Voici publié par FMR la lettre de notre B.’.A.’.F.’. Laurent Q. que nous ne remercierons jamais assez pour son action au côté de FMR, mais surtout pour son combat contre les déviances de la clique qui a prit le pouvoir de la GLNF.
Son texte, savoureux, chacun de nous peut s’y identifier. Il exprime ce que nous disons ici depuis le mois de février en des termes proches. Bien entendu, notre T.’.C.’.F.’. Laurent, comme tous les suspendue et radiés continue d’être le bienvenu dans nos loges, en qualité de visiteur de marque !
Faut-t-il rappeler que, en vertu de notre appel du 29 mars 2010, le petit furax, quant à lui, n’est pas le bienvenu…
Au bout de 6 mois d'un travail modeste mais assidu auprès de FMR, en écrivant sur les blogs parfois mon nom véritable (Laurent Q.), parfois mon numéro de matricule (30483), je
désespérais d'obtenir un petit signe de reconnaissance de nos instances. Malgré quelques
dizaines d'articles, malgré les critiques, je restais confiné dans la crasse indifférence de notre guide. J'ai même tenté par deux fois de lui écrire directement: l'espoir fut grand lorsqu'il me répondit mais, hélas, trois fois hélas, je retombai vite dans mon anonymat d'obscur sans grade.
C'est que, avais-je fini par me dire, tu ne vas pas au bout des choses; ta règle d'éviter l'insulte
ou même la critique discourtoise, le ton policé que tu t'obstines à employer trahissent ta pusillanimité et la faiblesse de ton caractère; ce pour quoi tu obtiens ce que tu mérites: rien.
Ou bien, plus simplement, il fallait me rendre à l'évidence, moustique j'étais, moustique je
resterais et je devais prendre cela pour une leçon d'humilité; Acacia, qui n'est jamais en reste
d'un compliment, m'avait qualifié "d'important lieutenant de FMR" mais c'était sans doute pure ironie, comme de dire "Monsieur le bœuf" à une grenouille pour lui mettre sous le nez la vanité
de ses prétentions à se faire plus grosse qu'elle n'est.
Au reste, nous sommes en maçonnerie pour cela, nous dégonfler de nos illusions. Mais l'homme
est un homme et je ne le suis pas moins que les autres: j'aime bien que, de temps en temps,
on me caresse dans le sens du poil...
La nouvelle est tombée voici une dizaine de jours: tous les signataires des sommations interpellatives vont être suspendus! Enfin!! Je le tenais, mon Graal, ma médaille, ma coupe!
Mes efforts allaient être récompensés, reconnus! J'allais pouvoir faire l'important dans des
réunions - non maçonniques évidemment - auprès de Frères éblouis par mon courage, mon abnégation, mon dévouement.
Mais une nouvelle doucha bientôt mon enthousiasme: les GMP ne suivent plus les consignes
du guide et refusent d'appliquer les suspensions ou, pour le moins, tergiversent. Est-ce que L.T., GMP de Rouvray dont je dépends, allait lui aussi avoir cette fantaisie? J'imaginai même - et c'est dire si j'étais dans les tourments - de l'attaquer pour concurrence déloyale s'il lui prenait de manifester à son tour son opposition à la direction de l'obédience.
Mais mon Frère et ami Nicolas reçut sa lettre de suspension samedi; j'étais pourtant encore
inquiet car, à n'en pas douter, L.T. auprès de qui j'ai travaillé dans la Province de Rouvray
pendant plus de deux ans après qu'il y fut installé à la demande de F.S., ne m'enverrait pas une lettre de suspension sans un petit coup de téléphone; je craignais donc que notre passé commun me valut une inopportune clémence...
Heureusement, la sagesse habite l'esprit de nos supérieurs et, hier, j'ai enfin reçu cette lettre
tant attendue. Je n'ose vous dire, mes BB.AA.FF, la joie et la fierté qui m'ont saisi: enfin, j'étais devenu quelqu'un!
C'est pourquoi, aujourd'hui, j'aimerais remercier mon GMP L.T. d'avoir enfin accédé à ma secrète demande, d'avoir su - sans doute grâce à sa capacité à sonder les cœurs - deviner mes secrets inavoués et les avoir exaucés.
J'aimerais surtout le remercier d'avoir, pour Nicolas, pour tous les suspendus de Rouvray, pour
son prédécesseur qu'il a contribué à démettre, pour Claude dont il fut le député et pour moi-
même enfin, écrit son nom et apposé sa signature dans le grand livre noir de l'infamie.
Candide