Les derniers jours ont vu se développer des attaques ad hominem de toutes sortes, haineuses et sans fondement aucun, et j’ai été amené en ce qui me concerne à y répondre de manière cinglante, ce qui a eu pour effet d’y mettre un terme, et c’est tant mieux.
Pourtant, sur un tout autre plan, on peut observer que certains frères s’activent toujours pour étendre les divisions, partout ou cela est possible.
Ainsi, après que le Grand Maître d’une nouvelle obédience qui n’a suscitée de reconnaissance que de la part de la Grande Loge de Taïwan, provoquant la déception de bien de ses Frères, ait écrit au début du mois de septembre une lettre qui était un vrai appel du pied aux Frères de la GLNF pour qu’ils la rejoignent, voici que les maisons de rites de cette institution s’agitent à leur tour.
Cette lettre maladroite annonçait aussi qu’il avait signé un accord avec le Grand Chapitre du Rite Français. Le Suprême Commandeur de ce rite, avait donc dû fermement démentir cette affirmation fausse dans ces colonnes. Ce qui avait amené ce Grand Maître à regretter « une erreur de plume » terme qui en fit sourire plus d’un.
Ces jours-ci, de plusieurs sources, il est indiqué que le Suprême Conseil pour la France du R.’.E.’.A.’.A.’. demanderait à ses membres de choisir entre leur appartenance à cette juridiction et à la GLNF, cela avant la fin de l’année. Certains démentent, et d’autres, confirment tout en demandant instamment à ne pas être cités. Pour en avoir le cœur net, j’aitéléphoné (sans succès) au Souverain Grand Commandeur, Jean-Luc Fau.. Malgré mes messages, il ne m’a pas (encore ?) rappelé.
Enfin, c’est maintenant et encore une fois le Rite Ecossais Rectifié qui fait parler de lui.
On se souvient que la seule Juridiction légitime qui administre le quatrième degré symbolique (Loges vertes) et l’Ordre Intérieur (4ème, 5ème, et 6ème grades du Régime Ecossais Rectifié), est Le Grand Prieuré Rectifié de France pour la pratique de ces grades.
Les Frères qui pratiquent ces Rites ont été quelque peu déstabilisés, quand le retrait de reconnaissance de la GLNF par la Grande Loge Alpina a entraîné le risque que le Grand Prieuré Indépendant d’Helvétie retire également sa reconnaissance au GPRF.
Pour pallier à ce danger, dans un premier temps, le GPRF avait donc recommandé à ses membres de démissionner de la GLNF, et de se regrouper au sein du Freïmauren Orden en Allemagne, qui offrait son hospitalité aux Frères Français qui pratiquaient ce rite au sein de la GLNF.
Puis la déclaration anglaise du 12 septembre dernier, redéfinissant au passage les règles de la régularité, est venue contredire cette approche en affirmant que si la GLNF n’était plus – actuellement – reconnue, il n’en demeurait pas moins que ses Frères restaient parfaitement réguliers.
Le Grand Prieuré Rectifié de France en a tiré les conséquences, en prenant la «Resolution du Chapitre Prieural réuni le 6 octobre 2012 ».
Depuis cette date, le GPRF n’exige plus que ses Frères démissionnent de la GLNF, et affirme : « En conséquence, et jusqu’à ce qu’une Grande Loge soit à nouveau reconnue en France par la communauté maçonnique internationale, le G.P.R.F. et le D.N.L.E.R.F. accueilleront désormais parmi leurs membres tous les Maçons rectifiés répondant aux conditions générales d’admission posées par leurs Constitutions et Règlements et qui pourront faire la preuve de leur régularité au regard des critères fixés par la G.L.U.A ».
La position du GPRF est donc parfaitement claire, et permet à tous les Frères du R.E.R de rester au sein de la GLNF, à charge pour cette dernière de réunir au plus vite les conditions permettant son retour au sein de la reconnaissance et de la Fraternité Universelle.
Or, la sagesse et la sérénité qui apparaissent pouvoir revenir ne semblent pas convenir à des Frères qui préfèrent la division à l’union.
Jouant sur une confusion, voire sur une désinformation, certains font courir le bruit qu’un
«Comité de la convention du 6 octobre » (?) fait état d’un accord conclu avec le «Grand Prieuré Reformé et Rectifié d’Occitanie, le GPERRO, en particulier avec le GM Provincial de la troisième Province d'Occitanie», aux termes duquel les Frères membres du GPRF pourraient intégrer cette structure avec création de Préfectures et de Loges de Saint-André.
Le Grand Prieuré de France interrogé (et qui ne souhaite d’ailleurs pas s’exprimer sur les blogs), assure n’être en rien mêlé à cette affaire.
Personne ne comprend, dans les circonstances présentes, le pourquoi de ce prétendu accord, qui n’a d’autre perspective que de vouloir diviser ce que l’ex Grand Maître déchu n’a pas – malgré ses efforts acharnés - réussi à casser, en provoquant une nouvelle hémorragie au sein de la GLNF, alors que le temps est à l’apaisement et au dialogue.
Il apparait d’autant souhaitable pour tous les Frères nés au sein de la GLNF, que les négociateurs de la nouvelle obédience savent les obstacles qui se dressent devant eux.
En effet, alors que le SCPLF risque de se retrouver sans la moindre reconnaissance, les négociations avec les 5 obédiences continentales se révèlent beaucoup moins simples qu’escompté.
Il s’avère que celles-ci en fait, à l’instar de la Grande Loge Suisse Alpina (acteur majeur) poussent beaucoup plus l’obtention de la reconnaissance vers la Grande Loge de France, ce qui est assez compréhensible, puisque celle-ci a une histoire et des effectifs (32.000 Frères) trois fois plus importants que ceux dont se prévaut la GLAMF (11.000 Frères). Il semble donc que pour beaucoup, cet aspect soit signifiant… (Décidément les règles de la régularité sont très évolutifs, ces derniers temps).
Pour en revenir au SCPLF, si en définitive la reconnaissance devait être accordée à la GLDF, son sort deviendrait aléatoire, car il serait impossible d’avoir deux Suprêmes Conseils…
On peut donc se demander si, l’ex gouvernance de la GLNF déchue et écartée, un nouveau Grand Maître mettant en place un plan de réformes et rétablissant nos valeurs (pourvu qu’il soit à la hauteur de cet enjeu historique !) la sagesse ne réside pas en un accord réunissant tout ce qui s’est bien trop vite éparpillé…C’est en tout cas ce que tout Franc-maçon ne peut que souhaiter.