup, a profondément souffert du traitement qui a été infligé à notre Maison.
Pourtant, la crise finie, après avoir été comme d’autres Grands Maîtres Provinciaux radié par Monsieur Stifani, il a retrouvé sa Province sous l’ère du Grand Maître Servel, mais complètement sinistrée. Après six nouvelles années de Grande Maîtrise Provinciale, il laisse une Province bien portante ayant quasiment doublé ses effectifs…
Ces grands Maîtres Provinciaux faisaient partie des 15 Grands Maîtres Provinciaux à ne plus reconnaître l’autorité de Monsieur Stifani. Un autre a suscité mon admiration et pour tout dire mon affection. Un autre Grand Maître Provincial de la Province de Rouvray (décidemment !).
Le T.’.R.’.F.’. Laurent Tou. qui a fait preuve de la plus grande abnégation, et qui, comme les autres, a délibérément sacrifié son propre intérêt pour les principes d’honneur et les valeurs maçonniques. Il l’a fait dans un contexte difficile dans sa vie privée et professionnelle, tout en étant victime d’une grande injustice liée manifestement à une rumeur malveillante répandue par un larbin de l’ex Grand Maître radié.
Son attitude d’humilité et de courage, liée à sa grande réussite dans sa nouvelle charge de Grand Précepteur du R.’.E.’.A.’.A.’. tant sous les mandats du Grand Maître Servel que du Grand Maître Jean-Pierre Rollet atteste de sa qualité d’Initié… De plus, on ne peut que lui être reconnaissant pour les instructions passionnantes qu’il dispense aux Apprentis et Compagnons de ma R.’.L.’. Menorah n°526 ! Exemple d’un ancien transmettant aux plus jeunes.
Dans un autre registre, j’ai connu un autre Grand Maître Provincial célèbre dans la GLNF, à la même époque : le T.’.R.’.F.’. Jacques Stu. G.’.M.’.P.’. de la Province de la Vallée du Rhône, qui au lieu de vitupérer a eu le courage de m’appeler gentiment (tout comme le T.’.R.’.F.’. Jean-Luc Ven.) pour me signaler que j’avais été injuste avec lui en publiant une information selon laquelle il avait suspendu injustement des Frères. Effectivement, vérifications faites, il est apparu que j’avais été « intoxiqué », et que Jacques n’avait jamais suspendu qui que ce soit pour délit d’opinion…Ce fut le point de départ de longues discussions passionnées, sur lesquelles nous n’étions d’accord que sur le fond, la forme nous séparant : il était partisan de Jean-Pierre Servel, alors que moi, je pensais à cette époque que Jean Murat serait le meilleur. Il n’a pas économisé ses forces pour me convaincre. Mais je dois à la vérité de dire que c’est aussi grâce à lui que je me suis ouvert à l’idée que Jean-Pierre Servel serait un bon Grand Maître de la GLNF, et que Jean-Pierre Rollet serait un excellent successeur ! Lui aussi laisse une Province forte, puissante, après avoir été bâtisseur de l’hôtel de la Province de La Vallée du Rhône à Rieu.
J’ai aussi de la reconnaissance pour un Grand Maître Provincial particulier, le T.'.R.'.F.'. Georges Duc. : il a été G.’.M.’.P.’. de tellement de , Provinces, que je m’y perds : Champagne-Ardenne, Austrasie, Marches de l’Est… Il l’a fait avec passion, et grand courage, notamment celui de suivre le conseil que je lui donnais de rapporter son ordonnance de suspension de son prédécesseur (qui d’ailleurs lui a marqué bien peu de reconnaissance pour cet acte courageux). Il a traversé la crise en témoignant beaucoup de bienveillance pour tous (ce qu’attestaient bien des Frères perdus qui le connaissaient).
Il ne faut pas oublier non plus l’ancien Grand Maître Provincial de la Province d’Alsace, le T.’.R.’.F.’. Serge Coi. autorité morale s’il en est, qui s’est lui aussi illustré dans la résistance et l’opposition aux dérives du passé.
Je ne reviens pas sur les différents hommages que j’ai rendus au T.’.R.’.F.’. Philippe Fontaine Grand Maître Provincial de la Province d’Aquitaine dans de récents articles, mais je ne l’oublie pas non plus dans le présent hommage.
Et puis, il y a une autre catégorie de Grands Maîtres Provinciaux pour qui j’ai aussi du respect et parfois de l’affection, bien qu’ils n’aient pas choisi de s’opposer frontalement aux dérives de l’ère Stifani, parce qu’il faut savoir tourner la page.
Tout d’abord, le T.’.R.’.F.’. Jacques Per. qui vient d’être six années durant Grand Maître Provincial de Septimanie, avant de devenir Assistant Grand Maître du Grand Maître Jean-Pierre Rollet.
Ce qu’il m’a dit, lors d’une soirée dans ma maison de vacances, par une nuit d’été, m’a profondément touché, et j’ai pu comprendre sa sincérité à cette occasion…Et puis, la manière dont il a géré sa Province, veillant méticuleusement aux intérêts de la GLNF, est impressionnante.
Je pense aussi au T.’.R.’.F.’. Alain Bra. Grand Maître Provincial de la Province d’Alsace, pour qui j’ai une réelle affection. Durant la crise, nous étions opposés, et même frontalement. Mais force est de reconnaître que dans ses convictions, il ne s’est jamais départi de nos valeurs maçonniques, et que c’est avec respect pour les opposants et des convictions sincères qu’il a défendu une cause qu’il devait savoir perdue. Je sais aussi combien de bien il a fait aux Frères de sa Province qui subissaient les foudres d’un Frère pas très équilibré… Au total, la GLNF lui doit aussi beaucoup, comme à d’autres.
Il y a aussi un groupe de Grands Maîtres Provinciaux qui ont attiré ma sympathie durant la crise – et ensuite – qu’a connu la GLNF, c’est celui des jeunes Grands Maîtres Provinciaux parisiens.
Le T.’.R.’.F.’. Denis Mar. Grand Maître Provincial de la Province d’Ile de France a beaucoup aidé l’opposition, durant la crise…il convient de ne pas l’oublier, alors qu’il est devenu maintenant le Premier Pro Premier Principal de l’Arche Royale.
Et puis, pourquoi cacher le respect que m’ont aussi inspiré en particulier deux Grands Maîtres Provinciaux, les Très Respectables Frères Thibault Cay. et Emmanuel Ste.
Les deux ont administré leurs Provinces de manière très habile durant la crise, sans jamais causer de souci à qui que ce soit pour « délit d’opinion », sans jamais suspendre personne même quand Monsieur Stifani l’exigeait, particulièrement au moment de l’initiative « Ni-ni »… Mieux, lorsque j’ai fait l’objet de menaces physiques, tous deux m’ont apporté leur soutien au grand dam de leur « patron »…. Le T.’.R.’.F.’. Emmanuel Ste. a même signifié à l’époque au sieur Sébastien Dulac qui venait avec la liste des Frères à suspendre que s’il ne sortait pas séance tenante de son bureau il allait le mettre dehors à coup de coup de pieds au c… ! Chapeau bas, et respect, mes Très respectables Frères !
La crise qui nous aura tous un peu marqués m’a aussi permis de faire la connaissance du T.’.R.’.F.’. Michel Cha. Grand Maître Provincial de la Province de Guyane, avec lequel je ne suis heurté violemment, à l’époque. Certes, à des milliers de kilomètres de la métropole, il était assez déconnecté de la situation, et ne recevait que les informations que Stifani et Dulac voulaient bien lui transférer. C’est un Frère qui a fait ce qu’il jugeait bon de faire avec ce dont il disposait. Il l’a fait avec son intégrité, en essayant de préserver sa Province. En tous cas, c’est un des rares G.’.M.’.P.’. qui n’a pas souhaité être reconduit il y a quelques années déjà, ce qui démontre qu’il n’était pas animé par l’ambition personnelle.
Pour avoir plusieurs contacts en Guyane, je sais que les Frères de cette Province l’apprécient particulièrement, tout comme moi.
Par ailleurs, comment douter de la sincérité de l’ancien Grand Maître Provincial de Bretagne, Pierre Cas. lorsqu'on le voit s’étrangler d’émotion et de larmes lorsqu’il évoque ce qui est arrivé à la GLNF dans les années sombres.
Parmi cette catégorie de Grands Maîtres Provinciaux, il y en a un pour qui j’ai un sentiment d’affection très particulier, tant il m’a lui aussi impressionné par sa profonde gentillesse – à ne pas confondre avec de la naïveté – mais aussi pour sa grande délicatesse, son tact et sa bienveillance, qui n’ont rien à envier à son érudition : le T.’.R.’.F.’. Jacques Ste. ancien Grand Maître Provincial de la Réunion-Mayotte, avec lequel je n’ai pas toujours été juste durant la crise – et je m’en repens – et qui a un profond amour pour les hommes et la Franc-Maçonnerie en général, ainsi que pour les Frères en particulier. De lui émane une douceur rare, elle aussi marque des Grands Initiés.
J’ai commencé cet article en parlant de « mes » Grands Maîtres Provinciaux, ceux de Rouvray et de Paris. Je me dois de le clore aussi avec un de « mes » Grands Maîtres Provinciaux, celui de la Province du Dauphiné-Savoie, le T.’.R.’.F.’. Jean-Paul Moachon. Quel travail admirable il a fait pour notre Province, en six ans !!! Quel dévouement, quelle gentillesse au service de tous, il a témoigné ! Peu le savent, mais souvent il a confondu la caisse de la Province avec sa poche. A la nuance près que cela n’avait rien de malsain comme les mauvais esprits pourraient le penser, mais au contraire, c’est lui qui a alimenté le Trésor en payant de sa poche nombre de dépenses… Et ce qu’il a fait en silence pour beaucoup, y compris pour des profanes est remarquable. Je puis témoigner que lui ainsi que d’autres, en ce moment même, viennent au secours de la Veuve, en opératifs autant qu’en spéculatifs. Il est la vivante incarnation de ce qu’est l’expression « un grand cœur » !
Il laisse à son successeur le T.’.R.’.F.’. Jean-Pierre Pai. une Province saine, en ordre de marche !
Enfin, ici, un message de tendresse fraternelle à un dernier Grand Maître Provincial, connu lors d’un voyage de sa Province en Israël, le T.’.R.’.F.’. Jean-Louis Lag. (Loupi), qui comme pour tous ceux dont il est question ici, est un Frère plein de gentillesse et de bienveillance, qui ne pense qu’au bien-être des Frères de sa Province.
Alors, pourquoi parler particulièrement aujourd’hui de ces Frères ? Pourquoi parler plus d’eux que d’autres, qui sans occuper de fonction aussi prestigieuse, ont eux aussi contribué notoirement au rayonnement de la GLNF ?
Pour différentes raisons. Tout d’abord, parce que le Myosotis du Dauphiné-Savoie s’est toujours efforcé de parler aussi des sans grades de mettre en valeur leurs mérites (y comprit celui du personnel administratif de la GLNF), mais aussi fondamentalement, parce que pour ces Frères GG.’.MM.’.PP.’. l’investissement pour la GLNF a été constant, occupant l’essentiel de leur temps. Qui n’a pas vu de près comme moi ce qu’est le travail d’un G.’.M.’.P.’. ne peut pas comprendre de quoi nous parlons : journées et travail dérangés, presque pas de soirées disponibles pour la famille, beaucoup de week-end pris aussi, etc..
La plupart des Grands Maîtres Provinciaux évoqués ici ont été les « GG.’.MM.’.PP.’. de Servel » et ont eu à administrer des Provinces exsangues, durement touchées par la crise, et à force de travail, les laissent dans un état parfait à leurs successeurs.
Ils rejoignent les colonnes, et bientôt, peu de Frères se souviendront de ce qu’ils ont fait pour notre GLNF. J’ai été frappé par ce que me confiait encore récemment un éminent Frère de la GLNF qui a été lui aussi Grand Maître Provincial et qui me racontait en substance que lorsqu’il est descendu de charge, même ceux qu’il avait nommé RR.’.FF.’. faisaient mine de ne pas le voir pour ne pas avoir à le saluer et lui manifester de la reconnaissance. Ce doit être choquant et blessant non pas seulement pour lui, mais pour chacun d’entre nous. Ce genre de comportement ne doit pas exister au sein d’une Fraternité, a fortiori initiatique.
Les Frères précités ne travaillent pas pour récolter des honneurs ou de la reconnaissance, mais ce n’est pas non plus une raison pour ne pas leur reconnaître ce qu’ils sont : de fidèles et dévoués serviteurs de l’Ordre, qu’ils ont souvent servi de toutes leurs forces.
La reconnaissance doit être une éminente vertu maçonnique, puisqu’elle est affirmée dans le V.’.L.’.S.’. !
De plus, il est important aussi que les Frères les plus nouveaux au sein de la Grande Loge Nationale Française sachent qu’en notre sein il y a beaucoup de Frères formidables, notamment parmi nos dignitaires !
C’est la raison pour laquelle au travers du Myosotis du Dauphiné-Savoie, le blog des Fidèles d’Amour, je tenais à rendre à tous ces Frères l’hommage sincère, profond, respectueux…et reconnaissant, qu’ils méritent !
Que chacun d’eux, soit assuré que je le porte dans mon cœur et dans ma mémoire, et que je forme des vœux pour que leurs successeurs non seulement soient à leur hauteur, mais aussi, les dépassent !
Qu’ils soient ici salués par les nombres qui leurs sont connus, et surtout, que lorsque les Frères jeunes ou anciens les verront sur les colonnes, qu’ils sachent ce qu’ils leurs doivent et ce qu’ils ont fait pour la GLNF…