Ce matin, nous nous réveillons avec une pensée particulière pour nos Frères exclus récemment, en voie de l’être, ou déjà « liquidés » d’une signature rageuse, depuis le début de la crise.
Vous êtes des Grands officiers. Certains d’entre vous, savent peut-être ce que veut dire le mot « officier », dans le sens noble et non administratif… Certains d’entre vous, ont peut-être connus des grades ayant dans leur domination le terme de « Chevalier ». Est-ce pour vous un terme dénué de sens ?
Un dirigeant de rencontre, ne connaît ni l’un, ni l’autre, de cela on peut l’excuser. Mais vous?
A vous, nous voulons crier : « Ce sont vos FF.’. qu’on maltraite et qu’on bafoue !!! Que faites-vous pour empêcher cela ? »
Il y a une forme de soumission que nous qualifierons de passive, qui découle naturellement du « laisser faire ». Dès lors que vous ne dites rien, que vous ne faites rien tandis que l’équipe adverse continue d’expulser de manières diverses mais toujours iniques des Frères totalement innocents de la moindre faute, érudits, expérimentés et bons, dès lors que vous lui conservez ou donnez l’apparence de la légitimité, vous savez que vos pouvoirs seront nécessairement subordonnés à l’arbitraire ambiant, alors vous prenez la responsabilité de ne plus être un homme libre, d’exercer votre dimension de maçon dans sa plénitude, et vous serez conduits tout droit à chercher avec votre vis-à-vis tout puissant, sourcilleux et avide, des accommodements qui ressembleront à des connivences, et des compromis qui auront tout l’air de compromissions.
De plus, regardez en toute lucidité ce qui se passe aujourd’hui : Surcroît de disgrâce, le mal que vous n’aurez pas empêché, vous sera un jour imputé. Il l’est déjà.
Il ne s’agit pas ici de politique. Il s’agit de morale.
Et ce qui tient à la morale, est infiniment plus grave que ce qui touche à la politique.
Une institution ne meurt pas d’être dirigée par quelques magouilleurs. Si tel était le cas, cela fait quelques années que nous aurions disparus.
Mais on met une institution, a fortiori une obédience maçonnique en danger de mort quand on tente de la faire agir contre son honneur, contre sa foi, contre sa Tradition, contre la conscience que D-ieu, les siècles et la raison lui ont formée.
A chaque fois que ce tribunal d’opérette s’est réuni, il aurait du constater que le contenu des dossiers, ne permettait aucune sanction contre les intéressés, la notion d’ « atteinte à l’éthique maçonnique » elle-même ne correspondant à aucune notion juridique pouvant être assimilée à un quelconque crime, mais de plus ne pouvant aucunement se fondre dans le fait d’acquiescer à la lecture d’une lettre ouverte dans une réunion prévue statutairement à cet effet, et demandant des précisions sur la gestion de l’obédience.
Mais, c’est bien connu, lorsqu’on veut abattre son chien on dit qu’il a la rage.
Dans le cas présent, les dossiers ne sont constitués que de vociférations et de mépris pour les FF.’., réserve faite pour le glaive et la sanction…
Il ne s’agit pas seulement d’une injure à la justice, c’est aussi un crime contre la Franc-maçonnerie
A nos yeux, au contraire, il y a crime, lorsque de façon inique, un pseudo tribunal aux ordres d’un homme qui ne se cache pas de vouloir éradiquer toute contestation, se donne le droit de refuser à des Francs-maçons l’accès à des temples qu’ils ont contribués à ériger!
Aujourd’hui, nous pensons à nos TT.’.RR.’.FF.’. Thierry Perrin, Marc Dotremont, Jean-Paul Peres, Claude Seiler, mais aussi aux centaines d’autres, aux RR.’.FF.’., aux TT.’.VV.’.FF.’., au VV.’.FF.’., aux MM.’. maçons parfois très avancés dans l’âge, qui ont sauvés l’honneur, à notre vieux complice Pierre N.’., mais aussi aux centaines d’autres, anonymes ou pas qu’il est impossible de tous nommer ici.
Nous pensons à eux avec le même chagrin et la même consternation que le premier jour, et il n’y aura pas de prescription, d’amnistie ou de tactique d’apaisement qui pourra nous convaincre de les passer par profit et pertes.
Cette forme de barbarie qui a été commise contre eux en plein XXIème siècle au sein de la démocratie française, dan un une Fraternité Initiatique, est ineffaçable ; elle sera racontée aux générations de maçons à venir, et c’est pour cela que nous avons un cœur peu enclin au jugement à l’emporte-pièce…Mais cela reste toutefois un crime contre la Franc-maçonnerie.
Le moment venu, nous souhaitons que des comptes soient demandés, mais avec le plus grand discernement.
Crime contre la Franc-maçonnerie, c’est une notion sérieuse.
Elle restera liée à la mémoire. A notre mémoire. A la mémoire de la Franc-maçonnerie Universelle, rien de ce qui se passe actuellement n’étant tenu secret vis-à-vis des autres obédiences, quelles qu’elles soient.
Pas plus que les pouvoirs publics, à quelque niveau que ce soit, ne sont tenus dans l’ignorance.
C’est notre honneur, que d’avoir entrepris de nettoyer ce qui ne va pas dans notre obédience, et de le faire dans la transparence totale voulue par ceux qui ont introduis journalistes et caméras dans nos Temples.
Que chacun en soit bien conscient.