Nous pensions qu’avec le départ de François Stifani radié de la GLNF, le climat allait s’apaiser et que les affaires obédientielles seraient désormais traitées avec plus de sérénité, de recul et surtout avec des méthodes plus conformes à l’Esprit Maçonnique.
Patatras, voila que François Koch du Blog « La Lumière » publie une lettre (http://blogs.lexpress.fr/lumiere-franc-macon) signée…d’Alain Juillet Grand Maître de la GLAMF dont le contenu, tant sur le fond que sur la forme, n’est pas sans rappeler le style de l’ex GM radié de la GLNF ! Tout y est : contrevérités, inversion des faits, arguments fallacieux, et surtout l’agitation de menaces de procédures judiciaires !
Visiblement, Alain Juillet perd à la fois son sang froid, et la réserve qui sied à tout Grand Maître. Est-ce lié à l’influence de la petite cellule de déstabilisation qu’il a chargée d’attaquer les Frères de la GLNF au travers d’un blog qui suffit à caractériser son obédience ?
Ainsi, faisant usage d’artifices éculés, le Grand Maître de la GLAMF et Président de la CMF (il n’y a plus rien d’autre à présider), rappelle dans son courrier que le Grand Maître de la GLNF « a affirmé, la main sur le cœur, être prêt à discuter l’entrée de la GLNF dans la CMF si celle-ci se concrétisait. » Or, d’une part le Grand Maître de la GLNF n’a pas utilisé ces termes (voir : http://blogs.lexpress.fr/lumiere-franc-macon/2014/02/20/juillet-une-confederation-de-70-000-freres/), et n’a jamais fait de déclaration publique dans ce sens, Juillet ne faisant que rapporter une conversation privée (tout comme Valérie Trierweiler dont il emprunte la démarche), mais de plus, il omet soigneusement de rapporter en février comme aujourd’hui l’autre partie de la conversation, celle relative aux conditions nécessaires : que la Grande Loge de France adopte la croyance en D-ieu Grand Architecte de l’Univers, qu’elle rompe ses relations avec les Obédiences irrégulières, et qu’elle s’interdise toute intervention dans le débat sociétal, trois conditions fondamentales de la Régularité. Or, d’une part, on en est loin, mais depuis, on a appris, évènement plus important que la naissance de la CMF, qu’Alain Juillet a signé, à l’insu des Frères de son Obédience, un accord d’inter visites avec le Grand Orient de France, obédience qui revendique et assume parfaitement sont statut d’obédience irrégulière…Ce qui rend la CMF majoritairement irrégulière. De plus, jamais la CMF ou la GLAMF n’a invité la GLNF a se joindre à sa démarche, pas plus qu’elle n’a demandé à être reconnue par la GLNF.
En outre, Alain Juillet, décidément dénué de toute bonne foi, n’hésite pas à prétendre que le Grand Maître de la GLNF « vient de décréter l’interdiction faite à ses membres de fréquenter le Suprême Conseil pour la France (…) »…Cette affirmation est clairement fausse. Non seulement le Grand Maitre Jean-Pierre Servel n’a signé aucun décret, mais de plus, il n’a même pas donné un ordre, se contentant de « demander » aux Frères de la GLNF « de suspendre la fréquentation de toute structure relevant du Suprême Conseil pour la France »…Il suffit de lire la lettre de Jean-Pierre Servel pour y constater la retenue dont il fait montre, tout en s’abstenant de tout acte contraignant définitif. « Demander » n’est pas « décréter », « suspendre » n’est pas « rompre », un homme honnête et éclairé aurait dû le mentionner et en tenir compte.
Or, Alain Juillet tout a sa hargne contre son alter égo de la GLNF, certainement sans s’en rendre compte, commet de graves erreurs…de débutant !
Ainsi, il rappelle que « les basics principles de la GLUA, qui sont les textes fondateurs de la régularité, interdisent tout lien entre les associations dites de Hauts-Grades et les obédiences.
Ces dernières ne peuvent donc créer ou piloter une association de Hauts-Grades ou Juridiction directement ou indirectement, pour quelque motif que ce soit. ».
Alain Juillet excelle dans l’art de dire « fais ce que je dis, pas ce que je fais ! ». Car cette phrase venant d’un artisan de la mainmise de son obédience par le Suprême Conseil pour la France, cela ne manque ni de saveur, ni de cynisme. Mais il est vrai qu’en contrepartie de sa docilité, il a été couronné précipitamment 33ème et que « Paris vaut bien une messe »…Preuve de cette dérive, Alain Juillet intervient sur papier à en tête de la GLAMF, et signe de sa qualité de Grand Maître.
Donc, c’est bien le Grand Maître de la GLAMF qui est le porte-parole du Suprême Conseil Pour La France.
A ce sujet, notre Frère Terrible relève avec pertinence dans le blog de François Koch que de plus, Alain Juillet tient un double langage. En effet, « que n’a t’il réagi à l’article paru (sur le blog La Lumière) http://blogs.lexpress.fr/lumiere-franc-macon/2014/06/07/gldf-letonnante-raideur-du-supreme-conseil/ et par lequel le Suprême Conseil de la GLDF dit : « si un de ses membres porte concours à une obédience irrégulière, cela peut être considéré comme un délit maçonnique », exactement sur la même ligne que le Grand Maître de la GLNF. Notre Frère ajoutait : « Monsieur Juillet, voudriez vous adresser votre morgue à Marc Henry et ses amis svp !? »…
Mais le pire dans la mauvaise foi reste encore à venir : le Grand Maître de la GLAMF va jusqu’à affirmer que la GLNF est une « obédience qui fut à l’origine de la plus grave crise que la Maçonnerie française ait connue (…). Ce qui est incontestablement vrai. Mais il omet à dessein de rappeler que ce n’est pas la GLNF qui est à l’origine de cette crise, mais bien un clan qui a été réduit non pas par lui, mais bien par les dirigeants actuels de la GLNF.
Il omet sciemment de rappeler que lui-même ainsi que la plupart des Frères de la GLAMF étaient membres de la GLNF lors de cette crise, certains d’entre eux, comme lui-même devant une fulgurante ascension dans l’organigramme de la GLNF à Monsieur Stifani.
Veut-il faire oublier qu’il n’a rejoint l’opposition à son bienfaiteur qu’après avoir été nommé Grand Inspecteur et surtout qu’après avoir constaté que les dès étaient jetés, les jours de Stifani étant comptés à la tête de la GLNF selon ses propres termes?
Est-il frappé lui aussi d’amnésie, oublie-t-il les termes du rapport du « Comité de Conciliation » qu’il a rédigé pour Monsieur Stifani à l’été 2010 et où il parlait ainsi des blogs ayant pris une part déterminante dans la chute de l’ex Grand Maître radié : « S'il est juste de punir les meneurs d'une action de déstabilisation parfois diffamatrice qui a pris des proportions mettant en danger l'obédience, il est par contre important que le GM puisse montrer sa capacité de pardon et de rassemblement. (…) Ils n'ont donc plus de raisons de rester en dehors de la GLNF, sauf s'ils adhèrent à la surenchère des blogs anonymes qui loin de vouloir participer à la reconstruction et à la modernisation de l'obédience ne pensera qu'à tout rejeter et détruire. »
Oublie-t-il sa conclusion dans laquelle il écrivait notamment ceci : « Notre recommandation est que ce travail de reconstruction doit être mené par une équipe soudée autour du GM, s'appuyant sur un Conseil des sages et des commissions spécialisées, avec l'objectif de rénover l'obédience dans les deux ans et que l'année 2009-2010 ne soit bientôt plus qu'un lointain et mauvais souvenir. ». Oui, il apparaît bien qu’Alain Juillet a bien soutenu les intérêts de Monsieur Stifani jusqu’à ce que la situation soit totalement perdue pour lui.
Tout au moins a-t-il ménagé la chèvre et le chou, au mieux de ses propres ambitions.
Aussi, les leçons de régularité et de morale de ce personnage sont totalement déplacées, et ne manqueront pas de faire sourire ceux qui ont réellement affronté Monsieur Stifani.
Il faut en outre rappeler ce que tout le monde sait : Alain Juillet, constatant qu’il ne pourrait satisfaire son ambition de devenir Grand Maître de la GLNF, a abandonné celle-ci en conscience à Monsieur Stifani. Ce sont les Frères de la GLNF qui en refusant la candidature de Monsieur Stifani et en choisissant le Grand Maître actuel qui ont chassé l’ex.
Cela ne tient en rien à Alain Juillet ni aux Frères de la GLAMF, qui sont allés se protéger ailleurs.
Dès lors, les rancœurs qui se manifestent dans les mots d’Alain Juillet, comme dans ceux de Jean-Luc Fauque démontrent bien que les deux compères sont aux abois, arrivant au bout de la folle voie de l’aventurisme dans laquelle ils se sont engagés depuis deux ans et demi, au mépris de toute logique, et de tout esprit maçonnique.
Rappelez-vous, Alain Juillet a lancé tellement de promesses durant cette période.
Il a dit qu’il ne voulait pas de la Grande Maîtrise, mais seulement être Député Grand Maître de Monsieur Stifani (puisque selon la Tradition de la GLNF, généralement, c’est celui-ci qui devient Grand Maître)…
Il a dit qu’il ne voulait pas être Grand Maître, mais seulement prendre les rennes durant six mois afin de mettre son obédience sur les rails…
Puis il a dit qu’il ne ferait qu’un intérim de six mois.
Puis il a dit qu’il ne serait Grand Maître qu’un an…
Au lieu de cela, qu’a-t-on vu ?
A Monsieur Stifani, pour appuyer sa candidature à la charge de Député Grand Maître, il a présenté un Curriculum Vitae lui relatant ses qualités professionnelles profanes et maçonniques…Alors que dans le même temps, il avait passé un accord avec Jean Murat qui lui aurait permis d’être le Député de celui-ci dans en cas de victoire au scrutin de désignation du candidat.
Ayant été repoussé par l’ex, il fait fi de l’accord passé avec Murat, et présente directement sa candidature à la Grande Maîtrise…
Cette candidature ayant été invalidée car ne réunissant pas les critères définis par nos Constitutions, il entrera dans l’histoire comme étant le seul candidat à la Maîtrise de deux Obédiences différentes, à deux mois de distance. Il faut donc reconnaître qu’Alain Juillet a de la suite dans les idées : quand on veut être Grand Maître, il ne faut pas lésiner, peu importe l’obédience !
Au total, celui qui en présentant sa candidature tout azimut prétendait ne pas vouloir être Grand Maître, aura présidé la GLAMF pendant près de trois ans, et continuera à le faire au travers de la fonction qu’il s’est créé lui-même de Président de la CMF, par le malheureux Claude Bea. interposé…
Pire, les dirigeants de la GLAMF avaient promis a ses membres une rapide cascade de
reconnaissances, dont celle de la Grande Loge Unie d’Angleterre…Chacun peut voir le résultat des négociations de Juillet : le même que celles de Stifani. C’est niet, nada !
Pas une seule reconnaissance, même pas celle des 5 continentaux de la Déclaration de Bâle, même pas celle de la Micronésie !
C’est dire la confiance qu’inspirent les promoteurs de cette démarche…
Et pendant ce temps, la GLNF a renoué ses liens de reconnaissance et d’amitié avec la plupart des Loges qui les avaient suspendues, à commencer par la GLUA et les autres Home Grand Lodges. Quelques 130 Grandes Loges à travers le monde reconnaissent la GLNF (et ce n’est pas fini), alors que les chefs de la GLAMF en sont à espérer celle de la Suisse, la Belgique et du Luxembourg…Beau succès !
Le résultat de cette fuite en avant est tout-à-fait prévisible : la GLAMF n’ayant aucune culture propre et s’éloignant de la Régularité, elle va progressivement se fondre au sein de la Grande Loge de France, dont le Grand Maître Marc Henry est autrement plus habile et subtil que son collègue de la GLAMF…De même, le SCPLF fusionnera-t-il rapidement avec le Suprême Conseil DE France.
Alain Juillet, a donc beaucoup négocié, beaucoup promis durant ces trois dernières années.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que de son accord d’inter visites avec le Grand Orient à son incapacité à faire reconnaître la GLAMF par qui que ce soit, cela aura été en vain.
Il mérite donc particulièrement son titre de négociant en vain…
J’oubliais. Alain Juillet terminait sa missive en faisant allusion à la CMF « espoir de toute la famille régulière de la Franc-maçonnerie française. » Bien piètre argument. Rien de la CMF n’est en effet régulier. Et ce qui compte, n’est-ce pas la Franc-maçonnerie Universelle ?
Il faudrait en effet que le Grand Maître de la GLAMF cesse de regarder son nombril et ses intérêts. Qu’il veuille bien considérer la maçonnerie dans sa globalité et non de son angle franco-français.
Il est vrai que le monde ne l’a pas reconnu... Puisque Juillet n’a rien de St-Jean, quelle en est la raison ? Serait-ce un manque de confiance ?
- Sur ce sujet lire aussi l’analyse du journaliste François Koch (peu suspect de sympathies pour la GLNF ou pour ce blog) : http://blogs.lexpress.fr/lumiere-franc-macon/2014/09/09/glnf-reaa-le-retour-de-baffes-de-juillet/#comments
- La nouvelle analyse de Roger Dachez, avec l’œil de l’Historien : http://pierresvivantes.hautetfort.com/archive/2014/09/09/ce-qui-est-ecossais-n-est-pas-ancien-5443464.html