Cette nouvelle initiative qui voit aujourd’hui le jour, émane visiblement de Frères expérimentés, et ne se veut pas une pétition. Elle est pour l’heure encore anonyme.
Elle recèle, il faut l’avouer une certaine originalité, mais il n’est pas sûr qu’elle soit cependant appréciée de tous.
Notre devoir d’information, nous amène à la présenter à l’analyse de nos lecteurs.
Des commentaires suivront ultérieurement.
Dimanche 22 mai 2011
Et voici les commentaires :
Depuis sa création, le Myosotis du Dauphiné-Savoie, s’efforce d’apporter le plus d’informations possible, le plus rapidement possible, afin que ses lecteurs, qui sont des Frères libres et responsables (théoriquement !) puissent se faire une idée en temps réel, qui soit aussi le fruit de leur propre ressenti, et de leur libre réflexion. Dans le même temps, son autre objectif, c’est qu’il soit aussi un vecteur de réflexion, où les uns et les autres, puissent confronter leurs réflexions et idées. C’est dans cet esprit que nous avons publié de manifeste vendredi aussitôt qu’il nous est parvenu. Une lecture rapide, en effet, nous montrait qu’il s’agissait d’une base de réflexion, que nous serions appelés à critiquer sur son fond et sur sa forme aussi, ce que nous nous proposons avec ces quelques observation, après vous avoir signalé l’excellent travail de critiques réalisé par notre Frère Bruno Martin du http://le-myosotis-occitan.over-blog.com/ que nous nous efforcerons de ne pas répéter, autant que faire se peut.
Tout d’abord, si ce manifeste est le fruit d’une incontestable réflexion, et que si tout ce qui y est avancé n’est pas à rejeter, contrairement à ce que semble dire notre B.’.A.’.F.’. Bruno et quelques uns de nos commentateurs, force est d’affirmer que nous nous défions par principe de toute initiative de ce genre qui ne porte pas de signature.
En effet, et compte-tenu de la nature de ce document, pourquoi ses signataires ne signent pas ? Pensent-t-ils eux-mêmes, que leurs noms ne sont pas crédibles ?
A notre sens, et à n’en pas douter, s’ils ne signent pas, c’est qu’ils ont de bonnes raisons.
Il nous semble aussi que ces raisons apparaissent très vite, et de manière lancinante, tout au long de leur démonstration : même si, pour la forme, surgissent ca et là des semblants de critiques vis-à-vis de l’ancien Grand Maître, la teneur de leur discours, à la lueur des conversations profondes et sans concessions que j’ai pu avoir avec lui rappellent trop souvent ses raisonnements pour qu’il soit totalement étranger à sa diffusion.
Autrement dit, nous avons l’impression très nette que, si certains passages constituent une analyse lucide de certains points, et sont précisément là pour séduire le chaland, l’ensemble constitue une charge contre l’ensemble de la « Résistance », et lui fait porter le chapeau de la décadence de la GLNF, dont pourtant tout le monde s’accorde à la mettre au passif de l’actuel système mis en place par les trois frères de la côte…
Ce préambule sous forme de mise au point, nous souhaitons rester aussi objectifs que possible, raison pour laquelle nous ne réfuterons pas certains points mis en avant par ces Frères Anciens, au nombre desquels je pourrais peut-être figurer (Mat19864), s’ils ne me rejetaient par principe, persuadés qu’ils sont que dès lors que je n’ai pas « gouverné », je suis dénué de toute sagesse, d’autant que j’appartiens fermement à l’opposition…Leur vision est dès lors explicite, et les Frères commencent déjà à se faire une idée.
MANIFESTE POUR UNE RENAISSANCE...
Le constat – sévère- que nous devons dresser de notre maison commune, la GLNF, ne concerne pas seulement ses élites, ses dirigeants, mais à divers degrés, tous ses frères. Il faut avoir la lucidité d'analyser ses dérives, dues tant à l'évolution de ses structures, à la forte croissance de ses effectifs, et aussi, à la montée en puissance des systèmes de Perfection souchés sur la GLNF par les rites gérés par elle.
A peine 5 lignes après le début de ce texte, ces « anciens », ont déjà affirmé que la crise abominable dans laquelle nous nous débattons, ne serait que partiellement le fait de la gouvernance, alors que la responsabilité des Juridictions serait centrale à parité avec la forte croissance des effectifs.
Or, sans gloser sur « qui » a prit la responsabilité de se lancer dans une course effrénée aux effectifs, je dois faire part ici de mon expérience de plus de 25 ans à la GLNF : Si j’ai eu à m’élever de manière cinglante contre le poids de l’obédience dès mon troisième vénéralat en 6994, jamais je n’ai senti la moindre pression même lointaine des Juridictions, à cette époque.
Cependant, pourquoi occulter qu’il n’est pas illogique que tout Frère « cherchant » désire aller plus loin dans la compréhension des rituels, et intègre les Juridictions ?
Pourtant, la GLNF avait pour ambition de présenter le visage de la Maçonnerie Régulière en France, et aussi, compte tenu du nombre de profanes partageant les spiritualités des religions du Livre, et d'autres, de porter haut les valeurs initiatiques de notre Tradition, en puisant dans ce fonds.
La Grande Loge Nationale Française, notre espace commun, a été abondée, ces dix dernières années, par des quantités de profanes, jeunes, motivés, assoiffés des valeurs que nous mettions aux frontons de nos temples : fraternité, spiritualité, a- dogmatisme, ésotérisme, respect du devoir, de la hiérarchie, des Anciens.
Oui, nous avons vu venir parmi nous des quantités d’hommes, véritablement des quantités, qui ne cachaient pas toujours leur curiosité, ou le fait qu’ils n’avaient absolument pas la croyance en un D-ieu révélé, mais qu’on faisait néanmoins « rentrer » car il fallait « faire du chiffre » !!!
Dire que tous avaient vocation à être Franc-maçon, est un pas que je ne franchirai certainement pas !...Ce qui se justifie par l’absentéisme et le nombre impressionnant de démissions ou de non-paiements des cotisations que cette fuite en avant à entraînée…
Ces profanes sont profondément marqués par les valeurs que nous prétendions véhiculer, respect du travail, en tant que valeur essentielle de l'Homme, respect de la hiérarchie, en tant que traduction de la valeur reconnue des Anciens, « blanchis sous le harnois » et détenteurs d'un certain Savoir Initiatique, pratique d'une fraternité active, allant jusqu'à l'accompagnement de nos frères mourants et de leurs épouses désemparées. Le respect des Anciens Devoirs, parce que c'était notre Devoir, ne se discutait pas, et c'était bien ainsi.
A lire cette envolée lyrique, le « respect de la hiérarchie », semble bien être le souci premier de l’auteur de ce bien curieux texte, bien avant le « Savoir Initiatique »
Quand à la « pratique d’une fraternité active », de la part de ces gens-là, invoquer cette donnée, relève réellement de la perversion, quand on voit le sort qui a été réservé à l’Architecte de la GLNF, le T.’.R.’.F.’. Yves Trestournel, liquidé en quelques minutes, mais aussi lorsqu’on fait l’addition des suspensions, radiation ou limogeages exécutées par Claude Ch. Jean-Charles Fo. et François Stifani . A eux trois, ils ont du en commettre 10 fois plus que tous les Grands Maîtres en 100 ans d’histoire de la GLNF !
Mais le monde a changé...
C’est vrai ! Bien sûr ! Mais la gouvernance en place dépourvue de vision autre que métallique ne s’en est pas aperçue. Les seules évolutions, ou tentatives d’évolution, sont nées des protestations, et surtout pour les faire taire, en lâchant le moins possible sur le fond.
Toutes ces valeurs, que nous portons, nous paraissaient naturelles, mais sont profondément décalées par rapport à celles du monde profane. Ce peut être un élément attrayant pour nos profanes, mais aussi un facteur dissolvant, et non partagé par une petite minorité d'entre nous, attirés plutôt par nos valeurs de « fraternité », nous dirions de « complicité » et nos valeurs « d'entr'aide », nous dirions de « collusion ». La Maçonnerie, utilisée comme un « réseau » de plus, n'a pas introduit chez nous que des adhérents à nos valeurs, mais aussi des « passagers clandestins » nous utilisant sans vergogne.
Ce constat, lui, par contre, repose sur une réalité, qui n’épargne cependant ni les « anciens », ni l’actuelle gouvernance, bien au contraire, ce qui apparait désormais évident aux yeux de tous !
Comment faire le partage ? Sommes-nous donc si divers que nous devions renoncer à vivre ensemble ?
La fonction de Grand Maître, jusqu'alors consensuelle, car s'appuyant sur des valeurs communes et partagées, véhiculant par essence des valeurs d'autorité, a commencé à se trouver en opposition avec des valeurs autres, proposées par d'autres hiérarchies, supposées mieux fondées.
C’est une très grave erreur de diagnostic (mais-est ce vraiment innocent ?) que d’opposer la fonction de Grand Maître à quelque autre hiérarchie, quelle qu’elle soit.
En effet, la crise actuelle repose sur le fait de la dérive d’un système, personnifié par trois hommes qui l’ont mis en place, et alors qu’eux-mêmes, sont dénués de connaissances spirituelles que nous véhiculons, et a fortiori de l’esprit à la fois Initiatique, et maçonnique. En d’autres termes, ils constituent tous trois, une « erreur de casting ». Ce ne sont pas les « autres hiérarchies », (sous entendu les juridictions) qui ont dénaturés la fonction de Grand Maître, mais bien les trois derniers frères qui ont occupés cette charge. Il y a fort à penser que, lorsque nous aurons choisis un nouveau Grand Maître digne de cette charge, la confiance, le respect, et l’autorité inhérente à cette fonction, reviendront progressivement, juridictions ou pas…
Il est vrai que dans l'histoire de la Maçonnerie, la naissance des systèmes de perfection de rites, au XVIIIeme siècle, s'est structurée autour d'un certain élitisme, devant l'envahissement des Loges symboliques par le « tout-venant » des classes moyennes de la bourgeoisie de l'époque.
Pourquoi ce mépris pour le « tout-venant » ? Ces Frères se sentent-donc si supérieurs ?
Mais historiquement, la Franc-Maçonnerie, héritière des Confréries de Maçons du Moyen Age, et de la Compagnie des Maçons de Londres, est complète de par ses trois degrés symboliques. C'est notre patrimoine le plus cher et le noyau dur de notre Confrérie Initiatique. Les systèmes de Perfection ont une réelle valeur initiatique, mais leur structure n'est en rien opposable à la GLNF. Dans ce domaine, chacun doit savoir rester à sa place.
La GLNF ne peut pas, par les temps qui courent, et ne doit pas, ne s'appuyer que sur les valeurs d'autorité qui nous étaient jusqu'alors, familières. Il nous est nécessaire, parce que les frères appartiennent aussi à la société civile, intégrer dans nos valeurs des idées de participation aux décisions, formant ainsi un consensus, je dirais, un « contrat social » servant de base, éventuellement à des décisions d'autorité.
En un mot, l'autorité ne peut émaner d'un homme seul, fût-il éclairé, mais d'un Initié appuyé du Conseil des meilleurs de nos Frères. Il ne s'agit pas de mettre en place une démocratie directe, mais une espèce de « méritocratie » fondée sur l'expérience des meilleurs, non pas choisis par l'arbitraire du Prince, mais par un consensus large. Si les Maîtres de l'Atelier choisissent leur Vénérable, il doit y avoir un aréopage de Sages qui vont choisir leur Grand Maître. De même que le Vénérable ne choisit pas les Maitres de son Atelier, le Grand Maître ne peut choisir les frères qui l'éliront…
Si le principe exprimé ici peut constituer une base de réflexion non dénuée de bons sens et de légitimité, il n’en demeure pas moins vrai que ces frères si anciens et qui se prétendent si sages font ici preuve d’un singulier manque de connaissances basiques : bien-sûr que le V.’.M.’. Maître absolu de la loge, a un droit de regard sur les qualités et les connaissances acquises par les Frères présentés à la Maîtrise par le F.’. 1er Surveillant.
Mais ou est le rapport avec le choix du Grand Maître ?
Ce sont les réformes de base à mettre en œuvre.
Mais comment sommes-nous arrivés progressivement à une telle catastrophe, car, il ne faut pas se le cacher, cette situation laissera de profondes traces, même après l'élection d'un nouveau Grand Maître. Plus personne, dans les Loges, dans les Provinces, dans la Grande Loge, ne pourra invoquer des arguments d'autorité, et ceux qui auront été les premiers à montrer l'exemple de la désobéissance en seront sans doute les premières victimes.
Si ce qu’affirment ici les « anciens », n’est pas totalement dénué de fondement, il n’en demeure pas moins vrai qu’ils émettent ici une critique implicite de la « Résistance » tout en exonérant la gouvernance, pourtant seule fautive.
Qu’ils comprennent que n’est Respectable, ou a fortiori Très respectable, celui qui inspire le respect.
Or que voyons-nous ? Un grand Maître qui nomme – et révoque – des Grands Officiers Nationaux d’un simple sms, parfois, à une heure de distance l’un de l’autre, qui éructe des injures et des obscénités dès que l’on le contrarie, des Grands Officiers Nationaux qui n’ont d’autres arguments que des suspensions et des comportements déplacés, qui font pression pour imposer « la bonne pensée », ou la « bonne façon de voter »…Ne respectant pas les Frères, il n’est pas surprenant de voire qu’effectivement, ceux-ci ont de moins en moins de respect pour une hiérarchie qui s’est elle-même décrédibilisée.
Ceci étant posé, il faut, au nom de l’objectivité reconnaître aussi, que FMR n’a pas toujours été à la hauteur de ce que nous étions en droit d’attendre d’elle, et que par bien des aspects, elle rappelle par ses comportements, le système qu’elle prétend combattre.
Nous ne sommes pas les derniers à le dénoncer et depuis fort longtemps.
Le constat des dysfonctionnements de l'Obédience a été fort bien fait par la Commission de Réconciliation en Juillet 2010. Il suffisait simplement de mettre en application ses préconisations, en mettant autour d'une table toutes les sensibilités sans exclusive, et de mettre en application – de suite dans les statuts les changements. Hélas, une temporisation mal venue a cassé l'élan de ces réformes attendues.
Le rapport de la Commission de Réconciliation, à sans conteste, représenté un immense pas en avant, puisqu’il reprenait à son compte la quasi-totalité des revendications de la « Résistance ».
La focalisation sur les dérives autocratiques d'un homme ne peuvent pas, à elles seules, expliquer l'état de déshérence de l'Obédience. Même si l'homme n'a pas gouverné la GLNF sagement mais avec à peu près et beaucoup de maladresses, sans constance au travail, et avec un recours exagéré aux médias, cela ne méritait pas de casser ce bel outil, car nous en sommes presque là.
Constat intéressant : il dit entre les lignes, (pour se donner un minimum de crédibilité ?) et avec beaucoup d’égards (il s’est trompé, mais en fait, il bon !), que FS à raté son mandat de Grand Maître : c’est enfoncer une porte ouverte. Mais il est vrai, que ce n’est pas lui le principal fautif : sont aussi responsables ses Grands Officiers jusqu’auboutistes qui le poussent en permanence à se radicaliser et donc à repousser en permanence l’irréparable, mais aussi et surtout ses deux prédécesseurs, dont il est incontestablement le bouc émissaire, alors qu’eux, se cachent très prudemment, plus fins et plus intelligents que lui…Eux savaient agir en douce, discrètement sans que nous ne nous rendions compte de rien, lui avec son style tonitruant à tout fait rater, en attirant la révolte des Frères…
Il y a un fossé qui se creuse et qui ne sera jamais comblé ; les frères viennent chercher en Loge Fraternité, Recherche initiatique, Chemin d'amélioration, mais aussi une structure censée être dirigée, à tous les étages, par des frères pondérés, désintéressés, économes de leurs cotisations, et Maîtres d'eux, et qui sont, par rapport à leur recherche, des « facilitants ».
Sauf qu’eux, ne sont pas désintéressés, ils réclament pour eux tous les pouvoirs, au seul nom de leur ancienneté et de leur participation à la gouvernance !!!
La structure obédientielle permet les échanges entre Loges, entre rites, entre régions, favorise la formation maçonnique générale, permet la péréquation financière qui autorise le financement des Temples dans toute la France.
Façon si élégante de justifier que les cotisations des Frères des loges aient été récupérées au seul profit de la GLNF, en même temps que les Temples par eux financés…
C'est la GLNF, dans sa structure Ordinale (quel Ordre ? obédientielle) qui doit être le ciment entre les rites, le lien entre les Loges, entre les Provinces.
Et hop, on mélange encore une fois la notion d’obédience et d’ordre !!! Pour le bénéfice de qui ?
C'est par la structure obédientielle qu'est donné à chaque Vénérable Maître le pouvoir de diriger sa Loge et de créer des AA des CC et des Maîtres.
Le grand n’importe quoi érigé en principe : les anciens, ou l’inversion des valeurs !
Qu’on-t-ils appris durant leurs supposées nombreuses années en loge ?
Ceci illustre parfaitement le fondement de la dérive que nous combattons, qui cherche à faire valider le fait que c’est le Grand Maître qui détient tous les pouvoirs, quasiment de Droit Divin, et que tout dépend de lui et de son bon vouloir. Dès lors, ce serait par son extrême mansuétude qu’il donnerait par délégation au VV.’.MM.’. la possibilité d’initier, de passer, et d’élever…
N’oublions pas que, si il peut se concevoir qu’une – ou des – loge(s) puissent se passer d’obédience, et à fortiori de Grand Maître, il est impossible à une obédience de se constituer sans loges…En toutes hypothèses, cette phrase démontre le peu de connaissance ou le peu de cas que font les auteurs de cette phrase de la l'Ordre qui est la nôtre
C'est l'Obédience qui consacre les Loges et donne leur Patente, consacre les bannières, par des rituels particuliers.
C'est l'Obédience qui tient la matricule des Loges, des Provinces, conférant ainsi à chaque membre, le sentiment d'appartenance à un grand corps reconnu internationalement comme tel.
Certes, en temps normal, car alors, l’obédience est le reflet des loges. Il ne peut se concevoir de rapport de forces entre les deux entités.
Non, la structure obédientielle n'est pas une coquille vide, c'est la condition de notre rayonnement et de notre implantation géographique. C'est aussi l'outil administratif qui permet, par sa structure de bénévoles, d'économiser les salaires d'une vingtaine de salariés au siège.
Justement, il apparaît que des Frères qui participent à la gouvernance, soient loin d’êtres des bénévoles, par exemple, le T.’.R.’.F.’. Henri Si. ou le rédacteur du blog Acacia, Sébastien Du.
Pourquoi ne pas remettre en cause ce qui constitue l’objet d’un questionnement éthique ? Cela permettrait d’économiser une masse salariale conséquente, alors que nos caisses s’annoncent vides…
Le phénomène Internet, qui a favorisé la circulation d'une information truquée, tronquée, souvent tendancieuse, dans la plupart des cas injurieuse, nous met en face d'une nouveauté qu'on n'aurait jamais imaginée.
Si les anciens visent les Myosotis en général, ce propos est largement diffamatoire.
Nous sommes en mesure de mettre en balance et de publier les propos écrits sur les blogs de la gouvernance, l’Acacia en tête, par opposition avec ce qui a été écrit sur ce blog
S’il est vrai que parfois il s’est tenu ici des propos que nous qualifierons de virils(ce que nous aurions pu éviter), jamais nous ne nous sommes attaqués à la personne de ceux que nous mettions en cause, et uniquement à leur action. L’inverse, par contre, est facilement vérifiable, et il est possible de republier sous quel terme on parlait de nous dans l’Acacia !
De plus, nous mettons au défi les Anciens de démontrer que le Myosotis à publié une « information truquée, tronquée ou souvent tendancieuse ». Au contraire, notre propre camp, FMR en tête, ainsi que ses Myosotis inféodée, se sont acharnés eux aussi, pour nous reprocher d’être objectifs, en publiant aussi ce qui était à mettre au crédit de FS !
Dès lors, nous considérons ces propos comme calomnieux, et émanant de personnes dont le parti prit apparaît par là-même évident !
Les noms des frères ont été divulgués publiquement, ce qui est un motif de radiation en Maçonnerie Régulière, par violation du serment le plus élémentaire, celui d'Apprenti.
Si nous mettons au défi les anciens de donner un nom que nous aurions révélés, nous leur rappelons, les noms de Frères animateurs de Myosotis que François Stifani à révélé à la justice, en portant plainte contre eux au passage, en foulant au pieds nos institutions, qui, nous le leur rappelons, puisque les anciens ont déjà une mémoire sélective, prévoient que pour aller en justice, il faut préalablement avoir saisi nos instances disciplinaires, et que ce n’est qu’en cas d’échec avéré que tout frère peut poursuivre en justice…
Désormais, quel que soit le Grand Maître futur, quelles que soient les tendances qui gouverneront la GLNF, elles seront sous le feu des blogs et de leur anonymat. Jamais on n'aurait cru possible de telles divulgations, de telles haines, de tels mensonges de la part de gens qui se disent les frères de ceux qu'ils accablent. L'exemple a été donné, la leçon sera retenue : pour « avoir le pouvoir » à la GLNF, il suffit de se mal conduire.
Ce propos est aussi malhonnête intellectuellement qu’injurieux. En effet, pourquoi les blogs se sont créés ? Tout simplement parce qu’il était impossible de s’exprimer normalement dans le cadre de la GLNF. Rappelez-vous, il y a un an et demi : exprimer une opinion différente que celle de la majorité d’alors, c’est-à-dire celle du Grand Maître, valait une exclusion immédiate, sous les injures, les quolibets, et les reproches ! Voilà pourquoi les blogs sont apparus ! Et force est de constater que, ceux de la « Résistance », malgré la « pensée unique » de certains, ont été plus que convaincants, par opposition à ceux de la gouvernance, Acacia, Gardiens de je ne sais quoi, ou autres…
Une telle écriture n’indique que trop dans quelle caste il faut rechercher ses auteurs…
Autre mauvais exemple désormais validé par les faits : à la GLNF, on n'est plus obligé d'obéir, on peut ne reconnaître que ce qui nous convient, il suffit d'invoquer de soi disant dérives pour justifier sa propre conduite. Un Vénérable pourra envoyer son Grand Maître Provincial promener avec des prétextes fort variés, un officier Provincial pourra ne pas reconnaître son Grand Maître Provincial qui l'a pourtant nommé, on pourra ne pas obéir au Grand Secrétaire, au Grand Trésorier ou à tel officier national, au prétexte qu'on ne le reconnaît pas pour tel. Désormais, en Maçonnerie, on n'est plus obligé de reconnaître son frère pour Maçon, mais seulement ceux qui vous conviennent, du même rite, de la même coterie, de la même opinion etc... L'universalité de la Maçonnerie est battue en brèche alors que beaucoup de profanes nous rejoignent précisément pour cela.
Avec leur ancienneté, ces Frères devraient savoir ceci : pour être Respectable, et à fortiori Très respectable, il faut tout simplement inspirer le respect.
Avec des Frères aussi bien inspirés que ceux qu’ils nous décrivent au début de leur manifeste, les frères de la GLNF sont parfaitement inspirés par ces Principes.
De ce fait, si des Grands Officiers Nationaux ou Provinciaux ont trahis l’esprit de la Maçonnerie, se sont déshonorés par des comportements anti-fraternels, et se font conspuer de leur propre faute, à contrario, nous voyons par exemple notre G.’.M.’.P.’. respecté et aimé de tous, tout simplement parce qu’il s’est toujours conduit en franc-maçon digne et libre !
N’est pas respectable qui veut !
Les Principes qui ont régi notre Maçonnerie, respect des serments, respect de l'autorité légitime, respect des statuts, ont vécu. Cette épreuve de bientôt deux ans les aura tués.
Rien n’est irréversible, si légitimité et crédibilité sont retrouvées !
Fallait-il que pour saccager ainsi notre Maison, les enjeux dépassent largement les errances d'un homme, fût-il Grand Maître ? Certainement.
D'autres enjeux, plus souterrains, plus cachés aux yeux des frères des Loges se dévoilent progressivement. Enjeux de pouvoir, enjeux hiérarchiques, prétentions hégémoniques des systèmes de Perfection à vouloir régir les grades et degrés symboliques ? Peut être, sans doute un peu... Prétention des frères parisiens à avoir une main sur la gestion de l'Obédience, au motif qu'ils ont avec le siège une proximité géographique ? Sans doute... Rejet des « Intrus », frères de la Côte (d'azur) qui les ont privé depuis bientôt dix ans de mettre les doigts dans le pot de confiture ? Pourquoi pas ? Prétention du REAA d'exercer un quasi monopole d'implantation dans certaines provinces, dans certaines villes, au point d'en interdire l'accès à d'autres rites ? Certainement... Influence discrète mais certaine du GODF et de la GLDF, par des taupes et agents doubles infiltrés ? Sans aucun doute... Le venin dissolvant est à l'oeuvre, et les fossoyeurs à pied d'oeuvre.
Force est de constater, que, tout ou partie de ce constat correspond à une réalité…dénoncée par François Stifani !
Mais ce n’est pas parce que c’est lui qui le dénonce, que c’est nécessairement faux. Du reste, les faits, des déclarations et des comportements lui ont effectivement donnés raison sur ce point, ce que nous déplorons. Ce qui ne l’exonère aucunement de l’immense et lourde responsabilité qui est la sienne, à l’origine de toutes les dérives de toutes parts !
Tous les prétextes, tous les motifs ont été bons pour alimenter le brasier de la discorde, de la rancœur, des calomnies. La GLNF est la seule entité qui fait vivre ensemble 45 000 frères, mais qui empêche aussi la zizanie par sa structure ordinale. Pour venir à bout, non du grand Maître, mais de la structure qui gène les « rénovateurs », les « refondateurs », il fallait saper les fondations centenaires, provoquer l'insurrection, la désobéissance, installer la chienlit ; certains l'ont même écrit ouvertement : du chaos renaitrait un monde nouveau, « solve, coagula », mettant ainsi « leur » Ordre à la place du nôtre. On a même vu des gens « gros bras » ( indignes d'être appelés « frères » ) interdire manu militari l'entrée du Grand Temple à 200 frères venus assister à une tenue....
La fonction essentielle de la GLNF est précisément d’assurer l’harmonie entre les Frères, or il se trouve que la gouvernance actuelle a provoquée divisions, et jetée les Frères les uns contre les autres, et continue encore de le faire, comme en attestent les récentes décisions de rupture avec les Juridictions, et les suspensions prises contre la majorité des Grands Maîtres Provinciaux. Invoquer des « gros bras » est amusant lorsqu’on voit les photos de l’évènement, même si, nous le reconnaissons, cela a été une erreur que d’appeler à cette manifestation.
De plus, rappelons-nous de FS se présentant en tenue de Grandes Loges Provinciales ou en Assemblée Générale accompagné de barbouzes…L’argument des anciens, et donc aussi partial que déplacé, et en dit surtout long sur ce qui – et qui – les motive…
Après le constat, que faire ?
Nous en sommes au point où désormais, il faut faire campagne électorale pour se faire élire Grand Maître... C'est une nouveauté ! Bien évidemment, c'est parfaitement contraire à la Tradition Maçonnique, et revendiquer ouvertement les suffrages de ses frères aurait été, autrefois, un motif pour, précisément, ne pas les obtenir... Il faut être très imbu de sa personne ou parfaitement inconscient pour s'estimer soi-même capable de diriger notre Maison....
Ce qui équivaut donc à prétendre que personne d’autre que François Stifani serait capable de diriger la GLNF ?!... Merci le message est passé…Le style me rappelle quelques conversations…
Passé cela, des échéances nous attendent, et il faudra bien passer sous les fourches caudines du vote des Loges.
Il y a une instance, le Souverain Grand Comité, qui est, dans les statuts, chargé d'élire le Grand Maître. Il est composé de frères anciens, qui ont pratiquement tous plus de 15 ou 20 ans de Maçonnerie. Notre Ordre est basé, à l'instar des Confréries du Moyen Age, sur le mérite, l'ancienneté, la valeur reconnue au service de la GLNF.
Voila de la poudre aux yeux, destinée une fois de plus à endormir nos Frères, par des mensonges éhontés : depuis des mois et des mois, François Stifani suspend et vide du Souverain Grand Comité tous les Frères qui émettent une opinion s’opposant à son action, et au contraire, nomme des charrettes de Grands Officiers qui lui sont favorables au S.G.C. pour diriger leurs votes. Il est ainsi convaincu (assuré ?!...) que le vote ne peut que lui être favorable… Dans ces nominations, le mérite et l’ancienneté ne sont pour rien, au contraire de la docilité apparente de ces Frères, dont des GG.’.OO.’.PP.’. qui ont à peine sept ans de maçonnerie !
C'est sur ce système que repose la légitimité du SGC. Certes, la Grande Loge est sur-représentée, qui relève de la nomination exclusive par le Grand Maître. Hélas également, le mode de scrutin est à la majorité simple, ce qui fait qu'en cas de candidatures multiples, le futur Grand Maitre pourrait être élu avec 20 % des voix, par exemple, ce qui ne lui conférerait pas une légitimité suffisante aux yeux des Loges, et ainsi continuerait la descente aux Enfers...
Ceci retentit presque comme un cri d’espoir ! Les anciens nous informent qu’il est inéluctable que FS soit réélu au cas ou la « Résistance » se présenterait désunie avec plusieurs candidats. FMR serait bien inspiré de bien intégrer la démonstration ainsi faite par ces anciens. Sa responsabilité es immense à tout faire pour empêcher que Jean Murat puisse être élu, quitte à faire réélire François Stifani…Ce qui confirmerait le discours de ces anciens, qui prétendent que toute l’action de révolte, serait en fait une lutte de pouvoir…
A partir du moment où le Grand Maître a choisi de remettre son mandat au SGC, et non pas « de remettre son mandat en jeu » ce qui ne veut pas dire du tout la même chose, on est fondé à penser que nous devrons élire un nouveau Grand Maître en Septembre comme c'est la coutume depuis toujours à la GLNF les années d'élection.
Par ces paroles, une fois encore, ces anciens montrent qu’ils appartiennent au clan stifanien, et qu’ils le reconnaissent toujours comme Grand Maître…
Après tout, c’est leur droit, mais nous ne voyons pas ou se niche la légitimité qu’ils lui attribuent, lu qui met la GLNF a feu et à sang chaque jour un peu plus, ce qu’il acceptent sans rechigner apparemment, eux si soucieux de condamner la « chienlit » !
Mais on ne dégage pas un consensus propre à apaiser le chaos en une après -midi de discussion au Souverain...
Il faut qu'il y ait un candidat de la GLNF, comme c'est la tradition, mais qui ne peut être un proche du GM sortant, et l'ayant cautionné dans tout son mandat ; ce ne peut être un de ceux qui, par personnes interposées, a mis le feu à l'Obédience en utilisant des méthodes mafieuses ; ce ne peut être un dignitaire de la GLNF qui a montré son irrespect de nos traditions, ses refus d'obéissance, usant d'arguments spécieux ou juridiquement infondés ; ce ne peut être qu'un frère d'expérience, modeste, qui a servi depuis longtemps cette Maison, qui s'y est dévoué en dépit de son métier, de sa famille, qui y a sacrifié ses intérêts pécuniaires, désintéressé et respectueux de nos Principes Ordinaux. Ce doit être unanimement un grand Maçon, une figure initiatique propre à cristalliser sur sa personne les aspirations et les espérances de TOUS les frères.
Sauf à choisir un Frère qui de manière discrète (si, si il y en a ) a soutenu FS, nous ne voyons sérieusement qu’un seul Frère correspondant à l’image d’humilité ainsi décrite, mais capable de faire le consensus autour de lui : Jean Murat !
Mais F.S. et FMR on ceci en commun, qu’ils veulent tout faire pour qu’il ne soit pas candidat. A votre avis pourquoi ?
Cela ne se trouve pas en dix minutes...
Aussi, nous sommes un certain nombre de frères qui pensons que devraient se tenir avant Septembre 2011 des Assises de Renaissance, qui regrouperaient SANS EXCEPTION, tous ceux qui, depuis douze ans, ont gouverné l'Obédience en tant que Très Respectables Frères, c'est à dire, Anciens et Actuels Grands Maîtres Provinciaux, Anciens et Actuels Assistants Grand Maitre, Anciens et Actuels Grands Inspecteurs, Trésoriers et Secrétaires, Anciens et Actuels Députés Grand Maître, ainsi que les Anciens Grands Maîtres. Cela représente l'essence de ceux qui ont œuvré sur le terrain : parmi ces membres, pas de nominations d'honneur, de passés, de convenance ou de copinage. Tous ces frères ont « donné » pour la GLNF, leur temps, leur argent, leur disponibilité, et sacrifié du temps familial et quelquefois professionnel, à la bonne marche de la GLNF... Comment les suspecter d'appartenir à des coteries, et de ne pas prendre en compte l'intérêt général de la GLNF qu'ils ont toujours servie ?
De la manière de réduire la « Résistance » à sa plus simple expression, car avec ce système, il est certain que François Stifani et Jean-Charles Foellner, « retourneraient » en un clin d’œil la plupart des Grands Officiers Nationaux, qui les ont trahis !.
Il s’agit là d’un piège habile, dont le concepteur ne peut qu’être celui qui mène la danse depuis des mois… Bravo, mais ca en prend pas !
C'est une voie de sagesse qui permettrait de proposer au SGC un consensus des Anciens, comme dans une Loge, les Anciens Vénérables proposent leur candidat à la Chaire du Roi Salomon...
Réunissons ces Grands Frères en conclave, un week end au calme, dans un environnement apaisant, et formons, comme dans nos Loges une unanimité de bon aloi, hors des querelles, des clans et des factions. Proposons cette solution équitable pour tous, de quelque tendance à laquelle ils appartiennent actuellement, pour pouvoir réparer les blessures, et remettre la maison en ordre de marche.
Nous devons susciter un consensus large, sans quoi la GLNF continuera de rouler vers l'abîme.
Ceci n'est pas une pétition , c'est un cri d'espoir que nous lançons pour tous ceux dont le cœur saigne de voir la Maison que nous aimons aller vers sa perte. Relayez cette idée, parlez-en autour de vous ; elle est équitable pour tous et honnête, et pourrait être LA SOLUTION...
Pas question de « conclave » ou de week-end avec vous, la seule chose à faire et de vous dévoiler, et d’éventuellement dialoguer…Pour le reste….
Un Collectif de Frères Anciens.