Voici reproduite la lettre par laquelle François Stifani tente d’instrumentaliser la Mandataire Judiciaire, juste après son audition par la Brigade financière :
A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS
GRANDE LOGE NATIONALE FRANCAISE
12, RUE CHRISTINE DE PISAN -75017 PARIS TEL : 33 (01) 44 15 86 20 FAX (01) 44 15 86 36
Le Grand Maître
Maître Monique Legrand
13, Boulevard des Invalides
75007 PARIS
Copie par mail : hadlexmlegrand@hotmail.fr
Paris le 23 septembre 2011
Objet : réunion du 28 septembre 2011
Cher Maître,
Dans notre dernier courrier en date du 12 septembre, nous vous indiquions que les membres du Grand Conseil avaient délibéré, dans leur séance du 9 septembre, sur votre proposition de table ronde et en avaient approuvé le principe. Votre action, ainsi que le travail d’information continu que nous accomplissons inlassablement, permettent un retour au calme, encore relatif dans les Provinces parisiennes ou finalement se concentre une opposition qui sous une façade monolithique recouvre des intérêts concurrents, mais tout à fait significatifs dans tout à fait significatifs dans toutes les autres régions où la résistance est à mettre au crédit des représentants d’un Suprême Conseil pour la France du REAA, qui commence à être contesté par ses adhérents sur le plan local.
Dans ce même courrier, nous émettions toutefois des réserves sur les réelles intentions de conciliation des membres de l’opposition et sur leur représentativité, sachant que cette opposition est morcelée en une multitude de groupes et sous groupes animés uniquement par des ambitions personnelles. Leur dissensions, devenues trop importantes, apparaissent
maintenant à la vue de tous sur leurs blogs internet.
L’association FMR présidée par Monsieur Sei. est régulièrement remise en cause, les directives de déstabilisation de notre Obédience sont maintenant directement données par les responsables du Suprême Conseil de REAA pour la France. La semaine dernière, dans le Val de Loire, Monsieur Fauque a directement mobilisé ses Grands Inspecteurs, lesquels ont eux-mêmes demandé à leurs responsables d’atelier de tout mettre en œuvre pour obliger les Loges de la GLNF, par un simulacre de vote interne, à se détacher de la GLNF pour rejoindre « l’Union des Loges Régulières Française »(ULRF) qui est le projet visé par le Suprême Conseil depuis le début de la crise provoquée.
Les premières mises en œuvre de ce projet datent de janvier 2010 et traduisaient non pas une opposition à la Gouvernance mais un « projet » qui n’a jamais été abandonné – Fédération de Loges et Fédération de Rites – dans la mesure où, encore préconisé aujourd’hui, il constituait l’objet de la manifestation de FMR-MYOSOTIS du 5 Février 2011, à laquelle étaient présents à peu près tous ceux qui ont été invités à votre réunion du 28 septembre et qui ne sont plus membres, à ce jour, de l’Association que vous administrez, à savoir :
- Monsieur Claude SEI.
- Monsieur Christian DE.
- Monsieur Jean-Luc VEN.
- Monsieur Laurent TOU.
- Monsieur Jean-Luc FAU.
- Monsieur Paul FA.
- Monsieur Jean-Claude TAR.
Les juridictions ne seront pas présentes, puisque ses dirigeants vous ont écrit qu’ils ne viendraient pas à votre convocation. Le Suprême Conseil ne viendra donc pas et pourtant il est le seul à pouvoir mobilier des ateliers et les engager dans un vote négatif, en raison de la présence de membres de sa Juridiction dans tous les ateliers pratiquant le rite Ecossais à la GLNF. Il en a fait la démonstration lors du dernier vote en octobre 2010, alors que nous n’avions pas de raison de craindre une telle manœuvre dont le résultat pouvait être funeste pour la GLNF.
Depuis l’annonce de cette réunion prévue pour le 28 septembre, nous assistons sur les blogs internet non pas à des réjouissances dont la conciliation serait la perspective, mais à un déferlement sans précédent d’invectives contre le Grand Maître et contre vous-même, ainsi qu’à des surenchères sur l’objet de cette réunion qui sont la marque de personnes au regard desquelles la politique que nous voudrions appliquer est confrontée à une stratégie d’évitement et de rupture. Cette réunion n’est pas présentée comme une réunion de conciliation, mais au contraire comme une « victoire » de l’opposition sur la gouvernance de la GLNF. Elle permet à ce courant d’opposants plus ou moins opportunistes d’exister et même de trouver une posture officielle dans cette future rencontre qui devrait avoir principalement pour objet les modalités d’organisation de la future assemblée d’approbation des comptes, aujourd’hui largement certifiés par les audits étendus que vous avez voulu diligenter, en plus des audits judiciaires et qui, tous, concluent à l’absence de critiques. Monsieur BELLOT a même fait l’éloge de nos procédures internes et de la parfaite tenue de nos comptes.
De même, le paiement des capitations et contributions exceptionnelles qui conditionne les installations des Vénérables constitue un point crucial en sachant que les opposants ont un discours convenu et articulé autour de thèmes communs : non paiement des cotisations ou contributions, refus d’installation par les Officiers Provinciaux, non reconnaissance du Grand Maître et pour les plus acharnés des attaques personnelles indignes contre le Grand Maître et les Grands Maîtres Provinciaux, injuriés et calomniés suivant une tactique qu’ils ont méticuleusement préparée et qui jette le discrédit sur la fonction et sur l’Obédience.
La dernière déclaration de Monsieur Claude Seiler publiée le 19 septembre, émaillée d’une violence toujours présente dans ses interventions, s’apparente à un véritable appel à l’émeute et à la sédition – C’est la marque de cette « opposition » qui se décline en invectives, injures, haine et parfois même menaces ( Claude Sei. s’est présenté hier soir dans les locaux de Pisan et il a failli s’ensuivre une altercation provoquée par ce dernier).
Cette réunion du 28 septembre dans son principe, aurait pu constituer une réelle opportunité de rencontre et d’échange, dans la mesure où les intervenants eussent été de bonne foi. Les positions prises par l’opposition, les évènements récents, l’instrumentalisation de cette réunion à des fins de déstabilisation accrue, me laisse à penser que je ne devrais pas, par ma présence cautionner des positions extrémistes, condamnables dans le monde profane et des écrits incompatibles avec les idéaux que nous poursuivons en Maçonnerie.
Dans ces conditions, je ne voudrais pas que les préoccupations exprimées par certains intervenants qui se positionnent en « opposants », ne soient une autre manière de valider les prétentions qu’ils essaient d’imposer par tous les moyens : s’ouvrir les perspectives d’une Grande Maîtrise à laquelle ils ne sont pas éligibles. C’est ce qui ressort des points qu’ils ont exigé de mettre à l’ordre du jour. Messieurs Sei. et Jui. Poursuivent très clairement le projet de détruire la GLNF. La seule préoccupation que nous avons est de permettre à la GLNF de survivre et pour cela, ses comptes doivent être approuvés.
Malgré tout, mon désir est de chercher en permanence les voies et moyens de rassembler ce qui est épars. Mais à l’impossible nul n’est tenu.
En l’absence des responsables des Juridictions qui seuls ont une capacité d’influencer le vote, compte tenu de leurs prises de position, notre réunion ne ferait que donner aux personnes et Frères présents une posture de « candidats » à la Grande Maîtrise et cela bien avant décembre 2012, date d’achèvement de mon mandat ; encore que 5 des participants de l’opposition soient en campagne depuis longtemps déjà.
C’est donc sous la réserve expresse que les points suivants soient exclus de l’ordre du jour que j’aurais plaisir de participer personnellement à cette réunion à laquelle veulent être présents les membres du Grand Conseil :
1) Annulation de toutes les suspensions et sanctions individuelles et collectives prononcées depuis le 4 décembre 2009.
2) Annulation de toutes les nominations depuis cette date.
3) Départ de François Stifani
En effet, il est pour nous seulement question de traiter des sujets portant sur l’organisation et le fonctionnement de l’Association et certainement pas de sujets relevant du cadre de l’Obédience maçonnique.
Je réitère les craintes exprimées par la grande majorité des cadres de la GLNF, à savoir que les personnes qui se sont invitées à cette réunion, qui auraient pu être vraiment utiles pour les échéances futures (recouvrement des contributions – cotisations), ne trouvent que le prétexte et l’occasion d’une mise en scène. Certains d’entre eux ne visent qu’à s’ériger en candidats à la Grande Maîtrise et n’ont aucune préoccupation tenant à la gestion administrative et comptable de l’Obédience. Leur demande d’ordre du jour en fait foi. Les autres ne bénéficient d’aucune représentativité n’étant pas mandatés par les Juridictions auxquelles pourtant ils appartiennent.
Seul le Suprême Conseil ( c’est-à-dire ses dirigeants), véritables responsable du désordre organisé au sein de la GLNF parce qu’il nourrit un projet de création d’une Obédience qu’il entend dominer dans une vision très spécifique de la Maçonnerie, pouvait prendre un engagement de modération et de non ingérence en s’interdisant de mobiliser les Loges symboliques pour le prochain vote.
Dans les faits, il suit une direction diamétralement opposée en tentant de mobiliser chaque jour plus de Loges dans son projet de création de l’ULRF, qui malgré l’habileté avec laquelle il a été présenté, est un échec, les Frères restant très attachés à la GLNF, en dépit du tohu-bohu savamment orchestré.
Il faut que tout cela trouve son épilogue et on y arrivera en rappelant à tous leurs devoirs et obligations, les motifs pour lesquels on entre dans la Franc-maçonnerie de Tradition qui, dans l’esprit de tous les Frères, ne se réduit pas à la gestion d’une Association quelconque pour faire prévaloir des Règles de fonctionnement autres que celles auxquelles chacun d’entre nous a adhéré librement et auxquelles on est libre de ne plus se soumettre, quand elles ne conviennent plus à l’un ou à l’autre.
Il est impensable que chacun veuille à sa guise imposer aux autres les règles de circonstance qui serviraient ses pensées ou ses ambitions, au mépris des intérêts de l’Association toute entière.
Je vous prie d’agréer, Cher Maître, l’expression de mes très dévouées et très respectueuses salutations.
François STIFANI
Dans ce document, l’ancien Grand Maître, comme dans sa dernière lettre se montre très habile tentant de se présenter en homme de dialogue et de rassemblement, devant faire face à une meute hétéroclite divisée, extrémiste et vociférante.
Relevons au passage, qu’à au moins une reprise il appelle l’opposition « Résistance », ce qui montre une évolution de son inconscient. De même, il nomme Val-de-Loire, la Province qu’il a cru supprimer d’un trait de plume pour la renommer Cœur de France…Exactement comme les Romains débaptisant le Royaume de Juda et Jérusalem, pour les appeler respectivement Palestinae et Aelia Capitolina…
Réécrivant les choses, il se présente sur son meilleur jour, et accusant les acteurs de l’opposition d’être les responsables de la crise, bien entendu, il ne se remet aucunement en cause…Alors que jamais un Grand Maître digne de cette charge ne serait resté cramponné ne serais-ce qu’une minute devant le constat de l’état actuel de la GLNF, qu’il est inutile de rappeler ici.
Bien entendu, il tente d’exploiter les divisions de l’opposition, soulignant ainsi l’échec des chefs de celle-ci à créer les conditions d’une Union. Il aurait tort de se priver.
Une fois encore, il montre que sa seule préoccupation se limite à la perception des cotisations, «les personnes qui se sont invitées à cette réunion, qui auraient pu être vraiment utiles pour les échéances futures (recouvrement des contributions – cotisations) », et se contredit en affirmant en conclusion « … la Franc-maçonnerie de Tradition qui, dans l’esprit de tous les Frères, ne se réduit pas à la gestion d’une Association quelconque… ».
Dans une ultime tentative d’enfumage, il fait pression pour que Maître Legrand insiste sur la présence des chefs du Suprême Conseil du R.’.E.’.A.’.A.’., sachant parfaitement que leurs présence à pareille réunion serait une flagrante atteinte aux règles de la régularité. Bravo pour cette tentative de piéger les uns et l’autre…Bien entendu il fait toujours référence à la théorie du complot ourdi par ce Rite, occultant la présence en pointe des autres Rites...
Il y aurait bien d’autres points à relever…Mais une question se pose : François Stifani fait allusion aux «… comptes, aujourd’hui largement certifiés par les audits étendus…, en plus des audits judiciaires et qui, tous, concluent à l’absence de critiques. »
Si cette information se vérifiait, elle serait majeure. Mais dans ce cas, les invités à cette réunion seraient en possession de ces audits ? Et si oui, pourquoi n’en font-t-ils pas état ?
Madame Legrand de son côté s’était engagées à communique aujourd’hui les grands livres comptables…
Aura-t-elle tenue son engagement ?