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Le Myosotis du Dauphiné Savoie - Le Blog des Fidèles d'Amour -

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Tribune consacrée à la défense de la Franc-Maçonnerie régulière d'inspiration judéo-chrétienne.


QUARANTE ANS DE FRANC-MACONNERIE A LA GLNF...

Publié par Fidèle d'Amour sur 5 Novembre 2025, 20:44pm

QUARANTE ANS DE FRANC-MACONNERIE A LA GLNF...

Avec un père alors Franc-Maçon de la Grande Loge Nationale Française, mes souvenirs liés à notre Grande Loge remontent à ma tendre enfance.

A cette époque, les Frères des loges que fréquentait mon père étaient souvent invités à la maison et j’étais intrigué, voire accablé, par le fait qu’autant d’hommes plutôt inconnus l’appelaient « Mon Frère » … Il faut savoir qu’à cette époque, la Grande Loge Nationale Française, dont le Grand Maître était Auguste-Louis Derozière, était encore une obédience quasi familiale, de moins de 4.000 frères, tout le monde se connaissait et entretenait des relations très fortes les uns avec les autres.

Interrogeant mon entourage, il me fût indiqué que les mormons s’appellent « Mon Frère » entre eux… Consterné, j’ai longtemps cru qu’il s’était converti !

Adolescent, j’ai fini par découvrir qu’en fait, il était Franc-Maçon, tandis qu’il demandait aux érudits de la famille de lui expliquer certains des fondamentaux du judaïsme afin de rédiger quelques planches.

Ce fut pour moi un déclic, qui m’amena à m’intéresser à cette si mystérieuse Franc-Maçonnerie qui me prenait mon père plusieurs soirs par semaine.

Toute la bibliothèque paternelle y passa, ainsi que tout ce que je pouvais trouver sur le sujet, dans les bibliothèques de la ville. Plus je lisais et plus j’étais fasciné. Non pas par les rituels qui me semblaient hermétiques (sans jeu de mots), mais par les valeurs humanistes et généreuses qu’elle véhiculait, auxquelles je désirais m’identifier.

De fil en aiguille, j’accumulait un savoir peu commun pour un jeune homme de seize ou dix-sept ans, à l’époque… sans rien en faire, accaparé par mes différentes études ainsi que par mon projet de vie.

Dans l’intervalle, bien des choses avaient changées. Mon père ayant des facilités dans l’immobilier, le Temple d’une loge se trouvait même carrément dans ses locaux, générant une plus grande proximité encore.

C’est ainsi, que je découvris un scandale incroyable, que je voyais se dérouler sous mes yeux sans que cela ne dérange personne.

Du haut de mes vingt ans et avec l’impétuosité de la jeunesse – l’arrogance et l’inconscience aussi – je décidais de prendre rendez-vous avec le dirigeant de la GLNF, le nouveau Grand Maître, le T.’.R.’.F.’. Jean Mons.

C’est son Grand Secrétaire qui me reçut, le T.’.R.’.F.’. Yves Trestournel.

Le Très Respectable Frère Yves Trestournel. ( Photo: Avec l'aimable autorisation de la famille Trestournel. Tous droits réservés)

Le Très Respectable Frère Yves Trestournel. ( Photo: Avec l'aimable autorisation de la famille Trestournel. Tous droits réservés)

Homme trapu et vif, une chose retenait immédiatement l’attention : ses yeux !

Ils brillaient d’intelligence et de malice subtile. Ils vous scrutaient et vous pénétraient pour vous jauger et vous mettre à nu.

Le Très Respectable Frère Yves Trestournel. ( Photo: Avec l'aimable autorisation de la famille Trestournel. Tous droits réservés)

Le Très Respectable Frère Yves Trestournel. ( Photo: Avec l'aimable autorisation de la famille Trestournel. Tous droits réservés)

Yves Trestournel était doté d’un esprit d’une vivacité impressionnante, comme d’une formidable capacité d’analyse. C’est ce qui se dégagea de notre entretien.

Après lui avoir raconté la raison de ma présence, il me posa de multiples questions visant à s’assurer de mon sérieux ainsi qu’à lui donner une vision la plus exacte possible de la situation que je lui exposais.

La suite me montra qu’il n’était aucunement laxiste. Après avoir informé le Grand Maître, tous deux se rendirent dans la Province concernée, et après avoir entendu ceux qui devaient l’être, ils mirent deux loges en sommeil, et radièrent plusieurs personnages dont les actes démontraient qu’ils n’avaient rien à faire en Franc-Maçonnerie.

Mais ce fut aussi l’occasion d’avoir une longue conversation sur un autre sujet, pas étonnant puisque nous nous trouvions dans son bureau du 65, boulevard Bineau à Neuilly : la Franc-Maçonnerie, qui tous deux nous passionnait, moi en tant que profane, lui en tant que l’un de ses chefs. A sa grande surprise, je l’emmenais discuter de Rituels, de mystères, des origines... Il en était littéralement stupéfait, et me demanda d’où je savais tout ce que je mentionnais…

Il ne cessait de murmurer « il est mûr, il est mûr… », si bien qu’il m’emmena visiter plusieurs Temples, pour que je puisse, pour la première fois, en voir « en vrai ».

Puis, au moment de nous quitter, il me fixa droit dans les yeux, et me proposa d’entreprendre une démarche visant à demander l’Initiation.

QUARANTE ANS DE FRANC-MACONNERIE A LA GLNF...

Mais pour moi, le moment n’était pas venu, étant sur le point de m’enrôler dans l’armée israélienne pour plusieurs années. Cepandant, une amitié était née, qui ne devrait jamais se démentir.

En effet, nous nous revîmes à plusieurs reprises, et, de fil en aiguille, Yves et son épouse (elle aussi brillante d’intelligence) devinrent des amis de ma famille. J’ai en mémoire que lors d’un dîner à la maison destiné à fêter mon prochain départ en Israël, les Trestournel ont offert une magnifique anthologie de la poésie française, « afin de ne pas oublier les beautés de la France et de la langue française »… C’était bien là le reflet de l’esprit de Régine et d’Yves Trestounel : un amour immodéré pour la France, sa culture et ses valeurs…

J’ai jusqu’aujourd’hui la conviction qu’il aura été, à la place qu’il occupait, un immense serviteur du pays comme de la Grande Loge Nationale Française. Car en effet, il a été un visionnaire : il a pris ses responsabilités dans une obédience quasi familiale, et en a fait la deuxième obédience française, quel que soit l’angle ou on se place.

Bâtisseur il a aussi été, car non seulement il a méthodiquement bâti une grande obédience, une obédience qui fait référence, mais il a aussi été le maître d’œuvre de « La Maison des Maçons » de la rue Christine de Pisan, qu’il a imaginé et voulu.

Le Très Respectable Frère Yves Trestournel dans son bureau de la Rue Christine de Pisan. ( Photo: Avec l'aimable autorisation de la famille Trestournel. Tous droits réservés)

Le Très Respectable Frère Yves Trestournel dans son bureau de la Rue Christine de Pisan. ( Photo: Avec l'aimable autorisation de la famille Trestournel. Tous droits réservés)

Ce n’est pas tout : il était aussi ce que les Initiés appellent un « cherchant », un Frère qui sait interroger le texte, ou plutôt les textes, et ses connaissances sur la Franc-Maçonnerie comme sur le monde de la Bible étaient encyclopédiques. Je me souviens que l’une des dernières conversations que nous avons eues, portait sur la signification de la présence des ânes dans la Bible… C’est dire si ses connaissances mystiques étaient étendues, car peu soupçonnent cette précision et ce que cela veut dire.

Yves était aussi un grand ami d’Israël où il aimait se rendre pour des voyages maçonniques à forte teneur spirituelle.

Le Très Respectable Frère Yves Trestournel : Un maçon à Yad Vashem, le memorial de la Shoa à Jérusalem. ( Photo: Avec l'aimable autorisation de la famille Trestournel. Tous droits réservés)

Le Très Respectable Frère Yves Trestournel : Un maçon à Yad Vashem, le memorial de la Shoa à Jérusalem. ( Photo: Avec l'aimable autorisation de la famille Trestournel. Tous droits réservés)

Il avait une profonde connaissance de la bible, et les conversations et études que nous menions ensemble me faisaient penser que, chrétien mystique à la foi très affirmée, il n’en éprouvait pas moins une certaine amertume de ne pas être juif lui-même. Il était fasciné et interpellé par la résurrection d’Israël après 2000 ans.

Le Très Respectable Frère Yves Trestournel dans la grotte de Sédecias, le point 0 de la Franc-Maçonnerie. ( Photo: Avec l'aimable autorisation de la famille Trestournel. Tous droits réservés)

Le Très Respectable Frère Yves Trestournel dans la grotte de Sédecias, le point 0 de la Franc-Maçonnerie. ( Photo: Avec l'aimable autorisation de la famille Trestournel. Tous droits réservés)

Mais le Maçon expérimenté et l’immense sachant qu’il était, avait une conviction que le profane que j’étais devinait déjà : la Franc-Maçonnerie s’inscrit dans une perspective messianique. Je le crois toujours, et je lui suis reconnaissant de m’avoir conforté dans cette approche.

Et c’est pourtant à lui que j‘ai décliné la proposition d’être initié : j’ai quitté le beau pays de France pour aller parfaire mes études et servir quelques années dans l’armée israélienne, autre expérience ô combien initiatique. Durant ces années, il continuait de m’écrire de très belles lettres, pour prendre des nouvelles, garder le contact, et dans lesquelles la clarté de son esprit était quasi prophétique. J’ai particulièrement apprécié son soutien, lors de la guerre du Liban en 1982, qui m’a été très précieux. Yves Trestournel était fidèle en amitié. Sa femme aussi, ils  le montreront jusqu’à leur dernier souffle.

Régine et Yves Trestournel devant le Kotel Hamaaravi, le Mur Occidental du Temple de Jérusalem. ( Photo: Avec l'aimable autorisation de la famille Trestournel. Tous droits réservés)

Régine et Yves Trestournel devant le Kotel Hamaaravi, le Mur Occidental du Temple de Jérusalem. ( Photo: Avec l'aimable autorisation de la famille Trestournel. Tous droits réservés)

Ce n’est que cinq ans plus tard, à mon retour en France, que je l’ai rappelé pour lui dire que j’étais enfin prêt. Il était toujours d’accord pour me parrainer, et le processus s’est engagé.

Pour l’anecdote, je révèlerai avoir été enquêté le soir même de mon mariage civil (ce qui laisse un souvenir impérissable).

Il y a donc aujourd’hui précisément quarante ans, le 6 novembre 1985, que je franchissais comme il se doit la porte du Temple de R.’.L.’. Goethe n° 95, et me retrouvais entre les colonnes d’un temple maçonnique pour être initié, au Rite Ecossais Ancien et Accepté…version 1802 -Trestournel ! Ca ne s’invente pas.

Ce moment, gravé dans ma mémoire, fut le début d’un voyage qui se veut initiatique, voyage intérieur et fraternel au sein de la Grande Loge Nationale Française.

Quarante années de travail sur moi-même, de rencontres profondes, de rituels porteurs de sens patiemment découverts et redécouverts, de fidélité à une tradition ont accompagné ma progression, qui a défaut de me transformer, m’ont évidemment influencé.

Chaque tenue, chaque mot, chaque symbole a contribué à me façonner et à me rappeler que la construction de soi n’est jamais achevée.

Quarante années d’engagement, d’apprentissage, de fraternité et de quête intérieure…

La franc-maçonnerie m’a appris la patience, l’écoute… Savoir écouter l’autre, l’écouter sans l’interrompre…le respect du silence et la puissance du symbole. Dans les tenues, j’ai aussi appris à me taire pour mieux entendre, à observer pour mieux comprendre, à douter pour mieux avancer.

J’ai vu des colonnes se construire, des loges se réinventer, des rites s’approfondir. Et toujours, cette même lumière, cette même quête : celle du sens, du vrai, du juste.

J’ai vu des débats passionnés, des silences éloquents, des gestes rituels qui parlent plus fort que les mots. Et j’ai compris que la franc-maçonnerie est vivante, tant qu’elle reste fidèle à son essence : élever l’homme, dans le respect de la liberté de conscience et de la fraternité

Elle a aussi mise à l’épreuve le respect des serments librement prêtés, la loyauté à l’Ordre.

Ce chemin, commencé avec l’humilité de celui qui cherche, s’est progressivement transformé en une aventure humaine et spirituelle d’une profondeur inestimable.

Quarante ans, c’est aussi le temps de la maturité. Le temps où l’on regarde en arrière sans nostalgie, mais avec gratitude. Le temps où l’on transmet, où l’on accompagne, où l’on veille. Car la franc-maçonnerie est une chaîne d’union, où chaque maillon compte, où chaque Frère est un porteur de lumière.

Quarante ans, c’est aussi le temps de mesurer ce que la GLNF m’a apporté : la rigueur dans la pensée, la constance dans l’effort, l’écoute bienveillante, le respect de l’autre, la patience devant l’inachevé. Ce sont des valeurs que j’ai tenté de faire vivre au-delà du Temple, dans ma vie quotidienne, familiale et sociale.

La Grande Loge Nationale Française a aussi été pour moi un foyer spirituel, un lieu de croissance et de transmission. Fidèle à la tradition régulière, elle m’a permis de cheminer dans un cadre rigoureux, respectueux des valeurs fondamentales de la franc-maçonnerie universelle. C’est une école de rigueur, de questionnement, de transmission.

Au fil des décennies, j’ai vu évoluer les loges, les rites, les générations. J’ai vu avec ravissement, des Frères entrer avec le feu sacré dans les yeux, et des anciens transmettre avec une sagesse silencieuse.

J’y ai reçu, j’y ai donné, j’y ai grandi.

QUARANTE ANS DE FRANC-MACONNERIE A LA GLNF...

Elle m’a aussi appris à ne pas être naïf : la crise qu’a traversé la GLNF il y a une quinzaine d’années, m’a aussi montré comment le profane peut corrompre le sacré, comment on peut inverser les valeurs, comment on peut sacrifier ses valeurs et la fraternité sur l’autel de son égo et surtout : qui est qui ! Des dignitaires indignes de la Franc-maçonnerie, trahissant nos valeurs comme leurs propres serments ont alors prêté leurs visages au mythe d’Hiram. Avec la distance du temps, je leur suis reconnaissant de l’effet pédagogique qu’ils ont offert sans le vouloir.

Justement, c’est aussi ainsi que la « nouvelle GLNF » m’a offert une fraternité sincère, loin des apparences, fondée sur le partage d’un idéal commun : celui d’améliorer l’homme pour améliorer le monde.

Elle m’a appris à écouter sans juger, à parler avec mesure, à chercher la vérité sans prétendre la posséder. Elle m’a offert des frères (et parfois des sœurs), des compagnons de route avec qui j’ai partagé des instants de lumière et parfois d’ombre, toujours dans le respect du serment et de l’idéal. Par conséquent, elle m’a appris à être également ami du dernier Apprenti et du Grand Maître, s’ils sont vertueux…

Ces quatre décennies ont été marquées par des rencontres exceptionnelles. Des Frères venus d’horizons divers, unis par le même désir de s’améliorer, de comprendre et de transmettre. Chacun d’eux a laissé une empreinte, parfois discrète, parfois marquante, mais toujours précieuse. Ensemble, nous avons travaillé, réfléchi, construit et vécu cette fraternité qui ne s’explique vraiment que lorsqu’on l’éprouve.

Je pense à tous ceux que j’ai croisés sur ce chemin : aux Frères disparus, aux Frères fidèles, aux Frères nouveaux. Chacun a laissé une trace, un mot, un regard, une planche. Chacun a contribué à mon édification.

Tant de Frères m’ont bouleversé par leur bienveillance, leur soutien parfois, et beauté intérieure… Yves P., Marc Sul., Bertrand de La., William Car., Olivier Ber., Eric  Mon., Serge Day. et les Frères de la Province de Paris, Georges Bea., Fady Chi., Jean-Paul Moa., Pilou Jac., Jean Bou., Jean-Rémy Mig et les Frères de la Province Dauphiné-Savoie, Norbert Kil., Albert Ast., Za. Hou., Philippe Ber., François Tes., Jean-Claude Tar., Jacques Ste., Patrick Men., Michel Cha., Jacques Kri. et les Frères de la Province des Flandres, Morad El., Georges Vac., Marc Abe., Philippe Ehr., Paul Amas, il y en a tellement d’autre ! A tous ceux, nombreux, que je ne mentionne pas ici, pardon !

S’ajoutent les trois derniers Grands Maîtres et leurs Députés que je me suis efforcé de servir du mieux possible, non pas seulement parce qu’ils étaient investis de cette haute charge, mais parce que chacun à sa façon m’a inspiré respect et affection.

A mes frères, du fond du cœur, je dis merci. Pour la confiance, pour les enseignements, pour les silences partagés. Et je nous souhaite encore de nombreuses années de travail sur le chantier, de lumière, de transmission, et de fidélité à notre idéal.

A tous les Frères que j’ai croisés, à ceux qui m’ont guidé, soutenu, parfois défié, je veux exprimer ma gratitude. Cette fraternité, dont j’ai reçu tant de preuves, est sans doute la plus belle récompense de ces quarante ans de fidélité et de travail.

QUARANTE ANS DE FRANC-MACONNERIE A LA GLNF...

Aujourd’hui, je célèbre ces quarante ans non pas comme une fin, mais comme une étape, car le chemin initiatique ne s’arrête jamais (même si on a l’âge de ses artères). Il se poursuit dans chaque tenue, chaque planche, chaque regard échangé entre frères. Il se poursuit dans l’engagement discret mais sincère envers la société, dans la recherche du beau, du juste, du vrai.

Les années m’ont appris que la Franc-maçonnerie n’est pas seulement un enseignement : c’est une discipline de vie, un engagement à devenir un meilleur homme pour soi-même et pour les autres.

Alors, chers lecteurs, lectrices, initié(e)(s) ou pas, vous l’avez compris, au terme de quarante ans passés à pratiquer la Franc-Maçonnerie régulière de la Grande Loge Nationale Française, si je dois faire un bilan, il est positif au-delà de ce que je pouvais imaginer en demandant l’Initiation ! Le mauvais que j’évoquais plus haut, est non pas oublié – car il doit servir de leçon – et le bon, le bien sont écrasants ! Durant ces quarante ans, j’ai connu tant de bonheurs profonds, tant de jubilations devant la beauté de tant d’âmes humaines !

Et puis, pour parler de façon triviale, il est certain que la Franc-Maçonnerie peut encore certainement se parfaire, mais, arrivé à l’automne – voire l’hiver – de ma vie, je sais que c’est encore là que se trouvent le plus d’ « hommes bien » au m2, dans le monde !

Pour tout cela, du fond de mon cœur et de mon âme, je remercie - même à titre posthume – le Très Respectable Frère Yves Trestournel, il m’a fait l’un des plus beaux cadeaux de ma vie : quarante années où j’ai pu faire la connaissance de Frères littéralement merveilleux.

Tous ces bonheurs, c’est grâce à lui que je les ai vécus 

Aujourd’hui, en célébrant ce parcours, je ne regarde pas seulement le passé. Je me tourne aussi vers l’avenir, avec l’enthousiasme intact du chercheur de lumière. Car la route maçonnique ne se termine jamais, elle se prolonge, se renouvelle, s’enrichit à chaque pas.

Je pense à l’avenir, car les défis seront désormais nombreux. A ceux qui viendront, qui frapperont à la porte du Temple avec sincérité et humilité. A ceux qui chercheront une voie de sens dans un monde souvent désorienté. A ceux qui comprendront que la franc-maçonnerie n’est pas un privilège, mais une responsabilité.

A ceux qui me lisent et qui ne sont pas initiés (je sais qu’ils sont nombreux), je dirai ceci : la franc-maçonnerie n’est pas un mystère à percer, mais une voie à emprunter. Elle ne promet rien, si ce n’est un travail exigeant sur soi-même. Mais elle offre beaucoup, si l’on y entre avec humilité et sincérité.

A tous, afin qu’ils la méditent, je voudrais livrer cette réflexion d’un Très Illustre Frère, le Très Respectable Frère Norbert Kil. : «La Fraternité, ce n’est pas un acquis, c’est un devenir »… 

Quarante ans. Et toujours en chemin. Toujours en quête. Toujours en lumière.

Puissent les années à venir être tout aussi fécondes, lumineuses et fraternelles.

Quarante ans. Et toujours en chemin.

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A
Merci pour ce bel hommage
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A
Merci Emmanuel, je suis touché de voir mes grands parents devant le mur
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