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Le Myosotis du Dauphiné Savoie - Le Blog des Fidèles d'Amour -

Le Myosotis du Dauphiné Savoie - Le Blog des Fidèles d'Amour -

Tribune consacrée à la défense de la Franc-Maçonnerie régulière d'inspiration judéo-chrétienne.


« UN SEUL HOMME EST UN PECHEUR ET TU T’IRRITERAIS CONTRE TOUTE L’ASSEMBLEE ? » (Les Nombres XVI, 20,21,21)

Publié par Emmanuel S.19864 - Fidèle d'Amour sur 24 Juin 2011, 17:25pm

Alors que la décision de la cour d’appel de Paris se fait attendre, je ne résiste pas à l’envie de vous faire part de mon trouble en lisant la section hebdomadaire que lisent les hébreux chaque Shabbat, celle de cette semaine étant le chapitre dénommé « Korah » Chapitre XVI dans Les Nombres.

Encore faut-t-il préciser que pour les hébreux, cette répartition en cinquante-deux semaines n’est absolument pas dû au hasard de cette division, mais au contraire, constitue pour chacun de ses lecteurs un message signifiant pour son temps.

 

Or, dans ce texte, je relève la phrase suivante : « L’Eternel parla à Moïse et Aharon en disant : Ecartez-vous de cette assemblée et Je les exterminerai en un instant. Ils tombèrent sur leurs faces et dirent : D-ieu des esprits de toute chair : un seul homme est un pécheur et Tu t’irriterais contre toute l’assemblée ? ». (Chap. XVI, 20,21,22)

(Un fameux commentateur, Rachi, qui vivait à Troyes au Moyen-âge, explique, à propos de la formule « D-ieu des esprits… ». « Toi Qui connais les pensées, Ton attitude n’est pas celle d’un homme de chair et de sang. Lorsqu’une partie du pays se dresse contre un roi de chair et de sang, il ne sait pas qui a fauté et, de ce fait, quand il s’emporte, il les punit tous. Toi-même, en revanche, Tu as connaissance de toutes les pensées et Tu sais donc qui a fauté »).

D-ieu lui répondit : « Parle à l’assemblée en disant : écartez-vous d’autour des tentes de Korah, Datane et Aviram ».

Comment pouvons-nous comprendre ce qui précède ? Chacun le fera selon sa propre lecture, selon ses connaissances, et sa sensibilité.

Je vous propose les miennes :

Lorsqu’un roi de chair et de sang gouverne avec justice et droiture, il ne punit pas de nombreuses personnes lorsqu’une seule a fauté. Il nomme un juge, qui fait une enquête et désigne le coupable. Et même s’il n’est pas possible de l’identifier…un roi juste punirait-il le plus grand nombre ? Suivez mon regard….

Plusieurs précisions et explications s’imposent :

« Tu sais qui est celui qui a fauté » est au singulier, alors qu’il est dit au préalable « une partie du pays se dresse contre lui ». Or qui est « un seul homme» ? C’est celui qui se trouve à l’origine du péché, et Toi, Tu t’emporterais contre toute l’assemblée ? D-ieu lui dit : « Tu as bien parlé. Je sais et Je ferais savoir qui a fauté… ».

Répondant donc à l’argument que Moïse a soulevé, D-ieu le Grand Architecte, lui dit : « Ecartez-vous de la tente de Korah, Datan et Aviram » en précisant la punition qui incombe aux trois à la fois. Or, D-ieu lui dit : Tuas bien parlé », ce qui revient à dire que D-ieu accepte l’argument de Moïse, que la faute a été commise par « un seul homme ».

Puis, D-ieu fait savoir que les fautifs sont trois et non un seul !

Bien plus, de nombreuses personnes avaient pris part à la révolte : « Deux cent cinquante hommes parmi les Enfants d’Israël, se dressèrent et se réunirent contre Moïse et Aharon ».

De même : Moïse s’adressa et fit des reproches « à Korah et à toute son assemblée et enfin « Toi et toute ton assemblée qui vous dressez contre D-ieu » (Korah 16,2, 3,5,11)

Il est donc clair que plus d’une personne était mêlée à cette controverse, y comprit selon l’avis de Moïse. Dès lors, comment peut-il dire qu’ « un seul homme est pêcheur » ?

Une explication : Rachi relate : « Korah se rendit auprès des tribus et tenta de les persuader : « Pensez-vous que je fais tout cela pour moi ? Je le fais pour vous tous. De la sorte, tous furent convaincus ». Cela ne vous rappelle rien, mes Frères ?

C’est donc Korah qui parvint à convaincre ceux qui appartenaient à son assemblée. Par ses paroles, il arriva à les persuader qu’il agissait pour leur bien et les entraina ainsi dans ses plaintes contre Moïse et Aharon. De même, les principaux protagonistes de la dispute, Datan, Aviram et leurs deux cent cinquante « supporters ». Sans la persuasion de Korah, ils n’auraient jamais pris part à cette dispute de leur propre initiative.

Certes, le V.’.L.’.S.’. enseigne que l’on est tenu de l’éloigner d’un impie : pour autant, leur faute n’était pas si grave. Ils adoptèrent un comportement vil, mais ce n’était pas une révolte passible de mort.

Il en résulte qu’il doit y avoir parmi eux, un homme qui « commet la faute », qui incite les autres et les conduits à se dresser contre le roi–un homme qui « se révolte », à proprement parler. C’est ce qu’écrit rachi : « il ne sait pas qui a fauté », au singulier, c’est-à-dire celui qui incite les autres et le dresse contre le roi. Ce roi de chair et de sang, incapable d’identifier le coupable, les punira tous, dès lors qu’ils se sont dressés contre lui. Par contre, « Toi-même, Tu as connaissance de toutes les pensées et Tu sais donc qui a fauté ».

Il n’est donc pas concevable que ceux qui n’ont fait que se « dresser », soient punis aussi sévèrement. L’argument de Moïse à la suite de « Tu sais qui a fauté », car D-ieu à connaissance des pensées, et, en l’occurrence, un seul homme a « fauté ». Pourrait-Il s’emporter contre toute l’assemblée ?

En réponse à l’ensemble de l’argument de Moïse, le Grand Architecte lui dit : « Tu as bien parlé »- on ne peut punir que celui qui a commis la faute ; toutefois, par « Je sais et Je ferai savoir qui a fauté », Il repousse l’affirmation de Moïse avançant qu’un seul homme a fauté. D-ieu le fit savoir en disant : » Ecartez-vous de la tente de Korah, Datan et Aviram » : ces trois-là ont commis la faute !

Bien entendu toutes ressemblances avec des évènements présents n’est absolument pas fortuite !

Pourtant, les uns et les autres feraient bien de méditer ces paraboles, et chacun de nous de réfléchir à la présente situation à la lueur de cette histoire…

 

P.S.. Malheureusement, pour illustrer le début de ce commentaire, nous apprenons que François Stifani s'est encore commit, en décidant par ordonnance sans aucune motivation la dissolution de deux Respectables Loges. Or, l'une d'elle, la R.'.L.'. Kanissa avait reçue la protection formelle de Maître Legrand, laquelle, au mois de mars avait sérieusement sermonée Henri Sidery sur la disparition du trésor de cette loge, ainsi que concernant la suspension de son Vénérable Maître et de deux frères qui avaient commis le crime de lèse-majesté de ne pas aller rendre hommage à F.S. de passage dans cette île...

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F
<br /> il n'a rien dissout du tout, puisqu'il n'est plus Grand Maître.....<br /> <br /> <br />
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E
<br /> <br /> Entre la théorie et la pratique…<br /> <br /> <br /> <br />
F
<br /> Très Chers et Bien aimés Frères, Cher Emmanuel,<br /> <br /> Je suis pour le moins aussi surpris de votre étonnement.<br /> Pour mémoire, le bouddhisme est communément perçu comme une religion sans dieu, et la notion d’un dieu créateur est absente de la plupart de ces formes. Je ne souhaite pas entrer dans une polémique<br /> sur un sujet de religion.<br /> <br /> Fraternellement<br /> <br /> Franck<br /> <br /> <br />
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M
<br /> Mon TCFrère emmanuel,<br /> <br /> Bravo pour ton explication brillante de la paracha d'hier, qui m'a donné l'occasion de me replonger dans les textes en question (mon pett-fils a lu chela'h lekha la semaine dernière. Mais après la<br /> punition exemplaire des 3 fautifs, pourquoi anéantir également les 250 qui n'ont fait que suivre, influencés par le meneur perfide. Et ce meneur n'est-il pas aussi, en transposant dans notre<br /> société civile, animé par des aspirations démocratiques, réclamant un partage plus équitable du pouvoir. Evidemment dans le contexte biblique, toute mise en cause de l'autorité suprême doit être<br /> réprimée impitoyablement. Dans notre société maçonnique elle se justifie.<br /> Encore plus remarquable est ta défense et apologie de la croyance en Dieu et aux textes sacrés dans notre obédience, comme fondement incontournable de la Maçonnerie.<br /> Mais que dire de la tiédeur de la foi affirmée par bon nombre de nos Frères, sur laquelle on jette un voile discret dans nos rapports d'enquète, et aussi de ceux qui au cours des ans l'ont<br /> définitivement perdue mais qui se trouvent bien dans leurs Loges.<br /> Quand cette période trouble sera terminée, j'espère avoir le plaisir de discuter avec toi.<br /> bien fraternellement<br /> Martin<br /> <br /> <br />
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E
<br /> <br /> Pardonnes-moi, Mon Bien Aimé Frère Martin, de te répondre si tard, mais je<br /> suis totalement débordé actuellement, mais je tenais à te répondre personnellement comme il se doit.<br /> <br /> <br /> D’abord, Hazak pour ton petit-fils et pour sa lecture, et j’espère que tu<br /> as beaucoup de « nahess » de lui. Observons qu’il y a d’ailleurs une liaison entre le texte de Chelah Leha, et celui de Korah, qui délivrent les enseignements<br /> suivants :<br /> <br /> <br /> Certains prétendent que la pratique concrète des commandements (Mitzvot)<br /> n’est pas déterminante : L’essentiel est, pour eux, d’avoir le cœur nécessaire, et de fait, le Talmud, au traité Sanhédrin page 106b dit que « D-ieu demande le cœur ». C’est ce que<br /> révèle le raisonnement des explorateurs. D’autres, prétendent que l’accomplissement des commandements suffit, mais que l’étude et la prière sont moins importants, car l’acte est<br /> essentiel.<br /> <br /> <br /> Or, l’enseignement du Volume de la Loi Sacrée, c’est qu’il ne faut pas<br /> adopter la conception des éclaireurs et se contenter de l’élévation spirituelle, mais que l’on ne doit pas non plus suivre Korah et son assemblée en se contentant de l’action. Il faut réunir ces<br /> deux dimensions à la fois. Si l’acte est essentiel, celui-ci doit en outre être pur et raffiné. Pour cela, il faut impérativement étudier l’enseignement caché de la Bible. C’est le à quoi nous<br /> incitent nos Rituels.<br /> <br /> <br /> S’agissant de ta question : Ils ont été en effet engloutis avec leurs<br /> femmes et leurs enfants. Or on peut se poser les questions suivantes : 1) Pourquoi Moïse n’a pas intercédé en faveur des hommes pervers comme il l’avait souvent fait. 2) Pourquoi les jeunes<br /> enfants qui semblent parfaitement innocents ont été châtiés avec les autres ? Il y a un Midrash Rabba qui observe « l’extrême gravité de la querelle : alors que le Beth Din humain<br /> ne punit pas avant l’âge de 13 ans et un jour, alors que le Beth Din céleste ne rend l’homme responsable qu’au-delà de 20 ans, la querelle de Korah a provoqué l’extermination d’enfants encore au<br /> sein, aussi bien que d’adultes.<br /> <br /> <br /> Nous voyons combien peut être désastreuse une<br /> querelle<br /> <br /> <br /> C’est donc l’esprit même de la querelle et de la scission qui est en cause<br /> dans cette tragédie.<br /> <br /> <br /> Observons que déjà les constructeurs de la Tour de Babel avaient<br /> manifestés cette idée d’opposition à D-ieu, mentalité également perceptible chez les habitants de Sdome : et Korah,était vraisemblablement de la même veine : il lui fallait introduire<br /> la division en Israël, et organiser l’opposition. Si tu es hébraïsant, je te fais remarquer que le Targoum fait allusion à cette parenté en traduisant au début de la paracha le verbe<br /> « prendre » dans la phrase « Korah prit » par vehitpaleg, mot de la même racine que (dor) haplaga « génération de la division ». Les constructeurs de la Tour furent<br /> punis par D-ieu de la peine de dispersion, les sodomites frappés de cécité, et enfin Korah et ses complices pour le même péché, emportés tous ensemble et engloutis sous terre. Ces analogies<br /> laissent entrevoir la réponse aux deux questions…<br /> <br /> <br /> Ayant, je l’espère partiellement répondu à ta question première, je<br /> voudrais néanmoins préciser qu’à mon sens, nous n’avons pas à « jauger » la foi de nos frères, celle-ci étant de l’ordre de leur sphère privée. Ce qui compte, c’est d’effectivement<br /> valider la réalité de leur foi en D-ieu, condition fondamentale de leur admission dans notre obédience.<br /> <br /> <br /> Je serais moi aussi ravi de pouvoir te rencontrer, et si tu passes par la<br /> région du Dauphiné-Savoie, ou par Genève te recevoir…<br /> <br /> <br /> Très fraternellement.<br /> <br /> <br /> <br />
R
<br /> Merci mon Frère Emmanuel, je ne connais pas notre Frère Franck, mais je suis surpris de ses propos pour un vieux maçon.<br /> j'adhère complètement à tes propos et je mesure à l'instant et avec discernement, que dans notre Obédience, beaucoup n'ont pas la même lecture, ce qui me surprend !<br /> <br /> Notre libre volonté de maçon régulier ne doit pas nous faire oublier nos fondamentaux, au risque de déviance...<br /> <br /> pour cela un excellent livre existe" la voie substituée" de Jean Baylot.<br /> <br /> bien frat<br /> <br /> <br />
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E
<br /> <br /> Bonjour et merci mon Frère Reza pour ton<br /> appréciation.<br /> <br /> <br /> En effet, j’aurais du recommander à notre Bien Aimé Frère Franck la<br /> lecture du livre de Jean Beylot, « La voie substituée », qui est une référence majeure sur ce sujet. Merci de l’avoir rappelé.<br /> <br /> <br /> En effet, je suis de ceux qui sont convaincus que c’est parce que nous<br /> nous sommes progressivement écartés de nos fondamentaux et parmi ceux-ci de la croyance dans le Grand Architecte de l’Univers – qui est D-ieu, et dans sa volonté révélée, que ce soit au travers<br /> de la Thora des Hébreux, des Evangiles des chrétiens ou du Coran des musulmans ou des autres livres admis par nos Constitutions que nous sommes plongés dans cette abominables<br /> crise.<br /> <br /> <br /> Autrement dit, c’est parce que nous avons abandonnés le plan spirituel, au<br /> profit du plan matériel que nous sommes dans cet état de décadence avancée.<br /> <br /> <br /> Formons donc des vœux pour que le G.’.A.’.D.’.L.’.U.’. nous aide à<br /> rétablir notre vocation…<br /> <br /> <br /> <br />
F
<br /> Très Chers et Bien aimés Frères, Très cher Emmanuel,<br /> <br /> Je ne te cache pas mon trouble quand tu parles sans grand discernement et fait l'amalgame entre Le D... des juifs, D-ieu et le Grand Architecte de l'Univers. Pour moi le fondement de la<br /> Franc-maçonnerie de tradition est déiste et non monothéiste, elle ne prone pas la Croyance en un Dieu Manifesté et Révélé. Ce genre de dérive à coûté cher à la GLNF et m'en a éloigné. Adepte du<br /> Rite Ecossais Ancien et accepté je ne comprends le GADLU QUE COMME LA DESIGNATION D'UN PRINCIPE Transcendental à l'homme, auteur de la création et en aucune fçon comme une PERSONNE comme tu le<br /> laisses suggérer dans ton Ecrit. Cela n'enlèe évidemment Rien à l'affection fraternelle que j'ai pour TOI. Mais il fallait que je te le dise.<br /> <br /> Très fraternellement,<br /> <br /> Franck<br /> <br /> <br />
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E
<br /> <br /> Mon Très Cher Frère<br /> Franck.<br /> <br /> <br /> Je te remercie de faire part de ton opinion,<br /> voire de ta sensibilité sur ce point aussi intéressant que passionnant. Pourtant, je ne partage absolument pas ton point de vue, qui ressemble beaucoup d’ailleurs à la sensibilité de nos Frères<br /> de la Grande Loge de France.<br /> <br /> <br /> Or la Franc-maçonnerie de Tradition, dont la<br /> GLNF est issue, est très claire et très explicite, et nos textes – y comprit fondateurs – aussi. J’espère que notre Frère historien avisé nous donnera aussi son opinion sur ce<br /> sujet.<br /> <br /> <br /> Mon Bien Aimé frère Franck, n’as-tu jamais<br /> entendu, en fréquentant nos loges cette affirmation : «  Le Grand Architecte de l’Univers QUI EST D-IEU » ?<br /> <br /> <br /> N’as-tu<br /> pas lu dans le préambule du R.’.E.’.A.’.A.’., d’après les Rituels Anciens, au grade d’Apprenti, dans la Description de la Loge, « Les Grands symboles maçonniques »  que « le V.’.L.’.S.’., symbole de la Tradition, est la Bible, qui est obligatoirement ouverte à la page du prologue de l’Evangile de<br /> Saint-Jean. ». ?<br /> <br /> <br /> A titre<br /> indicatif, il est ajouté que les « Livres Traditionnels admis par la F.’.M.’. sont : la Bible composée de l’Ancien et du Nouveau Testament ; les Vedas de l’Hindouïsme, le Tripitaka<br /> du Bouddhisme, le Koran des musulmans, le Tao Teh King des taoïstes, les quatre livres de la doctrine de Koung-Fou-Tseu, le Zend Avesta du Zoroastrisme.<br /> <br /> <br /> Ceci<br /> est l’exemple de ce qu’est réellement la tolérance maçonnique, c’est-à-dire la reconnaissance de la validité de toutes les Traditions et de leur unité transcendante.<br /> <br /> <br /> Elle<br /> montre aussi ce que la tolérance maçonnique n’est pas : l’agnosticisme  ou l’indifférence.<br /> <br /> <br /> Ne te<br /> souviens-tu pas que l’article premier du Règlement Général de nos constitutions de 1986, celle auxquelles tous frères opposants veulent désormais revenir, dispose que les travaux sont ouverts et<br /> fermés à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers dans toutes les loges, et que le Volume de la Sainte Loi est ouvert durant les travaux sur la Chair du<br /> V.’.M.’. ?<br /> <br /> <br /> Rappelles-toi aussi les pages consacrées aux principes de base pour toute grande loge régulière (je cite mot à mot, rien n’est de<br /> moi):<br /> <br /> <br /> <br /> Croyance au G.’.A.’.D.’.L.’.U.’. et en sa volonté révélée : Une Grande Loge Régulière ne doit admettre comme membres que ceux qui professent clairement de telles croyances.<br /> <br /> <br /> Serment sur le<br /> Volume de la Loi Sacrée : Une Grande Loge Régulière doit exiger que tout nouveau membre prenne son obligation sur le V.’.L.’.S.’. correspondant à sa<br /> croyance, de façon que la conscience de tout nouvel initié se trouve liée par la révélation d’en Haut.<br /> <br /> <br /> Travail en présence<br /> des Trois Grandes Lumières : Une Grande Loge Régulière, et les loges placées sous sa juridiction ne doivent travailler maçonniquement qu’en présence du ou des<br /> Volumes de la Loi Sacrée, de l’Equerre et du Compas.<br /> <br /> <br /> <br /> Je te<br /> renvoie au travail consacré à l’ouverture de la Bible en Loge et aux buts de la Maçonnerie, publié dans les cahiers de Villard de Honnecourt, du R.’.F.’. Jean-Pierre Schnetzler qui explique<br /> qu’ « historiquement en F.’.M.’., il ne peut y avoir de fraternité initiatique régulière, sans l’adhésion en tant que simple fidèle de la Tradition considérée, aux règles d’hygiène<br /> physique, mentale et spirituelle prescrite comme un minimum vital, par le V.’.L.’.S.’., ce qui est matérialisé par l’obligation solennelle prise lors de l’Initiation, et sans l’adhésion ensuite<br /> aux enseignements, légendes, mots hébreux spécifiques tirés du Livre, qui définissent son usage maçonnique, superposé à l’usage simplement religieux, lequel subsiste et continue à s’imposer. La<br /> pratique maçonnique du V.’.L.’.S.’. dépasse, mais suppose son usage religieux. L’oubli de ce dernier est une hérésie moderniste qui prive la maçonnerie de ses<br /> fondements .<br /> <br /> <br /> Voila<br /> pourquoi, le serment sur le V.’.L.’.S.’., première des trois grandes lumières de la F.’.M.’. est le préalable nécessaire de l’initiation, et c’est ce qui motive la disqualification des obédiences<br /> irrégulières qui l’écartent. Faute d’adhésion à la révélation divine, de vénération et d’usage de la Parole, de transmission de son Esprit Saint, ces obédiences ne gèrent qu’un simulacre et ne<br /> transmettent que du vent ». C’était son opinion, elle n’engage que lui.<br /> <br /> <br /> Je te<br /> renvoie aussi au manuscrit Regius, reprise d’ailleurs par le Cook, dans le « Statut du Métier de Maçon » :<br /> <br /> <br /> « Qui ce métier veut embrasser<br /> <br /> <br /> Doit aimer D-ieu et Sainte Eglise<br /> <br /> <br /> Son<br /> Maître aussi chez qui il vit ».<br /> <br /> <br /> Et<br /> aussi à La Constitution d’Anderson, appelée « Histoire, Lois, Obligations, Ordonnances, Règlements et Usages de la Très respectable Confrérie des F.’.M.’. Acceptés, recueillis de leurs<br /> archives Générales et de leurs fidèles Tradition de nombreux âges », datés de 1723:<br /> <br /> <br /> page 8,<br /> que «  D-ieu exige une très glorieuse Tente ou Tabernacle à l’intérieur de laquelle résidait la Shehina (en hébreu dans le texte) qui, quoique <br /> n’étant ni de pierre, ni de brique, fut disposée selon la géométrie. Moïse devint successivement Maître Maçon Général, roi de Yeshouroun, puis Grand Maître des Israélites, qui les ordonne en loge<br /> régulière et générale et leur donne de « Sages obligations et règlements ».<br /> <br /> <br /> Comme<br /> tu le vois, nos textes fondateurs, comme la volonté des rédacteurs de nos textes sont animés d’une volonté d’un amour pour le D-ieu de la Bible, et pour le texte du Volume de la Loi Sacrée qui<br /> est historiquement confondu avec celle-ci…<br /> <br /> <br /> Et je<br /> ne fais que citer ces exemples, parmi tant d’autres que je ne peux évidement tous rapporter ici…<br /> <br /> <br /> Avec<br /> toute ma fraternelle affection.<br /> <br /> <br /> <br />

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