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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 15:13
INFÂMIES !

Pour m’être opposé sans compromis à Monsieur François Stifani jusqu’au Tribunal, je reconnais sans aucun doute possible que, si celui-ci a été radié de la GLNF, il semble renaître dans le même style, aussi radieux que jamais, dans la lettre que Monsieur Dominique Moreau - qui exerce finalement le même type de « grande Maîtrise » au sein de la GLAMF - vient de circulariser au sein de son obédience avant qu’elle ne soit publiée par plusieurs blogs.

Les pauvres Frères qui pensaient fuir les dérives de l’ex grand maître déchu, retrouvent exactement les mêmes au sein de leur nouvelle obédience, du fait des agissements de clans rivaux qui n’ont créé la GLAMF ensemble que pour satisfaire leurs ambitions respectives.

Ceci confirme bien ce qu’affirmait le Myosotis du Dauphiné-Savoie dès 2010 : François Stifani et le clan Seiler/Moreau ne sont que les deux faces d’une même pièce.

Depuis sa création, les Frères de cette obédience, instrumentalisés et trompés, vont de déboires en désillusions.

La dernière, c’est le pathétique spectacle donné par ce clan de dirigeants qui se déchire publiquement et par blogs interposés pour le pouvoir au sein de cette obédience (impossible de parler de Grande Loge).

D’un côté, le blog officiel de la GLAMF ainsi que le blog connu sous l’appellation de « blog infâme » inspiré, dès son origine, par Dominique Moreau, initiateur d’un réseau de blogs pour déstabiliser Monsieur Stifani. Le blog infâme, coutumier des outrances, des calomnies et des injures ordurières, s’en donne à cœur joie contre les opposants internes à la direction de Dominique Moreau, le seul Grand Maître non élu d’une obédience française. Ses animateurs, spécialistes des attaques ad hominem, ne trouvent d’arguments que dans le caniveau ou le bidet : chacun sa vision de l’initiation maçonnique.

De l’autre, des blogs bien plus mesurés, tels que le Myosotis Occitan, ou Notre Trait d’Union, apportant une argumentation cohérente et reposant sur une documentation voire parfois des preuves incontestables. Un observateur remarquera qu’il y a d’ailleurs de plus en plus de blogs qui s’opposent à la direction de la GLAMF et à Moreau. Même le Myosotis de Rouvray, administré par un personnage qui se veut important au SCPLF, Jean-Pierre Roudot (qui se cache sous le pseudo de Vercingétorix bien qu’il signe de son nom entier certains de ses commentaires sur le blog infâme) autrefois lui aussi très ordurier – particulièrement avec moi - a réussi l’exploit de résumer en un article de quelques lignes l’ensemble de ce que je décris et affirme depuis 7 ans (et plus). Mieux vaut tard que jamais, certains sont plus longs à comprendre que d’autres. Ce qui ne leur donne pas raison pour autant.

Cependant, les limites de l’infâme viennent encore d’être repoussées par une lettre signée par le Grand Maître par intérim de la GLAMF, Monsieur Moreau, dont certains termes ne sont pas sans rappeler les nombreuses heures sombres de l’histoire de France, lorsque des français dénonçaient d’autres français pour les livrer à la vindicte publique.

Il n’est pas difficile de comprendre que le devoir d’un Grand Maître est de se positionner au-dessus de tout conflit, d’être le garant de l’unité de son obédience, et même – pourquoi pas – d’être un arbitre et surtout pas de favoriser un parti contre un autre.

Dans le contexte d’une élection dans le cadre des institutions que se sont choisies les Frères de la GLAMF et qui se veulent démocratiques, il n’est pas concevable qu’un Grand Maître prenne parti pour ou contre l’un des partis en présence : Il se doit d’avoir de la hauteur et de la retenue. Manifestement, c’est trop demander, « A l’impossible nul n’est tenu ».

Cependant, connaissant ses limites et ses faiblesses, on pourrait lui pardonner.

Ce qui n’est pas pardonnable, c’est la manière dont il procède, jetant en pâture nommément les Frères qui s’opposent à ses volontés, afin de les faire ostraciser dans leur propre obédience, et possiblement aussi dans leur vie profane. Car cette lettre scandaleuse a été circularisée. Et peut-être, plus scandaleux encore, c’est qu’elle ne suscite pas particulièrement de réactions négatives.

Peut-être que, ceci expliquant cela, l’atmosphère qui règne à la GLAMF est si violente que cela passe inaperçu…

Cette violence, on la trouve à la fois dans le procédé utilisé par Moreau, et par le choix de ses mots concernant ses opposants, sans jamais étayer ses propos par la moindre preuve : « suscitent un tintamarre surprenant », « indigne de ce que nous sommes devenus », « fausses informations », « il est plus facile d’éliminer un candidat que de l’affronter loyalement devant les Frères », « exaspérés », « suspendre immédiatement ce groupe à titre conservatoire », « ces virulents personnages », « Ils seraient même capables de se plaindre et vouloir passer pour des victimes »,  « La détestable désinformation qu’ils répandent », « leur vindicte » « leur faire respecter une décence qu’ils ont depuis longtemps perdue », «qui vient de diffuser un mail diffamatoire qui ressort du pénal », «imposer à tous leur vision rétrograde, complotiste et « dégagiste » de ce groupuscule », «  pour ne pas vous laisser perturber par les tentatives à répétition de ces égarés »… 

Voici comment un Grand Maître / Président parle de membres de son obédience / association qui se prétend une fraternité…Peut-on lui faire (re)lire la règle en 12 points dont il a peut-être pris connaissance lorsqu’il était franc-maçon ?

Quoi qu’il en soit, cela devrait faire réfléchir les Frères de la GLAMF, tout comme ils devraient aussi s’interroger sur le contenu entier de la lettre de Moreau, car celle-ci démontre que celui-ci a perdu à la fois le contrôle de ses nerfs et de la situation.

En effet, qui pourra croire que ce sont 8 frères à eux seuls qui mettent en péril une obédience de 15.000 membres (les chiffres sont de Moreau lui-même) ?

Comment ne pas remarquer le couplet d’autosatisfaction (puisque personne ne lui tresse des louanges, il le fait lui-même : Cela a un nom je crois, en d'autres lieux).

Comment ne pas remarquer le couplet consacré à l’opération immobilière réalisée à Clichy, et qui apparaît être une vraie plaisanterie. Nombre de frères de la GLAMF se disent en réalité choqués par cette opération qui selon eux aurait coutée environ 5 millions d’euros au lieu des 3 millions initialement prévus, cela pour n’abriter qu’une cinquantaine de loges (même en louant des temples à des loges d’autres obédiences) alors qu’il en faut 69 pour l’équilibre financier. Pire, les loges quitteraient une à une le siège de Clichy en raison des attaques physiques violentes sur les frères, par des individus au type islamiste provenant des bars mal famés qui entourent la GLAMF (un comble pour des islamistes !). Drôle d’approche et d’autosatisfaction pour un GM s’adressant à des Frères qui certainement ne sont pas venus en F.M. en général et à la GLAMF en particulier pour faire « une formidable opération, susceptible de générer une plus-value immédiate si nous le cédions » !

Comment ne pas relever ensuite comment ce « Grand Maître » jamais élu oppose, en espérant les livrer à la vindicte, les membres du « Conseil de Surveillance » élus, à ceux du Conseil des Sages qui eux sont désignés et placés sous la Présidence de Michel Gui. l’homme à tout faire de Moreau, qui administrait autrefois avec lui le Myosotis Ligérien ?

Imagine-t-on Gui. aller à l’encontre de Moreau ?

Les frères de la GLAMF ne sont-ils pas heurtés par le fait que Moreau puisse remettre en cause l’intégrité des membres du Conseil de Surveillance qu’ils ont élu, alors que lui-même n’est pas élu ?

Ne sont-ils pas choqués que Moreau puisse reprocher au Conseil de Surveillance d’accomplir le travail pour lequel il a été élu ?

Les frères de la GLAMF n’estiment-t-ils pas scandaleux que leur Grand Maître insinue que l’un des candidats à sa succession puisse être entouré d’une équipe « indigne » ?

De même, ne sont-ils pas amusés par les cris d’horreur que pousse Moreau alors que ses adversaires, ne pouvant s’exprimer autrement devant le verrouillage des institutions saisissent les différentes instances de justice ? Ont-ils oublié que c’est ce même Moreau qui, avec son compère Seiler, a démultiplié les procédures contre la GLNF ?

Enfin, personne n’a relevé une de ces perles dont Moreau a le secret :

De la même manière qu’au congrès de la GLAMF en mai 2016 il avait fait rire toute la maçonnerie française en inventant par défaut de culture maçonnique le nouveau concept de « Trois Grandes Lumières et le Volume de la Loi Sacrée » (Citation : « Car c’est au cœur familier de la loge où sont exposées les trois grandes Lumières et le Volume de la Loi sacrée que se forgent les actes vrais de la régularité, pas en mesurant les limites de règles profanes qui ne se sont imposées que par la paresse conformiste de ceux qui les ont acceptées ! »), il nous invente aujourd’hui celui de « Régularité constructive », sans, bien entendu, se hasarder à en préciser le sens.

Probablement, Moreau, qui est un politique de la FM et n’a jamais fait preuve de grande spiritualité (ce qui n’est pas un crime), est-il inspiré par le monde de la politique : Moreau, lui-aussi, veut des « constructifs » dans la maçonnerie !

Bravo. Mais rien à voir avec la Régularité. Celle-ci a ses règles intangibles. On est régulier où on ne l’est pas. Les deux situations sont honorables. Mais dans les deux cas, on ne trompe personne.

La lecture de ce qui précède ne devrait pas faire croire que le Myosotis du Dauphiné Savoie veut faire la promotion d’un candidat de la GLAMF contre un autre. Bien au contraire. L’issue de cette élection laisse indifférent tant la médiocrité de celle-ci est patente.

Pour comprendre que ce billet d’humeur n’a d’autre but que de dénoncer des infamies qui salissent la Franc-Maçonnerie toute entière, il suffit de voir ce petit clan prêt à toutes les bassesses pour prendre et garder le pouvoir sans se soucier de l’image qu’il donne à cette maçonnerie et au monde profane. Et cela vaut aussi bien pour les uns que pour les autres. Autrefois je dénonçais cela au sein de la GLNF, aujourd’hui que les mêmes dérives se produisent ailleurs, je ne peux que le faire aussi…

Espérons que cet édito déclenchera une prise de conscience qui permettra aux candidats en présence de se rencontrer et de trouver en eux-mêmes la – ou les – solutions qui permettront de mettre un terme à la situation et à l’image catastrophique qu’ils ont créés.

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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 17:29
(Photo: Tous droits réservés)

(Photo: Tous droits réservés)

Depuis le Moyen-Age, les métiers du bâtiment, celui des constructeurs de cathédrales sont organisés en « Gildes » ou en confréries, nombreuses à travers l’Europe.

Elles veillent au respect des « Devoirs » des différents métiers. Le célèbre manuscrit Régius, qui date de la fin du XIVe siècle donne une bonne idée de ce que pouvait être la maçonnerie « opérative » de l'époque. Ces confréries sont cependant souvent mal vues par l'Église catholique romaine et surveillées de près par les pouvoirs royaux.

Pourtant, les chantiers étant de moins en moins nombreux, pour que la transmission ne se perde pas, les membres de ces confréries de métier organisées en loges « opératives » finissent par admettre parmi leurs membres des hommes considérés comme importants parmi eux : nobles ou membres du clergé, n'appartenant pas directement au métier.

C'est ainsi que les loges écossaises, depuis 1439, avaient comme protecteurs héréditaires les seigneurs Saint-Clair de Rosslyn.

(Photo: UGLE)

(Photo: UGLE)

C’est ainsi que la Franc-Maçonnerie va progressivement n’avoir plus que des membres extérieurs aux anciens métiers, le maniement des outils n’étant plus « opératif » mais « spéculatif », c’est-à-dire porteur de symboles censés éclairer l’esprit et la vie de ceux qui les manient.

La Franc-Maçonnerie moderne, dite « spéculative » par opposition à la maçonnerie de métier, dite « corporative » ou « opérative », est donc née en Grande-Bretagne, plus précisément en Écosse et en Angleterre, avant de s'étendre très rapidement, au début du XVIIIe siècle, à toute l'Europe puis, principalement par l'intermédiaire des colonies européennes, à l'ensemble du monde.

 

Tableau des Loges de la GLUA au XVIIIème Siècle.

Tableau des Loges de la GLUA au XVIIIème Siècle.

La Grande Loge Unie d'Angleterre est donc considérée à juste titre comme étant la « loge mère », en référence à son origine qui remonte au 24 juin 1717, quand les quatre loges de Londres réunies dans la taverne du « Goose and Gridiron » ont fusionné à l'initiative de Jean Théophile Désaguliers, du pasteur anglican James Anderson et d'autres francs-maçons, pour former la première grande loge. Ses quatre loges portaient le nom des tavernes où elles se réunissaient : L'Oie et le Grill, La Couronne, Le Pommier, Le Gobelet et les Raisins*. Cette grande loge était un organe supérieur chargé de la régularité des groupes existants et de l'ouverture de nouvelles loges.

Cette Franc-Maçonnerie de Tradition pourtant moderne, est maintenant une institution vénérable (sans jeu de mots) âgée de trois fois cent ans. Tout au long de l’année 2017, les différentes obédiences régulières – mais aussi libérales – ont organisé des festivités pour commémorer ces évènements.

 

Sceau de la Grande Loge Unie d'Angleterre.

Sceau de la Grande Loge Unie d'Angleterre.

Le point d‘orgue avait lieu la semaine dernière, à la jonction des mois d’octobre et novembre, par les cérémonies du tricentenaire organisées par la Grande Loge Unie d’Angleterre avec des évènements qui se sont succédés durant trois jours.

Le premier jour, le dimanche 29 octobre 2017, avait lieu un dîner de bienvenue dans le Grand Connaught Rooms, bâtiment appartenant à la Grande Loge Unie d’Angleterre, contigu au Masonic Hall.

 

(Photo: Tous droits réservés)

(Photo: Tous droits réservés)

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H.R.H le Duc de Kent, T.’.R.’.G.’.M.’. de la Grande Loge Unie d’Angleterre avait invité pas moins de 138 Grands Maîtres venant de toute la planète, au nombre desquels figurait naturellement le T.’.R.’.G.’.M.’. de la Grande Loge Nationale Française, Jean-Pierre Servel, accompagné de son Député Grand Maître, Jean-Pierre Rol..

(H.R.H. Le Duc de Kent Grand Maître de la Grande Loge Unie d'Angleterre. Photo : UGLE.Tous droits réservés)

(H.R.H. Le Duc de Kent Grand Maître de la Grande Loge Unie d'Angleterre. Photo : UGLE.Tous droits réservés)

A noter, que la GLUA n’invitait qu’un délégué par pays ou Grande Loge, le Grand Maître. S’agissant des Grandes Loges les plus proches ou filles, elle invitait deux délégués, raison pour laquelle la GLNF était doublement représentée.

Freemasons Hall là Londres.

Freemasons Hall là Londres.

Le Grand Temple de Freemason's Hall à Londres.

Le Grand Temple de Freemason's Hall à Londres.

Le lendemain, lundi 30 octobre, avait lieu l’accueil officiel des Grands Maîtres des Grandes Loges Régulières de la planète au Freemason's Hall de Great Queen Street par le T.’.R.’.G.’.M.’. anglais, H.R.H. le Duc de Kent, avec les présentations, et aussi la signature du livre de présence du Tricentenaire par les Grands Maîtres invités.

(Photos: Chris Allerton / UGLE)

(Photos: Chris Allerton / UGLE)

Les 138 Grands Maîtres ont été ainsi présentés du plus âgé au plus jeune.

(Photos: Chris Allerton / UGLE)

(Photos: Chris Allerton / UGLE)

Il s’agissait d’une cérémonie de réception et de présentation qui n’a d’ailleurs pas donné lieu à une ouverture ou à une fermeture de travaux et seuls les Grands Maîtres en exercice portaient leurs décors.

Dans la logique anglaise, il ne peut y avoir de tenue que lorsque les trois Grandes Lumières sont exposées, ce qui n’était pas le cas ce jour-là, permettant la réception de profanes.

On reconnait le Grand Maître de la GLNF Jean-Pierre Servel. (Photo: Tous droits réservés)

On reconnait le Grand Maître de la GLNF Jean-Pierre Servel. (Photo: Tous droits réservés)

Le Grand Maître de la GLNF Jean-Pierre Servel en conversation.. (Photo: Tous droits réservés)

Le Grand Maître de la GLNF Jean-Pierre Servel en conversation.. (Photo: Tous droits réservés)

Le soir, avait lieu de Diner d’accueil à l’invitation du Pro Grand Maître, le T.’.R.’.F.’. Peter Lowndes, à la Mansion House (résidence officielle du lord-maire de la Cité de Londres) et du maire de la City.

C’est le mardi 31 octobre qu’a eu lieu le point culminant de ces célébrations avec la cérémonie du tricentenaire organisée au Royal Albert Hall, fameuse salle – la plus grande de Londres - pouvant contenir 6.000 personnes où était invité un nombre équivalent de FF.’. triés sur le volet. En effet, la GLUA a reçue 35.000 demandes ! Les autres Frères ont pu suivre la cérémonie dans la grande salle du Grand Connaught room.

Des milliers de Frères, dont 4.500 anglais, les autres venant de tous les coins de la planète  s'empressaient, attendant l’entrée solennelle du Très Respectable Grand Maître de la Grande Loge Unie d’Angleterre, H.R.H. le duc Edouard de Kent et du Pro Grand Maître, le T.’.R.’.F.’. Peter Lowndes.

Parmi ceux-ci, des Frères que nous connaissons bien :

Le Grand Maître de la GLNF Jean-Pierre Servel avec le Député Grand Maître Jean-Pierre Rollet (Photo : Tous droits réservés)

Le Grand Maître de la GLNF Jean-Pierre Servel avec le Député Grand Maître Jean-Pierre Rollet (Photo : Tous droits réservés)

Jean-Claude Tar. Grand Maître Honoraire de la GLNF et Grand Officier de la Grande Loge Unie d'Angleterre (Photo: Tous droits réservés)

Jean-Claude Tar. Grand Maître Honoraire de la GLNF et Grand Officier de la Grande Loge Unie d'Angleterre (Photo: Tous droits réservés)

Notre Grand Maître Honoraire, Jean-Claude Tar. était lui aussi invité, mais au titre de sa haute charge au sein de la G.’.L.’.U.’.A.’..

L’arrivée du Grand Maître anglais et du Pro Grand Maître, avec leur collège de Grands Officiers a donné le signal du début de la commémoration.

Le spectacle était grandiose, comme les anglais, ce grand peuple qui cultive la Tradition, savent le faire…

(Photo: Tous droits réservés)

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(Photo: Tous droits réservés)

Les Frères ont pu assister, de 14h à 19h, à un spectacle allégorique explicatif partant de l’idée d’un voyage dans le temps par lequel un jeune homme vivant en 1717 se trouverait transporté en 2017 pour lui montrer ce qu’est la maçonnerie d’aujourd’hui et lui en expliquer l’évolution en remontant le temps jusqu’à revenir à son époque, ceci par l’expression théâtrale d’un Opéra relatant cette naissance de la Franc-Maçonnerie, et dans lequel on reconnaissait chants maçonniques et extraits de la Flute Enchantée de Wolfgang Amadeus Mozart, franc-maçon autrichien. Selon les témoins de cette soirée l’interprétation de la Reine de la Nuit fut époustouflante.

(Photo: Tous droits réservés)

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(Photo: Tous droits réservés)

(Photo: Tous droits réservés)

(Photo: Tous droits réservés)

A son issue, a été donnée lecture du message envoyé par la Grande Loge Unie d’Angleterre à sa souveraine, Sa Gracieuse Majesté Elizabeth II et de la réponse de celle-ci à la GLUA.

Puis le Duc de Kent prononça son allocution entrecoupée par des hymnes.

Il rendit hommage à trois des 4 loges qui formèrent la Grande Loge d’Angleterre à sa création, dont trois vivent toujours avec des noms et des numéros différents. Elles s’appellent aujourd’hui les « Immémorial Lodges ».

(Photo: Tous droits réservés).

(Photo: Tous droits réservés).

Celles-ci, par le biais des représentants de chaque loge présentèrent au T.’.R.’.G.’.M.’. anglais respectivement leur  V.’.L.’.S.’., l’équerre et le Maillet originel. Le Grand Chapelain les plaça dans le monumental réceptacle, reproduction de celui original qui a brûlé en 1883 dans le siège de Great Queen Street.

Puis le Pro Grand Maître Peter Lowndes remercia chaleureusement le Duc de Kent Grand Maître pour ses 50 années ininterrompues au service de la Grande Loge Unie d’Angleterre en tant que Grand Maître, lui souhaitant de le demeurer longtemps encore. Une longue « standing ovation » ponctua ses vœux.

Le Grand maître anglais (qui est élu chaque année avec bienveillance sans discontinuer depuis 1967 et est très aimé par les frères anglais) remercia ensuite chaleureusement – enfin, à l’anglaise – pour ces mots et ces vœux généreux, rappelant aussi les vertus des valeurs propagées par la Franc-Maçonnerie autour de la planète, à partir du projet voulu par les Frères qui se sont réunis à l’Auberge de l’Oie et du Grill.

Il a aussi remercié les musiciens et les acteurs qui ont donné à cette soirée le lustre qui est apparu à tous, avant d’entonner, suivi de tous les Frères anglais un hymne célébrant la transformation des bâtisseurs.

(Photo: Tous droits réservés)

(Photo: Tous droits réservés)

Et bien entendu, au Royaume-Uni, tout fini par le traditionnel « G-od save the Queen » repris avec ferveur, solennité et cœur par les 6.000 FF.’. présents.

 

Ci-joint le lien pour visionner sur YouTube le spectacle au Royal Albert hall à Londres (2heures environ) : https://youtu.be/fmAjG7UsY3k

 

Enfin, 4.000 Frères se sont ensuite retrouvés au Battersea evolution le long de la Tamise, seule salle à Londres à pouvoir accueillir autant de personnes, pour un dîner de clôture présidé par leurs Altesses Royales le Duc de Kent et son Frère Mickael de Kent Grand Maître Provincial.

Comme la plupart d’entre nous n’assisteront pas au 400ème anniversaire de la Franc-Maçonnerie, profitons – par procuration et grâce à ces documents – des émotions relatées ici…

Long live to the universal Freemasonry !

Long live to the United Grand Lodge of England !

Vive la Grande Loge Nationale Française !

 

*Le grand historien de la Franc-Maçonnerie Roger Dachez conteste cette version pourtant largement répandue.

 

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 13:11
Sceau de la Grande Loge Initiatique Féminine et Francophone.

Sceau de la Grande Loge Initiatique Féminine et Francophone.

Cela fait plus d’un an que la rumeur circule : des Sœurs préparent la création d’une nouvelle obédience strictement féminine, issue de la Grande Loge Féminine de France.

Bientôt, le 25 novembre prochain cela deviendra une réalité.

En effet, ce jour-là, sera consacrée la Grande Loge Initiatique Féminine et Francophone, par Marie- Claude Batier, première Sœur Grand Maître, désignée par ses Sœurs.

Pour sa consécration qui aura lieu à Lyon au Temple de la GLNF de Rillieux-la-Pape, conformément à la Tradition, cette nouvelle Grande Loge réunira en son sein les trois premières Loges :  la première de Lyon, appelée à devenir une « loge nationale », la seconde d’Avignon et la troisième de Toulon.

Une loge lilloise devrait rejoindre la nouvelle obédience avant la fin de l’année, tandis qu’une constitution est en cours à Toulouse, à Bordeaux, à Montpellier, à Marseille et à Nice.

Marie-Claude Batier, première Soeur Grand Maître de la GLIFF.

Marie-Claude Batier, première Soeur Grand Maître de la GLIFF.

Entretien avec Marie-Claude Batier première Sœur Grand Maître de la GLIFF* :

L’objectif de cette nouvelle obédience reste cependant de croitre doucement la prudence s’imposant dès le départ sur l‘engagement des valeurs qui unissent les sœurs de la GLIFF

Aujourd’hui la moitié des membres de la GLIFF sont des sœurs qui avaient déjà décidé de partir de la Grande Loge Féminine de France et qui cherchaient une nouvelle obédience.

Marie-Claude Batier s’interrogeait elle aussi avec quelques autres sœurs sur le fait qu’en maçonnerie féminine il n’existait guère de choix d’obédience : « Le choix de la mixité n’est pas le nôtre. Je considère que si les travaux peuvent être ouverts à des frères, la vie initiatique de la loge repose sur un partage d’intimité qui doit à mon sens être préservé du regard des hommes comme j’admets parfaitement que l’inverse soit vrai.  En clair, le processus initiatique doit pouvoir être assuré en familiarité et en confiance ce qui nécessite une forme d’abandon de lâcher prise qu’il est plus confortable de gérer entre femmes. »

Ainsi il y a eu ces 10 dernières années à la Grande Loge Féminine de France plusieurs projets de création d’une autre obédience.

L’obstacle majeur résidait dans la crainte pour les fondatrices de ne plus pouvoir travailler en loge de perfection.

Depuis 3 ans environ, la GLFF perd entre 700 et 800 Maîtresses par an. Ces départs sont attribués par certaines au manque d’investissement dans la société de la GLFF ce qui justifierait la politique d’extériorisation intensive développée depuis une dizaine d’années.

D’autres, comme Marie-Claude Batier, pensent qu’au contraire une importante majorité de SS, regrettent cette politique et ont constaté que de nombreuses femmes, même jeunes choisissent d’entrer en maçonnerie en quête spirituelle et en recherche d’un travail en discrétion et hors du temps pour se ressourcer. « Je connais bon nombre de loges dites spirituelles qui se portent à merveille avec des colonnes bien garnies », dit-elle.

La Grande Loge Initiatique Féminine Francophone se propose donc d’offrir aux SS qui ne se retrouveraient pas dans la représentation actuelle de la GLFF, une terre d’accueil en accord avec leurs aspirations 

Et Marie-Claude Batier de préciser encore qu’ « il existe certes des loges symboliques et des loges qui travaillent sur des sujets de société au sein de la GLFF et certaines font les 2 mais le travail en loge est aussi nourri par la vie de l’obédience et ce qui s’y passe atteint les loges et met en valeur les clivages au sein même des loges entre disons les « traditionnelles » et les « sociétales » ces dernières encouragées par les orientations clairement affichées par les instances dirigeantes.

 

Ce qui a présidé à cette création, c’est la volonté de retrouver une maçonnerie à la hauteur de nos aspirations sans aucune diatribe, ni procès d’intention. « We agree we desagree ».

Nous travaillons à la Gloire du G.’.A.’.D.’.L.’.U.’. et sur le volume de la Loi sacrée comme troisième lumière. »

Le rite de la GLIFF est actuellement le R.’.E.’.A.’.A.’. mais seront certainement créées des loges au Rite Ecossais Rectifié et du Rite Français Primordial (rétabli). « Nous nous référons à l’écossisme comme modèle maçonnique ».

« Nous avons choisi de travailler au REAA dans une version traditionnelle utilisée dans la plupart des obédiences dites spiritualistes (GLNF, GLAMF, LNF et GLTSO) et avons repensé le fonctionnement obédientiel de façon à réinvestir la fonction de VM comme plus haute autorité de la Loge au sens spirituel du terme. Ainsi la cérémonie de maître installé est mise en vigueur alors qu’elle était interdite en GLFF. Nous n’aurons pas d’autres représentantes des loges que la V.’.M.’. (pas de députée) et la Loge étant souveraine devra se doter d’un règlement maçonnique à sa guise tout en respectant bien entendu les principes édictés au niveau de l’obédience.

Nous rêvons d’une maçonnerie respectueuse de la tradition mais libre d’adopter de règles de fonctionnement différentes les unes des autres dès lors que la vocation de creuset initiatique est respectée. »

Si certains ont parlé de scission spiritualiste à la GLFF, les Sœurs qui vont fonder la  GLIFF préfèrent parler d’essaimage ayant le souci de ne provoquer en aucun cas de tension avec la GLFF et son Conseil Fédéral et en tête sa Grande Maîtresse Marie-Thérèse Besson qu’elles ont tenu informée de l’avancement de leur projet, et l’ayant rencontrée à ce sujet.

Et Marie-Claude de dire « En effet, nous ne critiquons pas la politique et ce qu’est devenue la GLFF, simplement nous avons constaté que le système fonctionne à tous les niveaux sur des bases auxquelles nous n’adhérons pas et dont nous pensons qu’il a pris un tournant irréversible. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de fonder notre propre temple en nous efforçant de tirer les leçons de notre expérience. 

Pour autant c’est au sein de la GLFF que nous avons reçu la lumière, c’est au sein de la GLFF que nous nous sommes investies sans compter, pour la plupart d’entre nous et nous y avons appris à transmettre, nous sommes plusieurs à avoir aussi participé à la création de loges où nous avons de nombreuses attaches. Nous allons œuvrer inlassablement et patiemment car c’est notre éthique, à mettre en place des relations officielles d’amitié avec la GLFF comme avec les autres obédiences. »

A contrario, il semble que Marie-Thérèse Besson, la Grande Maîtresse de la GLFF considère la démarche des fondatrices de la GLIFF comme une mise en cause personnelle (voir l’excellent article explicatif de la Maçonne sur les circonvolutions de la Grande Maîtresse de la GLFF ).

Marie-Thérèse Besson Grande Maîtresse de la GLFF

Marie-Thérèse Besson Grande Maîtresse de la GLFF

Mais objectivement, on peut, sinon accepter, comprendre le courroux de Marie-Thérèse Besson : l’histoire retiendra en effet que c’est sous son mandat que s’est produite la première scission de la GLFF et la création en France de la première obédience exclusivement féminine se revendiquant de la Tradition spiritualiste. Elle laissera donc son obédience dans un moins bon état qu'elle l'a trouvée en arrivant à sa charge. Ajouté aux milliers de sœurs qui ont quitté la GLFF pendant son mandat on peut imaginer qu’elle puisse être sur les nerfs…

La réaction de Marie-Thérèse Besson étant très colérique, il est clair qu’elle n’a pas l’adhésion des sœurs en partance pour la GLIFF, mais, comme elle cite sa réélection à 95 % des voix, elle ne devrait pas se sentir mise en cause par l’extrême minorité qu’elles représentent. A moins que la majorité silencieuse et apparemment consentante ne se mette à s’exprimer ou à vouloir rejoindre la GLIFF ; tant mieux s’il y a débat ! En tout cas, l’avenir le dira.

A noter que les 5 % qui n’ont pas voté pour Marie-Thérèse Besson représentent exactement le nombre de SS.’.MM.’. qui quittent la GLFF chaque année, soit 700…

Et Marie-Claude Batier d’ajouter : « Il était donc temps pour nous de prendre nos responsabilités et créer une autre obédience qui permette aux sœurs (et aux profanes) de choisir le lieu dans lequel elles pourront pratiquer une maçonnerie proche de leur idéal, celle qui leur a été transmise. Il se trouve qu’aujourd’hui nous avons des adhésions de sœurs qui avaient déjà décidé de partir de la GLFF mais nous commençons à avoir des sœurs qui ont quitté la GLFF il y a plusieurs années et qui demandent leur intégration à la GLIFF soit qu’elles avaient quitté la maçonnerie soit qu’elles étaient parties dans une obédience mixte. »

Et de conclure : « Nous n’avons pas d’autre ambition que celle-là, car crois-moi, créer une obédience ex nihilo est une véritable aventure et lorsque les premières fondatrices m’ont demandé mon aide c’est bien volontiers que je les ai soutenues dès janvier 2017, et ce, en toute transparence. Cela dit, les sœurs qui m’entourent* et qui m‘ont élue à la tête de cette entreprise, sont enthousiastes et réfléchies autant qu’elles ont déterminées. Leur parcours qui va de 11 à 50 ans de maçonnerie, témoigne de la qualité de leur motivation et de l’humilité de leur démarche. »

 

*Marie-Claude Batier a occupé la fonction de Grande Oratrice au sein du Conseil Fédéral de la Grande Loge Féminine de France (de 2007 à 2009), et deux autres anciennes grandes officières au sein du Conseil de l’ordre l’accompagnent dans la création de la GLIFF, ainsi que nombre d’anciennes VV.’.MM.’..

Elle a soutenu activement la candidature de Marie-Thérèse BESSON à la Grande Maîtrise comme de très nombreuses sœurs soucieuses de voir restaurer une approche traditionnelle de la GLFF davantage dans la discrétion et plus axée sur la transmission maçonnique.

Âgée de 67 ans, elle a été initiée au REAA en 1995 à Lyon. Elle a, par ailleurs, été à l’origine de la création d’une loge à Lyon au Rite Ecossais Rectifié.

Députée à de nombreuses reprises et conseillère fédérale, Grande Oratrice, elle a présidé la Commission Conventuelle de la Constitution avant de démissionner au convent de mai 2017.

 Elle est juriste spécialisée en droit social, consultante en GRH et experte en techniques de gestion et paie. Elle a créé son entreprise en 1995 qu’elle dirige encore et est lauréate du réseau Entreprendre 1997 où elle s’est investie depuis cette date dans l’aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise.

Elle a aussi été membre du conseil d’administration de l’Association lyonnaise d’éthique économique et sociale et elle est Conseiller prud’homal à la section Industrie depuis plus de 20 ans.

Ceci démontre, s’il en était besoin, que le fait de ne pas vouloir travailler des sujets de société en loge n’a strictement rien à voir avec l’investissement citoyen ou associatif que l’on peut avoir en dehors du temple contrairement à ce qui est véhiculé parfois.

Les 9 autres sœurs conseillers de l’ordre n’ont rien à lui envier à ce sujet : femme de diplomate pendant 40 ans, 4 dirigeantes d’entreprise, assistante de direction, chercheur à l’INRA, infirmière, opticienne, retraitée, elles sont actives et désireuses de trouver dans les Loges de la GLIFF la distanciation indispensable à l’exercice du discernement et l’élévation spirituelle, l’énergie pour accomplir à l’extérieur du temple ce pourquoi nous sommes là, œuvrer modestement dans leur sphère d’influence, au progrès de l’humanité.

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 00:06
Naufrage...

Naufrage...

Depuis qu’elle est née en 2012, l’obédience écossaise voulue par l’ancien Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil Pour La France, Jean-Luc Fauque, va de crise en crise, causées tant par des luttes de pouvoir et d’égos, que par les conséquences de stratégies fumeuses.

Dès sa création, le premier Grand Maître Alain Juillet, opportunément couronné 33ème degré du R.E.A.A., à défaut d’avoir tenu ses « promesses électorales » dont certaines illustrées par ce qu’il avait lui-même appelé non sans humeur des « erreurs de plume », engagea un combat afin de circonscrire l’influence de la Maison du R.’.E.’.A.’.A.’. pourtant largement majoritaire au sein de cette obédience (environ 90% des effectifs).

Son mandat achevé - caractérisé par un échec retentissant sur tous les objectifs fixés (aucune reconnaissance de Grande Loge régulière) - la GLAMF plongeait dans une crise d’identité non résolue depuis.

Son successeur, Claude Beau, issu du Rite Français a poursuivi cette dérive, croisant fréquemment le fer avec les chefs de la Maison du REAA. Ceux-ci, ont été soumis à toutes sortes de pressions destinées à les déstabiliser. On se souvient encore qu’ils avaient été privés des accès informatiques leurs permettant de communiquer avec les membres de leur Maison.

Le combat s’est achevé par un match nul, les deux clans au tapis. L’Assistant Grand Maître de la Maison du REAA après avoir été suspendu, a démissionné de l’Obédience, imité en cela par son successeur et le Grand Maître de la GLAMF a démissionné lui aussi en cours de mandat, du jamais vu surtout dans une si jeune obédience.

S’ensuivit une nouvelle innovation : l’installation d’un nouveau Grand Maître par intérim, Dominique Moreau-Schmidberger (qui en fait gouvernait déjà par marionnettes interposées depuis la naissance de cette obédience en qualité de Député Grand Maître).

Il se trouve être le seul Grand Maître français installé sans jamais avoir été élu !

Quand on pense que les Frères qui ont fondé la GLAMF prétendaient vouloir recouvrer leur liberté, et les garantir par des instances démocratiques ! Tout cela pour en arriver là.

A peine installé, Dominique Moreau après avoir passé une alliance avec son ami Jean-Luc Fauque Souverain Grand Commandeur du SCPLF a mené campagne contre l’élection d’Henri Lustman, successeur de celui-ci. Mal lui en a pris, car Lustman a été néanmoins élu et installé. Vexé, Moreau a cependant compris la nécessité d’un accord avec lui faute de quoi la GLAMF menaçait d’imploser rapidement.

Ils se sont mis d’accord sur la nomination de Marc Paa. à la tête de la Maison du REAA, qui semblait à tous deux être un homme de consensus et dont le jeune âge le rendrait facilement malléable.

Erreur de Moreau, car Marc Paa., contre toute attente brigue aujourd’hui la succession à la charge de Grand Maître la GLAMF, contre le candidat officiel, Jean-René Dal. après que Thierry Bre. ait jeté l’éponge pour être candidat à la succession de ce même Marc Paa. ce qui permettrait en cas de victoire à Dominique Moreau de verrouiller ainsi la Maison du REAA.

Quels sont les enjeux ?

Sceau de la GLAMF

Sceau de la GLAMF

D’un côté, le versant GLAMF.

Dès sa naissance, le premier Grand maître, suivi en cela par ses successeurs, a renié les promesses qui avaient servi de projet de fondation de la GLAMF, a renoncé aux Basic Principles fondant les Grandes Loges régulières, et a progressivement orienté son obédience vers une identité libérale, entre la GLDF et le GO, allant jusqu’à vouloir former une confédération de « Grandes Loges spiritualistes », au sein desquelles figure une obédience féminine, la GLFF.

Rien de critiquable en cela, mais quand on a promis aux adhérents de créer une Grande Loge strictement régulière reconnue dans un premier temps par 5 Grandes Loges régulières européennes frontalières de la France, puis rejointes par la Grande Loge Unie d’Angleterre, ça fait sacrément désordre… C’est même carrément une réelle tromperie !

Et pour couronner cela, un vote très contesté en interne car voté uniquement par une infime minorité (environ 30% délégués) permettant les inter visites en contrepartie de l’engagement signé par les visiteurs des obédiences libérales (Essentiellement GLDF) qu’ils respectent les travaux auxquels ils assistent ! Original.

En prime, la direction de la GLAMF, veut empêcher le REAA majoritaire à 90 % de prendre le contrôle de l’obédience en amenant un Frère issu du Rite Français, représentant donc environ 7% de l’obédience, à la diriger…Risqué.

Sceau du SCPLF

Sceau du SCPLF

De l’autre côté le versant SCPLF.

Il est placé dans un terrible dilemme. Il vient à juste titre d’être exclu de la famille des Suprêmes Conseils réguliers. Pourquoi ? Parce qu’il recrute ses membres au sein d’une obédience irrégulière, cette même GLAMF au demeurant n’étant reconnue par aucune Grande Loge Régulière de la planète, tout en étant intervenu activement dans les affaires internes d’une Grande Loge Nationale Française. Rejeté progressivement par tous les Suprêmes Conseils du monde, il a besoin, pour se donner un semblant d’apparence régulière de faire croire qu’il recrute dans une Grande Loge régulière. Or comme la GLAMF s’éloigne de plus en plus de la régularité, cela hypothèque d’autant l’avenir du SCPLF.

Celui-ci, étant acculé, doit trouver une solution.

Celle-ci passe obligatoirement par une victoire du candidat de la Maison du REAA au sein de la GLAMF, ce qui lui permettra de contrôler l’Obédience et de lui donner les orientations nécessaires à ses intérêts, à savoir, un vernis de régularité, illusoire parce que de toutes manières, la GLAMF est par essence irrégulière et le restera.

Mais les toques violettes du SCPLF en font curieusement abstraction. Pourquoi ?

Parce qu’ils pensent que si Marc Paa. est élu et fait revenir la GLAMF à la conformité voulue par le SCPLF,  cela leur donne une chance de sauver le SCPLF (et accessoirement la GLAMF) d’une explosion, les scissions menaçant dans l’une et l’autre des juridictions.

En effet, bien des Frères à la fois déçus et excédés par les attaques qui agitent ces deux corps malades les quittent, souvent pour rejoindre le bercail GLNF.

La crise est très profonde, la GLAMF prend l’eau de toutes parts, en atteste le blog infâme qui lui consacre ses trois derniers articles. S’agissant de ce dernier, un thermomètre très sûr nous permet de connaître la situation : il n’est jamais tant virulent et injurieux que lorsque son obédience en général et son clan en particulier est au plus mal. A en juger par les tombereaux d’insultes qui me sont destinées ainsi qu’au Grand Maître de la GLNF, il y a fort à penser que la situation est vraiment désespérée. J’attends donc encore beaucoup d’ignominies, cela en prend le chemin ! Si c’est le prix à payer, j’y suis prêt avec bonheur.

Pensez-donc : le blog infâme, l’organe officieux de Dominique Moreau, réduit à confirmer par écrit ce que j’affirme ici depuis de longs mois et qu’il a toujours démenti : « Réalisez bien que notre jeune obédience est en grand danger » ! Une fois encore, la preuve est faite que dans les colonnes de ce blog le mensonge le dispute au pitoyable….

 

Donc, les deux clans précités se livrent actuellement à une guerre de mouvement, à coups de procédures.

Le clan des écossais a actionné tous les leviers pour paralyser la gouvernance de leur obédience, aux dires même du blog infâme :

 -Saisine du Conseil des Sages contre l'obédience

- Saisine du Conseil des Sages contre le Grand Maître Dominique Moreau

- Saisine du Conseil des Sages contre les nouveaux règlements du Conseil des Sages

- Saisine du Conseil des Sages contre le vote électronique

- Saisine du Conseil des Sages pour faire invalider la candidature à la Grande Maitrise de Jean-René Dal.

- Saisine du Conseil des Sages pour faire invalider la candidature au poste d'AGM MREAA de Patrick Avr.

- Saisines de la Chambre de justice sur tout ce qui touche aux élections et les sujets précédents

- Saisine du Conseil des Sages contre Georges Sam. pour un mail traitant des candidatures au poste de GM »

Selon des informations que je viens de recueillir, d’autres procédures pourraient très rapidement être déclenchées, bien plus graves, et devant la justice profane.

De l’autre côté, le blog http://notre-trait-d-union.fr  – remarquable de modération – très factuel qui défend la candidature de Marc Pas. très probablement inspiré par le SCPLF, révèle que le clan Moreau, par le biais de l’Assistant Grand Maître chef de la Maison du Rite Français, Georges Sam. à lui aussi saisi le Président du Conseil des Sages de la GLAMF, homme lige bien connu de Dominique Moreau (tous deux étaient les animateurs du blog Myosotis Ligérien) afin de faire invalider la candidature de Marc Pas. Assistant Grand Maître de la Maison du REAA au motif que celui-ci, représentant du REAA succèderait à un Grand Maître du même Rite, ce qui est interdit par l’Article 19-1 des Statuts de la GLAMF… Et que ce passe-t-il si l’un des deux pratique plusieurs Rites ? Belle bataille juridique en perspective !

Devant pareille situation, on peut que penser que les Frères de la GLAMF sont de grands nostalgiques : ils ne peuvent pas se déparer de la situation qui prévalait lors de la crise stifanienne. A défaut d’avoir assigné François Stifani, ils se lancent dans de multiples procédures entre eux…

A dire vrai, ce qui est troublant, c’est qu’à écouter les arguments des uns et des autres, on est tenté de penser que chaque partie a raison…et tort ! Ce qui démontre l’absurdité des institutions dont s’est dotée cette obédience qui prétendait donner des leçons de démocratie et d’éthique maçonnique à toutes les Grandes Loges de la planète. 

Enfin, la situation présente est diffuse, dépourvue de toute logique ou les rivalités prédominent dans un même clan, ou au sein d’une même obédience les Rites s’attaquent les uns les autres.

Il n’est pas sûr que les Frères qui ont fui les troubles et dérives de François Stifani acceptent longtemps de subir les mêmes choses de la part de ceux qui promettaient de les en délivrer.

 

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 14:01
Les sympathies arabes pour le Reich - Photo A Contre-Courant - WordPress.com

Les sympathies arabes pour le Reich - Photo A Contre-Courant - WordPress.com

Le Myosotis du Dauphiné-Savoie, dans une volonté de présenter d’autres éclairages et d’autres sensibilités maçonniques, après avoir ouvert ses colonnes à une Sœur de la Grande Loge Féminine de France connue sous son pseudo de plume La Maçonne, publie aujourd’hui un article d’un Frère du Grand Orient de France, Claude Frydman, dont les recherches sont connues de nombreux historiens.

Claude, a été initié en 1981 au sein de la R.’.L.’. Les Précurseurs* (G.’.O.’.D.’.F.’.) à l’Or .’. de Clichy, où il a occupé toutes les charges dont celle de V.’.M.’..

Ingénieur en informatique à la retraite, il garde des liens étroits avec sa loge mère, même après son Alya (Montée) en Israël ou il devient fondateur de la R.’.L.’. l‘Etoile d’Israël à l’Or.’. de Tel Aviv.

Il est l’auteur de différentes publications :

- La franc-maçonnerie en Israël, Revue Humanisme numéro spécial La Franc-maçonnerie dans le monde (avec Fabien Taïeb).

- Le Grand Orient au Moyen Orient, 2015 chez Editis éditeur

- Texte de la conférence : Les francs-maçons et les loges dans l’histoire du Proche-Orient, publié par la loge Prometheus (GLTF).

- Différents articles sur le blog du Times of Israël : Templiers, Francs-Maçons et nazis en Palestine, Grands petits pays, Réflexion sur l’avenir du Moyen-Orient.

 

« Les templiers, francs-maçons et nazis en Palestine

Peut-on aborder la participation arabo-musulmane au mouvement national-socialiste, et les liens entre la résistance antisioniste et les organisations nazies et néo-nazies ?

Et peut-on le faire sans évoquer les acteurs essentiels que furent les templiers, les francs-maçons et sans parler du rôle de l’Allemagne nazie ?

Les Templiers

Le projet de la Société des Templiers (1) , secte d’origine germanique (Tempelgesellschaft) était messianique, le retour aux sources du christianisme, la création de colonies agricoles en Terre Sainte et la conversion des Juifs pour que le Messie revienne.

Ils se sont implantés en Palestine ottomane, à Tel Aviv (Sarona), Haïfa et Jérusalem (Moshava Germanit), Wilhelma (Bnei Atarot), Bethléem de Galilée (2) , Waldheim (Alonei Abba) et Valhala près de Mount Hope. Peu nombreux mais très actifs et travailleurs, ils ouvrirent des écoles d’agriculture et furent les premiers en Palestine à se servir de machines agricoles et à employer les engrais chimiques. Au début des années 1930, la communauté des Templiers comptait environ 2.500 personnes vivant en cercle fermé, parlant l’allemand, méprisant les Arabes qui mangeaient « le pain de la paresse » (das Brot der Faulheit) et détestant les Juifs qui menaçaient leur projet messianique dominateur et qui les supplantaient sur les plans agricoles et sociaux. Ils adhérèrent massivement au projet national-socialiste.

Les francs-maçons

Depuis 1860, la franc-maçonnerie était présente en Palestine ottomane. De nombreuses loges ont été créées, elles réunissaient les intellectuels et les responsables politiques juifs, musulmans et chrétiens qui réfléchissaient à l’avenir du pays et de ses habitants.

Dans les années 1930 en Allemagne, les francs-maçons humanistes furent persécutés et figurèrent parmi les premiers déportés. Avec quelques francs-maçons allemands, Léo Muffelmann, qui n’était pas juif, partit pour Jérusalem fonder plusieurs loges d'expression allemande et mettre à l’abri les patentes et documents des obédiences allemandes.

 

Léo Müffelmann Grand Maître de la Grande Loge Symbolique d'Allemagne (1881-1934)

Léo Müffelmann Grand Maître de la Grande Loge Symbolique d'Allemagne (1881-1934)

De retour en Allemagne, Müffelmann fut de nouveau arrêté, il mourut des suites des tortures infligées.  C'est à partir des loges allemandes qu'il avait créées en terre d’Israël que la Franc-Maçonnerie fut reconstruite en Allemagne après la guerre.

Le nazisme en Palestine

En 1933, le SS Ernst Wilhelm Bohle créa les sections de l’étranger du parti nazi. Plus du tiers des Templiers en Palestine en étaient membres. Ils furent chargés de l’espionnage, du contrôle des populations allemandes, et du soutien des mouvements subversifs contre les ennemis de l’Allemagne.

Ernst Wilhelm Bohle - Photo www.alamy.com

Ernst Wilhelm Bohle - Photo www.alamy.com

Bohle établit les contacts des nazis avec les autorités arabes en Palestine mandataire. L’appui financier allemands au muftî el Husseini s’inscrit dans cette politique arabe qui trouvait une résonance dans le cadre de l’antisémitisme d’État allemand.

Islamisme militant – nazisme, un lien incontestable ?

Le sujet sent le soufre, il n’est pas politiquement correct. Pourtant le lien de parenté idéologique et de continuité entre le national-socialisme et l’islam militant est incontestable. Il remonte aux années 1930 et se poursuit jusqu’à nos jours. Le nationalisme arabe ne se réduit pas à sa composante fascisante, mais cette dernière représente un élément fondamental pour comprendre la guerre interne à l’islam. Elle s’incarne aussi bien dans la guerre de l’islamisme contre les musulmans humanistes et modérés et contre l’Occident que dans la diffusion des thèses antisémites dans le sillage des méthodes de propagande nazies.

C’est un facteur essentiel, bien que généralement occulté, de la perpétuation des conflits du Proche-Orient.

Amin el Husseini, le Grand mufti de Jérusalem

On ne peut pas concevoir le Proche-Orient d’aujourd’hui si on ne comprend pas le rôle du Grand Mufti de Jérusalem, Amin el Husseini (1896-1974). Il était l’héritier et le dirigeant d’un des plus importants clans palestiniens de Jérusalem. Doté d’un grand sens politique, de charisme, d’une intelligence brillante et d’une impressionnante faculté de manipulation, il fut surnommé le Glaive de l’Islam. Il a été présent et influent dans tout le Proche-Orient de la première moitié du 20ème siècle.

Engagé en Turquie, pendant la première guerre mondiale il était officier d’artillerie dans l’armée turque. Basé à Smyrne, il a participé au génocide arménien.

Après la victoire des alliés en 1918 il change de camp et se met au service des Anglais.

De retour en Palestine il a organisé les émeutes arabes qui firent au total plusieurs milliers de morts. Les principales sont le pogrom de Jérusalem en 1920 à l’occasion des festivités de Nabi Moussa, l’émeute de Jaffa en 1921 pour le 1er mai, les massacres de 1929 avec celui d’Hébron et la Grande Révolte arabe de 1936 à 1939. Mais les incidents étaient permanents, le pays vivait dans un état de guerre larvée.

En 1920, le haut-commissaire anglais, Sir Herbert Samuel fit arrêter le franc-maçon Zeev Jabotinsky (3), organisateur des milices de défense juive, et Amin el Husseini, organisateur des émeutes.

Puis il gracia ce dernier, pensant ainsi calmer la situation. Pour tenter de se concilier les arabes tentés par l’Allemagne nazie, le Colonial Office (4) avait choisi de s’allier au clan Husseini (5) contre les sionistes et les clans palestiniens aux visions plus démocratiques.

Malgré son jeune âge, 24 ans, sans qualifications religieuses et sans mandat électif, et bien qu’il fut l’organisateur des violences, sir Herbert Samuel le nomma Grand Mufti de Jérusalem à la place du consensuel député-maire de Jérusalem, Ragheb Nashashibi (6), franc-maçon, chef de la famille rivale, nationaliste palestinien modéré et humaniste.

Il est manifeste que nommer Al Husseini à ce poste, avec tous les titres religieux qu’il accumulait, représentait une stratégie britannique pour transformer en guerre de religion la lutte nationaliste entre les Arabes et les Juifs (7) de la Palestine mandataire.

Les Britanniques, alors favorables à l’exclusion du sionisme, publièrent le Livre Blanc qui limitait les droits des Juifs et drastiquement leur immigration en Palestine. Les Anglais encouragèrent les Arabes à la violence (8).

La nomination d’el Husseini fut une catastrophe qui a laissé des traces jusqu’à aujourd’hui. Le mufti lança la rumeur qui accusait les Juifs de vouloir détruire les lieux saints musulmans (elle a toujours cours de nos jours !).

Il appela à la violence contre les juifs, les francs-maçons et les familles palestiniennes rivales. Ce fut la lutte des majlisin, les partisans du Mufti contre les mu’aridin (9) , les opposants, dirigés par le clan Nashashibi. Les premiers bus sautèrent avec leurs passagers, des temples maçonniques furent incendiés, de nombreux francs-maçons arabes et juifs furent assassinés (10) par les Husseini, parmi eux Ahmed Nahif, Mohamed  Saïd al-Chanti, Mustapha  Darwish et Abraham  Arwatz, Haïm  Zelikow, Walter Mouftah, Jacob Eliahu Mizrahi.

C’est à cette période que se forma un rapprochement entre les juifs et les arabes modérés qui formèrent les « Unités Nashashibi » appelées aussi « bandes de paix » (fasa’il al-salam). Elles furent désarmées par les Anglais et arrêtées (11).

Le clan Nashashibi qui comptait beaucoup de francs-maçons fut décimé. Le chef des bandes de paix, l’avocat Fakhri el Nashashibi, a été tué. Les hommes de main des Husseini pendirent et mutilèrent des francs-maçons arabes, laissant exposés leurs cadavres avec un écriteau « Vendu aux Juifs ».

Les loges se mirent en sommeil pendant ces périodes de troubles qui firent 5.800 tués, 15.500 blessés et 112 condamnés à mort exécutés par les Anglais.

Il faut noter que lors des émeutes, les véhicules arborant le drapeau avec la croix gammée se voyaient autorisés à traverser les zones contrôlées par les milices arabes. Les véhicules britanniques ou juifs étaient en revanche systématiquement mitraillés. La route entre Jérusalem et Jaffa, surplombée par des villages arabes hébergeant les milices, fut impraticable durant toute une période, sauf pour les Allemands.

La proximité était réelle et ancienne avec l’Allemagne. Les troupes impériales du Reich avaient combattu aux côtés des Turcs durant la Première Guerre mondiale dans la région de Palestine ottomane, et les sympathies réciproques subsistaient. Et, comme le montre une note du consul allemand de Jérusalem, il ne s’agit pas d’une instrumentalisation par les nazis du nationalisme arabe mais d’une véritable convergence idéologique.

Le Muftî appela à l’insurrection après la mort dans des combats avec les forces britanniques de Izz-ed-Din al Qassam, prédicateur xénophobe affilié au clan Husseini.

Les Britanniques réprouvèrent les violences contre les Juifs mais n’envisagèrent aucune mesure de rétorsion. Pour Husseini, le message signifiait qu’il n’y aurait pas de sanction à la poursuite des violences antijuives.

La plupart des clans palestiniens n’avait pas adhéré à la politique de confrontation armée des Husseini. Ils ont été mis au pas, avec l’aide des Britanniques, mais surtout en raison de l’appui de l’Allemagne nazie.

 Les méthodes du clan Husseini rejoignaient celles des nazis en ce qui concerne l’établissement d’une dictature répressive. Ils ont expulsé avec la plus grande violence leurs adversaires au sein du camp palestinien.  Du côté Palestinien, il y a plus de morts, du fait de règlements de compte, d’assassinats que dans le combat contre les Juifs et les Britanniques.

Des centaines de leaders appartenant à onze clans palestiniens furent assassinés par les Husseini.

La charia fut imposée avec rigueur, les comportements non-islamiques punis, tandis que les Frères musulmans en Égypte appelèrent au jihad en faveur d’Husseini…et à l’élimination du camp adverse des Nashashibi et de ses alliés, parmi eux les clans Khalidi et Dajani.

Pendant la deuxième guerre mondiale Amine al Husseini se rapprocha d’Hitler.

 

Le mufti de Jérusalem Amin el Husseini reçu par Adolphe Hitler.

Le mufti de Jérusalem Amin el Husseini reçu par Adolphe Hitler.

Il le rencontra ainsi que de nombreux dignitaires nazis et fut nommé Premier Ministre du Gouvernement Pan arabique par le régime nazi.

Le mufti de Jérusalem Amin el Husseini reçu par Heinrich Himmler Reischführer des SS.

Le mufti de Jérusalem Amin el Husseini reçu par Heinrich Himmler Reischführer des SS.

Ses quartiers généraux étaient situés à Berlin. Il planifia la construction d’un camp de concentration à Naplouse, pour parfaire la Solution Finale et exterminer le Yichouv, la communauté juive de Palestine, avec l’aide du Reich. Ce plan ne vit pas le jour grâce à la défaite de Rommel à El Alamein.

Il recruta plus de 20.000 soldats musulmans qui se livrèrent à des crimes de guerre en Bosnie (12).

Le mufti de Jérusalem Amin el Husseini passe en revue les soldats de la division SS musulmane "Handzar" en effectuant le salut nazi.

Le mufti de Jérusalem Amin el Husseini passe en revue les soldats de la division SS musulmane "Handzar" en effectuant le salut nazi.

Selon l'historienne Bat Ye'or, leurs atrocités « choquèrent même les Allemands. Femmes, enfants, vieillards furent tués à coups de hache, empalés, enterrés vivants, suspendus à des crocs de boucherie, ensevelis dans des fosses sous la chaux vive après avoir été sauvagement mutilés (13) ».

On connaît les détails de plusieurs opérations communes montées par la Waffen SS et les réseaux palestiniens du Grand Mufti.

Le mufti de Jérusalem Amin el Husseini passe en revue les soldats de la division SS musulmane bosniaque en effectuant le salut nazi.

Le mufti de Jérusalem Amin el Husseini passe en revue les soldats de la division SS musulmane bosniaque en effectuant le salut nazi.

Le plan Atlas (14) en octobre 1944 a rassemblé trois officiers SS allemands originaires de la Société des Templiers sous le commandement du major Kurt Wieland de Sarona et deux proches de el Husseini, Abdul Latif et Hassan Salameh.  Leur objectif était de collecter des renseignements dans la Palestine mandataire, transmettre les informations en Allemagne et recruter et armer des Palestiniens anti-britanniques, fomenter des tensions entre Juifs et Arabes.

 

Le mufti de Jérusalem Amin el Husseini en compagnie de SS musulmans.

Le mufti de Jérusalem Amin el Husseini en compagnie de SS musulmans.

L’historien israélien Michael Bar-Zohar rapporte que l’objectif était aussi d’empoisonner les ressources en eau potable de Tel Aviv pour faire des dizaines de millier de victimes. Les archives du MI5 (15) n’ont pas rapporté ce point mais cela ne prouve rien. Le plan a échoué, les participants ont été arrêtés. 

Après la guerre Amin el Husseini fut recherché pour crimes de guerre par la Yougoslavie et l’Angleterre. Il se réfugia en France, accueilli par le général de Gaulle comme réfugié d’honneur (16). C’est peut-être ainsi que commença la politique arabe de la France. Puis malgré la surveillance dont il était censé faire l’objet, il partit tranquillement et gagna l’Égypte (17), sous un faux nom avec l’aide d'Hassan el-Banna, le fondateur des Frères Musulmans avec qui il entretenait une alliance fondée sur « leur haine commune des Juifs ».

Depuis la fin de la guerre, les Frères Musulmans maintenaient les liens du mufti (18) avec la Ligue arabe. En octobre 1946, Amin el Husseini, bien caché au Caire, a remercié le gouvernement français pour son hospitalité et l’approbation tacite à son évasion.

En Égypte, se faisant passer pour un grand démocrate, il reprit ses activités criminelles, cette fois contre les Juifs et Israël.

Les pays occidentaux portaient un grand intérêt au pétrole des pays arabes, le mufti devint un interlocuteur privilégié. Il a permis à de nombreux responsables nazis (19) (ils furent près de deux mille) de se réfugier dans les pays arabes et les a aidés à obtenir des postes importants dans l’armée, les industries militaires et la propagande (20). Ils préparèrent avec lui un nouveau génocide juif.

L’influence du national-socialisme

L’exemple palestinien montre que l’apport du national-socialisme n’est pas seulement anecdotique ou symbolique, mais, au contraire, primordial dans la fondation des mouvements de masse nationalistes arabes. Les principales factions arabes qui incarnent jusqu’à aujourd’hui la revendication anti-israélienne mais aussi djihadiste (21) sont issues des mouvements idéologiquement parents du nazisme.

Ainsi, le Hamas vient des « Frères musulmans », fondée par Hassan al Banna, fervent partisan de l’Allemagne nazie, et le Fatah qui revendique toujours sa filiation avec le Mufti soutien du Führer dans sa lutte contre les Alliés et dans l’élimination du peuple juif. Si l’antisémitisme les rapproche, il assure également la visibilité idéologique et une convergence mutuelle de ces mouvements : l’encadrement d’anciens officiers SS des camps d’entraînement du FPLP en Égypte dans les années 1960 en témoigne.

Si l’on regarde la situation du Proche-Orient d’aujourd’hui, on ne peut que constater l’omniprésence de l’empreinte du Mufti el Husseini.

L’antisémitisme a été une constante de son action, mais aurait-il pu être manipulé par les Anglais et les Nazis ?

Les Anglais ont toujours été particulièrement doués pour créer des situations inextricables.  La complexité de leur politique au Proche-Orient a permis bien souvent au Mufti de se jouer de leurs contradictions. Amin el Husseini a réussi à se rendre incontournable. Grâce aux Britanniques, ses partisans ont pu dominer la société palestinienne sur les plans politique et religieux.

Quant à l’Allemagne nazie, a-t-elle utilisé le Mufti ou a-t-il pu au contraire manipuler les nazis ? Il y avait une telle convergence entre eux sur l’antisémitisme, la gouvernance et la vision d’une société future, qu’ils ne pouvaient qu’être alliés naturels.

En dépit de la neutralité de nombreux Palestiniens, voire le soutien de certains à la population juive durant la guerre d’indépendance de 1947-1949, les élites politiques d’où sont issues les principales factions actuelles ont été marquées et formées par les discours et les méthodes issues de la collaboration avec le Troisième Reich.

Les pronazis palestiniens ont éliminé ceux qui voyaient plus loin que le bout de leur kalachnikov : le roi Abdallah de Jordanie (22), Fakhri el Nashashibi, Saïd Hammami, Ezzedin Kalak, le docteur Issam Sartaoui, Abu Iyiad (23), Anwar el Sadate et tant d’autres partisans du dialogue.

Pour des raisons différentes liées aux politiques respectives d’Israël et des Palestiniens, de chaque côté, l’enseignement de l’histoire ignore le combat des clans palestiniens, en particulier celui des Nashashibi, Dajani et Khalidi (qui étaient nombreux aux côtés des Juifs en franc-maçonnerie), contre les Husseini.

 Le rappeler, c’est reconnaître qu’Israéliens et Palestiniens peuvent s’entendre et même combattre ensemble. »

 Claude Frydman

 

*Sur les Précurseurs : cet atelier dont les fondateurs étaient des Communards a eu dans la tradition du GODF un rôle socio-politique important. Il a regroupé les amis socialistes révolutionnaires de Jean Allemane. Il y avait sur les colonnes Jean Baptiste Clément du Temps des Cerises, et de nombreux députés et ministres dont Robert Lassalle surnommé le ministre soldat. Ministre, il s’engage en 1939 et rejoignait sont unité après chaque Conseil des Ministres. Il est tombé devant Sedan le 14 mai 1940.

Cette riche histoire de la loge de Clichy l’a conduit à s’intéresser à l’histoire des loges et des hommes en franc-maçonnerie. 

[1]  Le nom de cette secte provient des Actes des Apôtres dans le Nouveau Testament, ceux qui suivent Jésus sont des « pierres vivantes » du temple de Dieu. Cela n’a pas de lien avec les Templiers du Moyen-âge.

[2]  Devenu ultérieurement un moshav. Ce serait le véritable berceau de Jésus selon certaines hypothèses.

[3]  Jabotinsky était l’organisateur de la défense juive. Il avait été initié en 1931 à la loge « Étoile Polaire » du GODF.

[4]  Ministère chargé d’administrer les colonies britanniques.

[5]  La société palestinienne est une structure tribale. C’est une hiérarchie basée sur la famille, le clan et la tribu. Les tribus étaient souvent rivales, pouvant aller jusqu’à la guerre. Globalement, face aux juifs, les tribus ont eu des attitudes différentes, les Husseini par exemple étaient antisémites et partisans du panarabisme et de l’hitlérisme, les Nashashibi étaient modérés et recherchaient le compromis, les Abu Gosh ont privilégié leurs terres que voulaient s’approprier les Husseini. Ils ont aidé le jeune état israélien. (Hélène Jaffiol – Slate, 24 mai 2012).

[6]  Ragheb Nashashibi était favorable à une fédération jordano-palestinienne qui incluait le foyer juif. Il avait été initié à Barkaï le 26 avril 1914. Maire de Jérusalem entre 1920 et 1934. Il est décédé en 1951. Une rue de Jérusalem porte son nom, étrange coïncidence, au n° 15 de cette rue se trouve le consulat britannique.

[7]  Cette stratégie avait déjà été employée par Lawrence durant la révolte Arabe, il avait choisi les Hachémites    comme chefs, car ils étaient descendants du prophète (Les mémoires de Issa al-Issa – p.114).

[8]  Journal du colonel Richard Meinertzhagen, ancien chef du service de renseignements britanniques au Caire, et plus tard principal représentant politique en Palestine et en Syrie.

[9] On appelait Majsilim les partisans du Mûfti de Jérusalem étaient appelés ainsi parce qu’ils dirigeaient le Suprême Conseil Musulmans al-majlis al-islami al-a’la, adepte du djihadisme. Leurs opposants, les Mu’aridin, partisans du Parti National de la Défense, nationalistes palestiniens modérés soutenaient le clan Nashashibi, ou les francs-maçons étaient nombreux.

[10]  Roger Nicolet – Historique G.L. Palestine, 17.

[11]  Le soutien britannique au muftî était réel : dès juin 1936, plus de 9 internés sur 10 du camp d’internement du Sinaï étaient membres du Parti de la défense, fondé en 1934 par le clan des Nashashibi, alors que les proches du clan Husseini étaient systématiquement relâchés.

[12]  La croix gammée et le turban, La tentation nazie du grand muftî, documentaire diffusé sur Arte le 11 décembre 2012.

[13]  Bat Ye'or, Juifs et chrétiens sous l’islam. Les Dhimmis face au défi intégriste, Berg international, 1994, pp. 209-210.

[14]  Archives britanniques du MI5 (archives KV 2/400-402).

[15]  Military Intelligence, section 5. Service de renseignement chargé de la sécurité intérieure du Royaume-Uni.

[16]  Bien qu’Amine el Husseini fut considéré par le gouvernement français comme le cerveau de l'espionnage allemand dans tous les pays musulmans.

[17]  Tsilla Hershco, Le grand mufti de Jérusalem en France : Histoire d'une évasion - Revue Controverses, no 1, mars 2006.

[18]  Épisode rapporté par Tariq Ramadan rappelant que son grand-père a «préparé et organisé l'exil politique [de Husseini] en Égypte en 1946». - Tariq Ramadan, « Aux sources du renouveau musulman », p. 206, n. 60.

[19]  Parmi lesquels Wolhelm Voss, le dr. Ernst Springer, le général Otto Remer, Aloïs Brunner, Otto Skorzeny, etc… Les archives du haut commandement de l'armée allemande saisies par les Alliés ont révélé que c'étaient les fonds mis à la disposition du Mufti par l'Allemagne nazie qui lui avaient permis d'organiser et de mener à bien la «révolte de Palestine» dans les années 1936-1939 (voir Paul Giniewski, De Massada à Beyrouth, une leçon d'histoire. Presses universitaires de France, 1983).

[20]  http://www.europe-israel.org/2016/10/les-anciens-responsables-nazis-devenus-conseillers-de-chefs-detats-arabo-musulmans/

[21]  Les écrits de Sayyid Qubt sont une référence djihadistes pour les mouvements islamiques radicaux tels le Hamas, Djihad Islamique, Daesh ou Al Qaïda. Mohamed Morsi, président égyptien élu en 2012 puis destitué en 2013 avait déclaré : « J’ai lu les écrits de Sayyid Qutb, j’y ai trouvé le véritable Islam ». La plupart des leaders des Frères Musulmans d’aujourd’hui sont des Qubtistes, partisans de son école du djihad.

[22]  Le roi Abdallah a déclaré à Golda Meyer : « c’était la Providence qui avait dispersé le peuple juif à travers le  monde occidental, pour lui permettre d’assimiler la culture européenne et de la rapporter au Moyen-Orient afin de redonner vie à cette partie du monde ». Golda Meir : Ma vie - Robert Laffont, 1975. Elle avait longuement négocié avec et noué avec lui une vraie amitié. Abdallah considérait qu’Husseini était l’ennemi commun. L’avenir a prouvé qu’il avait raison.

[23]  Saïd Hammami, journaliste, représentant l’OLP en Grande Bretagne, il militait pour une solution à deux états. Il fut assassiné par Abu Nidal le 4 janvier 1978. Ezzedin Kalak assassiné à Paris le 3 août 1978. Issam Sartaoui, assassiné le 10 avril 1983 par le Fatah-CR, il participa avec Pierre Mendès-France au Conseil pour la Paix, il intervint au GODF. Uri Avnery lui a consacré un livre « mon ami l’ennemi ». Abou Iyiad, chef des services de renseignements, responsable du tournant de l’OLP pour la reconnaissance d’Israël, assassiné le 14 janvier 1991.

 

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 20:41
Sceau du Suprême Conseil Pour La France.

Sceau du Suprême Conseil Pour La France.

Différents articles du Myosotis du Dauphiné-Savoie ont fait part – récemment encore - des turpitudes du Suprême Conseil Pour La France, qui perd un à un ses liens d’amitié avec les différents Suprêmes Conseils du R.’.E.’.A.’.A.’. autour de la planète.

Beaucoup de ceux-ci, particulièrement en Europe, avaient dans un premier temps suspendu leurs relations d’avec le SCPLF avant de les rompre : Angleterre et Pays de Galles, Belgique, Suisse, Allemagne, Luxembourg.

Mais maintenant, il est confirmé que lors de leurs réunions d’août et de septembre, les Juridictions Sud (« Mecque » des Suprêmes Conseils) et Nord des Etats-Unis, comme le Suprême Conseil du Canada, ont à leur tour rompu leurs relations avec le SCPLF.

Dès lors, il est fort probable que les ruptures vont s’enchaîner comme dans un jeu de domino.

Il est regrettable que cette Juridiction autrefois régulière – qui contient encore des membres aussi remarquables que respectables – se soit détruite par l’aveuglement de dirigeants qui ont poursuivi des rêves de puissance (par exemple gouverner au travers de la GLAMF le REAA en 33 degrés, sur le modèle de la GLDF) quand ce n’était pas pour des intérêts personnels souvent dénoncés dans ces colonnes.

Finalement, cette situation n’est pas particulièrement surprenante : une Juridiction, quelle qu’elle soit, recrutant ses membres dans une obédience irrégulière (comme la GLAMF), ne peut en aucun cas se considérer régulière.

Cette règle ne souffre aucune exception – pas même à la tête du client – et c’est bien ce que les différents Suprêmes Conseils du monde, particulièrement la Juridiction Sud des Etats-Unis ont expliqué mainte et mainte fois aux dirigeants du SCPLF.

Il est donc regrettable que plutôt que de chercher une solution sérieusement, l’ego de ceux-ci, voire leur autisme ait mené à une position suicidaire, à une fuite en avant ne pouvant que conduire dans le mur.

Une fois encore, les Frères qui ont quitté la GLNF au moment de la grande scission de 2012 se retrouvent les « dindons de la farce » et cela doublement.

En effet, d’une part, on leur avait promis que la GLNF était morte, sans aucun avenir et sans aucune chance d’être reconnue dans le monde. Résultat, la GLNF est reconnue d’environ 175 pays du monde, dont la Grande loge mère de toutes les Grandes Loges du Monde, la Grande Loge Unie d’Angleterre… alors que la GLAMF ne peut se targuer d’aucune reconnaissance. Aucune !

D’autre part, pour ceux de ces Frères crédules aussi membres du SCPLF, il leur avait été promis là encore que celui-ci serait toujours reconnu, créant même une confédération de Suprêmes Conseils pour le protéger. Résultat: là encore, le SCPLF est décrété non fréquentable, pour les raisons sus-évoquées.

Les Juridictions américaines ont donc manifestement délivré un message clair et plein d’espoirs pour les Frères de la GLNF pratiquant le REAA dans ce que certains appellent les « hauts grades » : En France, un Suprême Conseil régulier ne peut avoir que des membres réguliers appartenant à des loges régulières, lesquelles sont regroupées au sein d’une Grande Loge Régulière…

Sur un autre plan, le Souverain Grand Commandeur du SCPLF, Henri Lustman qui poursuit son rêve de fusion avec le Suprême Conseil de France souché sur la Grande Loge de France, se heurte à la réserve du Souverain Grand Commandeur de celui-ci, Claude Collin.

Celui-ci ne semble pas vraiment pressé. Peut-être pense-t-il que le SCPLF va tomber comme un fruit mûr, sans pouvoir présenter la moindre exigence ?

Il se pourrait que les évènements lui donnent raison.

Bientôt, le SCPLF, jadis institution internationalement respectée, ne sera plus qu’un SC de plus dans la ribambelle des SS.’.CC.’. irréguliers mais cependant parfaitement honorables.

La différence, c’est que dans le cas du SCPLF, cette situation sera le fait de ses dirigeants, alors que pour les autres SS.’.CC.’. c’est un choix personnel de chacun de leurs membres.

Mais les membres du SCPLF ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas, puisqu’ils étaient informés, au travers de ce blog du moins, des « errances » et des mensonges de leurs dirigeants.

« Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir » …

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 12:34
DE LA R.’.L.’. AR VREUR A LA R.’.L.’. FRANKIZ (LIBERTE)…

On se souvient des Frères bretons de la R.’.L.’. Ar Vreur de la Grande Loge de France, qui avec de nombreux Frères des RR.’.LL.’. Ar men et Armorique, avaient mené une fronde contre leur Grand(s) Maître(s)*’accusant de vouloir profiter de ce que la GLNF était en crise et un genou à terre à cause de Monsieur Stifani pour la supplanter et tenter de se faire reconnaître par la Grande Loge Unie d’Angleterre après l’avoir été par les 5 Grandes Loges continentales signataires de l’Appel de Bâle.

Ces frères reprochaient en outre à leur Grand Maître, de vouloir subrepticement donner à leur obédience l’apparence d’une GLNF bis, ce qui était complètement rédhibitoire pour ces Frères qui se voulaient libres penseurs et qui ne voulaient même pas de la présence du V.’.L.’.S.’. avec le Compas et l’Equerre !

Les dignitaires de la GLDF s’en étaient émus, craignant une contagion dans d’autres loges et le Grand Orateur s’était déplacé jusqu’à eux à Saint-Brieuc pour les « mettre au pas », les menaçant même de déconstruire leur loge au cas où ils ne rentreraient pas dans le rang. Sans succès.

Ces faits avaient été connus grâce à quelques éditoriaux du Myosotis du Dauphiné-Savoie et de La Maçonne, ce qui avait valu à cette dernière une haine coriace de la part des deux derniers Grands Maîtres de la GLDF.

Plus tard, cette loge avait invité une conférencière qui se trouvait être une Sœur à une « Tenue Blanche Fermée » ce qui avait provoqué une réaction fulgurante du Grand Maître Charuel qui lui aussi s’était déplacé pour interdire que cette sœur soit reçue en tant que telle sous peine de démolition de la Loge, tout en autorisant qu’elle le soit en tant que profane !

Logique quand tu nous tiens…

Cette situation a donc provoqué un vif débat au sein de la loge, au terme duquel Ar Vreur s’est scindé en deux, une vingtaine de frères la quittant, tandis qu’une autre vingtaine choisissait de rester, sous le Vénéralat d’un transfuge de la GLNF qui selon ce qui se dit au sein de l’obédience de la rue Puteaux, avait promis aux caciques de la GLDF de supplanter la GLNF en Bretagne, au bénéfice de la GLDF…

 

On a aujourd’hui des nouvelles des Frères d’Ar Vreur qui ont choisi de quitter le giron de la GLDF : avec d’autres Frères de la GLDF des Côtes d’Armor et quelques Sœurs de différents Orients, après avoir fondé une nouvelle Loge, celle-ci vient d’être acceptée au sein de la Grande Loge Mixte de France, sous les auspices de laquelle elle se place.

L’allumage des feux aura lieu le

dimanche 8 octobre 2017 à 10h30

sous l’autorité du Sérénissime Grand Maître de la GLMF, Guy Lecourt.

Le nom de cette Loge sera « Frankiz » (Liberté en breton), travaillera à l’Or.’. de Saint-Brieuc et portera le numéro 320 à la matricule de la GLMF.

Ses revendications concernant l'universalité de la liberté, et de l'égalité entre homme et femme, trouveront à s'appliquer au sein de cette loge qui fait déjà beaucoup parler d'elle.
Notons, clin d’œil de l’histoire, que cette R.’.L.’. est hébergée au Temple de la GLNF de Saint-Brieuc.

C’est l’occasion pour le Myosotis du Dauphiné-Savoie de souhaiter aux Frères et Sœurs de la R.’.L.’. Frankiz n°320 de s’épanouir au sein de leur nouvelle Grande Loge et de progresser de manière harmonieuse sur le chemin qu’ils se sont choisis.

Et de manifester ici toute sa reconnaissance pour l’œuvre qu’ils ont accomplis au sein de la GLDF au service non seulement de leur liberté mais aussi et surtout au service de la Vérité.

Alors qu’ils ont une approche de la maçonnerie diamétralement opposée à celle des Frères de la GLNF, ils ont aussitôt compris notre détresse due aux dérives de Monsieur François Stifani – radié depuis – et ont refusés que leurs dirigeants en profitent pour piller nos reconnaissances internationales.

Honneur, Courage et Fraternité, ils ont porté très haut ces valeurs maçonniques, dans un contexte difficile et hostile, au milieu de dirigeants qui en étaient loi…

Bravo et merci mes Frères !

 

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 23:34
Sceau de la Grande Loge des Maçons de Marque de France Réunis.

Sceau de la Grande Loge des Maçons de Marque de France Réunis.

Depuis quelques années, les francs-maçons de Marque étaient les otages de conflits qui faisaient froncer les sourcils de plus d’un.

Une Grande Loge de Maçons de Marque existait en France qui avait perdu sa reconnaissance pour des motifs en rien liés à la crise qu’a connue la GLNF au début de la décennie.

De ce fait, une nouvelle Grande Loge est apparue, canalisant vers elle l’essentiel des effectifs de la précédente.

Plutôt que de pérenniser la rupture entre les deux Grandes Loges, les dirigeants de celles-ci, faisant preuve à la foi d’intelligence, de clairvoyance et d’esprit maçonnique, se sont rencontré pour exposer chacun ses points de vue, et à l’issue de ces discussions, ils sont convenu que rien de fondamental ne les opposant, il convenait de se retrouver au sein d’une structure réunifiée, prenant pour nom Grande Loge de Marque de France Réunie et Ancienne et Honorable Fraternité des Nautoniers de l’Arche Royale.

 Le 8 septembre les Frères appartenant aux deux Grandes de Loges de Maçons de Marque étaient réunis en Assemblées Générales extraordinaires civiles pour se prononcer sur les modifications des statuts et de la constitution de leur Grande Loge, déjà approuvées par leur conseil d’administration dès juin 2017.

En cas de vote positif, les Frères avaient encore à se prononcer sur le traité de fusion entre les deux Grandes Loges, lui aussi approuvé par le Conseil d’Administration, et régularisé par les présidents des deux associations, ainsi que sur la dénomination de Grande Loge de Marque de France Réunie.

Il en a été ainsi, par un vote quasi unanime.

Dès lors, le Grand Maître de la Grande Loge de Marque de France Réunie, Gilbert Gas. a pu présenter au Grand Maître de la GLNF la Déclaration de Principe de sa Grande Loge, pour solliciter la création de liens d’amitié entre sa Juridiction et la GLNF.

Dès le 11 septembre, le Grand Maître Jean-Pierre Servel a répondu par l’affirmative, se félicitant que les Frères pratiquant la Marque puissent ainsi retrouver le bonheur.

Jean-Pierre Servel a donc signé un décret rendant licite la fréquentation par les Frères de la GLNF des Loges de la Grande Loge de Marque de France Réunie, Juridiction née du traité de fusion de Grande Loge de Marque de France et de la Grande Loge des Maîtres Maçons de Marque de France, traité ratifié par leurs assemblées générales, et leurs dirigeants respectifs, les Très Honorables Frères Gilbert Gas. et Alain App.

A noter que ce décret signé par le Grand Maître de la GLNF l’est en vertu des articles du Règlement Général de la GLNF, mais aussi – et ce n’est pas négligeable – au regard des « Principes Internationaux de Reconnaissance des Grandes Loges Régulières promulgués en 1929 par la Grande Loge Unie d’Angleterre, et agréés, depuis lors, comme Règle universelle en la matière ».

Retenons cette phrase du T.H.F. Gilbert Gas : « C’est une incontestable victoire. Pas la victoire d’une juridiction sur une autre, d’un clan sur un autre, d’un appareil sur un autre, non : c’est une victoire de la Maçonnerie et en particulier de notre Maçonnerie de Marque et des Nautoniers de l’Arche Royale ».

Souhaitons aux Frères de cette Juridiction Maçonnique amie de la GLNF le meilleur dans leur parcours maçonnique, dans la paix et la sérénité retrouvée.

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 10:26
Le sceau du Suprême Conseil Pour La France

Le sceau du Suprême Conseil Pour La France

L’histoire du Suprême Conseil Pour la France (SCPLF), qui va de désillusion en désillusion est peut-être en train de se jouer. Des sources très autorisées indiquent que ces jours-ci, la Juridiction Sud des Suprêmes Conseils américains (Mecque des Suprêmes Conseils réguliers, équivalent de la Grande Loge Unie d’Angleterre pour les obédiences régulières), comme la Juridiction Nord, ainsi que les Suprêmes Conseils canadiens pourraient rompre leurs relations d’avec le SCPLF…

On se souvient que sa direction précédente, dans un discours* lu par son Souverain Grand Commandeur (Jean-Luc Fauque) lors de la fête de l’Ordre en décembre 2011, a parfaitement défini quelles sont les règles régissant les rapports entre un Suprême Conseil régulier et l’Obédience régulière au sein de laquelle il recrute ses membres.

Or, peu de temps après, il décidait de faire l’inverse de ce qu’il prônait quelques mois auparavant, favorisant une scission au sein de la seule obédience régulière française, la GLNF, au profit d’une nouvelle obédience, irrégulière celle-là, la GLAMF.

Depuis, logiquement, de nombreux Suprêmes Conseils ont suspendu leurs relations avec le SCPLF, du Suprême Conseil pour l’Angleterre et le Pays de Galles au Suprême Conseil allemand, en passant par celui de Suisse.

Mais surtout, ce qui retenait l’attention, c’est que la Juridiction Sud des Etats-Unis et la Juridiction Nord avaient suspendu elles aussi leurs relations avec le SCPLF tout en lui demandant de trouver une solution d’apaisement avec la GLNF et le nouveau Suprême Conseil National de France (SCNDF).

Certes, le Souverain Grand Commandeur du SCPLF, Henri Lustman, a invité son homologue, le S.G.C Jacques Pra. à l’occasion de ses journées écossaises, et fait des avances pour satisfaire à cette exigence.

Mais celles-ci manquaient particulièrement de sérieux et demeuraient inacceptables alors que se jouait l’avenir du SCPLF au sein de la famille régulière.

En effet, alors même que le SCPLF a déjà un pied en dehors du monde des SS.CC. réguliers, non pas de son propre chef, mais parce qu’on l’y pousse, paradoxalement la ligne Lustman continue à vouloir négocier avec arrogance et condescendance.

Le problème est particulièrement vif. On sait que le précédent S.G.C. Jean-Luc Fauque a non seulement décrédibilisé sa Juridiction en ne respectant pas les termes de son fameux discours* lors de la Fête de l’Ordre, l’entrainant hors de la régularité, mais force est de reconnaître, selon ce qui m’est rapporté, qu’il y était hautement incité par son Lieutenant Grand Commandeur d’alors et successeur d’aujourd’hui, Henri Lustman !

Or celui-ci ne semble pas avoir bien compris ni les enjeux ni les rapports de force actuels.

En effet, si le SCPLF escomptait, après avoir planté un couteau dans le dos de la GLNF et orchestré une scission, qu’il lui suffirait de faire un sourire pour pouvoir phagocyter le nouveau Suprême Conseil National De France et obtenir un accord avec la GLNF, il se trompait. Très lourdement.

Cela d’autant plus que, depuis plus de cinq ans, il recrute au sein d’une obédience irrégulière, la GLAMF, qui n’est reconnue d’aucune obédience au monde, ce qui rend le SCPLF de plus en plus irrégulier, exactement au même titre que d’autres Suprêmes Conseils français souchés sur des obédiences libérales.

Cherchant une échappatoire, H. Lustman a pensé avoir une idée de génie : obtenir une fusion avec sa maison mère, le Suprême Conseil de France (SCDF) dont le SCPLF est une scission datant de 1965.

L’idée avait pourtant déjà été exploitée par Jean-Luc Fauque du temps où il était Souverain Grand Commandeur. Mais en vain, car les frères du SCDF avaient peu apprécié l’arrogance des représentants du SCPLF (selon ce qui m’avait alors confié l’un d’entre eux). Ceux-ci, pensaient pouvoir en imposer à leurs supposés partenaires en amenant un parc immobilier conséquent (Bineau + Villiers), ainsi que 4500 frères…

Manifestement, ce n’était pas suffisant pour impressionner les frères du SCDF qui avaient adressé une fin de non-recevoir, le Souverain Grand Commandeur Collin goutant fort peu les prétentions de ses interlocuteurs du SCPLF.

Nonobstant, Lustman, malgré une vive opposition interne, s’obstine à ranimer ce projet, en faisant miroiter à ses interlocuteurs du SCDF que cette fois, il saura se montrer plus souple que son prédécesseur. Il serait dit-on, même prêt à céder à toutes les exigences du SCDF.

Prenant acte que la Confédération Européenne des Suprêmes Conseils, censée le soutenir prend de la distance il cherche par tous les moyens à accélérer le rythme d’une fusion, pensant qu’apporter des actifs immobiliers éveillera l’intérêt du SCDF (qui n’en a pas), tout cela en vue de pouvoir se présenter devant la Juridiction Sud des Etats Unis. Lustman croit qu’en

contrebalançant l’irrégularité des membres de ce S.C. fusionné par leur nombre avoisinant 15.000 FF, il impressionnera les américains et sera ainsi adoubé.

Bannière de la Juridiction Sud des Etats-Unis

Bannière de la Juridiction Sud des Etats-Unis

Mais son calcul, particulièrement naïf, est biaisé.

En effet, les Frères du SCDF, leurs chefs en tout cas, ne peuvent ignorer que le SCPLF enregistre de nombreuses défections comme en atteste sa lettre colérique du 23 janvier dernier: 

 

SUPREME CONSEIL POUR LA FRANCE / JURIDICTIONS AMERICAINES : VERS LA RUPTURE ?!

Il n’y a plus 4.500 frères au SCPLF, mais à peine 4.000, et ce chiffre baisse continuellement.

Du reste, si une fusion avec le SCDF était formalisée, il y a fort à penser qu’une nouvelle scission s’opèrerait, et que nombre de Frères, dont certains éminents choisiraient de quitter – avec regret il est vrai – la nouvelle structure. Selon ces derniers, la culture du SCDF est bien trop éloignée de la spiritualité et de la régularité pour permettre une fusion sereine et conforme à leurs aspirations. Ils ajoutent que le niveau des Frères du SCDF est bien inférieur à celui du SCPLF, et que, après les avoir rencontrés à de multiples occasions, notamment en participant à des Loges de Perfection, Chapitres, Aéropages etc.. leur réputation est totalement surfaite.

De plus, les actifs immobiliers se réduisent aussi nettement : L’hôtel particulier de Villiers est à vendre, tout en étant invendable en l’état, constituant un boulet et surtout une charge financière énorme.

La « dot » du SCPLF est donc en définitive peu attrayante pour le SCDF, qui en fait n’a de véritable intérêt pour le projet de Lustman que si celui-ci est en mesure, comme il le promet, de lui procurer la reconnaissance des Juridictions Sud et Nord des Etats-Unis.

C’est d’ailleurs dans cet esprit que des commissions travaillent déjà sur les futurs statuts, sur une harmonisation des rituels mais aussi sur les Bâtiments.

Or, les principaux Suprêmes Conseils du monde déjà ne peuvent que considérer des faits précis. Quels sont-ils ?

Premier constat : La vision d’Henri Lustman est erronée, date de temps désormais révolus et marque une profonde méconnaissance de la Franc-maçonnerie moderne.

Aujourd’hui, la quantité ne peut plus primer sur la qualité !

Deuxième constat : Le SCPLF a gravement violé les principes fondamentaux de non-ingérence dans les affaires des obédiences en initiant une scission au sein de la GLNF au bénéfice d’une obédience irrégulière et reconnue de personne.

Troisième constat :Depuis 2012, même si ses dirigeants ont assuré leur avenir personnel en devenant membres d’obédiences reconnues et en se gardant de devenir membres de la GLAMF, le SCPLF recrute dans une obédience irrégulière.

 

Dès lors, le SCPLF s’est totalement mis à l’écart et les Juridictions américaines ne peuvent que le constater.

 

S’agissant du deuxième larron, le SCDF, sa situation n’est pas moins claire :

1) Il gouverne le REAA du 1er au 33ème degré au sein de l’obédience mono-rite la Grande Loge de France (Puteaux), ce que les règles de la régularité proscrivent formellement.

2) Ses constitutions le revendiquent, en leur article 100.

3) Il recrute au sein d’une obédience, la GLDF qui n’est pas reconnue par une puissance maçonnique régulière.

4) Ses membres proviennent d’une obédience libérale, qui intervient dans le domaine politique et syndical, et ou la croyance en D-ieu n’est pas obligatoire.

 

Par conséquent, le SCDF est lui aussi hors du monde de la régularité.

 

Dès lors, nul besoin de passer par la prophétie pour conclure que le dossier de Lustman devant les Juridiction anglo-américaines n’a aucune chance d’être agréé et que le SCPLF est condamné, à rejoindre la cohorte déjà nombreuse en France des Suprêmes Conseils irréguliers mais parfaitement honorables ; Honorable d’autant plus qu’ils assument cette situation.

Le SCPLF aura-t-il lui aussi cette honnêteté ?

Faute de passer la main, il ne reste plus à Henri Lustman qu’à méditer sur cette Fable de Jean de La Fontaine, le Rat et l’huître : « Tel est pris qui croyait prendre… ».

Savantes manœuvres, ambitions déçues, rivalités, le SCPLF ressemble à s’y méprendre à un panier de crabes. Les dirigeants du SCDF continueront-ils à se laisser instrumentaliser pour d’autres épisodes décidemment peu glorieux ? A l’inverse, les frères du SCPLF renieront-ils leurs valeurs pour satisfaire des ambitions qui en sont tellement éloignées ?

Quel jugement les frères des prochaines générations porteront ils sur leur bilan ?

L’avenir nous le dira. Vite car tout s’accélère. Le sens de l’histoire est déjà tracé, il sourit désormais au SCNDF. Lentement, mais surement.

Sceau du Suprême Conseil National De France

Sceau du Suprême Conseil National De France

Les uns et les autres ne devraient jamais perdre de vue que la Franc-maçonnerie régulière est constituée par des règles, et que celles-ci ne doivent pas se modifier pour s’adapter à des ambitions personnelles. Au contraire.

 

 

*   déclaration du 4 avril 2012 (https://www.scplf-reaa.org/ declaration/) ou l’on retient particulièrement les phrases suivantes : « La communauté des Francs-maçons écossais de la Grande Loge Nationale Française est aujourd’hui divisée entre les Frères qui restent membres de la GLNF et ceux qui rejoignent cette nouvelle obédience régulière. » (…) « Cette disposition exceptionnelle sera maintenue tant que la communauté internationale des Grandes Loges régulières n’aura pas fait connaître officiellement sa position définitive sur la reconnaissance d’une Grande Loge sur le territoire Français. »

Jean-Luc Fauque aurait donc aussi oublié que la GLNF est reconnue par l’ensemble des « Home Grand Lodges », par la plupart des Grandes Loges américaines, par environ 130 Grandes Loges dans le monde, alors que la GLAMF n’est reconnue par aucune Grande Loge ?

Mieux. Il avait prononcé, à l’occasion de la Fête de l’Ordre en 2011 un discours fameux resté dans toutes les mémoires, dans lequel on relevait les phrases suivantes :

« Je retiendrai seulement les éléments que nous devons avoir constamment à l'esprit:

- un seul Suprême Conseil et une seule Grande Loge sont reconnus sur un même territoire national,

- une Grande Loge détient sa reconnaissance d'une autre Grande Loge régulière, la filiation de la chaine de reconnaissance remonte à la Grande Loge Unie d'Angleterre, la première constituée,

- le processus est analogue pour les Suprêmes Conseils pour lesquels la filiation originelle est le premier Suprême Conseil de 1801,

- un Suprême Conseil reconnu régulier est tenu d'accueillir exclusivement des membres appartenant à une Grande Loge reconnue régulière. Pour certains territoires, les membres du Suprême Conseil doivent également appartenir à la Grande Loge régulière reconnue pour ce pays. En France cette condition  n'existe pas. Néanmoins, la quasi totalité des Frères du Suprême Conseil pour la France est membre de la GLNF,

- les deux corps constitués sont souverains et s'engagent réciproquement à s'interdire de toute ingérence.

Voilà mes frères, un bref condensé non exhaustif des éléments essentiels et des problématiques qui constituent notre environnement maçonnique et pour lesquels nous avons à mettre en adéquation les solutions adaptées à la crise actuelle, dans le respect des principes immuables sans lesquels nos institutions n'existent pas. »

Pour l’anecdote, et pour faire plaisir à certains, le Souverain Grand Commandeur terminait son discours en scandant : « Que la volonté de D.ieu soit faite » !...

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 10:16
Le Mont du Temple.

Le Mont du Temple.

Psaume 137 (Extrait) :

« …4Comment chanterions-nous les cantiques de l'Eternel Sur une terre étrangère ? 5Si je t'oublie, Jérusalem, Que ma droite m’oublie ! 6Que ma langue s'attache à mon palais, Si je ne me souviens de toi, Si je ne fais de Jérusalem Le principal sujet de ma joie ! »

 

Le Temple de Salomon occupe une place centrale dans la symbolique maçonnique, du premier degré de tous les Rites au dernier, si bien qu’aucun franc-maçon ne peut être indifférent à ce qui s’y rapporte, y compris - voire surtout - dans la réalité.

Le statut de cet endroit est très particulier de nos jours, et il est de notoriété que la zone est très sensible.

Le premier Temple de Jérusalem, le Temple de Salomon.

Le premier Temple de Jérusalem, le Temple de Salomon.

Sur ce lieu ont été construit les deux Temples de Jérusalem. Le premier Temple, construit par Salomon fils de David, roi d’Israël, célébré toujours dans les Temples maçonniques, a été détruit par Nabuchodonosor en – 597. Quelques dizaines d'années plus tard (environ – 540), Cyrus le Grand permit aux hébreux exilés à Babylone de revenir sur leurs terres, et de reconstruire le Temple, ce que les maçons qui fréquentent les sides degrees connaissent bien.

Ce temple fut donc reconstruit conformément aux prescriptions de la loi juive, et subsistât jusqu’à ce que le roi Hérode « le grand » l’embellisse considérablement et lui donne l’apparence magnifique que nous lui connaissons au travers des diverses représentations iconographiques, mais aussi au travers de la magnifique maquette du Musée d’Israël à Jérusalem.

Maquette du Second Temple de Jérusalem après les travaux d'Hérode.

Maquette du Second Temple de Jérusalem après les travaux d'Hérode.

La présence romaine sur la terre d’Israël, aussi bien sur les vestiges de ce qui avait été autrefois le Royaume d’Israël que sur celui de Juda donna lieu à bien des confrontations qui se soldaient par de fréquents massacres orchestrés par les procurateurs romains souvent corrompus et cupides, ce qui entrainait de fréquentes révoltes. Relevons que lors d’une d’elles, sous le règne de Néron, la nouvelle monnaie battue par les révoltés juifs célébrait « La liberté de Sion » …

En l’an 70 de notre ère, Titus, général romain fils de l’empereur Vespasien et futur empereur lui-même, prit Jérusalem, permit à ses soldats de massacrer la totalité de la population de la ville, et de bruler le Temple. Il ordonna que ne subsiste rien de celui-ci, ni de la ville, à l’exception de quelques tours sur les remparts ainsi que la muraille ouest de la ville pour servir à la garnison constituée par la Xème Légion, la sinistre Fretensis. Son ordre fut exécuté.

Destruction du Temple de Jérusalem par les légions romaine.
Destruction du Temple de Jérusalem par les légions romaine.

Destruction du Temple de Jérusalem par les légions romaine.

Bien plus tard, les chrétiens construisirent une église dans les vestiges du Temple, puis les arabes lors de leur conquête, y établirent les mosquées connues sous le nom du Dôme du Rocher, et de Al-Aqsa.

Esplanade des mosquées sur le Mont du Temple. (Image danilette.com)

Esplanade des mosquées sur le Mont du Temple. (Image danilette.com)

Je fais un saut, survolant les différents conquérants de la ville, pour arriver à l’histoire contemporaine, à savoir après la très longue occupation ottomane, celle de l’empire britannique après la première guerre mondiale : déjà à cette époque, les anglais restreignent l’accès des juifs au lieu le plus sacré du judaïsme, le Mur Occidental, improprement appelé le Mur des Lamentations.

En effet, les anglais ne donnent pas libre accès à ce lieu qui est lui-même un tout petit passage de 4m devant le mur, et ne permettent pas aux juifs de sonner du Shofar, pas-même le jour de la nouvelle année juive, ce qui est pourtant une des obligations rituelle centrale.

Inutile de préciser que les musulmans quant à eux, ne souffrent d’aucune restriction, ce qui du reste ne les incite pas pour autant à une grande ferveur : jusqu’à une époque récente, les mosquées du Rocher (aussi appelé Mosquée d’Omar et d’Al Aqsa, ne suscitent pas un attrait particulier dans le monde musulman, et les visiteurs sont rares).

En 1947, après le plan de partage voté par l’O.N.U. et accepté par Israël en même temps que violemment refusé par le monde arabe, celui-ci engage une guerre en même temps qu’Israël proclame son indépendance. Ce sont 5 armées arabes qui se précipitent sur le jeune état juif qui ne dispose que de très peu d’armes pour se défendre. Malgré cela, il repousse les assauts des armées arabes, parvenant à établir un état. Par contre, la jeune armée juive perd la bataille de Jérusalem face à la Légion arabe jordanienne commandée par le général anglais John Glubb Pasha, et considérée comme étant alors la meilleure force armée de la région.

Selon l’accord d’armistice, toute la population juive de la vieille ville de Jérusalem doit être évacuée. Dès ce moment, les maisons juives sont toutes pillées et occupées par des familles arabes. De 1948 à la guerre des six jours en 1967, la vieille juive sera Jüdenrein, et pas un seul juif ne sera autorisé à se rendre sur les lieux saints de sa religion à Jérusalem. La grande synagogue de la ville, la Hurva, sera dynamitée après avoir été profanée comme les autres synagogues. Pire, le cimetière juif du Mont des Oliviers, le plus vieux cimetière juif du monde où se trouve la tombe de plusieurs prophètes, sera lui aussi profané, les pierres tombales servant de pissotières, de pavés pour des routes, ou encore de pierres de fondation pour des maisons, et même pour l’hôtel Intercontinental au sommet du Mont des Oliviers. Le mur Occidental (dit des lamentations), quant à lui servira de dépotoir. Tout cela sans que quiconque, ni les pays occidentaux ni le Vatican ne proteste. Il est vrai, concernant ce dernier, que n’ayant pas protesté contre la Shoa du temps des nazis quelques années plus tôt, il y avait peu de chance qu’il trouve à redire avec les arabes, alors que l’indépendance d’Israël avec Jérusalem comme capitale du Peuple juif remettait en cause 2.000 ans d'une théologie emprunte d’un antisémitisme virulent, axé sur l’imposture de la théorie de la substitution « Verus Israël », en place jusqu’au Concile de Vatican II.

La guerre des six-jours, marquant l’éclatante et miraculeuse victoire d’Israël sur 4 pays arabes (Egypte, Jordanie, Syrie et Irak) introduira un changement notable concernant les lieux saints : Ils deviennent accessibles à tous librement, et sans aucune restriction ! Cela ne s’était jamais produit auparavant. De plus, chaque religion administre ses lieux saints comme il l’entend.

Libération du Mont du Temple, les parachutistes israéliens et le Grand Rabbin de l'armée Rav Goren sonnant le Shofar, la corne de bélier rituélique pour la première fois depuis la destruction du Temple. (Image: prophétie biblique.com)

Libération du Mont du Temple, les parachutistes israéliens et le Grand Rabbin de l'armée Rav Goren sonnant le Shofar, la corne de bélier rituélique pour la première fois depuis la destruction du Temple. (Image: prophétie biblique.com)

Israël, victorieux, s’abstient de toute humiliation des musulmans, et il n’existe aucun témoignage inverse lors de la libération du Mont du Temple.

C’est dans cet esprit que le Général Moshé Dayan, alors ministre de la défense de l’Etat d’Israël ordonne que le drapeau israélien ne flotte pas au sommet des mosquées.

Il fera cependant une déclaration pour la postérité dans laquelle il dira : « Il y a deux mille ans, lorsqu’il a conquis Jérusalem, Titus déclara : « Judae Capta Est ». Aujourd’hui, je peux dire : « Judae Liberata Est » …

Depuis lors, Israël a confié à un organisme qui s’appelle le « Waqf » - administration jordanienne - l’administration des lieux saints musulmans, dont les mosquées du Mont du Temple.

Il existe un statu quo concernant le Mont du Temple : son accès est libre en tout temps aux musulmans, qui peuvent y prier quand ils le veulent. Les chrétiens et les juifs peuvent y venir à la discrétion du Waqf et sous la surveillance étroite de celui-ci, qui interdit aux juifs de prier, même à voix basse.

J’ai moi-même vécu deux expériences à ce niveau :

  1. Il y a deux ans, je m’y suis rendu avec mon filleul, musulman pratiquant à qui je servais de guide. Les policiers israéliens de garde m’ont indiqué que je n’avais pas le droit d’y aller, tandis que les gardes du Waqf vérifiaient la qualité de musulman de mon filleul et lui demandaient quels étaient ses rapports avec moi… Après cela, il a eu le droit d’aller prier tranquillement. En sortant, je l’ai emmené dans différents lieux saints juifs ou chrétiens où il a pu prier librement selon son envie. Pas la même idée de la tolérance, pas la même philosophie de vie, pas la même idée de D-ieu…D’un côté une vision exclusive et agressive, de l’autre, une ouverture, et une sérénité.
  2. En janvier dernier, je servais une fois encore de guide à Jérusalem à notre Grand Maître ainsi qu’à une amie française d’origine musulmane marocaine. Là encore, les agents du Waqf ne nous ont pas permis d’entrer : à notre amie, ils ont posé des questions sur la théologie musulmane, et comme elle ne répondait pas comme ils le souhaitaient, ils ont jugé qu’elle n’était pas assez bonne pratiquante pour avoir le droit de rentrer.

Nous avons eu ainsi un nouvel aperçu de l’état d’esprit qui règne dans ces hauts lieux de la provocation anti-israélienne.

Sainteté des lieux? (Photo: embassies.gov.il)

Sainteté des lieux? (Photo: embassies.gov.il)

C’est dans ce contexte que le 14 juillet dernier, deux policiers israéliens d’origine druze (religion issue d’un schisme de l’islam et constituant une importante minorité en Israël) ont été assassinés à Jérusalem au pied du Mont du Temple, par des terroristes qu’ils n’ont pas vu venir, car si eux gardaient l’accès aux mosquées, ils ne contrôlaient pas les sorties ! Or les terroristes, armé d’un fusil mitrailleur et de deux pistolets, venaient de l’esplanade des mosquées, et y sont immédiatement retournés leur forfait accompli!

La police est donc aussitôt intervenue, pénétrant sur les lieux, et, après un échange de coups de feu avec les terroristes, les a définitivement neutralisés. L’enquête qui s’est aussitôt ouverte, a mené à la découverte sur place de quantité d’armes blanches, de pierres et de matraques.

Or l’introduction d’armes à feu à sur le Mont du Temple à Jérusalem est à la fois une innovation, mais aussi un scandale en soit : les terroristes – difficile d’imaginer qu’ils aient agis à cet endroit de leur propre chef – ont en effet violé la sainteté d’un lieu révéré par les trois religions dites « du livre » et c’est bien là un grave scandale qui devrait susciter un tollé international, et en particulier des plus hauts responsables de ces religions. Or il n’en est rien. Comme chacun peut le constater, c’est complètement passé sous silence.

Au contraire, ce sont les mesures prises par Israël pour éviter autant que possible que de tels faits se reproduisent (mise en place de portiques de détection de métaux) qui attirent la réprobation : En effet, tous les accès au Mont du Temple se font en passant par un portique de sécurité qui détecte les métaux. Exactement comme pour l’accès au Mur Occidental lieu saint juif, ou pour rentrer au Vatican…

Rien de contraignant.

Portique de sécurité sur le Mont du Temple et fidèles musulmans (Photo: LPH INFO)

Portique de sécurité sur le Mont du Temple et fidèles musulmans (Photo: LPH INFO)

Or les autorités musulmanes appuyées à la fois par l’autorité palestinienne comme par plusieurs pays arabes non seulement refusent de condamner cet attentat meurtrier et lâche, mais déclenchent un tollé refusant de se passer sous ces portiques, et allant jusqu’à refuser de se rendre dans ces conditions aux mosquées et priant devant les portiques.

Cela n’aurait qu’une importance relative si dans le même temps ces mêmes dirigeants ne menaçaient pas d’enflammer l’ensemble du monde arabo musulman et n’incitaient pas à la violence la plus sauvage. Déjà, en les écoutant, un jeune nazislamiste a égorgé et assassiné une famille juive réunie pour le Shabbat vendredi soir.

Or ces derniers développements sont tout à fait révélateurs de ce qui est en train de se jouer au travers du chantage des responsables musulmans et palestiniens en particulier.

Car, pourquoi refuser les mesures de sécurité si les Palestiniens sont supposés être des fidèles pacifistes ?

Si les mosquées ne sont que des lieux de prières, pourquoi alors refuser de se conformer aux contrôles de sécurité ?

 

La réponse est claire : le simple fait qu’ils refusent la mesure de protection que constitue ces détecteurs de métaux est un aveu de culpabilité : s’ils n’avaient rien à se reprocher, ils n’auraient rien à craindre de cette mesure qui n’est destinée qu’à prévenir l’introduction d’armes dans les lieux saints.

Cela d’autant plus qu’il est connu que les visiteurs musulmans passent sous des détecteurs de métaux à Médine et à la Mecque en Arabie Saoudite et à la Mosquée Al-‘Abbas à Kerbala, à la Mosquée Al ‘Askar à Samarra et à la Mosquée de l’imam Ali à Najaf, en Irak !

Même à Damas, des soldats chiites perses imposent des mesures de sécurités similaires aux arabes sunnites locaux à la Mosquée de Sayyidah Zaynab et la Mosquée Sayyidah Ruqayya.

Partant, les responsables musulmans palestiniens et jordaniens en particulier, indiquent donc aux yeux du monde entier qu’ils ne voient aucun inconvénient à ce que des armes à feux soient introduites et stockées dans les mosquées.

Or, le manque de maturité politique, mais aussi le manque de maturité religieuse des dirigeants arabo-musulman les empêchent de pouvoir vivre en coexistence pacifique avec un pays souverain non musulman…On a pu en voir l’exemple avec ce qui est arrivé au malheureux Liban, complètement phagocyté aujourd’hui par la Syrie et l’Iran.

Ce sentiment prend une plus grande amplitude encore, s’il s’agit d’Israël, le pays des juifs. Par conséquent, les palestiniens agissent de manière à faire croire qu’ils régissent tout et que les israéliens (les juifs dans leur vocabulaire) n’ont en aucun cas leur mot à dire.

C’est dans cet esprit qu’il faut voir toutes les résolutions présentées à l’UNESCO par les palestiniens avec l’appui des pays arabo musulmans, qui s’approprient méthodiquement et exclusivement l’ensemble du patrimoine du judaïsme, mais aussi, accessoirement celui de la chrétienté.

Ainsi, cette UNESCO, qui est une organisation internationale censée être dédiée à la préservation de l’histoire, de la culture et de la paix, a voté largement le 18 octobre 2016 une nouvelle résolution accusant Israël d’occuper Jérusalem (sic !) et niant le lien des juifs et des chrétiens avec le Mont du Temple et avec les lieux saints situés sur le Mont du Temple, désigné uniquement par les noms arabes Mosquée Al-Aqsa /Al Haram Al-Sharif et ses environnements.

Il a fallu à cette occasion entendre, sans rire, le directeur de la mosquée Al-Aqsa, le Sheikh Omar Awadallah Kiswani, invoquer un « droit divin des musulmans institué par Allah depuis 1.400 ans », alors que celui du judaïsme est vieux de plus de 3.000 ans...

(Pour ceux que le sujet intéresse : https://vimeo.com/217720890)

Mais cela reste dans la même logique des autorités palestiniennes, à la tête d’un peuple qui n’existe pas et qui donc n’a pas d’histoire, et qui veut donc s’accaparer l’histoire du peuple juif pour tenter de justifier sa présence sur ces lieux.

Ainsi, en mars 2014 le ministre des Affaires religieuses de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Al- Habbash et ancien juge en chef de la Cour religieuse de l’AP déclarait que la croyance islamique « interdit aux juifs de prier au Mur des Lamentations et sur le Mont du Temple. »

L’Autorité palestinienne affirme que « ces sites sont musulmans. » Pour eux, « la sainteté ne comprend pas uniquement la Mosquée Al-Aqsa mais s’étend sur toute la zone, y compris au Kotel, le mur des lamentations. »

Pour le Ministre palestinien, « Toute Jérusalem est dans les mains des musulmans, elle fait partie de la Oumma (Nation Islamique). »

De même, selon le Sheikh Tayseer Al -Tamimi, ancien juge en chef de la Cour religieuse de l’Autorité Palestinienne (Al- Hayyat Al- Jadida, du 17 février 2014) « La mosquée Al -Aqsa comprend tout le complexe, ses fondations, les sommets, les portes, les dômes, les murs et donc le mur des lamentations… ».

En conséquence, les deux chefs religieux proclament au nom de l’Islam que les Juifs sont interdits de prier au Mur occidental .

Mahmoud Al Habbash

Mahmoud Al Habbash

Cheikh Taysir Al -Tamimi:  « Allah a décrété que la mosquée Al-Aqsa bénie est islamique et appartient aux musulmans seuls… Cela fait partie de la croyance religieuse d’un milliard et demi de musulmans, et les juifs n’ont aucun droit dessus… Peu importe le soutien international qu’ils reçoivent. ».

Récemment, encore le Président palestinien Mahmoud Abbas qui est lui aussi un révisionniste notoire, ce qui est attesté par sa thèse de doctorat, a déclaré que « l’histoire juive à Jérusalem est un mythe délirant. ».

Si la mauvaise foi de ces dirigeants n’est plus à démontrer, l’attitude des occidentaux, elle, ne manque pas de susciter la réprobation et ne manque pas de rappeler une des fameuses répliques d’Audiard par la bouche de Bernard Blier: « j’ai déjà vu des faux-culs, mais vous êtes une synthèse ! »….

En effet le lien du peuple d’Israël avec le Mont du Temple, Jérusalem et toute la terre d’Israël n’est pas à démontrer, il suffit de se baisser, de fouiller la terre pour en trouver les preuves : toutes les pièces, toutes les fouilles en attestent.

Le lien des chrétiens, bien que plus ténu et attesté lui aussi par les Evangiles au travers des citations qui décrivent la présence de Jésus de Nazareth dans le Temple, mais aussi de son frère Jacques, ou des Apôtres à Jérusalem…Tout ceux qui ont suivi des cours de catéchisme connaissent l’épisode ou Jésus chasse les marchands du Temple*…

Jésus enseignant dans le Temple selon Jean 18-20. (Photo: Side Player)

Jésus enseignant dans le Temple selon Jean 18-20. (Photo: Side Player)

A cet égard, preuve de l’insigne mauvaise foi des dirigeants occidentaux, relevons que Jésus, juif pratiquant, est né à Bethlehem…et que donc, s’il revenait de nos jours (après tout, les chrétiens le considèrent comme le Christ ressuscité), on le traiterait de « colon » !

Or il se trouve que les nations occidentales, la France en tête, soutiennent la plupart de ces résolutions révisionnistes ignobles visant à délégitimer Israël et le Peuple juif sur sa propre terre.

Certes, si l'Europe en est à nier ses propres racines chrétiennes dans ses textes constitutionnels, il y a une logique à ce qu'elle n’en ait rien à faire de ce qui se passe à cet égard en Israël.

Néanmoins, l’attitude du Vatican est incompréhensible. Les derniers papes, Jean-Paul II, Benoit XVI et François parlent d’Israël comme étant le grand frère de l’église (!) mais systématiquement il apporte son soutien à toutes les actions anti-israéliennes. En l’espèce, là encore, sans le justifier, on pourrait comprendre cela par l’antisémitisme historique de la curie romaine, si en même temps celle-ci, ne sciait pas la branche sur laquelle elle est assise. Car sans équivoque, les textes votés nient tout autant le lien que la chrétienté pourrait avoir avec les lieux saints de Jérusalem.

Aussi, après tout, si la chrétienté valide elle-même qu’elle n’a pas de liens avec les lieux saints, la diplomatie israélienne doit en tenir compte désormais dans ses relations avec les pays de traditions chrétienne. Et amener les églises chrétiennes – qui je le mentionne sont le plus gros propriétaire terrien sur place – à enfin payer des impôts à l’état d’Israël, ce qu’elles se refusent à faire par principe.

Au-delà du scandale que constitue donc l’attitude des pays occidentaux, un autre élément demeure : la convocation d’une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité, n’a d’autre objet que de mettre la pression sur Israël qui est l’agressé dans cette affaire. C’est donc une inversion des valeurs, encourageant les terroristes. Le Conseil de Sécurité va-t-il décider que c’est aux terroristes de dicter à Israël quelles sont les mesures de sécurité qu’il doit – en l’occurrence ne pas – prendre ? 

 

 

*Voici différentes sources chrétiennes basées sur les Evangiles qui attestent de la Présence Juive sur le Mont du Temple, au travers de Jésus :

- A l'instant même de sa mort, le voile qui séparait le Lieu-Saint du Lieu Très-Saint s'est déchiré, de haut en bas. Trois évangiles le mentionnent :

Mt 27:51 Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent.

Mr 15:38 Le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas.

Lu 23:45 Le soleil s'obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu.

C'était le signe que, selon l'épître aux Hébreux 10:19-21:

Ainsi donc, frères, nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu'il a inaugurée pour nous au travers du voile, c'est-à-dire de sa chair, et nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu.

Au sujet des vendeurs chassés du temple, il faut remarquer que cela s'est produit deux fois :

Jean 2:14 "Il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis." Ceci se passe tout au début de son ministère, peu après les noces à Cana.

Les 3 mentions se trouvant dans les autres évangiles, font référence à la purification du temple que Jésus fit peu avant sa mort :

Mt 21:12 Jésus entra dans le temple de Dieu. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple ; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons.

Mr 11:15 Ils arrivèrent à Jérusalem, et Jésus entra dans le temple. Il se mit à chasser ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple ; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons ;

Lu 19:45-48 Il entra dans le temple, et il se mit à chasser ceux qui vendaient, leur disant: Il est écrit: Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. Il enseignait tous les jours dans le temple. Et les principaux sacrificateurs, les scribes, et les principaux du peuple cherchaient à le faire périr ; mais ils ne savaient comment s'y prendre, car tout le peuple l'écoutait avec admiration.

Voici d'autres mentions de Jésus dans le temple, données dans l'ordre des évangiles. Il vaut la peine de chercher ces passages et de voir l'importance de ce qu'il a fait dans le temple.

Mt 21:14 Des aveugles et des boiteux s'approchèrent de lui dans le temple. Et il les guérit.

Mt 21:15 Mais les principaux sacrificateurs et les scribes furent indignés, à la vue des choses merveilleuses qu'il avait faites, et des enfants qui criaient dans le temple: Hosanna au Fils de David!

Mt 21:23 Jésus se rendit dans le temple, et, pendant qu'il enseignait, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent lui dire: Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t'a donné cette autorité?

Mt 24:1 Comme Jésus s'en allait, au sortir du temple, ses disciples s'approchèrent pour lui en faire remarquer les constructions.

Mr 11:11 Jésus entra à Jérusalem, dans le temple. Quand il eut tout considéré, comme il était déjà tard, il s'en alla à Béthanie avec les douze.

Mr 11:27 Ils se rendirent de nouveau à Jérusalem, et, pendant que Jésus se promenait dans le temple, les principaux sacrificateurs, les scribes et les anciens, vinrent à lui,

Mr 12:35 Jésus, continuant à enseigner dans le temple, dit: Comment les scribes disent-ils que le Christ est fils de David?

Mr 13:1 Lorsque Jésus sortit du temple, un de ses disciples lui dit: Maître, regarde quelles pierres, et quelles constructions!

Mr 14:49 J'étais tous les jours parmi vous, enseignant dans le temple, et vous ne m'avez pas saisi. Mais c'est afin que les Ecritures soient accomplies.

Lu 2:46 Au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant.

Lu 19:47 Il enseignait tous les jours dans le temple. Et les principaux sacrificateurs, les scribes, et les principaux du peuple cherchaient à le faire périr ;

Lu 20:1 Un de ces jours-là, comme Jésus enseignait le peuple dans le temple et qu'il annonçait la bonne nouvelle, les principaux sacrificateurs et les scribes, avec les anciens, survinrent,

Lu 21:5 Comme quelques-uns parlaient des belles pierres et des offrandes qui faisaient l'ornement du temple, Jésus dit:

Lu 21:37 Pendant le jour, Jésus enseignait dans le temple, et il allait passer la nuit à la montagne appelée montagne des Oliviers.

Lu 21:38 Et tout le peuple, dès le matin, se rendait vers lui dans le temple pour l'écouter.

Jn 2:19-20 Jésus leur répondit: Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. Les Juifs dirent: Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras!

Jn 5:14 Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit: Voici, tu as été guéri; ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire

Jn 7:14 Vers le milieu de la fête, Jésus monta au temple. Et il enseignait.

Jn 7:28 Et Jésus, enseignant dans le temple, s'écria: Vous me connaissez, et vous savez d'où je suis! Je ne suis pas venu de moi-même : mais celui qui m'a envoyé est vrai, et vous ne le connaissez pas.

Jn 8:2 Mais, dès le matin, il alla de nouveau dans le temple, et tout le peuple vint à lui. S'étant assis, il les enseignait.

Jn 8:20 Jésus dit ces paroles, enseignant dans le temple, au lieu où était le trésor; et personne ne le saisit, parce que son heure n'était pas encore venue.

Jn 8:59 Là-dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre lui; mais Jésus se cacha, et il sortit du temple.

Jn 10:23 Et Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon.

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Présentation

  • : Le Myosotis du Dauphiné Savoie - Le Blog des Fidèles d'Amour -
  • : Tribune créée dans un premier temps pour restaurer les valeurs éthiques et morales de la Franc-maçonnerie de Tradition dans la GLNF. Désormais, ayant contribué au succès de cet objectif, elle se consacre à la défense de ceux-ci, à la défense de la GLNF contre des attaques extérieures, et à promouvoir une vision de la Franc-maçonnerie régulière. Par ailleurs, seront présentés des articles reflétant mon étude, mes lectures, mes engagements, et mes sympathies.
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Référence et remerciements:

 

Par arrêt en date du 20 mai 2015, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement rendu le 6 mai 2014 par la chambre de la presse du tribunal de grande instance qui m'a déclaré coupable de diffamation publique envers François Stifani et Sébastien Dulac, à raison de la diffusion d’un message diffusé le 22 septembre 2010 sur le blog le myosotis-dauphine.savoie.over-blog.com. Je considère cet évènement comme l'attribution d'une Légion d'Honneur.

Merci aux soeurs et frères très nombreux qui m'ont soutenu dans ce combat de cinq années dont je m'honore, et dont je ne regrette rien.

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