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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 09:12
(Photo ripostelaïque.com)

(Photo ripostelaïque.com)

Lire la « littérature » nazislamiste, dont la revue francophone de l’état islamique, « Dar al islam » (Maison de l’islam (par opposition à Dar el harb, Maison de la guerre)) est un exemple, c’est comme se plonger dans la lecture de « Mein Kampf » : on y retrouve les mêmes mécanismes, les mêmes principes et les mêmes horreurs.

Et cela donne la nausée.

Chacun comprendra qu’il n’est nullement dans mon intention de faire la promotion de ces lâches assassins, mais bien au contraire de mettre chacun en garde contre ces barbares. Et pour cela, il est très important de savoir à qui l’on a à faire, qui est notre ennemi, afin de prendre toutes mesures nécessaires.

Ici, en Israël, on sait l’importance du renseignement dans la lutte antiterroriste. On sait aussi que chacun est une cible et que strictement personne n’est à l’abri. Qu’il est donc du devoir de chacun d’être vigilant et sur ses gardes en permanence. Je vous l’assure, on peut très bien vivre ainsi. Nous le vivons d’ailleurs depuis plusieurs décennies, et c’est loin d’être fini.

Les centaines de Frères et Sœurs ainsi que leurs familles que j’ai emmené ici ont pu en prendre conscience, tout en notant que cet état de fait n’affecte en rien le sens de la démocratie et de l’importance de l’état de droit des israéliens, comme le fait que la présence sécuritaire est très light. En effet, nul besoin de montrer ses muscles pour contrer le terrorisme. Il faut juste être présent là où il le faut, quand il le faut. Et, je le répète collecter le maximum de renseignements pour bien comprendre l’ennemi.

Il se trouve que l’infâme torchon francophone de l’état islamique, donne beaucoup d’indications précieuses. Parmi celles-ci, une sorte de vadémécum (pages 32 et 33) de l’assassin nazislamiste qui souhaite commettre attentats et assassinats en France.

Cet extrait, que je me refuse à reproduire sur mon blog, mais que vous pouvez consulter ici vous  permettra de découvrire des éléments importants qui touchent chacun d’entre nous, mis en relief en rouge dans l’extrait ci-dessous :

« Toujours viser les endroits fréquentés, tel que les lieux touristiques, les grandes surfaces, les synagogues, les églises, les loges maçonniques, les permanences des partis politiques, les lieux de prêche des apostats , le but étant d’installer la peur dans leur coeur. »

Ce texte est suffisant pour comprendre qu’il est désormais primordial de contrôler les accès des lieux de culte, particulièrement chrétiens et juifs, mais aussi l’accès de nos loges. Et pas que par le tuilage.

Plus, nous savons qu’il existe des tentatives d’infiltration de celles-ci par des candidatures un peu trop spontanées, par des candidats qui tous envoient à peu près la même lettre de candidature.

Il m’a par ailleurs été fait mention qu’un de nos Frères, officier de police qui effectuait une perquisition dans le cadre de la lutte anti-terroriste, a trouvé chez un nazislamiste, un fichier de frères maçons…

Cet état de fait en dit d’ailleurs assez long sur l’état d’esprit de tel ou tel journaliste auto proclamé « spécialiste » de la franc-maçonnerie qui à dessein lance en pâture des noms de frères leur faisant courir, ainsi que leurs familles, des risques sur leur vie. On peut d’ailleurs en dire autant sur des Frères fêlons qui en font autant.

(Prochainement un autre article sur le sujet).

 

Published by Emmanuel S.19864 - Fidèle d'Amour
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 11:05
LE CURE D’UN PETIT VILLAGE NORMAND MARTYR DE L’EGLISE.

Ce matin, alors qu’il célébrait la Messe, un prêtre catholique âgé de 84 ans, le Père Jacques Hammel, deux bonnes sœurs et quelques fidèles ont été pris en otage par deux terroristes dans le village de Saint-Etienne-de Rouvray.

Malheureusement, comme on pouvait s’y attendre, l’issue a été dramatique. Le curé aurait été égorgé, martyr de sa foi, un autre otage étant entre la vie et la mort, après que les barbares terroristes aient tenté de l’égorger aussi.

Les médias ne désignent pas les terroristes, ils ne parlent pas d’islamistes, mais le mode opératoire laisse peu de doute sur la nature et l’origine de ces lâches assassins. De plus, le fait que l’enquête ait été confiée à la sous-direction antiterroriste (SDAT) et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) donne une indication précise sur leur profil, alors que de plus on apprend que l’un des barbares terroristes serait fiché « S ».

De surcroit, ils ont crié « Allah Ouakbar »! …

Je ne suis pas chrétien, mais je sais qu’une église ne peut être qu’un lieu de prières envers l’Eternel, un lieu de paix, et de recueillement.

Ici, d’Israël ou j’habite, je tiens à exprimer toute ma solidarité et ma compassion pour la famille des victimes, et plus généralement à la communauté catholique ainsi prise elle aussi pour cible.

Je ne peux m’empêcher de penser que chaque fois que l’on s’en prend aux juifs, on finit par s’en prendre aux autres.

En effet, ce qui vient d’arriver me fait penser aux attaques sanguinaires menées ces deux dernières années contre des synagogues à Jérusalem, ou le même genre d’assassins terroristes nazislamistes avaient tué à coups de haches et de couteaux des fidèles en train de prier…

Par ailleurs, on observera que les nazislamistes, aiment particulièrement s’en prendre aux autres religions, particulièrement celles du livre : Outre le fait qu’ils sont en train d’éradiquer la présence des chrétiens au proche et au moyen orient, il ne faut pas oublier les faits suivants :

- L’attentat avorté mais qui avait causé la mort d’une jeune femme, Aurélie Chatelain, contre une Église de Villejuif par Sid Ahmed Glam (lequel avait alors avoué avoir projeté de s’en prendre à cette même église de Saint-Etienne de Rouvray).

- L’assassinat de l’Evêque d’Alger.

- L’assassinat et la décapitation des moines de Tibérine.

- L’assassinat de prêtes chrétiens en Turquie, en Egypte.

- Attaques d’églises et assassinat de fidèles au Pakistan,

- Attaques de synagogues en France ou en Israël et assassinats de fidèles…

Aujourd’hui, on assiste à des attaques terroristes presque tous les jours, en France ou en Allemagne.

L’Europe est donc la cible principale des nazislamistes, chacun de ses habitants une cible. Chacun doit donc en avoir conscience et en tirer les conséquences nécessaires.

 

P.S.1: Le Président de la République vient de confirmer que les terroristes se réclament bien de l'Etat Islamique...Il n'y avait vraiment aucun doute!

P.S2. : Message personnel : J’espère que l’on ne comparera pas ces faits avec l’acte horrible d’Andreas Lubitz…Les nazislamistes ne sont pas des « suicidaires » mais bel et bien des terroristes assassins. Il est temps de se poser les bonnes questions, non? 
 

Published by Emmanuel S.19864 - Fidèle d'Amour
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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 09:29
BARBARIE NAZISLAMISTE A NICE.

Hier soir, vous le savez déjà sans doute, à l’issue du feu d’artifice du 14 juillet, un nazislamiste a foncé dans la foule massée sur la Promenade des Anglais à Nice, fauchant des centaines de personnes.

Parmi les victimes assassinées, broyées par le camion fou, des dizaines d’enfants, des femmes des hommes qui étaient venues célébrer la fête de la Liberté, ce que symbolise le 14 juillet en France.

Il n’est pas question de rapporter ici les témoignages poignants des scènes vécus dans ce tragique moment. Les médias classiques, les chaînes d’infos le feront bien mieux.

Bien évidemment, toutes nos émotions tous nos sentiments, toute notre compassion et toute notre solidarité vont vers les victimes de ce lâche attentat.

Cependant, cet assassinat de masse intervenant après plusieurs autres, un deuil national même de trois jours, la mise en berne des drapeaux dans le pays, les déclarations lénifiantes ne suffisent pas, et il n’est plus possible de faire l’économie de certaines questions.

La première consiste à savoir quand les pouvoirs publics prendront les mesures nécessaires pour protéger nos forces de sécurité, et surtout quand on leur donnera les moyens d’agir. Sait-on en effet, que les militaires mobilisés dans le cadre de l’Opération Sentinelle, n’ont pas d’ordre leur permettant d’ouvrir le feu en cas d’agression, et qu’ils sont eux-mêmes des cibles potentielles ?

La deuxième, tend à savoir quand le gouvernement va réformer l’approche de la sécurité, et particulièrement de la lutte anti-terroriste. Sait-on qu’en France, il n’y a pas moins d’une trentaine de services qui ont des compétences dans ce domaine, et qui ne communiquent parfois jamais entre eux, et sont souvent en concurrence stérile, ce qui profite largement aux terroristes.

La troisième, voudrait savoir quand seront enfin prises des mesures efficaces visant à la fois à mieux contrôler les nazislamistes, et à rendre difficile leur circulation, particulièrement leur passage aux frontières françaises, mais aussi européennes.

La quatrième question, est de savoir quand les services de sécurité seront enfin entraînés sérieusement contre les différentes méthodes des terroristes nazislamistes ? Ils ne le sont toujours pas, ou insuffisamment. Le fait que le RAID ait tiré selon ses propres sources 5.000 cartouches dans l’appartement de St-Denis alors que les terroristes n’avaient pas tiré en est une illustration.

La cinquième question consiste à savoir quand et comment les services de sécurité comprendront qu’il est impératif de surveiller non pas seulement les fichés « S » , mais aussi les délinquants de droit commun, car il existe une remarquable perméabilité entre les deux. La tâche sera énorme à cet égard, mais elle est indispensable, car ne pas la traiter, c’est être quelque part complice. La sécurité anti-terroriste ne souffre pas d’approximation. Ici, en Israël, on est payé pour le savoir.

Il est temps par ailleurs que la France comprenne que la lutte anti-terroriste, ne se fait pas sur la défensive, mais exige une action offensive.

La sixième question appelle une réponse des autorités « compétentes » : Comment le camion du nazislamiste a-t-il pu rentrer dans une zone sécurisée telle que celle du feu d’artifice du 14 juillet dans une des plus grandes villes de France, dans un des plus hauts lieux touristiques d’Europe, en plein Etat d’urgence, alors que le Président de la République lui-même a déclaré que nous sommes en guerre ?

Et il y a bien d’autres questions qui doivent trouver réponse…

Les français vont quant à eux, devoir s’habituer à vivre sous la menace des attentats, car il y en aura d’autres, ce qui oblige les autorités de la République à repenser la stratégie anti-terroriste.

Daech, l’état islamique enregistre défaites militaires après défaites militaires, et en vient même à envisager la perte du califat. Il donne donc des instructions à ses sympathisants de ne pas y venir, mais de rester en occident pour y commettre des attentats sur place, notamment avec le système de la « voiture bélier » ou du « camion bélier », déjà expérimenté en Israël.

D’autres attentats artisanaux, comme les assassinats aveugles (ou non) au couteau peuvent se multiplier. Il s’agit de la stratégie des milles petits coups.

Enfin un coup de colère : s’agissant du nazislamiste, les médias français parlent d’un franco-tunisien. Il ne s’agit pas d’émettre ici un jugement concernant les valeurs de la  Tunisie, pays connu pour sa tolérance, son hospitalité, et aussi pour avoir permis aux femmes de se libérer et de vivre avec une égalité citoyenne.

Mais qu’il me soit permis d’être heurté quand j’entends parler d’un « franco-tunisien », car une chose est sûre, c’est que ce lâche barbare assassin, n’a rien de français ! J’imagine les cris d’orfraie que cette indignation déclenchera auprès d’idéologues malfaisants et à la révolte sélective en fonction de leurs intérêts, parfois mercantiles. Peut-être a-t-il des papiers français, un passeport français, mais cela ne fait pas de lui un français. Il n’a rien de français, car il ne partage aucune des valeurs françaises, il ne fait que profiter de l’hospitalité française, des prestations sociales qu’offre la France, mais ses actes, ses condamnations criminelles et son acte barbare atteste qu’il n’a rien d’un Français: Un français ne tue pas des civils innocents dans les rues…

Assez de mentir, assez de se mentir. Un terroriste, s’appelle un terroriste, un assassin, s’appelle un assassin, un nazislamiste, s’appelle un nazislamiste, et non pas un Franco-tunisien!
 

BARBARIE NAZISLAMISTE A NICE.
Published by Emmanuel S.19864 - Fidèle d'Amour
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 19:59
(Photo www.slideshare.net)

(Photo www.slideshare.net)

En Israël où je me trouve, le pays est plongé dans un sentiment de deuil généralisé. Comme si l’assassinat sauvage d’une adolescente de 13 ans dans son lit par un jeune terroriste palestinien aux cris d’« Allah ouAkhbar » et celui d’un rabbin mitraillé par des terroristes devant sa famille dans sa voiture ne suffisait pas à mortifier les israéliens, l’annonce du décès d’Elie Wiesel bouleverse aussi profondément le Peuple d’Israël. Le pays se recueille…

Le président de l’Etat, Reuven Rivlin lui-même endeuillé par l’assassinat du rabbin cité plus haut, a déclaré qu'« Elie Wiesel était un héros du peuple juif qui a incarné la détermination de l'esprit humain et la capacité de surmonter les forces du mal. Et de survivre contre toute attente ».

Le Premier Ministre Benyamin Netanyahu, a quant à lui affirmé qu’ « Elie Wiesel a contribué à la victoire de l'humanité face à la cruauté et au mal ».

On se souvient que lui, comme l’un de ses prédécesseurs, Ehoud Barak, voulaient susciter la candidature d’Elie Wiesel à la fonction de Président de l’Etat d’Israël. Chaque fois, celui-ci avait décliné l’offre, arguant qu’il « n’était qu’un écrivain ».

Le quotidien Yediot Aharonot, écrit en une : « L'homme qui était là-bas ». Et poursuit : Là-bas : à Auschwitz et à Buchenwald. Wiesel était « la conscience du monde ». Et encore : « C'est « la disparition d'un géant ». Un autre quotidien, Maariv, écrit qu’« Elie Wiesel était un monument de la Shoa », alors que le quotidien très à gauche Haaretz, rappelle que toute sa vie, Elie Wiesel a lutté pour les droits de l’homme, de tous les hommes.

Effectivement, Elie Wiesel qui a échappé aux camps de la mort, a passé toute sa vie à faire en sorte que le monde n’oublie jamais ceux qui ont eu moins de chance que lui.

Enfin, Israël Hayom, titre sur Elie Wiesel « L’homme qui avait promis de ne jamais se taire ».

Les hommages affluent aussi des Etats-Unis : « Elie n'était pas seulement le plus célèbre survivant de la Shoah, il était un mémorial vivant », a déclaré le président américain Barack Obama. « Sa vie et la force de son exemple nous poussent à être meilleurs. »

Pour le secrétaire d'Etat américain John Kerry, les mots d'Elie Wiesel « portaient le poids d'une expérience qui ne peut pas et ne doit pas être oubliée », l'expérience d'événements tragiques « que nous sommes tous appelés à prévenir de nos jours ».

Elie Wiesel a connu l’enfer au cours de son séjour au camp de la mort d’Auschwitz-Birkenau, et les marches de la mort, qui le mèneront en 1945 au camps de concentration de Buchenwald.

A sa libération, il arrive au Préventorium d'Écouis dans l'Eure et passe une dizaine d'années en France, à Paris, durant lesquelles il fait des études de philosophie à la Sorbonne.

Il demandera la nationalité française, qui lui sera refusée. Il ne l’oubliera jamais : Lorsque le Président de la République Française François Mitterand lui proposera de devenir citoyen français après qu’il ait reçu le Prix Nobel de la Paix, il déclinera l’offre.

Apatride, il fait son Alya, et devient israélien. Journaliste, il écrit pour le quotidien israélien Yediot Aharonot, ce qui lui permet de parcourir le monde et de rencontrer d'importantes personnalités, des artistes, des philosophes, et des chefs d'État ; il se lie d'amitié avec François Mauriac (qui l'aidera à publier sa toute première œuvre, La Nuit) et Golda Meir.

La rencontre, en mai 1955, pourtant, commençait mal. François Mauriac l’a relatée au moment de la sortie du premier livre d’Elie Wiesel, « La Nuit », que l’académicien et prix Nobel français a préfacé : « Des journalistes étrangers me rendent souvent visite. Je les redoute, partagé entre le désir de livrer toute ma pensée et la crainte de donner des armes à un interlocuteur dont les sentiments à l’égard de la France ne me sont pas connus. Dans ces rencontres, je n’oublie jamais de me méfier.

Ce matin-là, le jeune Israélien qui m’interrogeait pour le compte d’un journal de Tel-Aviv m’inspira dès l’abord une sympathie dont je ne dus guère me défendre longtemps, car nos propos prirent très vite un tour personnel. J’en vins à évoquer des souvenirs du temps de l’occupation. Ce ne sont pas toujours les circonstances auxquelles nous avons été directement mêlés qui nous affectent le plus. Je confiai à mon jeune visiteur qu’aucune vision de ces sombres années ne m’a marqué autant que ces wagons remplis d’enfants juifs, à la gare d’Austerlitz… Je ne les ai pourtant pas vus de mes yeux, mais ma femme me les décrivit, toute pleine encore de l’horreur qu’elle en avait ressentie. Nous ignorions tout alors des méthodes d’extermination nazies. Et qui aurait pu les imaginer ! Mais ces agneaux arrachés à leur mère, cela dépassait déjà ce que nous eussions cru possible. Ce jour-là, je crois avoir touché pour la première fois le mystère d’iniquité dont la révélation aura marqué la fin d’une ère et le commencement d’une autre. Le rêve que l’homme d’occident a conçu au XVIIIe siècle, dont il crut voir l’aurore en 1789, qui, jusqu’au 2 août 1914, s’est fortifié du progrès des Lumières, des découvertes de la science, ce rêve a achevé de se dissiper pour moi devant ces wagons bourrés de petits garçons, – et j’étais pourtant à mille lieues de penser qu’ils allaient ravitailler la chambre à gaz et le crématoire.

Voilà ce que je dus confier à ce journaliste, et comme je soupirai : « Que de fois j’ai pensé à ces enfants ! » Il me dit : « Je suis l’un d’eux. » Il était l’un deux ! Il avait vu disparaître sa mère, une petite sœur adorée et tous les siens, sauf son père, dans le four alimenté par des créatures vivantes. Pour son père, il devait assister à son martyr, jour après jour, à son agonie et à sa mort. Quelle mort ! Ce livre en relate les circonstances et je le laisse à découvrir à des lecteurs qui devraient être aussi nombreux que ceux du journal d’Anne Franck, – et par quel miracle l’enfant lui-même en réchappa ».

« Je compris alors ce que j’avais aimé dès l’abord dans le jeune israélien : ce regard d’un Lazare ressuscité, et pourtant toujours prisonnier des sombres bords où il erra, trébuchant sur des cadavres déshonorés. Pour lui, le cri de Nietzche exprimait une réalité presque physique : Dieu est mort, le Dieu d’amour, de douceur et de consolation, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob s’est à jamais dissipé, sous le regard de cet enfant, dans la fumée de l’holocauste humain exigé par la Race, la plus goulue de toutes les idoles. Et cette mort, chez combien de Juifs pieux ne s’est-elle pas accomplie ? Le jour horrible, entre ces jours horribles, où l’enfant assista à la pendaison (oui !) d’un autre enfant qui avait, nous dit-il, le visage d’un ange malheureux, il entendit quelqu’un derrière lui gémir : « Où est Dieu ? Où est-il ? Où donc est Dieu ? et en moi une voix lui répondait : Où il est ? Le voici – il est pendu ici, à cette potence ».

Elie Wiesel, a lui aussi raconté sa rencontre étonnant entre le célèbre écrivain français dans un contexte où il souhaita, afin de pouvoir approcher du premier ministre français, Pierre Mendès France, réaliser une interview du romancier et lauréat du prix Nobel François Mauriac, qui était un ami proche du premier ministre :

« Le problème était que Mauriac aimait Jésus. C'était la personne la plus correcte que je n’ai jamais rencontrée en ce domaine – en tant qu'écrivain, écrivain catholique. Honnête, intègre, et amoureux de Jésus. Il ne parlait que de Jésus. Quoi que je demande – Jésus. Finalement, je lui dis, "Et Mendès France ?" Il dit que Mendès France, comme Jésus, souffrait… Avec ce Jésus, c'en fut trop, et pour la seule fois dans ma vie, je fus discourtois, ce que je regrette encore aujourd'hui. Je lui dis, « Monsieur Mauriac », on l'appelait maître, « il y a de cela dix ans à peu près, j'ai vu des enfants, des centaines d'enfants Juifs, qui ont souffert plus que Jésus sur sa croix, et nous n'en parlons pas » … Je me sentis soudain gêné. Je fermai mon bloc-notes et me dirigeai vers l'ascenseur. Il me rattrapa. Il me retint ; il s'assit dans sa chaise, moi dans la mienne, et il se mit à gémir. J'avais rarement vu un vieil homme pleurer de la sorte, et je me sentais si bête… Et puis, à la fin, sans rien dire d'autre, il dit, "Vous savez, vous devriez peut-être en parler". »

Aussi, Elie Wiesel traduira en français un livre témoignage qu’il avait déjà écrit en yiddish « Un die Velt Hot Geshvign » (Et le monde se taisait) sur sa déportation à Auschwitz-Birkenhau puis à Buchenwald et envoya le nouveau manuscrit à François Mauriac dans le courant de l'année. Cependant, même avec l'appui et les contacts du maître, aucun éditeur ne put être trouvé. Ils trouvaient cela trop morbide, disant que personne ne le lirait. « Personne ne veut entendre ces histoires », disaient-ils à l'auteur.

En 1957, Jérôme Lindon des Éditions de Minuit, accepta de publier une traduction française, ré intitulée « La Nuit », dédiée à Shlomo son papa, à Sarah sa maman, et Tzipora sa petite sœur et donc préfacée par François Mauriac, dans laquelle il décrit son expérience concentrationnaire. Le livre sera vendu à plus de huit millions d'exemplaires.

Extraits :

« On l’appelait Moshé-le-Bedeau, comme si de sa vie il n’avait eu un nom de famille. Il était le « bon-à-tout-faire » d’une synagogue hassidique. Les Juifs de Sighet – cette petite ville de Transylvanie où j’ai passé mon enfance – l’aimaient bien. Il était très pauvre et vivait misérablement. En général les habitants de ma ville, s’ils aidaient les pauvres, ils ne les aimaient guère. Moshé-le-Bedeau faisait exception. Il ne gênait personne. Sa présence n’encombrait personne. Il était passé maître dans l’art de se faire insignifiant, de se rendre invisible. Physiquement, il avait la gaucherie du clown. Il éveillait le sourire, avec sa timidité d’orphelin. J’aimais ses grands yeux rêveurs, perdus dans le lointain. Il parlait peu. Il chantait ; chantonnait plutôt. Les bribes qu’on pouvait saisir parlaient de la souffrance de la divinité, de l’Exil de la Providence qui, selon la Kabbale, attendrait sa délivrance dans celle de l’homme ».

« Il raconta son histoire et celle de ses compagnons. Le train des déportés avait passé la frontière hongroise et, en territoire polonais, avait été pris en charge par la Gestapo. Là, il s’était arrêté. Les Juifs durent descendre et monter dans des camions. Les camions se dirigèrent vers une forêt. On les fit descendre. On leur fit creuser de vastes fosses. Lorsqu’ils eurent fini leur travail, les hommes de la Gestapo commencèrent le leur. Sans passion, sans hâte, ils abattirent leurs prisonniers. Chacun devait s’approcher du trou et présenter sa nuque. Des bébés étaient jetés en l’air et les mitraillettes les prenaient pour cibles. C’était dans la forêt de Galicie, près de Kolomaye. Comment lui-même, Moshé-le-Bedeau, avait réussi à se sauver ? Par miracle. Blessé à la jambe, on le crut mort… »

« Jamais je n’oublierai cette nuit, la première nuit au camp qui a fait de ma vie une nuit longue et sept fois verrouillée. Jamais je n’oublierai cette fumée. Jamais je n’oublierai les petits visages des enfants dont j'avais vu les corps se transformer en volutes sous un azur muet. Jamais je n’oublierai ces flammes qui consumèrent pour toujours ma Foi. Jamais je n’oublierai ce silence nocturne qui ma privé pour l'éternité du désir de vivre. Jamais je n’oublierai ces instants qui assassinèrent mon Dieu et mon âme, et mes rêves qui prirent le visage du désert. Jamais je n’oublierai cela, même si j'étais condamné à vivre aussi longtemps que Dieu lui-même. JAMAIS ».

(...) Un jour que nous revenions du travail, nous vîmes trois potences dressées sur la place d'appel, trois corbeaux noirs. Appel. Les S.S. autour de nous, les mitrailleuses braquées : la cérémonie traditionnelle. Trois condamnés enchaînés - et parmi eux, le petit pipel, l'ange aux yeux tristes. Les S.S. paraissaient plus préoccupés, plus inquiets que de coutume. Pendre un gosse devant des milliers de spectateurs n'était pas une petite affaire. Le chef du camp lut le verdict. Tous les yeux étaient fixés sur l'enfant. Il était livide, presque calme, se mordant les lèvres. L'ombre de la potence le recouvrait. Le Lagerkapo refusa cette fois de servir de bourreau. Trois S.S. le remplacèrent. Les trois condamnés montèrent ensemble sur leurs chaises. Les trois cous furent introduits en même temps dans les nœuds coulants. - Vive la liberté ! crièrent les deux adultes. Le petit, lui, se taisait.

- Où est le bon Dieu, où est-il ? demanda quelqu'un derrière moi. Sur un signe du chef du camp, les trois chaises basculèrent. Silence absolu dans tout le camp. A l'horizon, le soleil se couchait.

- Découvrez-vous ! hurla le chef de camp. Sa voix était rauque. Quant à nous, nous pleurions.

- Couvrez-vous ! Puis commença le défilé. Les deux adultes ne vivaient plus. Leur langue pendait, grossie, bleutée. Mais la troisième corde n'était pas immobile : si léger, l'enfant vivait encore... Plus d'une demi-heure il resta ainsi à lutter entre la vie et la mort, agonisant sous nos yeux. Et nous devions le regarder bien en face. Il était encore vivant lorsque je passai devant lui. Sa langue était encore rouge, ses yeux pas encore éteints. Derrière moi, j'entendis le même homme demander :

- Où donc est Dieu ? Et je sentais en moi une voix qui lui répondait :

- Où il est ? Le voici - il est pendu ici, à cette potence...

Ce soir-là, la soupe avait un goût de cadavre. (...) Elie Wiesel La Nuit, 1958

Commence alors une œuvre d’écrivain très prolifique, doublée de cours dans différentes universités, car Elie Wiesel devient professeur de philosophie :

La Nuit, témoignage, Les Éditions de Minuit - 1958 ; réédition en 2007 avec une nouvelle préface d'Elie Wiesel.

L'Aube, roman, éditions du Seuil - 1960 (adapté au cinéma à deux reprises).

Le Jour, roman, éditions du Seuil - 1961.

La Ville de la chance, roman, éditions du Seuil - 1962, Prix Rivarol 1964.

Les Portes de la forêt, roman, éditions du Seuil - 1964. Le Chant des morts, nouvelles et textes, éditions du Seuil - 1966.

Les Juifs du silence, témoignage, éditions du Seuil - 1966.

Le Mendiant de Jérusalem, roman, éditions du Seuil - 1968, Prix Médicis 1968.

Zalmen ou la folie de Dieu, théâtre, éditions du Seuil - 1968.

Entre deux soleils, essais et récits + une pièce de théâtre (Il était une fois, qui a été rédigée en 1968), éditions du Seuil - 1970.

Célébration hassidique, portraits et légendes, éditions du Seuil - 1972.

Le Serment de Kolvillàg, roman, éditions du Seuil - 1973.

Ani Maamin : Un chant perdu et retrouvé (cantate, édition bilingue Random House - 1973), repris dans Un juif aujourd'hui (Voir la Cantate Ani Maamin sur une musique de Darius Milhaud pour chœur, orchestre, 4 comédiens : le récitant, Abraham, Isaac et Jacob. ed. Eschig).

Célébration biblique, portraits et légendes, éditions du Seuil - 1975.

Un Juif aujourd'hui, récits, essais, dialogues, éditions du Seuil - 1977.

Le procès de Shamgorod tel qu'il se déroula le 25 février 1649, théâtre, éditions du Seuil - 1979.

Le Testament d'un poète juif assassiné, roman, éditions du Seuil - 1980, Prix du Livre Inter 1980, Prix des Bibliothécaires 1981.

Contre la mélancolie (Célébration hassidique II), éditions du Seuil - 1981.

Paroles d'étranger, textes, contes, dialogues, éditions du Seuil - 1982.

Le Golem, illustré par Mark Podwal, récit, éditions du Rocher - 1983, publié en français en 1998.

Le cinquième fils, roman, éditions Grasset - 1983, Grand prix du roman de la Ville de Paris 1983. Signes d'exode, essais, histoires, dialogues, éditions Grasset - 1985.

Job ou Dieu dans la tempête, avec Josy Eisenberg, essai, éditions Fayard-Verdier - 1986.

Discours d'Oslo, éditions Grasset - 1987.

Le crépuscule, au loin, roman, éditions Grasset - 1987.

Silences et mémoire d'hommes, essais, histoires, dialogues, éditions du Seuil, 1989. L'oublié, roman, éditions du Seuil - 1989.

Célébration talmudique, portraits et légendes, éditions du Seuil - 1991.

Célébrations, édition reliée, éditions du Seuil - 1994.

Tous les fleuves vont à la mer (Mémoires I), éditions du Seuil - 1994.

Mémoire à deux voix, avec François Mitterrand, dialogues, éditions Odile Jacob - 1995.

Se taire est impossible, avec Jorge Semprún, dialogue, éditions Arte / Mille et Une Nuits - 1995.

… Et la mer n'est pas remplie (Mémoires II), éditions du Seuil - 1996.

La Haggadah de Pâque, illustré par Mark Podwal, commentaires, éditions Le Livre de poche - 1997.

Célébration prophétique, portraits et légendes, éditions du Seuil - 1998.

Les juges, roman, éditions du Seuil - 1999.

Le mal et l'exil : 10 ans après, avec Michaël de Saint-Cheron, dialogues, éditions Nouvelle Cité - 1999.

Le roi Salomon et sa bague magique, illustré par Mark Podwal, récit, éditions Le Rocher-Bibliophane - 1999.

D'où viens-tu ? textes, essais, dialogues, éditions du Seuil - 2001.

Le chant qui habite le chant, commentaires des Songes, énigmes et paraboles de Rabbi Nahman de Bratslav, essai, éditions Daniel Radford -Bibliophane - 2002.

Le temps des déracinés, roman, éditions du Seuil - 2003.

Et où vas-tu ? textes, essais, dialogues, éditions du Seuil - 2004.

Un désir fou de danser, roman, éditions du Seuil - 2006. Le Cas Sonderberg, roman, éditions Grasset - 2008.

Rashi, Ébauche d'un portrait, essai/biographie, éditions Grasset - 2010.

Otage, roman, éditions Grasset - 2010.

Cœur ouvert, récit, éditions Flammarion - 2011.

Espérer envers et contre tout : Un juif et un chrétien après Auschwitz, avec Johann Baptist Metz, entretiens réalisés en 1993, éditions Salvator - 2012.

En avril 2013, la pièce inédite Le choix est montée à Paris : il n'y a pas encore à ce jour de date éventuelle de publication du texte.

Elie Wiesel a aussi participé non pas à la rédaction de livres mais à leur enrichissement en accordant de longs entretiens :

Monsieur Chouchani, L'énigme d'un maître du XXe siècle (Salomon Malka, éditions Jean-Claude Lattès - 1994).

Le Roi David : une biographie mystique (Laurent Cohen, éditions du Seuil - 2000).

Enfin, certains essais sur Elie Wiesel contiennent des entretiens et/ou des textes inédits d'Elie Wiesel :

Elie Wiesel. Qui êtes-vous ? (Brigitte-Fanny Cohen, éditions La manufacture - 1987).

Elie Wiesel : Variations sur le silence (Myriam B. Cohen, éditions Rumeur des Âges - 1988).

Présence d'Elie Wiesel (David Banon, éditions Labor & Fides - 1991).

Une parole pour l'avenir (sous la direction de Michaël de Saint-Cheron, éditions Odile Jacob - 1996).

Elie Wiesel en hommage (mélanges réunis par Ariane Kalfa et Michaël de Saint-Cheron, éditions Cerf - 1998).

Entretiens avec Elie Wiesel suivi de Wiesel, ce méconnu par Michaël de Saint-Cheron (Parole et Silence - 2008).

Cette œuvre colossale, inlassable lutte contre l’oubli, pose de nombreuses questions telles que l’importance de la mémoire, quel pardon pour les bourreaux, le mal est-t-il seulement la responsabilité de l’homme, la place de D-ieu après la Shoa : « Parfois pour Dieu, souvent contre lui, et pourtant jamais sans lui »…

Mais aussi ses commentaires merveilleux sur le Hassidisme ( « Célébration Hassidique » et « Contre la mélancolie »), sur le Talmud (« Célébration Talmudique ») et sur la Thora (« Célébration Biblique ») .

Le monde libre lui avait marqué sa reconnaissance pour les prises de positions courageuses qui étaient les siennes mais surtout pour la haute stature morale et éthique qui se dégage du message qu’il a délivré à l’humanité, ainsi que pour son combat pour venir au secours de tous les opprimés de la terre : Grand-croix de la Légion d'honneur et commandeur de l'ordre de l'Empire britannique, ayant reçu aux États-Unis la médaille d'honneur du Congrès des mains du Président Reagan, l’une des plus hautes distinctions américaines et la médaille présidentielle de la Liberté, fait docteur honoris causa par plus de cent universités parmi lesquelles Harvard, Yale, Stanford, Cambridge, Princeton, Columbia, l'École normale supérieure, Oxford, la Sorbonne et l'université hébraïque de Jérusalem, il reçoit le Prix Nobel de la paix en 1986.

ll avait aussi ses entrées à la Maison Blanche. Mais les prix et les honneurs ne l'impressionnaient pas.

C'était quand il enseignait dans des universités à New York ou Boston qu'il était le plus heureux. En dépit d'un quintuple pontage cardiaque Elie Wiesel n'avait rien perdu de son dynamisme, poursuivant sans relâche sa mission de témoin de l'Holocauste, afin que le monde n'oublie pas les horreurs du nazisme.

Il avait déclaré à la radio publique américaine : « Oublier les victimes, c'est les tuer une seconde fois. Je n'ai pas pu empêcher leur première mort, mais je suis certainement capable de les sauver de la seconde. »

Il y aura consacré toute sa vie, avec l'espoir que d'autres continueront ce devoir de mémoire après sa disparition.

De la même façon, Elie Wiesel était un infatigable avocat de la cause israélienne, et particulièrement de Jérusalem.

Bien avant le vote nauséabond de l’UNESCO en avril dernier, niant le lien de Jérusalem avec le judaïsme au seul bénéfice de l’islam ( !), il avait publié le texte suivant, malgré la censure du quotidien The Time qui avait refusé ce texte :

« Jérusalem est au-dessus de la politique » Texte original anglais : « Elie Wiesel Jerusalem is Above Politics », reproduit par la Rédaction de Arutz Sheva, 17 avril 2010 Traduction française : Menahem Macina, pour France-Israël

Auteur et avocat de renommée mondiale de la cause juive, lauréat du Prix Nobel de la Paix et survivant de la Shoah Elie Wiesel a exprimé ses vues sur la ville de Jérusalem dans une pleine page [payante] des plus importants journaux américains, l’International Herald Tribune, le Washington Post et le Wall Street Journal du 16 avril 2010, et dans le New York Times du 18 avril 2010.

« C'était inévitable, Jérusalem est, une fois de plus, au centre de débats politiques et de tempêtes internationales.

De nouvelles et d’anciennes tensions se font jour à un rythme inquiétant. Dix-sept fois détruite et dix-sept fois reconstruite, Jérusalem est encore au centre d’affrontements diplomatiques qui pourraient mener à un conflit armé.

Ni Athènes, ni Rome n’ont suscité autant de passions. Pour le Juif que je suis, Jérusalem est au-dessus de la politique.

Elle est mentionnée plus de six cents fois dans l’Ecriture, et pas une seule fois dans le Coran. Sa présence dans l’histoire juive est écrasante.

Il n’y a pas de prière plus émouvante de l’histoire juive que celle qui exprime notre ardent désir de retourner à Jérusalem.

Pour beaucoup de théologiens, elle EST l’histoire juive ; pour de nombreux poètes, elle est une source d’inspiration. Elle appartient au peuple juif et, beaucoup plus qu’une ville, elle est ce qui lie un Juif à l’autre d’une manière qui reste difficile à expliquer.

Quand un Juif visite Jérusalem pour la première fois, ce n’est pas la première fois, c’est un retour chez soi.

La première chanson que j’ai entendue était une berceuse de ma mère à propos et en faveur de Jérusalem.

Sa tristesse et sa joie font partie de notre mémoire collective.

Depuis que le roi David a pris Jérusalem pour capitale, des Juifs ont vécu dans ses murs, à l’exception de deux interruptions : lorsque les envahisseurs romains leur interdirent l’accès à la ville et, à nouveau, sous l’occupation jordanienne [de 1948 à juin 1967], quand il était interdit aux Juifs, quelle que fût leur nationalité, de se rendre dans le vieux quartier juif, pour méditer et prier au Mur, dernier vestige du temple de Salomon.

Il est important de se souvenir que, si la Jordanie ne s’était pas jointe à l’Egypte et à la Syrie dans la guerre contre Israël [en juin 1967], la vieille ville de Jérusalem serait encore arabe. Tant il est vrai que si les Juifs étaient prêts à mourir pour Jérusalem, ils ne tuaient pas pour Jérusalem.

De nos jours, pour la première fois de l’histoire, les Juifs, les chrétiens et les musulmans, peuvent, en toute liberté, prier dans leurs sanctuaires.

Et, contrairement à certains comptes rendus de presse, Juifs, chrétiens et musulmans PEUVENT construire leur maison en n’importe quel point de la ville.

L’angoisse à propos de Jérusalem, n’est pas une question foncière, mais une question de mémoire.

Quelle est la solution ? La pression n’aura aucun effet. Y a-t-il une solution ? Il doit y en avoir - il y en aura - une !

Pourquoi s’attaquer prématurément au problème le plus complexe et le plus sensible ? Pourquoi ne pas prendre d’abord des mesures qui permettront aux communautés israéliennes et palestiniennes de trouver le moyen de vivre ensemble dans un climat de sécurité ? Pourquoi ne pas laisser le plus difficile et le plus délicat problème pour ce moment-là ?

Jérusalem doit rester la capitale spirituelle juive du monde, non pas un symbole d’angoisse et d’amertume, mais un symbole de confiance et d’espérance.

Comme l’a dit le maître hassidique, Rabbi Nahman de Bratslav : « Tout dans ce monde a un cœur ; le cœur lui-même a son propre cœur. » Jérusalem est le cœur de notre cœur, l’âme de notre âme !

© Elie Wiesel Mis en ligne le 23 avril 2010, par Menahem Macina, sur le site France-Israël.org

« C'est souvent lorsqu'elle est le plus désagréable à entendre qu'une vérité est le plus utile à dire. » Elie Wiesel
 

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 19:07
TRISTE NOUVELLE : DECES DU V.’.F.’. JEAN-CLAUDE PERSOONS, ANCIEN ASSISTANT GRAND MAÎTRE DE LA GLAMF.

On a appris hier soir le décès de Jean-Claude Persoons, des suites d’« une longue maladie ».

Régulièrement mes contacts au sein de la GLAMF me donnaient de ses mauvaises nouvelles, me précisant qu’il souffrait beaucoup.

Il avait succédé dans ses fonctions à Charles Tor. en qualité d’Assistant Grand Maître de la GLAMF, chargé de la Maison du REAA.

Il avait aussi été contraint de démissionner lors du précédent congrès de son obédience, après avoir dénoncé de graves dysfonctionnements dès mars 2015: Il dénonçait au Grand Maître Claude Beau l’enregistrement clandestin d’une réunion de la Maison de REAA, précisant que ce procédé rappelait de tristes souvenirs. Il ajoutait : « Ce procédé inqualifiable, tant il est choquant, justifie aux yeux des frères que j’ai consulté la suspension de toute participation de la Maison au Conseil de Grande Loge, et contestait aussi le « référendum » interne annoncé pour savoir si les frères préféreraient la reconnaissance ou les inter visites, et ses modalités, notamment son ouverture aux Apprentis et Compagnons, et précisait encore « ce qui témoigne d’une totale méconnaissance du Rite ».

Jean-Claude Persoons avait aussi démissionné de la GLAMF, et était resté très affecté par sa profonde déception au sein de cette maçonnerie, ce qui n’a certainement pas contribué à améliorer son état de santé.

C’était un Frère très courageux, qui laisse le souvenir d’un homme très fraternel et fin connaisseur du Rite.

Le Myosotis du Dauphiné-Savoie s'incline devant sa mémoire et présente ses sincères condoléances à sa famille et aux Frères de sa Loge.
 

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 12:52
SUPREME CONSEIL POUR LA FRANCE : HENRI LUSTMAN CHOISI EN QUALITE DE SOUVERAIN GRAND COMMANDEUR.

La nouvelle a été connue ce midi : les Souverains Grands Inspecteurs Généraux du Suprême Conseil Pour La France (33èmes actifs) réunis ce matin pour désigner un successeur à Jean-Luc Fauque qui terminait son mandat, ont désigné Henri Lustman. Celui-ci a pu à cette fin bénéficier d’une dérogation, car selon les statuts, il était atteint par la limite d’âge.

Jusqu’à présent, Henri Lustman était Lieutenant Grand Commandeur.

Il est considéré comme étant le plus fin des candidats en présence, particulièrement face à Paul-André Chaptal, et Jean-Pierre Lasalle.

Saluons la bonne nouvelle de cette élection, et espérons qu’elle tourne une page, car effectivement, le prédécesseur d’Henri Lustman qui avait « pris» le SCPLF en poussant le Souverain Grand Commandeur Serge Pou. à la démission (il est parti à la GLDF), a, durant son mandat, cassé cette Juridiction, et lui a fait perdre la plupart de ses liens d’amitiés, dont les principaux, avec la Juridiction Sud des Etats-Unis, comme avec la Juridiction Nord.

Henri Lustman saura-t-il redresser la situation, et prendre des décisions courageuses ?

Certaines sources l’affirment…

Si tel est bien le cas, souhaitons-lui bonne chance.

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 16:29
R.I.P.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 13:40
(Photo www.ledifice.net)

(Photo www.ledifice.net)

La première édition s’était déroulée en mai 2015 sur l’invitation du GODF en son hôtel de la rue Cadet, avec pour thème « Les Francs-Maçons face à leur mythes » avait constitué un évènement historique en même temps qu’un grand succès.
 

LES DEUXIEMES RENCONTRES LAFAYETTE ENTRE LES FRERES DU GRAND ORIENT DE FRANCE ET DE LA GRANDE LOGE NATIONALE FRANCAISE: TRANSMISSION, JOIE ET FRATERNITE.

Cette rencontre marquait les retrouvailles d’obédiences qu’une histoire centenaire avait séparé, et nouait un véritable dialogue entre le Grand Orient de France et la Grande Loge Nationale Française, permettant aux Frères des deux obédiences de se découvrir mutuellement en réfléchissant ensemble sur un sujet qui les touche. En effet, depuis qu’en 1877 le Grand Orient de France a renoncé aux principes essentiels qui fondent la Franc-Maçonnerie de Tradition, et que de ce fait des Frères attachés à ceux-ci ont fait scission pour fonder en 1913 une Grande Loge qui s’appellera plus tard la Grande Loge Nationale Française, il n’y avait aucun contact entre ces deux obédiences de Frères devenu un temps « ennemis ». C’est dire combien est importante cette initiative « historique » pour la Franc-Maçonnerie française, prise entre le Grand Maître du Grand Orient de France, Daniel Keller, et le Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française, Jean-Pierre Servel, conçue dès le départ pour durer. Pour la deuxième édition, la GLNF invitait le Grand Maître du GODF et ses Frères, à la Maison des Maçons, l’Hôtel de la GLNF rue Christine de Pisan afin de réfléchir sur un sujet hautement symbolique : « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut » (La Table d’émeraude).

LES DEUXIEMES RENCONTRES LAFAYETTE ENTRE LES FRERES DU GRAND ORIENT DE FRANCE ET DE LA GRANDE LOGE NATIONALE FRANCAISE: TRANSMISSION, JOIE ET FRATERNITE.

L’entrée des deux Grands Maîtres ensemble dans le Grand Temple Jean Mons de la GLNF sous des applaudissements chaleureux en a ému plus d’un. De nombreuses Sœurs et Frères étaient présents, avec les Frères de la GLNF.

Moment émouvant, où la Mère rend visite à son Aîné !

Entrée des deux Grands Maîtres - Photo Ronan Loaec, GODF.

Entrée des deux Grands Maîtres - Photo Ronan Loaec, GODF.

Parmi les représentants des médias invités ce soir-là et qui parlent de maçonnerie en connaissance de cause, on remarquait les représentants des organes du Grand Orient tels que Jacques Hennion, Conseiller de l’Ordre, et Laurent Payet, ainsi que le blogueur Gérard Contremoulin, administrateur du blog « Sous la Voute Etoilée »,  ancien Conseiller de l’Ordre, et le représentant du blog Masoneria357.

Gérard Contremoulin administrateur du blog "Sous La Voute Etoilée", ancien Conseiller de l'Ordre avec Jacques Hennion Conseiller de l'Ordre. (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réserveés)

Gérard Contremoulin administrateur du blog "Sous La Voute Etoilée", ancien Conseiller de l'Ordre avec Jacques Hennion Conseiller de l'Ordre. (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réserveés)

Pour la GLNF, décorant l’Or.’.:

Jean-Pierre Rol. Député Grand Maître et Grand Chancelier,

Dominique Cha. Assistant Grand Maître,

Pierre Jac. Assistant Grand Maître,

Didier Gom. Garde des Sceaux,

Claude Leg. Grand Secrétaire,

Henry Sid. Directeur Administratif et Financier,

Patrick Rib. Grand Trésorier,

Philippe Jou. et Jean Ysé. les dirigeants de l’œuvre d’Assistance Fraternelle.

Parmi les invités :

René Doux, Grand Maître de la GLTSO,

Marcel Laurent Grand Maître de la Grande Loge des Cultures et des Spiritualités,

Madeleine Postal ancienne Grande Maîtresse du Droit Humain,

Marc Mirabel Grand Maître de la Loge Nationale Française,

Philippe Guglielmi ancien Grand Maître du Grand Orient de France,

Alain Graesel ancien Grand Maître de la Grande Loge de France,

Christine Sauvagnac, Assistante Grande Maîtresse de la Grande Loge des Cultures et des Spiritualités,

Christophe Habas 1er Grand Maître Adjoint Grand Orient de France,

Daniel Lam., Grand Maître adjoint du Grand Orient de France,

Pierre Dan., Grand Maître adjoint du Grand Orient de France,

Jacques Hen. Conseiller de l’Ordre du Grand Orient de France,

Gérard Sou. Conseiller de l’Ordre du Grand Orient de France,

Marie-Thérèse Besson Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France, Edouard Habrant de la Grande Loge Mixte de France,

Jean-Claude Tribout, représentant le Grand Maître de la GLAMF Claude Beau,

Jean-Louis Duq. Grand Prieur du Grand Prieuré de France,

Jacques Pra., Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil National de France du R.'.E.'.A.'.A.'.,

Jean-Claude Bor. Grand Maître de la Croix Rouge de Constantin.

Etaient aussi invitées et présentes, les TT.’.RR.’.SS.’. Denise Oberlin et Catherine Jeannin-Naltet anciennes et très estimées anciennes Grandes Maîtresses de la Grande Loge Féminine de France.

 

Le Grand Maitre de la GLNF Jean-Pierre Servel accueillant le Grand Maître du GODF Daniel Keller. (Photo Yonnel Ghernaouti -Tous droits réservés)

Le Grand Maitre de la GLNF Jean-Pierre Servel accueillant le Grand Maître du GODF Daniel Keller. (Photo Yonnel Ghernaouti -Tous droits réservés)

Accueillant les invités de la GLNF, le Grand Maître Jean-Pierre Servel a regretté que pendant plus d’un siècle, les relations entre les Frères des deux obédiences aient été fondée sur une ignorance réciproque et sur des polémiques stériles. Il s’est félicité de la création des Rencontres La Fayette, de cette expérience intelligente, de cette mise en commun de réflexions, de cette envie de réfléchir en commun. Il a remercié le Grand Maître du Grand Orient de France ainsi que les membres de cette obédience d’être présents et d’œuvrer à ces rencontres. De même, il a remercié les nombreux Grands Maîtres et représentants des Grandes Loges Françaises d’être les témoins. Au cours de son allocution, il a réaffirmé sa « volonté de ne pas se priver des intelligences des uns et des autres », précisant qu’« alors même que nos différences sont considérables, elles ne doivent pas masquer le fond commun, et une histoire commune ».

Le Grande Maître de la GLNF avec le Grand Maître du GODF (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés).

Le Grande Maître de la GLNF avec le Grand Maître du GODF (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés).

Le Grand Maitre du GODF Daniel Keller lors de son intervention dans le Grand Temple de la GLNF (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Le Grand Maitre du GODF Daniel Keller lors de son intervention dans le Grand Temple de la GLNF (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Dans sa réponse, Daniel Keller, le Grand Maître du GODF, a confié que l’année précédente, il se demandait ce que pouvait bien ressentir le Grand Maître de la GLNF en rentrant dans le Grand Temple Arthur Groussier de la rue Cadet…Et bien il en avait maintenant une idée en rentrant dans ce temple, en ayant conscience d’être le premier Grand Maître du GO à être reçu dans le magnifique Grand Temple de la GLNF…

Il a poursuivi en allant dans le même sens que Jean-Pierre Servel, en se réjouissant de la mise en place de ce projet entre les deux obédiences, de « rassembler ce qui est épars », d’y mettre de l’intelligence et du cœur, après un siècle de silence. Il a lui aussi salué cette volonté de dialogue dans le respect des autres et de leurs différences marquées.

A cet égard, il convient de saluer la main tendue par Jean-Pierre Servel en sa qualité de Grand Maître de la GLNF à Claude Beau, Grand Maître de la GLAMF,en l'invitant pour cet évènement, marquant sa volonté de paix et de tourner la page. Déplorons que ce dernier n’ait pas saisi cette occasion d’être présent, quelle que soit par ailleurs – l’excellente – qualité de son représentant, Jean-Claude Tribout (qui fut autrefois le directeur de la communication de la GLNF, avant de devenir celui d’Alain Juillet et enfin celui de la GLAMF).

Tous étaient là pour écouter les deux conférenciers représentant leur obédience, ainsi que les deux « Grands Témoins » :

- Représentant le Grand Orient de France, Céline Bryon-Portet : Maître de Conférence à l’Université, elle est enseignante et membre du conseil de direction et du conseil de perfectionnement de l’Institut National Polytechnique -Ecole supérieur des Ingénieurs en Arts Chimiques et Technologiques et chercheuse au Laboratoire d’Etudes et de Recherches Appliquées en Sciences Humaines et Sociales.

Ses travaux balaient le champ des représentations et dispositifs symboliques et portent notamment sur le pouvoir de l’imaginaire et du sacré dans les sociétés modernes et postmodernes.

Elle est l’auteur de livres et de nombreux articles sur la Franc-Maçonnerie, notamment : « L’utopie maçonnique » écrit avec Daniel Keller, publié chez Dervy, en 2015.

« Sociologie des sociétés fermées » publié chez PULM en 2014.

« Petits essais de philosophie maçonnique concrète » écrit avec Yves Chevalier Publié par Bruxelles EME en 2014.

-Représentant la Grande Loge Nationale Française, Antoine Faivre : Historien de l’ésotérisme, Professeur émérite à l’Ecoles Pratique des Hautes Etudes de Paris (Section des sciences religieuses), Directeur pour la France du Centre pour l’étude des nouvelles religions (CESNUR, spécialisé dans l’histoire des courants ésotériques dans l’Europe moderne et contemporaine.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages traduits dans le monde entier, dont :

« Esotérisme » dans la collection Que Sais-Je ? au Presses Universitaires de France (2007).

« Accès de l’ésotérisme occidental » dans la collection Sciences Humaines chez Gallimard (1996).

« Philosophie de la nature : physique sacrée et théosophie, XVIIIème -XIXème » dans la Collection Idées chez Albin Michel

-Premier Grand Témoin, Roger Dachez : Médecin, enseignant à l’université Paris Diderot, président de l’Institut Alfred Fournier, Historien de la Maçonnerie de réputation internationale, président de l’Institut Maçonnique de France, Directeur de la revue d’études maçonniques « Renaissance traditionnelles », membre du comité scientifiques du Musée de la franc-maçonnerie à Paris, membre de la Loge Nationale Française dont il fut président du conseil national de 1992 à 1997.

Il est l’auteur de si nombreux ouvrages de recherche sur les origines historiques et les sources traditionnelles qu’il est impossible de tous les citer, mais on retiendra notamment :

2015 : Franc-Maçonnerie : Régularité et reconnaissance, histoire et postures chez Conform.

2013 : Les promesses de l’aube, écrit avec Alain Bauer et Michel Barat chez Dervy. 2010 : Le Rite Ecossais Rectifié, écrit avec Jean-Marc Pétillot dans la collection Que Sais-Je aux Presses Universitaires de France.

2009 : Le Convent du sang roman écrit avec Alain Bauer dans la collection « Crimes et Loges » aux éditions Jean-Claude Lattes.

2008 : L’invention de la franc-maçonnerie aux Editions Véga.

-Deuxième Grand Témoin, Leili Anvar : Normalienne, docteur es lettres, agrégée d’anglais, maître de conférences et chercheuse en littérature persane à l’Institut National es Langues et Civilisations Orientales. Ses travaux sont principalement consacrés à l’étude de la littérature mystique ainsi qu’à la littérature amoureuse et ses développements spirituels. Par ailleurs, elle est productrice sur Radio France (les racines du ciel) ainsi que chroniqueuse pour Le Monde des religions, où elle s’occupe de la rubrique « lettres spirituelles ». Malheureusement, elle ne pourra nous rejoindre ce soir, bloquées dans les forts embouteillages dans Paris jeudi dernier.

C’est Jean-François Variot, Grand Orateur de la GLNF qui menait le débat, donnant la parole (et la commentant avec brio) à chacun.

Le Grand Orateur de la GLNF Jean-François Variot dirigeant les débats (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés).

Le Grand Orateur de la GLNF Jean-François Variot dirigeant les débats (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés).

Au cours de sa brillante conférence dédiée à « Ce qui est en bas est en haut » (La Table d’Emeraude), Céline Bryon-Portet a abordé pratiquement tous les domaines relatifs à ce sujet très profond, du trois fois grand trismégiste, à ce qu’elle appelle la Théorie des correspondances sur ce qui est en haut (le mondes des idées, le macrocosme, le Créateur) et ce qui est en bas (le monde sensible, le microcosme), citant même Baudelaire pour la représentation des correspondances, abordant le rapport du dualisme et du monisme, de l’immanent et du transcendant, n’hésitant pas, pour illustrer son propos à focaliser sur l’ascension et la redescente tels que vécus au degré de Chevalier Kadosh (ce qui ne manqua pas de provoquer quelques grincements de dents). Elle a rappelé Corbin « La Construction du Temple intérieur doit s’accompagner de la Construction du Temple extérieur » notion à laquelle elle a souligné que le GO est très attaché.

Notre Soeur Céline Bryon-Portet du GODF pendant sa conférence publique (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Notre Soeur Céline Bryon-Portet du GODF pendant sa conférence publique (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Elle a mentionné elle aussi que les Rencontres La Fayette se déroulent dans une union respectueuse des différences des uns et des autres. Prenant cet exemple, elle a évoqué la chrysopée et la perfectibilité des choses et des êtres, faisant un parallèle entre les FF.’. et les alchimistes, concluant en rappelant que le F.’.M.’. rassemble ce qui est épars pour que se réalise le centre de l’union.

L’exposé d’Antoine Faivre a été à la hauteur de ce qui précède, avec beaucoup d’érudition, de malice, mais aussi beaucoup d’humour, passant d’Anaximandre à Emmanuel Swedenborg, et passant de Jakob Böhme à Von Baader.

Antoine Faivre (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés).

Antoine Faivre (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés).

Puis ce fut le tour du Grand Témoin Roger Dachez d’intervenir : Sans notes, partant de ce qu’il appelle « une provocation », il a affirmé dans un sourire que la maçonnerie est originellement chrétienne, et que l’hermétisme a occupé une place marginale dans la F.’.M.’., souvent celle d’une religion substituée pour ceux qui, dans la maçonnerie sociétale, voulaient occulter les sources premières.

Roger Dachez, le Grand Témoin (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés).

Roger Dachez, le Grand Témoin (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés).

Quelques questions-réponses, et la soirée fut close…après que Roger Dachez ait décoré les deux Grands Maîtres Daniel Keller et Jean-Pierre Servel du très symbolique Ordre Maçonnique de La Fayette.

Les Grands Maîtres Keller et Servel récipiendaires de l'Ordre Maçonnique de La Fayette (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés).
Les Grands Maîtres Keller et Servel récipiendaires de l'Ordre Maçonnique de La Fayette (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés).
Les Grands Maîtres Keller et Servel récipiendaires de l'Ordre Maçonnique de La Fayette (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés).
Les Grands Maîtres Keller et Servel récipiendaires de l'Ordre Maçonnique de La Fayette (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés).

Les Grands Maîtres Keller et Servel récipiendaires de l'Ordre Maçonnique de La Fayette (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés).

Belle soirée, passionnante, ou régnait l’esprit maçonnique, donnant un véritable salaire à ceux qui étaient présents…

Note d’espoir supplémentaire : Jean-Claude Tribout, représentant la GLAMF m’a confié en aparté qu’il souhaite l’apaisement des relations entre la GLAMF et la GLNF…

Le VF Jean-Claude Tribout de la GLAMF avec l'administrateur du blog Myosotis du Dauphiné-Savoie sous la bannière de la RL "Les Fidèles d'Amour" n° 333 (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Le VF Jean-Claude Tribout de la GLAMF avec l'administrateur du blog Myosotis du Dauphiné-Savoie sous la bannière de la RL "Les Fidèles d'Amour" n° 333 (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

N.B. : Merci beaucoup au T.’.R.’.F.’. Yonnel Ghernaouti pour les très belles photos.

P.S.: Sur ce sujet, lire aussi: http://masoneria357.com/2016/06/12/les-secondes-rencontres-lafayette-godfglnf

Quelques photos de cette belle soirée:

 

La bannière de la Grande Loge Nationale Française (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

La bannière de la Grande Loge Nationale Française (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Le Grand Temple de pierres et de lumières de la GLNF(Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Le Grand Temple de pierres et de lumières de la GLNF(Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Le Grand Temple pendant la conférence (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Le Grand Temple pendant la conférence (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Daniel Keller Grand Maître du GODF (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Daniel Keller Grand Maître du GODF (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Antoine Faivre et Céline Bryon-Portet (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Antoine Faivre et Céline Bryon-Portet (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Céline Bryon-Portet avec Antoine Faiivre (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Céline Bryon-Portet avec Antoine Faiivre (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Roger Dachez, médecin et historien (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Roger Dachez, médecin et historien (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Céline Bryon-Portet avec Antoine Faivre (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Céline Bryon-Portet avec Antoine Faivre (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Céline Bryon-Portet répondant à Roger Dachez (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Céline Bryon-Portet répondant à Roger Dachez (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Bruno Pinchard VM de la RL Villard de Honnecourt posant une question...(Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Bruno Pinchard VM de la RL Villard de Honnecourt posant une question...(Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

Les deux anciennes Grandes Maîtresses de la GLFF (très respectées à la GLNF) encadrant fraternellement Patrick Bouché, le directeur de la Rédaction des Cahiers de Villard de Honnecourt (Photo Ronan Loaëc - Tous droits réservés)

Les deux anciennes Grandes Maîtresses de la GLFF (très respectées à la GLNF) encadrant fraternellement Patrick Bouché, le directeur de la Rédaction des Cahiers de Villard de Honnecourt (Photo Ronan Loaëc - Tous droits réservés)

De gauche à droite: Philippe Guglielmi ancien Grand Maître du GODF, Marcel Laurent Grand Maître de la GLDCS, Denise Oberlin ancienne Grande Maîtresse de la GLFF, Gérard Contremoulin ancien Conseiller de l'Ordre du GODF et admnistrateur du blog "Sous La Voûte Etoilée", Catherine Jeannin-Naltet ancienne Grande Maîtresse de la GLFF, et l'administrateur du blog Myosotis du Dauphiné-Savoie (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

De gauche à droite: Philippe Guglielmi ancien Grand Maître du GODF, Marcel Laurent Grand Maître de la GLDCS, Denise Oberlin ancienne Grande Maîtresse de la GLFF, Gérard Contremoulin ancien Conseiller de l'Ordre du GODF et admnistrateur du blog "Sous La Voûte Etoilée", Catherine Jeannin-Naltet ancienne Grande Maîtresse de la GLFF, et l'administrateur du blog Myosotis du Dauphiné-Savoie (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

De gauche à droite: Daniel Keller Grand Maître du GODF, Antoine Faivre, Roger Dachez Président de l'Institut Maçonnique de France, Céline Bryon-Portet, Jean-Pierre Servel Grand Maître de la GLNF (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

De gauche à droite: Daniel Keller Grand Maître du GODF, Antoine Faivre, Roger Dachez Président de l'Institut Maçonnique de France, Céline Bryon-Portet, Jean-Pierre Servel Grand Maître de la GLNF (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

De gauche à droite: Daniel Keller Grand Maître du GODF, Antoine Faivre, Roger Dachez Directeur de l'institut Maçonnique de France, Céline Bryon-Portet tenant le dernier ouvrage du GODF, avec le Grand Maître de la GLNF, Jean-Pierre Servel (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

De gauche à droite: Daniel Keller Grand Maître du GODF, Antoine Faivre, Roger Dachez Directeur de l'institut Maçonnique de France, Céline Bryon-Portet tenant le dernier ouvrage du GODF, avec le Grand Maître de la GLNF, Jean-Pierre Servel (Photo Yonnel Ghernaouti - Tous droits réservés)

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 18:22
Usine à gaz- Photo Myosotis PACA

Usine à gaz- Photo Myosotis PACA

Le 4ème congrès de la GLAMF s’est tenu à Poitiers le Week-End dernier dans une atmosphère assez détestable.

L’avant-veille, par une ordonnance de suspension le Grand Maître Claude Beau, sur injonction de son Député Grand Maître Dominique Moreau, avait suspendu son Assistant Grand Maître chef de la Maison du Rite Ecossais Ancien et Accepté, auteur, avec quelques frères d’un « Manifeste de défense de la GLAMF » critique sur son fonctionnement, et proposant des solutions pour la nettoyer des dérives qui l’éloignent de son projet d’origine.

La suspension pour délit d’opinion de cet éminent Frère, Xavier Est. intervient après que son prédécesseur, Jean-Claude Per., l’année dernière, a lui aussi été « éliminé », contraint à la démission.

C’est tout le courant « traditionnaliste », attaché aux règles de la régularité qui est ainsi visé par cette sanction « à la Stifani », car la direction actuelle de la GLAMF prépare progressivement les esprits de ses membres, à l’abandon des règles qui fixent la régularité..

Le malaise est cependant bien profond, qui fait que le Grand Maître Claude Beau a commencé par l’évoquer – en réglant ses comptes – dans le préambule de son rapport moral, et que son Député Grand Maître Dominique Moreau a critiqué le fond du manifeste, tout au long de son discours.

La GLAMF a, on le sait, un problème récurrent avec la MREEA.

Celle-ci, majoritaire et liée au SCPLF, reste attachée aux règles qui régissent la régularité, et qui conditionnent les liens d’amitié de ce dernier.

Une scission, épisodiquement évoquée par certains de ses membres éminents, ne serait pas une surprise dans l’avenir, sans pour autant être certaine.

Or, présentant au Grand Maître Claude Beau le Manifeste qu’il a contribué à écrire, le Chef de la MREAA Xavier Est., est parti imprudemment en guerre sans s’assurer d’être suivi ni par son Collège, ni par ses troupes.

L’occasion était trop belle pour le clan qui gouverne la GLAMF de venir à bout de la véritable épine dans le pied que constitue la MREAA.

Privé de l’appui du SCPLF dirigé par un Jean-Luc Fauque qui termine son mandat le mois prochain et qui surtout, est lié par une profonde amitié avec Dominique Moreau (ils se téléphonent plusieurs fois par jour) celui-ci n’a pas eu grand mal à convaincre Claude Beau d’éliminer un rival potentiel.

Ce qui surprend toutefois, c’est de constater que le collège de la MREAA a pour moitié applaudi le triumvirat Beau, Moreau et Seiler…

Seul, le V.’.M.’. de la R.’.L.’. l’Anglaise 204 n°1, l’une des trois loges fondatrices de l’obédience, a eu le courage de défendre Xavier Est. membre de sa Loge, lui apportant un soutien clair, et suscitant un réel embarras.

Le successeur du patron de la MREAA, Patrick B. qui assure l’intérim a quant à lui apporté un soutien de principe à Xavier Est. tout en prenant ses distances sur la forme utilisée par celui-ci.

Mes sources au sein de la GLAMF m’indiquent que le discours du nouveau patron (par intérim) de la MREAA – que je ne peux vous présenter car malheureusement non diffusé - pour concis qu’il a été, n’en a pas moins été édifiant, reprenant implicitement les critiques du Manifeste de Xavier Est.

Après avoir évoqué les « nouvelles turbulences » entre la MREAA et la GLAMF il aurait abordé ses intentions qui tiennent en 4 points :

1) Graver la déclaration de principes de la GLAMF (L’Équivalent de notre Règle en 12 Points) dans le marbre en obligeant à un vote unanime pour la modifier, cela afin d’éviter toute nouvelle dérive.

2) Mettre un terme aux dérives des loges qui s’éloignent de la fameuse déclaration de principes, à laquelle elles ont pourtant souscrit. Il aurait aussi évoqué des « dérives rituéliques » (NDLR : Il sera intéressant de voir comment réagira la direction de la GLAMF qui elle, prépare activement les esprits à une libéralisation) …

3) Remédier aux départs importants d’Apprentis et de Compagnons par une Formation accrue (NDLR : Voici qui confirme ce que le Myosotis du Dauphiné-Savoie à souvent affirmé, et qui était nié par le blog infâme). Selon mes informations, il aurait aussi précisé que les querelles qui s’étalent sur les blogs ont un effet désastreux. (NDLR :S’il vise le blog infâme, il ne tient qu’à lui de « recadrer » les quelques animateurs qui font partie de la MREAA, je tiens les références des Frères à sa disposition. Quant à son administrateur, il fait partie de la MRF, tout comme Claude Beau. On en tirera les conclusions qu’on voudra).

4) Mettre un terme à l’ouverture de loges dont les effectifs ne sont pas suffisants (appelées aussi loges-miroirs) trop nombreuses, en les regroupant. (NDLR : Ainsi, la R.’.L.’. Menorah versus GLAMF a déjà rendue sa charte depuis janvier dernier).

Répondant ensuite à des questions, le nouveau patron par intérim de la MREAA a donné un plaidoyer plutôt apaisé disant qu’il y en a assez des guerres internes et externes et d’appeler à la cessation des hostilités, notamment entre la GLAMF et la GLNF*.

De même il a réaffirmé son soutien pour le fond de la démarche de son prédécesseur Xaxier Est.

Il n’en demeure pas moins vrai qu’apparemment, les chefs de la GLAMF semblent bien avoir repris le contrôle de leur obédience et remis la MREAA au pas.

C’est le sens du communiqué diffusé par le Grand Secrétaire Fred Pic. :

« Congrès 2016

Dimanche 22 mai 2016, à Poitiers, la GL-AMF a tenu son 4ème Congrès national sous la présidence de son Grand Maître, le VF Claude Beau.

Les délégués présents ont, par des votes à 95 %, approuvé tous les rapports présentés : rapport moral, rapport d’activités, rapports financiers et donné quitus au Bureau national, ainsi que les textes sur les modifications statutaires et la souveraineté des Loges qui leur étaient soumis.

Les délégués ont ainsi clairement manifesté leur adhésion aux grandes orientations de la Grande Loge et renouvelé leur confiance dans l’action du Grand Maître.

Par un vote à mains levées quasi unanime, l’assemblée a confirmé, par ailleurs, son accord en faveur des Traités d’amitié signés à ce jour et réaffirmé sa volonté de poursuivre une ouverture vers d’autres Grandes Loges partageant nos Principes et nos valeurs.

L’intervention du VF Claude Beau a été suivie par de très longs applaudissements et une ovation debout, l’assemblée voulant manifester par là, avec force, son soutien massif au Grand Maître et à ses équipes et son rejet des manœuvres inqualifiables qui ont voulu perturber le bon déroulement des Convents et du Congrès 2016.

Le 5ème Congrès de la GL-AMF se tiendra à Montpellier en décembre 2017.

Fred PIC. | France | 06.XX.XX.XX.XX »

Fred Pic. sait composer des communiqués lénifiants.

Du reste, il est incontestable que les votants ont effectivement approuvé les résolutions soumises à leurs votes. On relève d’ailleurs que le chiffre de 95% avancé est effectivement écrasant. On notera aussi que lorsque les Frères de la GLNF votent ainsi avec des votes allant au-dessus de 95% le blog infâme à la botte de dirigeants de la GLAMF les qualifie de « scores africains ou soviétiques »… Mais lorsque cela les concerne, tout est… démocratique. Cela donne une idée de sa « crédibilité ».

Car en effet, il s’agit d’une victoire en trompe l’œil, qui est en fait, de manière évidente un grave revers. Il suffit de consulter les chiffres pour le constater.

Résolutions avec le nombre de suffrages exprimés.

Résolutions avec le nombre de suffrages exprimés.

Résolutions avec le nombre de suffrages exprimés (suite).

Résolutions avec le nombre de suffrages exprimés (suite).

Résolutions avec le nombre de suffrages exprimés(suite et fin).

Résolutions avec le nombre de suffrages exprimés(suite et fin).

Si on considère les résolutions, avec les suffrages exprimés pour les voter, on constate que celle qui recueille le plus de voix exprimées, est la 4ème résolution , celle qui donne quitus du mandat des administrateurs pour l’année 2015. Elle recueille… 495 suffrages exprimés (469 pour, 26 contre) …

Or Fred Pic, le Grand Secrétaire de la GLAMF revendique pour celle-ci 747 loges.

Selon le règlement de la GLAMF, chaque loge envoie au congrès deux délégués, soit un total de 1.494 délégués

Il n’y avait au congrès au mieux que 495 votants. Autrement dit, seul le tiers des délégués s’est exprimé lors du scrutin. Par conséquent, les deux/tiers l’ont boycotté… Si cela n’est pas un désaveu, on peut se demander ce qui peut l’être…

D’où la perspective de troubles éventuels à venir face à ce qui apparaît bel et bien comme un cuisant échec de la direction actuelle de la GLAMF.

P.S. du 15 juin 2016 : Le directeur de la communication de la GLAMF, Jean-Claude Tribout me demande de publier le communiqué ci-après, ce que j’accepte volontiers. Celui-ci manifeste l’embarras de cette obédience. Relevons que notre VF Jean-Claude Tri. indique que la GLAMF compte 693 loges dont 624 pouvant voter (probablement à jour de cotisations: cela laisse une différence de 69 loges ce qui n'est pas rien!), alors que le Grand Secrétaire Fred Pic., lui, annonce 747 loges. Qui croire ? Quoi qu’il en soit, en se basant sur le chiffre de Jean-Claude Tri., cela ferait un chiffre de 1.248 délégués en mesure de voter : il y en a eu au mieux 495 ! Ceci est la réalité des chiffres, attesté par la signature du Grand Maître Claude Beau et du Grand Secrétaire Fred Pic. tel que le document de la GLAMF publié ci-dessus en atteste…
 

CONGRES DE LA GLAMF, RESULTAT EN DEMI-TEINTE : VICTOIRE APPARENTE DE LA DIRECTION, MAIS EN REALITE ECHEC CUISANT.
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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 17:49
Claude Beau - Photo Hiram.be

Claude Beau - Photo Hiram.be

Voici en écriture noire le texte intégral du rapport moral du Grand Maître Claude Beau, avec quelques commentaires du Myosotis du Dauphiné-Savoie en bleu.

"Avant de vous donner lecture de mon rapport moral, je voudrais vous exhorter, face aux difficultés que quelques-uns veulent nous imposer*, à tous vous rassembler autour de ceux qui se dépensent sans compter pour faire avancer ce gros navire qu’est notre Alliance. Nous n’y parviendrons qu’en étant tous unis en une seule et même famille et bien sûr, nous n’avons pas le droit de laisser faire ces quelques-uns qui veulent d’une Grande Loge à leur botte et à leur seule convenance, ceux qui s’évertuent sans cesse à opposer la Maison du REAA à la Grande Loge. Je veux leur dire à ceux-là, avec beaucoup de solennité et aussi de détermination : "Votre entreprise est vouée à l’échec, ne perdez pas votre temps parmi nous !" Tout à l’heure lorsqu’il vous sera demandé de voter le quitus de gestion, il faut que vous ayez bien à l’esprit qu’en cas de vote favorable de votre part, celui-ci sera particulièrement lourd de sens car vous manifesterez ainsi clairement et fermement votre adhésion à l’action menée par vos dirigeants à quelques niveaux qu’ils soient, ces dirigeants qui ne sont autres que les serviteurs de notre Grande Loge.

*Il est important de relever qu’avant même d’aborder son rapport moral, le Grand Maître de la GLAMF, Claude Beau, en préambule, évoque les rapports conflictuels entre la Maison du REAA et la direction de la GLAMF. C’est dire à la fois l’impact et l’importance de cette crise, aujourd’hui traitée par la suspension de l’Assistant Grand Maître Xavier Est.

Venons-en maintenant au Rapport Moral. Quoi qu’il en soit le chantier doit se poursuivre et je tiens à remercier du fond du cœur tous ceux qui œuvrent chaque jour avec beaucoup de dévouement pour que vive notre Grande Loge dans l’esprit qui a présidé à sa naissance. En guise d’introduction de ce rapport moral j’attirerai votre attention sur trois points essentiels.

1.1) Tout d’abord il faut rappeler que le rapport moral du Grand Maître est statutaire et nécessairement de nature politique au sens noble du terme, ça n’est pas un rapport d’activités qui, lui, vous sera présenté tout à l’heure par notre dévoué Grand Secrétaire, le rapport moral n’est pas là seulement pour revenir sur ce qui a été fait, il doit aussi se tourner vers l’avenir, évoquer des perspectives, proposer des pistes.

2.2) En second lieu il est important que nous gardions tous clairement à l’esprit l’objet social de notre Grande Loge qui est "la pratique et l’étude des trois premiers degrés ou grades de la Franc-maçonnerie conformément à sa Déclaration de Principes..." Et rien d’autre ! Aussi, toute action que nous mettons en œuvre, toute décision que nous prenons, à quelque niveau que ce soit, ne peuvent que tendre vers cet objet en toute indépendance et en toute souveraineté comme le rappelle nos textes. Bien entendu, et je le soulignais déjà dans mon rapport moral de l’année dernière, les Juridictions de "hauts grades" sont nos partenaires naturels puisque la plus grande partie de leurs membres sont des Frères de la GL-AMF. Sur cette question qui fait parfois débat de nos relations avec les Juridictions j’espère que nous signerons prochainement des conventions avec chacune d’elles*, comme pour les traités déjà signés ces conventions ne seront en rien contraignantes ; elles viseront simplement à instaurer un dialogue favorable à la confiance dans le seul but de faciliter, pour ceux qui le souhaitent, la poursuite de leur parcours initiatique dans les meilleures conditions.

*Mais Alain Juillet n’avait-il pas affirmé en septembre 2012 les avoir déjà signées ? (cf. l’épisode fameux de l’ « erreur de plume »…

3.3) Enfin, faut-il le rappeler, l’entité souveraine de notre Grande Loge, c’est le Congrès ! C’est vous mes Frères mandatés par vos Loges ! Vous seuls ! Ces propos sont simplement le reflet de l’exigence statutaire. Il faut que chacun d’entre vous soit pleinement conscient que les choix qui conditionnent l’avenir de notre Grande Loge sont de la responsabilité du Congrès, donc de votre responsabilité, aussi n’hésitez pas à vous faire entendre ! Les dirigeants qui sont devant vous ont reçu de votre part un mandat pour conduire la politique voulue par le plus grand nombre, c’est la règle, et lorsque l’on n’est pas en phase avec le Congrès il ne saurait être question d’imposer son point de vue, il faut avoir l’honnêteté et la loyauté de se soumettre, sinon de se démettre*. Ce que je vous dis là, mes chers Frères, concerne tous les dirigeants, à commencer par le Grand Maître. J’y reviendrai plus loin dans ce rapport en abordant la question du projet de notre Grande Loge.

* L’affirmation de Claude Beau est bien spécieuse : elle vise à n’en point douter celui qu’il vient de suspendre – avant de le radier – Xavier Est. Mais lorsqu’il dit que les dirigeants ont reçu mandat du plus grand nombre pour conduire la politique de la GLAMF, alors, soit il (se) trompe, soit il doit démissionner. En effet, le congrès devant lequel il a présenté son rapport ainsi que ses résolutions n’a réuni, au mieux de certaines d’entre elles, que 495 voix.

Selon le rapport du Grand Secrétaire Fred Pic., la GLAMF revendique 747 Loges. Comme chaque Loge envoie deux délégués, cela veut dire qu’auraient dû s’exprimer 1.494 votants. Or, il n’y en a eu que 495 !!! Même pas le tiers des votants ! Le courant soi-disant majoritaire est en fait totalement minoritaire au sein de la GLAMF, et il est même permis de penser que les opposants qui ne se sont pas exprimé, ont en fait boycotté le congrès.

Voyons maintenant les sujets qui constituent ce rapport moral.

NOS INSTALLATIONS DE CLICHY :

Cette question étant essentiellement d’ordre économique, je laisserai à notre Grand Trésorier le soin de vous présenter tout à l’heure la situation plus en détail. Sachez d’ores et déjà que concernant les travaux dont certains ont du être repris en raison de leur non- conformité et autres malfaçons, nous voyons le bout du tunnel et nous en aurons totalement terminé dans quelques semaines.

Quant à l’achat de l’immeuble*, le vendeur étant devenu plus gourmand que lorsque nous avons signé l’option, nous sommes engagés dans une négociation qui retardera probablement l’acquisition, ce qui n’est pas très grave en soi dans la mesure où, depuis ce début d’année, les loyers que nous versons viennent en déduction du prix.

*Cet achat est à mettre dans la perspective de ce que disaient les dirigeants de la GLAMF au moment de la scission d’avec la GLNF : Celle-ci, selon eux avait un parc immobilier trop couteux à l’entretien, et il convenait de ne pas en avoir, la propriété étant inutile pour une obédience maçonnique. Se souvient-on qu’il n’y a pas longtemps encore, ils nous traitaient de « moutons payeurs » ?

J’attire votre attention sur le fait que la proposition de cotisation qui vous sera faite tout à l’heure est d’un montant égal à celui des années précédentes, 90 euros, probablement une des plus basses de toutes les Grandes Loges. Contrairement à ce que nous avons connus ailleurs, nous faisons l’effort d’aligner les dépenses sur les recettes et non l’inverse qui oblige toujours à lever l’impôt.

LES ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA RÉGULARITÉ :

Démarrés en avril 2015, terminés en mars 2016, les "États Généraux de la Régularité" ont été, comme nous le souhaitions, l’occasion d’une réflexion approfondie* sur des questions qu’il n’était pas dans nos habitudes d’évoquer puisque là d’où nous venons nous étions tenus à une forme de pensée unique et manichéenne. Souvenez-vous : nous étions dits réguliers parce que les anglais nous reconnaissaient, et les autres étaient dits irréguliers parce que les anglais ne les reconnaissaient pas... Alors, sans rien changer dans nos pratiques maçonniques nous serions devenus différents, sans même nous en rendre compte ; à qui pourrait-on faire croire ça ?

*Les règles qui régissent la régularité sont extrêmement claires, et sont connues de tous. Les dirigeants de la GLAMF, eux, en sont toujours en train de vouloir les déchiffrer, et auraient mis un an pour découvrir qu’en définitive, ils ne les remplissent pas ! Belle preuve de perspicacité…

Dans un premier temps, quelques Frères ont manifesté une certaine crainte face à la démarche engagée comme si une arrière-pensée se cachait derrière celle-ci. Cette inquiétude s’est estompée au fur et à mesure des Conférences locales et des contributions, l’affirmation maintes fois répétée que la Déclaration de Principes est le socle intangible sur lequel nous sommes tous réunis et qu’il ne saurait être question d’en changer la moindre virgule a rassuré les plus inquiets.

Aujourd’hui, on peut dire avec satisfaction et fierté que les États Généraux ont été d’une très grande richesse, et il faut souligner ici la qualité des nombreuses contributions qui nous ont été adressées et dont beaucoup ont été présentées lors des Conférences locales*. Le niveau de réflexion des Frères qui se sont exprimés témoigne d’une approche alliant le cœur et la raison, fidèle aux grands principes de la Maçonnerie de Tradition, soucieuse de fraternité et d’universalité et d’une grande maturité maçonnique.

*Il est connu que beaucoup de ces conférences locales se sont très mal déroulées, ceux qui plaidaient pour une application rigoureuse des règles de la régularité étant soit contraints au silence. Ce qui pourrait expliquer l’absence des 2/3 des électeurs au congrès.

J’avais souhaité dès le début que tous les sujets tournant naturellement autour des questions relatives à la Régularité, je parle bien sûr de régularité "maçonnique et initiatique", pas de régularité "administrative" et encore moins de cette régularité "politique" qui impose la soumission arbitraire à une tutelle*, soient aussi largement abordés dans les échanges et ça a été pleinement le cas.

*Le Grand Maître Beau fait ici un beau pied de nez à l’ensemble des Obédiences régulières qui représentent 90% des francs-maçons dans le monde, au premier rang desquelles la Grande Loge Unie d’Angleterre dont il y a peu, avec son prédécesseur Alain Juillet, il quémandait la reconnaissance en promettant d’observer rigoureusement leurs règles…Elles seront ravies de prendre connaissance de ces nouvelles notions de reconnaissance « administrative » ou « politique » théorisée par cette nouvelle obédience apparue dans l’ambition de se substituer à une Obédience régulière et centenaire, la GLNF…

Fort de la richesse des réflexions, le Conseil de Grande Loge a statué, comme c’est son rôle, sur la notion de souveraineté des Loges, un texte simple et précis vous sera proposé tout à l’heure. Par ailleurs, la nécessité de rappeler les règles en matière d’intervisites est clairement apparue, des dérives*, même si elles sont marginales, ont été constatées nous amenant à rédiger une ordonnance rappelant nos textes, chacun d’entre vous a pu en prendre connaissance et comprend bien que la "Régularité maçonnique", celle compatible avec la réalisation de la spiritualité initiatique que nous revendiquons a des exigences auxquelles nous devons nous soumettre. Vous aurez noté que des possibilités de dérogations exceptionnelles d’intervisites existent depuis la création de notre Grande Loge.

*Au moins, Claude Beau a l’honnêteté de reconnaître que les Frères de son obédience, forts de statuts « fluctuants » se sont laissé aller à des « dérives » (ce sont ses mots) en visitant ou en recevant des Frères ou des Sœurs irréguliers…Mais il faut encore expliquer comment des Frères irréguliers peuvent considérer d’autres Frères irréguliers ? Sont-ce des Frères « encore plus irréguliers » qu’eux ? De plus, on ne peut que sourire à la lecture du paragraphe qui précède, lorsque la conclusion est qu’il peut y avoir des « dérogations exceptionnelles » pour de pareilles inter visites !...

Enfin, pour en conclure avec la question des "États Généraux de la Régularité", j’ai demandé à un groupe de Frères particulièrement éminents de reprendre toutes les contributions des Loges, de nous en extraire la substantifique moelle et nous la livrer dans un opuscule qui en soit le reflet le plus fidèle possible. Leur texte devrait être disponible après les vacances d’été. A l’issue de ce rapport moral, le Vénérable Frère Dominique Moreau, Député Grand Maître vous présentera une synthèse plus détaillée de ces États Généraux.

LA POURSUITE DE L’OUVERTURE :

Les résultats des différentes consultations, la volonté manifestée par les délégués des Loges au Congrès de Lille en juin 2015 et celle sans cesse réitérée lors des Conférences locales ont mis clairement en évidence le désir profond que notre Grande Loge ne se recroqueville pas sur elle-même mais au contraire s’ouvre vers d’autres Grandes Loges qui partagent nos Principes et nos Valeurs. Qu’en est-il aujourd’hui ? Des accords avaient été signés dans le cadre de la Confédération Maçonnique de France ; ils sont toujours en vigueur avec la Grande Loge de France, l’objectif qui était à ce moment là fixé à la CMF visait la reconnaissance anglaise dont un certain nombre d’entre nous étaient alors nostalgiques, ce qui n’est plus le cas de l’immense majorité des Frères de l’Alliance aujourd’hui ; cette confédération*, sous ce nom ou sous un autre, se propose de rassembler, hors de tout formalisme contraignant, les Grandes Loges spiritualistes, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il s’agit de créer un mouvement dans lequel tous les membres auraient des relations maçonniques. Je ne vous cache pas que ça ne sera pas facile et qu’il faudra du temps si l’on veut espérer rassembler ce qui est épars, les intérêts des uns et des autres trop souvent liés aux métaux et au paraître, sont quelquefois peu compatibles avec l’expression d’une fraternité authentique, ce qui, vous en conviendrez, est un comble ; c’est la raison pour laquelle il me semble préférable que les relations entre les Grandes Loges fassent l’objet de traités bilatéraux. C’est dans cet esprit que le Conseil de Grande Loge dont vous savez qu’il est composé essentiellement des responsables des Maisons des rites a ratifié à l’unanimité, je dis bien à l’unanimité, deux nouveaux accords, l’un avec La Grande Loge Écossaise Réformée et Rectifiée d’Occitanie à la demande de nos Frères du Rite Écossais Rectifié, l’autre avec la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra, ce dernier ne faisant que réveiller des accords conclus en 2013. Ces traités figurent, bien entendu, sur notre site, le dernier en date signé le 27 février a été mis en ligne le 3 mars dans sa version in extenso.

*Il semble que le Grand Maitre de la GLAMF enterre bel et bien la CMF.

J’espère que nous aurons d’autres opportunités avec d’autres Grandes Loges qui partagent elles aussi nos Principes et nos Valeurs. En outre, à l’occasion des États Généraux de nombreux Frères ont aussi manifesté le désir que nous nous ouvrions vers des Grandes Loges étrangères ; sur cette question, comme sur d’autres d’ailleurs, nous avancerons sans précipitation et dans le strict respect de nos Principes, j’insiste sur ce point : le strict respect de nos Principes*.

*Certes, mais ceux-ci apparaissent être à géométrie variable !...

Je voudrais souligner ici un point qui me paraît particulièrement important dans le contexte du paysage maçonnique français : contrairement à ce que certains disent parfois, en contradiction avec la fraternité à laquelle ils prétendent se référer, ça n’est pas le nombre des membres d’une Grande Loge qui fait sa qualité et nous savons d’ailleurs que ça peut être parfois le contraire, je vous dis ça mes Frères car j’ai eu à rappeler il n’y a pas si longtemps qu’être membre d’une Grande Loge à effectif modeste ne fait pas de ceux qui lui appartiennent des "sous Frères" et que c’est toujours avec bienveillance qu’un Maçon digne de ce nom doit regarder son Frère d’où qu’il soit. La Maçonnerie souffre trop souvent d’un sectarisme mortifère situé aux antipodes de l’idée qui la fonde.

Si nos dispositions statutaires ne prévoient pas que le Congrès ait à se prononcer sur les traités d’amitié, il est de la plus haute importance que vous me donniez votre avis pour la poursuite du travail que vous m’avez confié dans ce domaine ; en effet, la situation est telle aujourd’hui qu’il ne peut, sur cette question, y avoir la moindre ambiguïté : aussi mes Frères je vous pose une première question à laquelle je vous remercie de répondre en levant la main : "approuvez-vous les accords signés à ce jour ?" La deuxième question est : "Confirmez-vous votre volonté de poursuivre l’ouverture vers d’autres Grandes Loges françaises et étrangères qui partagent nos Principes et nos valeurs ?"

UNE ADAPTATION NÉCESSAIRE DE NOS STATUTS À NOS BESOINS :

En rédigeant nos statuts nous avons tellement voulu être différents de ce que nous quittions que nous avons poussé le balancier avec excès. Des dispositions dont nous étions convaincus qu’elles seraient de nature à favoriser l’épanouissement de notre Grande Loge se révèlent à l’usage être des entraves à cet épanouissement espéré. Nous devons nous préoccuper de l’avenir de notre Grande Loge ; sa stabilité et son harmonie ne peuvent pas reposer uniquement sur la seule bonne volonté des uns et des autres, les évènements que nous vivons le montrent clairement. Aussi les règles que nous fixerons seront déterminantes.

Je vous propose qu’afin d’être prêt pour le mandat qui débutera en 2018 sous l’autorité du prochain Grand Maître, ce qui nous laisse le temps nécessaire, nous entamions dans les semaines à venir une réflexion approfondie sur nos statuts* ; pour cela je mettrai en place une commission consultative, l’ensemble de nos instances y sera représenté ; de plus les Loges qui souhaiteront s’exprimer sur ce sujet pourront le faire par écrit, leurs contributions seront examinées. Le Congrès de 2017 qui devrait avoir lieu en décembre si vous suivez tout à l’heure nos propositions se prononcera sur des modifications statutaires qui devront répondre aussi bien aux nécessités civiles de notre Grande Loge qu’à celles maçonniques et surtout que les premières seront comme il se doit entièrement au service des secondes, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.

*Il est intéressant de relever qu’implicitement, Claude Beau reprenne à son compte ce que le manifeste de Xavier Est. dénonçait : une usine à gaz et des institutions pour le moins inadaptées…Cela après l’avoir suspendu!

LE TRICENTENAIRE :

Le 24 juin 2017, jour de la St Jean Baptiste, sera la date anniversaire du tricentenaire de la fondation de la Grande Loge de Londres et de Westminster, notons au passage combien le calendrier fait bien les choses : ce jour de la St Jean d’été 2017 tombe un samedi, jour favorable à l’organisation de festivités. Chacun sait que le 24 juin 1717 (c’était alors un jeudi) quatre Loges se rassemblèrent dans un mouvement qui traversa rapidement la Manche et rencontra un véritable succès sur le continent et en particulier en France dans une période qui sera dite des Lumières. Cet anniversaire est une magnifique occasion de fêter cette Franc-Maçonnerie si chère à nos cœurs*, c’est aussi l’opportunité de communiquer en direction du grand public pour faire savoir qui nous sommes.

*N’est-t-il pas comique de voir Claude Beau Grand Maître d’une des multiples obédiences irrégulières proposer de fêter le tricentenaire de la Grande Loge de Londres et de Westminster !... Pense-t-il envoyer une délégation pour participer aux célébrations de la Grande Loge Unie d’Angleterre ?

Je souhaite que nous nous saisissions de cette occasion exceptionnelle qui devrait mobiliser nos Loges de manière transversale, je compte aussi beaucoup sur un soutien dynamique de nos Grands Experts / Grands Inspecteurs. J’aurais, je l’espère, l’occasion d’y revenir dans les semaines qui viennent mais sachez d’ores et déjà que toutes les initiatives qui iront dans ce sens seront les bienvenues.

LE DEVOIR DE DISCRÉTION DE LA GRANDE LOGE :

Face aux évènements tragiques qui ont frappés notre pays en novembre 2015, puis plus récemment nos voisins belges et aussi face aux problèmes que nous rappelle chaque jour le flux des migrants fuyant la guerre et le malheur, il n’est pas inutile de rappeler que notre Grande Loge n’a pas vocation à s’exprimer sur la place publique sur les sujets politiques et sociétaux, lors des Conférences locales de nombreux Frères ont fait part de leur attachement à ce principe que je partage totalement avec eux.

J’y reviens car quelques autres ont regretté que notre Grande Loge soit restée silencieuse au moment de ces évènements tragiques. Je ne doute pas un instant que chaque Frère de l’Alliance ait été profondément affecté devant la barbarie de ces actes terroristes ; je ne doute pas non plus que la question des migrants soit aussi la cause d’une véritable meurtrissure pour un Maçon dont le maître mot est fraternité ; pour autant ces douloureux évènements ne doivent pas être utilisés, pour ne pas dire récupérés et instrumentalisés, par des Maçons qui par définition se veulent humbles et discrets.

Par contre, si en tant qu’Obédience prônant une spiritualité initiatique nous n’avons pas vocation à nous exprimer es qualités dans le monde profane, ni compétence à interpeller publiquement les dirigeants politiques, chacun d’entre nous vit bien dans le siècle et dispose naturellement de la liberté de s’impliquer dans la vie sociale s’il le souhaite, dans des actions associatives, politiques ou humanitaires. Nous savons bien que si nous nous préparons en Loge c’est aussi pour agir dans le monde au service duquel nous devons être !

LE PROJET DE L’ALLIANCE ET SON AVENIR :

Avant de conclure ce rapport moral je voudrais revenir sur le projet de notre Grande Loge.

J’évoquais au début de ce rapport l’inquiétude que quelques uns ont manifestée lors des premières Conférences locales, une inquiétude qui témoignait des doutes qu’éprouvaient et peut-être même qu’éprouvent encore certains de nos Frères quant à nos intentions pour l’avenir. Je voudrais affirmer ici avec fermeté que le projet de l’Alliance est défini de manière on ne peut plus explicite dans notre Déclaration de Principes, qu’il n’est pas négociable comme je le répète chaque fois que l’occasion m’en est donnée. Que ces Frères inquiets soient rassurés, leurs dirigeants d’aujourd’hui, comme ceux de demain n’ont aucun pouvoir en la matière ; seule une décision du Congrès pourrait remettre en question ce qui a été fixé par le Congrès lui-même et je rappelle que la Déclaration de Principes est dans l’ordre hiérarchique de nos textes le premier d’entre eux selon l’article 26 de nos Statuts et Constitutions.

Et que ceux qui n’adhèrent pas à ce projet, soit parce qu’ils sont de farouches partisans de la mixité, soit parce qu’ils sont favorables aux débats sociétaux et politiques en Loge, soit parce qu’ils souhaitent se replier sur eux-mêmes, et bien que ceux-là se tournent vers des Grandes Loges qui leur permettront d’assouvir leurs aspirations*, elles existent et ils y trouveront leur bonheur et permettront aux autres, fidèles au projet de l’Alliance, de travailler en toute sérénité, comme ils l’entendent et peu importe combien nous serons, l’essentiel sera que nous soyons réellement unis en toute fraternité.

*Après avoir ainsi défini la manière de débattre à la GLAMF, si Claude Beau est exaucé et que les tenants de ces différents courants obtempèrent, qui restera dans son obédience ?

CONCLUSION :

Je conclurai, mes Chers Frères, en reprenant mes propos d’introduction : le choix de l’avenir de notre Grande Loge appartient à tous les Frères de bonne volonté qui la composent, il ne saurait être la propriété de seulement quelques uns, fussent-ils convaincus d’être les détenteurs de la Vérité...

*Et vice versa !

C’est pourquoi tous les votes que vous ferez lors de ce Congrès sont importants, à commencer par celui de ce rapport moral. Si vous l’approuvez, vous signifierez votre accord avec l’essentiel de son contenu et aussi que vous êtes favorables pour que soit appliquée une grande fermeté à l’encontre des fauteurs de troubles qui s’évertuent à mettre en péril l’unité de notre Alliance*.

*L’unité de cette obédience n’est-elle pas déjà sérieusement entachée dès lors que l’on constate que les deux tiers des délégués n’ont pas voté ? N’est-ce pas là un magistral désaveu ?

Ce que je souhaite vous dire pour en terminer avec ce rapport moral pourra paraître audacieux, je vous le dis quand même : j’ai la conviction que l’histoire nous a donné rendez-vous ; pour créer l’Alliance nous nous sommes extraits d’un système où se cultivait la pensée unique, nous nous sommes engagés à aller résolument de l’avant vers une Maçonnerie plus authentique, plus fraternelle et un peu plus universelle, cette démarche nous responsabilise et nous oblige à être des Maçons qui, respectueux des Traditions et des Landmarks, ont pleinement conscience de leur mission de transmettre, des Maçons qui doivent se soucier de projeter la Maçonnerie dans un avenir qui ne leur appartient pas, un avenir dans lequel beaucoup d’entre nous ne seront plus, comme ces pères qui s’attachent à préparer l’avenir de leurs enfants, soucieux de leur transmettre le meilleur.

*Au-delà des grandes phrases dont le caractère ampoulé n’échappe à personne, il convient de faire un constat : Claude Beau plaide pour une maçonnerie « plus fraternelle et un peu plus universelle ». Soit. Mais son problème, c’est que ce que propose son obédience n’a suscité aucune reconnaissance, alors que le modèle incarné par les Frères de la GLNF recueille la reconnaissance de quelques 171 Grandes Loges de par le monde…Pourquoi le Grand Maître Beau n’en tire-t-il pas les conclusions ? D’autant qu’en fait de « pensée unique », la suspension de ceux qui ne partagent pas sa vision s’inscrit en faux. N’a-t-il pas réagi exactement comme Monsieur François Stifani, avec une ordonnance de suspension exactement identique à celles qu’il signait ?

Soyons les dignes maillons de cette chaîne qui prend sa source dans la nuit des temps et se veut fidèle* aux plans du Grand Architecte de l’Univers !

*Fidèles aux plans du GADLU ? Fidèles ? Mais que fait Claude Beau des serments qu’il a prêté sur le V.’.L.’.S.’. envers la GLNF ?....

J’ai dit mes Très Chers Frères.

Claude BEAU

Published by Emmanuel S.19864 - Fidèle d'Amour
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  • : Le Myosotis du Dauphiné Savoie - Le Blog de Fidèle d'Amour -
  • : Tribune créée dans un premier temps pour restaurer les valeurs éthiques et morales de la Franc-maçonnerie de Tradition dans la GLNF. Désormais, ayant contribué au succès de cet objectif, elle se consacre à la défense de ceux-ci, à la défense de la GLNF contre des attaques extérieures, et à promouvoir une vision de la Franc-maçonnerie régulière. Par ailleurs, seront présentés des articles reflétant mon étude, mes lectures, mes engagements, et mes sympathies.
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Référence et remerciements:

 

Par arrêt en date du 20 mai 2015, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement rendu le 6 mai 2014 par la chambre de la presse du tribunal de grande instance qui m'a déclaré coupable de diffamation publique envers François Stifani et Sébastien Dulac, à raison de la diffusion d’un message diffusé le 22 septembre 2010 sur le blog le myosotis-dauphine.savoie.over-blog.com. Je considère cet évènement comme l'attribution d'une Légion d'Honneur.

Merci aux soeurs et frères très nombreux qui m'ont soutenu dans ce combat de cinq années dont je m'honore, et dont je ne regrette rien.

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