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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 13:50

C’est encore sous le choc et bouleversé, qu’il me faut annoncer le décès subit de notre

Bien Aimé et Très Respectable Frère Raoul BES..R (ZAL)

Raoul avait le visage débonnaire et souriant des hommes pleins d’humilité.

Toujours prévenant pour ses Frères, il incarnait la bienveillance et la fidélité.

Il s’est dépensé sans compter pour la F.’.M.’. en général et pour la GLNF en particulier depuis plus de trois décennies.

Initié en 1985 à la R.’.L.’. La candeur (Province d’Ile de France), il a été V.’.M.’. des RR.’.LL.’. Saint Andrews n° 1018 et Jérusalem n°909 dont il était l’un des piliers.

Il avait aussi été membre des RR.’.LL.’. Menorah n° 526, Le livre de la loi sacrée n° 755, La Rectitude n° 1000, Unité et Harmonie n° 1574, Cordoue n° 1657, Yves Trestournel n°1933 et Opale n° 1956.

Il avait beaucoup travaillé, avec opiniâtreté, pour le rayonnement des Loges auxquelles il appartenait, et en particulier pour la R.’.L.’. Jérusalem, rallumant les feux de cette loge et la portant à bout de bras à la suite de la crise qu’a traversé la GLNF il y a quelques années.

Lorsque j’en ai fait de même pour la R.’.L.’. Menorah n° 526, il est immédiatement venu avec quelques Frères de Jérusalem pour renforcer notre Loge, s’affiliant immédiatement et étant présent à tous les travaux durant mon Vénéralat.

Surtout, il a œuvré lui aussi au rapprochement et à l’établissement de liens fraternels très serrés entre la GLNF et la Grande Loge d’Israël, dont il était le garant d’amitié.

Enfin, au sein de la Province de Paris, il était le représentant des Loges auprès du Souverain Grand Comité.

Il y a à peine une dizaine de jours, il était installé à l’occasion de la consécration du Chapitre de l’AR Jérusalem….

C’est une très grande tristesse pour tous les Frères qui l’ont connu, qui appréciaient son sens de la pondération, son sens du discernement en son insatiable désir de justice et de vérité.

Toutes nos pensées se tournent vers sa famille, sa femme et ses enfants, et en particulier vers Fre….

Un hommage sera rendu lors de la Tenue d'Installation de la R.'.L.'. Menorah n° 526 demain mardi 27 septembre 2016 en l'hôtel de la GLNF, 12, rue Christine de Pisan.

Les obsèques auront lieu mercredi 28 septembre 2016 à 15h30 au cimetière de Bagneux.
 

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Published by Emmanuel S.19864 - Fidèle d'Amour
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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 08:55
DECES DE ROGER MOU.

Roger Mou. n’est plus….

Hier à la cérémonie d’adieu à Roger Mou., ancien Député Grand Maître Provincial de Dauphiné-Savoie, plus de 200 Frères étaient présents afin de lui exprimer leur reconnaissance pour ce qu’il a été et pour ce qu’il a fait tout au long de sa vie.

Il a été Député GMP de notre province à 2 reprises et s’il n’a pas été installé comme Grand Maître Provincial, c’est qu’il se considérait trop âgé.

Le franc parler de Roger était remarquable et cela pouvait interloquer celui qui ne le connaissait pas.

Son langage était clair, il ne perdait jamais son temps et le nôtre avec des phrases politiquement correctes et vide de sens, tant à la mode de nos jours.

Roger avait une vision simple mais très fraternelle de la Franc-Maçonnerie.

Initié en 1971, il a été membre de plusieurs Loges de notre Province, dont Le Lion et le Serpent, St-Bernard des Alpes, Les Trois Lacs d’Amour, le Mont Thabor et Stella Matutina et dans tous les rites.

Il fut nommé successivement Passé Grand Porte-Etendard, Passé Grand Expert, Passé Grand Directeur des Cérémonies et enfin Passé 2ème Grand Surveillant.

Mais de tous ses titres, il préférait le titre de Frère.

Qu’il repose en paix. Il nous laisse un souvenir merveilleux.

Un ami
 

Published by Emmanuel S.19864 - Fidèle d'Amour
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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 10:13
(Photo Simon Ager)

(Photo Simon Ager)

A peine réélu lors du convent de la GLDF pour un deuxième mandat d’un an, Philippe Charuel a, en quelques phrases, sonné le glas de la Confédération Maçonnique Française, (mettant au passage les animateurs du blog infâme face à leurs constants mensonges).

En fait, il ne s’agit pas d’un scoop, et l’on savait depuis des années que cette prétendue CMF était une coquille vide inventée par des dirigeants maçonniques dont les incohérences avaient provoqué le désaveu de la quasi-totalité des obédiences de la planète dont ils quémandaient la reconnaissance…et le départ très rapide de trois des cinq obédiences qui la composait initialement.

De ce fait, ils pensaient sauver la face au travers de la CMF, qui n’a jamais été autre chose qu’une opération de communication reposant sur du vent.

Cela n’a pas empêché ses dirigeants de chronologiquement prétendre à la reconnaissance de la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA), ainsi que d’autres Grandes Loges Régulières de la planète, puis, dans un deuxième temps, de nier avoir cherché à quémander celle-ci.

Rendons hommage à Philippe Charuel de lever toute ambigüité et de mettre fin à ce mensonge. Il a clairement affirmé « Il est vrai que la Confédération Maçonnique de France [CMF] était un projet concurrent, puisqu’il s’agissait de prendre la place de la GLNF comme obédience reconnue par la GLUA ». A la suite de cette déclaration, je connais certains dirigeants de la GLAMF, qui doivent se sentir bien mal à l’aise…

Mais il y a plus intéressant encore dans les propos du Grand Maître de la GLDF.

Tout en confirmant selon ses propres mots que « la CMF n’existe plus », Philippe Charuel confirme avoir signé des accords avec d’autres obédiences non régulières et donc non reconnues par la Franc-Maçonnerie régulières dans le monde, telles que la GLAMF, la GLTSO, mais aussi la Grande Loge Féminine de France, toutes réunies au sein de ce qu’il appelle un « Pôle de Tradition », dont on comprend bien qu’il souhaite l’orienter de façon à faire un contrepoids au le Grand Orient de France, et probablement aussi, dans une autre mesure, avec la Grande Loge Nationale Française…

On relèvera avec le sourire que pour Philippe Charuel, dans les propos qu’il a tenu dans l’interview qu’il a accordé à F.Koch de l’Express, les Frères de la GLAMF sont théistes, ce que Claude Beau avait d’ailleurs lui-même affirmé dès son accession à la Grande Maîtrise, le 17 juin 2014 : « Être à la GLAMF, comme à la GLNF, c’est croire en Dieu. Il ne devrait y avoir chez nous ni athée ni agnostique. Notre prestation de serment se fait sur la Bible. »

Or, Claude Beau, s’il a le titre de Grand Maître, ne fait qu’exécuter les orientations qui lui sont imposées par le duo composé de l’inamovible Député Grand Maître de la GLAMF, Dominique Moreau, et du fameux Claude Seiler dont les internautes trouveront des interviews édifiantes dans le blog de F..Koch en tapant ces deux noms dans Google. Et ce duo, lui, a décidé de mettre bas les masques, et de donner à la GLAMF la même orientation que la GLDF, c’est-à-dire une obédience qui veut se situer sur tous les plans et être « attrape-tout » : sociétal, spiritualiste, et pratiquant les inter visites avec des obédiences non régulières.

Et c’est là que les déclarations de Philippe Charuel peuvent provoquer des remous, particulièrement au sein de la GLAMF. En effet, nombre de ses membres l’ont rejointe parce que ses dirigeants promettaient à l’époque qu’ils allaient reconstruire une obédience sur le modèle de la GLNF, mais sans les dérives qui à l’époque la minaient. Ils ajoutaient sans rougir que les négociations en cours avec la GLUA leur permettaient d’avoir la certitude d’obtenir la reconnaissance de celle-ci dans un délai raisonnable, et en tous cas celle de cinq obédiences régulières européennes. Bien entendu, chacun sait la valeur de ces promesses, et le fiasco qui en a découlé.

Pourtant, force est de constater que nombre de Frères qui ont rejoints la GLAMF de bonne foi, se pensent réguliers parce qu’ils continuent de pratiquer la maçonnerie qu’ils ont connu au sein de la GLNF. Dès lors, ces Frères sont attachés aux règles qui régissent de la régularité (même s’ils ont jeté certaines d’entre elles par pertes et profits) et vivent très mal les orientations imposées à leur obédience par le duo Dominique Moreau - Claude Seiler.

Il se trouve que la plupart d’entre eux sont membres de la Maison du REAA (11.240 membres sur les 15.000 que revendique la GLAMF), laquelle, dès les débuts de cette obédience, s’est opposée à l’abandon progressif mais rapide des principes maçonniques qui avaient présidé à la fondation de celle-ci. C’est ainsi que le duo Moreau-Seiler, par Grand Maître interposé, a contraint un premier chef de la Maison du REAA à la démission (Jean-Claude Pers. (O.E)), et suspendu son successeur qui risque d’être prochainement radié (Xavier Est.). De même, l’actuel patron de la Maison du REAA par intérim (car ayant succédé à son prédécesseur suspendu), a dû faire face à une tentative de « révolution de palais » dès son accession et a, pour cette raison, été contraint d’écarter les deux membres de son collège qui ont tenté de prendre le pouvoir en agissant sur ordre probablement de la direction de l’obédience. Or les principaux dirigeants de la Maison du REAA sont sur la même longueur d’onde que Xavier Est. et s’opposent à l’abandon progressif des règles qui fondent la régularité, s’opposant aux inter visites avec certaines obédiences irrégulières en général, et avec les Sœurs de la Grande Loge Féminine de France en particulier.

Il m’a été dit que si la GLAMF ne dénonçait pas ces accords d’inter visites, cela pourrait constituer un « Casus Belli », qui pourrait, à terme, générer une scission, car une telle situation met aussi en cause la stature du Suprême Conseil Pour La France qui de ce fait recrute ses membres au sein d’une obédience dont le statut irrégulier n’est ainsi plus à démontrer, ce que cette Juridiction qui perd une à une tous ses liens d’amitié ne peut tolérer sous peine d’accélérer très rapidement ce processus pour perdre carrément toute reconnaissance.

L’enjeu est d’importance.

Ceci met en relief une fois de plus, à quel point les Frères qui ont quitté la GLNF pour devenir membres de la GLAMF ont été manipulé au grès d’intérêts qui n’étaient pas les leurs, mais surtout, combien ils ont été trompés, jusqu’à devenir victime d’une colossale escroquerie intellectuelle. Ce qui explique aussi pourquoi certains d’entre eux demandent leur réintégration auprès de leur Loge mère au sein de leur obédience d’origine…

Sur ce sujet, vous lirez aussi volontiers l’analyse que publie notre T.’.C.’.S.’. La Maçonne : http://lamaconne.over-blog.com/2016/09/gldf-les-yeux-de-chimere-pour-la-glua.html

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 10:53
MAIS QUI PRETEND QUE LES CORSES SONT RACISTES ?

L’été a été malheureusement rythmé par des attentats en France qui ont impliqués des fanatiques islamistes (je sais, je sais, c’est un pléonasme) qui ont bouleversés nos consciences, et qui ont été abordés par de précédents édito sur ce blog.

Parallèlement, des inconscients (es) sont venu délibérément provoquer en tentant d’imposer le burkini, vêtement de création récente qui n’est nullement imposé par le Coran, mais qui constitue une provocation intégriste islamiste.

En effet, la pudeur invoquée par ses défenseurs, de manière évidente, apparaît bien incompatible avec leur présence sur des plages où les strings et monokinis sont légions, témoignant de leur mauvaise foi incontestable.

Comme si cela ne suffisait pas, un grave incident est venu cristalliser encore plus les rancœurs par la privatisation scandaleuse, par une famille de jeunes musulmans, d’une crique à Sisco en Corse, et qui en plus ont agressés des personnes qui prenaient des photos. La situation a dégénéré en bagarre générale, car des habitants du village sont venu à la rescousse, a donné lieu à des accusations de racisme envers les habitants et envers la marie de Sisco, complaisamment relayées par des journalistes aussi incultes qu’avides de sensationnalisme et incapables d’examiner la situation en profondeur.

C’est l’occasion de réaffirmer ma sympathie pour les Corses en général, mais aussi particulièrement envers ces gens d’honneur que sont les habitants de Sisco, qui donnent en fait l’exemple de ce qu’est la citoyenneté, face à la pleutrerie généralisée du continent, autorités et politiques compris. Ils ont montré l’exemple de la solidarité entre les citoyens, face aux incivilités agressives, et contre la coercition religieuse.

Certes, en Corse, il se passe parfois des choses « pas très catholiques », et tous conviendront par exemple que si tout peuple a le droit de revendiquer son indépendance, il n’est pas concevable qu’au sein d’une société démocratique telle que la France on veuille imposer sa volonté par la force, par les armes, et non par les urnes.

Pour autant, il est honteux de traiter les corses dans leur ensemble, de racistes. Tout d’abord parce qu’il est minable de traiter ceux qui vous ouvrent leur maison de telle manière, mais surtout, parce que l’histoire montre qu’il n’en est rien, mais qu’au contraire, les corses sont les gens les plus accueillants qui soient. Encore faut-il apprécier cet accueil, et en être reconnaissant. Et de nos jours, il semblerait que ceux qui bénéficient de cette hospitalité, au contraire, crachent dans la soupe…

C’est la raison pour laquelle je voudrais partager avec mes lecteurs un « mumentu corsu », qui vous racontera comment les corses ont accueillis en leur sein, au cours des siècles des réfugiés juifs persécutés, et cela jusqu’à très récemment.

Et rappeler comment, dans cette île, jamais il n’y a eu d’acte antisémite, et comment pas un seul juif ne fut livré ni à Vichy ni aux nazis durant la période de la Shoa ( voir article de ce blog http://le-myosotis-dauphine-savoie.over-blog.com/article-l-ile-de-beaute-l-ile-des-justes-117173576.html )

C’est l’occasion de faire un clin d’œil à mon Frère corse Matti, qui vit à Jérusalem depuis si longtemps, et de dédier cet édito à mon adorable et brillante filleule corse, dont je suis le parrain devant l’église catholique apostolique et romaine (ce qui m’a valu à l’époque de devoir lire le « catéchisme de l’église catholique », 580 pages, tout de même !).

Les juifs corses, une histoire méconnue. (Dossier réalisé par Joël Guedj)

Les premières traces d’une présence juive dans l’île de Beauté, remontent aux alentours de l’an 800. A cette époque, une importante immigration venue d’Egypte s’est installée dans le Sud de la Corse ; une grande partie de ces femmes et hommes juifs parlaient et écrivaient l’hébreu.

La majorité d’entre eux s’est implantée à proximité d’un village dénommé Levie (la bien nommée), situe à l’intérieur des terres, à 20 km environ de Porto-Vecchio. Par la suite, les membres de la communauté se sont dispersés un peu partout dans l’île en devenant partie intégrante de la population autochtone et dans certains villages de montagne, des églises gardent encore la trace de documents rédigés en hébreu à côté de ceux rédigés en latin. Bien des siècles plus tard, dans les années 1500-1530, environ 1000 Juifs de la région de Naples trouvèrent refuge en Corse, fuyant très certainement une persécution locale, et ils s’installèrent dans les régions montagneuses du centre de l’île.

En l’an 1684, la ville de Padoue, située en Italie, qui était peuplée en grande partie par des Juifs qui habitaient un ghetto édifié en 1516, fut le théâtre de violences dirigées contre ses citoyens juifs, dont une partie faillit se faire lyncher. Une rumeur malveillante selon laquelle leurs coreligionnaires de Buda, avaient commis des actes de cruauté contre les Chrétiens de la ville hongroise, déclencha cette flambée de brutalité dirigée contre la communauté juive de la ville. C’est grâce à l’intervention d’un père franciscain nomme Père Marco qui écrivit une lettre afin de dénoncer cette mystification, que la communauté juive échappa au massacre annoncé. Une grande partie de la communauté juive de Padoue décida à la suite de ces événements d’émigrer sous d’autres cieux plus cléments.

Certains arrivèrent en Corse, et les habitants les nommèrent Padovani, ce qui signifie : venu de Padoue. Le nom de famille Padovani est un nom très répandu de nos jours en Corse. Les Rois de France expulsent les Juifs, les Corses les invitent pour régénérer l’île.

Mais la plus importante vague d’immigration juive qu’ait connue la Corse se situe entre les années 1750 et 1769. La première république constitutionnelle et démocratique d’Europe venant de naître, le leader de l’époque Pascal Paoli fit venir en Corse entre 5.000 et 10.000 Juifs du nord de l’Italie, (les chiffres varient selon les sources) de Milan, de Turin ainsi que de Gènes pour revitaliser l’île suite à 400 ans d’occupation génoise. Afin de les rassurer sur leur intégration et sur la volonté du peuple corse de les considérer comme leurs égaux, ce même Paoli fit une déclaration destinée aux nouveaux venus : « Les Juifs ont les mêmes droits que les Corses puisqu’ils partagent le même sort ». Cela fit comprendre aux Juifs qu’ils étaient des citoyens à part entière et qu’ils bénéficiaient d’une totale liberté de culte, ce qui n’était pas le cas dans bon nombre de pays.

Ces immigrants portaient pour la plupart des noms à consonance ashkénaze, qui étaient très difficilement prononçables par la population locale. Une partie d’entre eux étant roux, ils se virent affublés du surnom de Rossu qui signifie rouge et désigne les rouquins ce qui donne au pluriel Rossi, nom extrêmement répandu en Corse. En réalité, c’est plus de 25% de la population corse qui aurait des origines juives. En lisant les états civils, on peut facilement s’en rendre compte : les noms tels que Giacobbi, Zuccarelli, Costantini, Simeoni… très communs dans l’ile de Beauté, ne laissent planer aucun doute quant à leur origine.

Le nombre peu important des membres de la communauté juive, ajoute au fait que les Corses n’ont fait aucune différence entre les originaires de l’île et ces nouveaux venus, est très certainement à l’origine d’un grand nombre de mariages mixtes qui déclenchèrent une assimilation quasi-totale. Malgré cela, les signes sur l’île de beauté d’une ancienne présence juive y sont très nombreux. Un exemple probant en est le nom d’un village Cazalabriva qui selon plusieurs sources concordantes viendrait de : casa di l’ebreo, littéralement la maison de l’hébreu (le mot juif n’existant pas en Corse). Ou bien encore, de nos jours dans certaines régions, il subsiste une tradition très ancienne de donner aux nouveau-nés des prénoms d’origine hébraïque tel que Mouse (Moise).

Quand la Première Guerre mondiale éclate, la Syrie et la Palestine deviennent un enjeu entre puissances occidentales : Ottomans alliés aux Allemands contre Français, Anglais et leurs alliés arabes de l’autre. Il faut choisir entre être turcs ou rester marocains alors sous protectorat français.

A l’été 1915, 740 juifs marocains et Algériens (colonie française) sont évacués par les américains mandatés par des juifs sionistes et philanthropes américains. A nouveau la valise. Ils laissent tout sur place et sont parqués par les Turcs dans les ports de Beyrouth et Jaffa pour être expulsés. Des bateaux américains les embarquent à Jaffa (-voir ci dessous)
 

MAIS QUI PRETEND QUE LES CORSES SONT RACISTES ?

On erre en Méditerranée à la recherche d’un lieu où débarquer. L’Egypte, Chypre, refusent ces loqueteux. La Canée en Crète les accepte, un immense camp de réfugiés pour 6 mois. Le papa de Guy et Benny Sabbagh à deux ans et demi. Leur grand-père Tolédano est scandalisé… les juifs en grand habit oriental jusqu’aux pieds se baissent devant tout le monde, embrassent les mains… un Tolédano, un prince de Meknès dont la famille est partie en 1870 de la ville la plus religieuse du Maroc ne se comporte pas ainsi ! Le délégué de l’Alliance venu de Salonique fustige leurs « accoutrements ». Il demande que tout le monde s’habille à l’occidentale avec costume et chapeau. Il donne même des primes aux tailleurs pour ce faire ! On se cotise et on achète du tissu et les tailleurs du camp découpent de beaux habits comme à Paris. Mais en septembre 1915 les autorités grecques décident de supprimer l’autorisation de résidence des citoyens ou protégés français en Crète. Adieu la Crète !

Ajaccio Heureusement D-ieu veille et l’Alliance israélite universelle le précède ! Où caser tous ces immigrés « français » ? Mais bien sûr ! Dans la Corse qui se dépeuple ! Direction Ajaccio. La marine française les débarque à Ajaccio. Il y a là aussi quelques serbes. Des réfugiés ? Des pourchassés ? La solidarité Corse s’organise comme un seul homme. Les dames du monde ajaccien autour de Mme Henry, l’épouse du préfet, rivalisent pour aider ces miséreux. Un grand élan populaire vient au secours de ces 740 démunis, des « Syriens », qui ne parlent que l’arabe et l’hébreu. Elles se dévouent, cousent des habits pour eux. Fait marquant : on peut lire sur les bulletins de paie des instituteurs que ceux-ci ont versé une partie de celle-ci pour payer le tissu qui permet de réaliser des habits européens pour les « syriens » !
 

La femme du préfet et les dames de la société ajaccienne offrant des habits aux réfugiés « syriens », à gauche un rabbin en habit oriental

La femme du préfet et les dames de la société ajaccienne offrant des habits aux réfugiés « syriens », à gauche un rabbin en habit oriental

Une cinquantaine de familles, 180 personnes, sont transférées à Bastia en février 1916. L’île est très pauvre mais la foule accueille de manière enthousiaste les « réfugiés syriens » !

Celui qui ne connait pas la générosité corse n’a jamais rencontré un homme !

Après la première guerre mondiale, la paix retrouvée, en 1920, une partie de la communauté repart en Israël. Mais là-bas c’est la misère et quelques uns reviennent en Corse.

Certains juifs de Bastia ou de la liste d’arrivée en Corse à Ajaccio, comme les corses de la diaspora, auront bientôt des noms réputés. Ainsi Moïse Jacob Toledano (44 ans) qui s’occupe des études juives à Ajaccio et qui vit en Corse jusqu’en 1920. Il deviendra Ministre des Affaires Religieuses dans le gouvernement Ben-Gourion de 1958 à sa mort en 1960, après avoir été le rabbin en chef à Tanger en 1926 puis Juge Rabbinique d’Alexandrie en Egypte, voyageant en Syrie et en Irak à la recherche d’anciens manuscrits.

Léon Tolédano le frère du rabbin Tolédano, lui, deviendra milliardaire... Après avoir construit le quartier Tolédéano à Bastia il va devenir milliardaire au Mexique et aux Etats-Unis. Il construit la moitié de la Nouvelle Orléans. De même il construit beaucoup en Israël.

Durant la seconde guerre mondiale, alors que la Corse était occupée par les fascistes italiens, les habitants de l’île se mobilisèrent pour aider les Juifs à se cacher. Avec les moyens du bord, ils aidèrent hommes, femmes et enfants à se réfugier dans les villages de montagne.

Un haut fonctionnaire français accomplit un travail admirable et, au mépris de sa vie, sauva à lui seul, plusieurs dizaines de Juifs. Il s’agit du sous-préfet de Sartène Pierre-Joseph Jean Jacques Ravail. Il travaillait avec le réseau mis en place par les partisans de Paul Giacobbi, grand père du préfet de Haute-Corse qui refusait d’opter pour la voie de la collaboration.

La Corse a eu une attitude plus qu’honorable envers les Juifs persécutés. En effet, c’est le seul endroit en Europe ou l’on n’eut jamais à déplorer des actes antisémites.

En 1947, la Corse apporta sa contribution à la création de l’Etat d’Israël. Des Corses d’alors décidèrent de secourir les combattants juifs luttant pour leur indépendance et pour former leur Etat. Leur mission : accueillir des avions qui vont être bourrés d’armes pour s’envoler vers des lieux gardés par la Haganah. Ajaccio est alors choisie comme piste d’atterrissage. Il ne faut pas oublier de souligner qu’hormis toutes les vagues d’immigration juive qu’ait pu connaitre la Corse, des individus isolés sont venus s’y installer, provenant notamment des communautés juives d’Afrique du nord.

De nos jours, la communauté juive de l’île, très peu nombreuse, se concentre essentiellement à Bastia. Son président Mr Ninio, natif de Tibériade, ouvre deux fois dans l’année la synagogue qui possède deux Rouleaux de la Torah en parfait état : pour Roch Hachana, le jour de l’an Juif et Yom Kippour. Les jeunes, pour la plupart, quittent l’ile pour aller étudier sur le continent et bien souvent ils y rencontrent leur moitié et s’y installent définitivement.

Il existe en Corse de très nombreuses personnes soutenant l’Etat d’Israël dans la période difficile qu’il traverse actuellement . Parmi ces amis d’Israël, certains sont allés jusqu’à écrire des missives au président français, à la Haute Cour internationale de La Haye ainsi qu’aux médias français, afin de dénoncer la politique européenne et française, en particulier, toujours pro palestinienne.

Ce soutien inconditionnel s’explique en partie par le fait que beaucoup de Corses ont le sentiment qu’il y a un gouffre entre ce qui se passe réellement et ce qui se dit dans les médias Français au sujet de ces deux communautés.

En Corse, la petite communauté juive, estimée à moins d’une centaine de personnes, ne ressent pas cette insécurité qui pourrait la pousser à quitter l’île.

 

MAIS QUI PRETEND QUE LES CORSES SONT RACISTES ?

Une très bonne nouvelle: L’initiative des expositions à Bastia et à Montpellier sur les Juifs de en Corse pendant la Première Guerre mondiale, réalisée par la joyeuse équipe du Centre Fleg de Marseille dirigée par Martine Yana. « Juifs réfugiés en Corse pendant la Première Guerre mondiale ».

La Mairie de Bastia, en la personne de M. de Philippe Peretti, adjoint au Maire, Délégué à la valorisation du Patrimoine , a donné son accord pour cette exposition, qui retrace une partie de l’histoire de l’île et de Bastia où la communauté juive est encore présente. La communauté israélite de Bastia et des juifs de la « diaspora » corse (Guy et Benny Sabbagh) participent à cette exposition. La Maison de la Corse à Marseille a donné un sérieux coup de main.

Cette exposition, prévue au Pérystile du Théâtre municipal de Bastia, montre, s’il le fallait, les liens profonds entre les peuples Corse et Juif. 

La soirés d'inauguration aura lieu en septembre à Bastia. Je suis persuadé que tous, chanterons d'une seule voix " D-io vi Salve Regina", l'hymne de l'île...

Saluti fraterni

 

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 21:38
(Image www.juliemag.com)

(Image www.juliemag.com)

Nous avons tous été meurtris par les attentats qui ont eu lieu cet été en France et qui ont cinglés nos âmes et nos sensibilités. Les victimes, c'est aussi un peu nous.

Tous nous comprenons que ce sont nos valeurs, celle de la civilisation occidentale, celles du respect de l’autre, de l’hospitalité, du vivre ensemble qui sont visées, au profit d’une forme de barbarie obscurantiste, qui réfute la Liberté,  l'Egalité, et la Fraternité. 

Nous n’avons donc par d’autre choix que d’en tenir compte et de la contrer partout où elle tentera de s’imposer, quelle qu’en soit la forme choisie.

C’est dans ce contexte que la rentrée s’effectue, en ce début de mois de septembre, sous un soleil qui lui, est radieux.

Puisse-t-il être encore le symbole de notre GLNF qui se remet vite et bien des maux qu’elle a traversé il y a maintenant quelques années (4) et qui sort peu à peu de sa convalescence, pour se renforcer de plus en plus.

Il convient cependant de rester vigilant, à tous les niveaux.

Vigilants dans le monde profane, afin de ne pas céder à la facilité et veiller à répandre alentours les lumières aperçues dans les opérations de la Loge. Vigilants dans nos Loges, tout d’abord en ne laissant personne s’en approcher qui puisse en compromettre leur sécurité, ensuite, en veillant à garder nos valeurs ancestrales en toutes circonstances en leur sein. Bonne rentrée à tous, bon travail à chacun, les chantiers reprennent force et vigueur, de nouveaux VV.’.MM.’. sont installés, signe de vitalité et d’espérance…
 

Published by Emmanuel S.19864 - Fidèle d'Amour
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 09:12
(Photo ripostelaïque.com)

(Photo ripostelaïque.com)

Lire la « littérature » nazislamiste, dont la revue francophone de l’état islamique, « Dar al islam » (Maison de l’islam (par opposition à Dar el harb, Maison de la guerre)) est un exemple, c’est comme se plonger dans la lecture de « Mein Kampf » : on y retrouve les mêmes mécanismes, les mêmes principes et les mêmes horreurs.

Et cela donne la nausée.

Chacun comprendra qu’il n’est nullement dans mon intention de faire la promotion de ces lâches assassins, mais bien au contraire de mettre chacun en garde contre ces barbares. Et pour cela, il est très important de savoir à qui l’on a à faire, qui est notre ennemi, afin de prendre toutes mesures nécessaires.

Ici, en Israël, on sait l’importance du renseignement dans la lutte antiterroriste. On sait aussi que chacun est une cible et que strictement personne n’est à l’abri. Qu’il est donc du devoir de chacun d’être vigilant et sur ses gardes en permanence. Je vous l’assure, on peut très bien vivre ainsi. Nous le vivons d’ailleurs depuis plusieurs décennies, et c’est loin d’être fini.

Les centaines de Frères et Sœurs ainsi que leurs familles que j’ai emmené ici ont pu en prendre conscience, tout en notant que cet état de fait n’affecte en rien le sens de la démocratie et de l’importance de l’état de droit des israéliens, comme le fait que la présence sécuritaire est très light. En effet, nul besoin de montrer ses muscles pour contrer le terrorisme. Il faut juste être présent là où il le faut, quand il le faut. Et, je le répète collecter le maximum de renseignements pour bien comprendre l’ennemi.

Il se trouve que l’infâme torchon francophone de l’état islamique, donne beaucoup d’indications précieuses. Parmi celles-ci, une sorte de vadémécum (pages 32 et 33) de l’assassin nazislamiste qui souhaite commettre attentats et assassinats en France.

Cet extrait, que je me refuse à reproduire sur mon blog, mais que vous pouvez consulter ici vous  permettra de découvrire des éléments importants qui touchent chacun d’entre nous, mis en relief en rouge dans l’extrait ci-dessous :

« Toujours viser les endroits fréquentés, tel que les lieux touristiques, les grandes surfaces, les synagogues, les églises, les loges maçonniques, les permanences des partis politiques, les lieux de prêche des apostats , le but étant d’installer la peur dans leur coeur. »

Ce texte est suffisant pour comprendre qu’il est désormais primordial de contrôler les accès des lieux de culte, particulièrement chrétiens et juifs, mais aussi l’accès de nos loges. Et pas que par le tuilage.

Plus, nous savons qu’il existe des tentatives d’infiltration de celles-ci par des candidatures un peu trop spontanées, par des candidats qui tous envoient à peu près la même lettre de candidature.

Il m’a par ailleurs été fait mention qu’un de nos Frères, officier de police qui effectuait une perquisition dans le cadre de la lutte anti-terroriste, a trouvé chez un nazislamiste, un fichier de frères maçons…

Cet état de fait en dit d’ailleurs assez long sur l’état d’esprit de tel ou tel journaliste auto proclamé « spécialiste » de la franc-maçonnerie qui à dessein lance en pâture des noms de frères leur faisant courir, ainsi que leurs familles, des risques sur leur vie. On peut d’ailleurs en dire autant sur des Frères fêlons qui en font autant.

(Prochainement un autre article sur le sujet).

 

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 11:05
LE CURE D’UN PETIT VILLAGE NORMAND MARTYR DE L’EGLISE.

Ce matin, alors qu’il célébrait la Messe, un prêtre catholique âgé de 84 ans, le Père Jacques Hammel, deux bonnes sœurs et quelques fidèles ont été pris en otage par deux terroristes dans le village de Saint-Etienne-de Rouvray.

Malheureusement, comme on pouvait s’y attendre, l’issue a été dramatique. Le curé aurait été égorgé, martyr de sa foi, un autre otage étant entre la vie et la mort, après que les barbares terroristes aient tenté de l’égorger aussi.

Les médias ne désignent pas les terroristes, ils ne parlent pas d’islamistes, mais le mode opératoire laisse peu de doute sur la nature et l’origine de ces lâches assassins. De plus, le fait que l’enquête ait été confiée à la sous-direction antiterroriste (SDAT) et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) donne une indication précise sur leur profil, alors que de plus on apprend que l’un des barbares terroristes serait fiché « S ».

De surcroit, ils ont crié « Allah Ouakbar »! …

Je ne suis pas chrétien, mais je sais qu’une église ne peut être qu’un lieu de prières envers l’Eternel, un lieu de paix, et de recueillement.

Ici, d’Israël ou j’habite, je tiens à exprimer toute ma solidarité et ma compassion pour la famille des victimes, et plus généralement à la communauté catholique ainsi prise elle aussi pour cible.

Je ne peux m’empêcher de penser que chaque fois que l’on s’en prend aux juifs, on finit par s’en prendre aux autres.

En effet, ce qui vient d’arriver me fait penser aux attaques sanguinaires menées ces deux dernières années contre des synagogues à Jérusalem, ou le même genre d’assassins terroristes nazislamistes avaient tué à coups de haches et de couteaux des fidèles en train de prier…

Par ailleurs, on observera que les nazislamistes, aiment particulièrement s’en prendre aux autres religions, particulièrement celles du livre : Outre le fait qu’ils sont en train d’éradiquer la présence des chrétiens au proche et au moyen orient, il ne faut pas oublier les faits suivants :

- L’attentat avorté mais qui avait causé la mort d’une jeune femme, Aurélie Chatelain, contre une Église de Villejuif par Sid Ahmed Glam (lequel avait alors avoué avoir projeté de s’en prendre à cette même église de Saint-Etienne de Rouvray).

- L’assassinat de l’Evêque d’Alger.

- L’assassinat et la décapitation des moines de Tibérine.

- L’assassinat de prêtes chrétiens en Turquie, en Egypte.

- Attaques d’églises et assassinat de fidèles au Pakistan,

- Attaques de synagogues en France ou en Israël et assassinats de fidèles…

Aujourd’hui, on assiste à des attaques terroristes presque tous les jours, en France ou en Allemagne.

L’Europe est donc la cible principale des nazislamistes, chacun de ses habitants une cible. Chacun doit donc en avoir conscience et en tirer les conséquences nécessaires.

 

P.S.1: Le Président de la République vient de confirmer que les terroristes se réclament bien de l'Etat Islamique...Il n'y avait vraiment aucun doute!

P.S2. : Message personnel : J’espère que l’on ne comparera pas ces faits avec l’acte horrible d’Andreas Lubitz…Les nazislamistes ne sont pas des « suicidaires » mais bel et bien des terroristes assassins. Il est temps de se poser les bonnes questions, non? 
 

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 09:29
BARBARIE NAZISLAMISTE A NICE.

Hier soir, vous le savez déjà sans doute, à l’issue du feu d’artifice du 14 juillet, un nazislamiste a foncé dans la foule massée sur la Promenade des Anglais à Nice, fauchant des centaines de personnes.

Parmi les victimes assassinées, broyées par le camion fou, des dizaines d’enfants, des femmes des hommes qui étaient venues célébrer la fête de la Liberté, ce que symbolise le 14 juillet en France.

Il n’est pas question de rapporter ici les témoignages poignants des scènes vécus dans ce tragique moment. Les médias classiques, les chaînes d’infos le feront bien mieux.

Bien évidemment, toutes nos émotions tous nos sentiments, toute notre compassion et toute notre solidarité vont vers les victimes de ce lâche attentat.

Cependant, cet assassinat de masse intervenant après plusieurs autres, un deuil national même de trois jours, la mise en berne des drapeaux dans le pays, les déclarations lénifiantes ne suffisent pas, et il n’est plus possible de faire l’économie de certaines questions.

La première consiste à savoir quand les pouvoirs publics prendront les mesures nécessaires pour protéger nos forces de sécurité, et surtout quand on leur donnera les moyens d’agir. Sait-on en effet, que les militaires mobilisés dans le cadre de l’Opération Sentinelle, n’ont pas d’ordre leur permettant d’ouvrir le feu en cas d’agression, et qu’ils sont eux-mêmes des cibles potentielles ?

La deuxième, tend à savoir quand le gouvernement va réformer l’approche de la sécurité, et particulièrement de la lutte anti-terroriste. Sait-on qu’en France, il n’y a pas moins d’une trentaine de services qui ont des compétences dans ce domaine, et qui ne communiquent parfois jamais entre eux, et sont souvent en concurrence stérile, ce qui profite largement aux terroristes.

La troisième, voudrait savoir quand seront enfin prises des mesures efficaces visant à la fois à mieux contrôler les nazislamistes, et à rendre difficile leur circulation, particulièrement leur passage aux frontières françaises, mais aussi européennes.

La quatrième question, est de savoir quand les services de sécurité seront enfin entraînés sérieusement contre les différentes méthodes des terroristes nazislamistes ? Ils ne le sont toujours pas, ou insuffisamment. Le fait que le RAID ait tiré selon ses propres sources 5.000 cartouches dans l’appartement de St-Denis alors que les terroristes n’avaient pas tiré en est une illustration.

La cinquième question consiste à savoir quand et comment les services de sécurité comprendront qu’il est impératif de surveiller non pas seulement les fichés « S » , mais aussi les délinquants de droit commun, car il existe une remarquable perméabilité entre les deux. La tâche sera énorme à cet égard, mais elle est indispensable, car ne pas la traiter, c’est être quelque part complice. La sécurité anti-terroriste ne souffre pas d’approximation. Ici, en Israël, on est payé pour le savoir.

Il est temps par ailleurs que la France comprenne que la lutte anti-terroriste, ne se fait pas sur la défensive, mais exige une action offensive.

La sixième question appelle une réponse des autorités « compétentes » : Comment le camion du nazislamiste a-t-il pu rentrer dans une zone sécurisée telle que celle du feu d’artifice du 14 juillet dans une des plus grandes villes de France, dans un des plus hauts lieux touristiques d’Europe, en plein Etat d’urgence, alors que le Président de la République lui-même a déclaré que nous sommes en guerre ?

Et il y a bien d’autres questions qui doivent trouver réponse…

Les français vont quant à eux, devoir s’habituer à vivre sous la menace des attentats, car il y en aura d’autres, ce qui oblige les autorités de la République à repenser la stratégie anti-terroriste.

Daech, l’état islamique enregistre défaites militaires après défaites militaires, et en vient même à envisager la perte du califat. Il donne donc des instructions à ses sympathisants de ne pas y venir, mais de rester en occident pour y commettre des attentats sur place, notamment avec le système de la « voiture bélier » ou du « camion bélier », déjà expérimenté en Israël.

D’autres attentats artisanaux, comme les assassinats aveugles (ou non) au couteau peuvent se multiplier. Il s’agit de la stratégie des milles petits coups.

Enfin un coup de colère : s’agissant du nazislamiste, les médias français parlent d’un franco-tunisien. Il ne s’agit pas d’émettre ici un jugement concernant les valeurs de la  Tunisie, pays connu pour sa tolérance, son hospitalité, et aussi pour avoir permis aux femmes de se libérer et de vivre avec une égalité citoyenne.

Mais qu’il me soit permis d’être heurté quand j’entends parler d’un « franco-tunisien », car une chose est sûre, c’est que ce lâche barbare assassin, n’a rien de français ! J’imagine les cris d’orfraie que cette indignation déclenchera auprès d’idéologues malfaisants et à la révolte sélective en fonction de leurs intérêts, parfois mercantiles. Peut-être a-t-il des papiers français, un passeport français, mais cela ne fait pas de lui un français. Il n’a rien de français, car il ne partage aucune des valeurs françaises, il ne fait que profiter de l’hospitalité française, des prestations sociales qu’offre la France, mais ses actes, ses condamnations criminelles et son acte barbare atteste qu’il n’a rien d’un Français: Un français ne tue pas des civils innocents dans les rues…

Assez de mentir, assez de se mentir. Un terroriste, s’appelle un terroriste, un assassin, s’appelle un assassin, un nazislamiste, s’appelle un nazislamiste, et non pas un Franco-tunisien!
 

BARBARIE NAZISLAMISTE A NICE.
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 19:59
(Photo www.slideshare.net)

(Photo www.slideshare.net)

En Israël où je me trouve, le pays est plongé dans un sentiment de deuil généralisé. Comme si l’assassinat sauvage d’une adolescente de 13 ans dans son lit par un jeune terroriste palestinien aux cris d’« Allah ouAkhbar » et celui d’un rabbin mitraillé par des terroristes devant sa famille dans sa voiture ne suffisait pas à mortifier les israéliens, l’annonce du décès d’Elie Wiesel bouleverse aussi profondément le Peuple d’Israël. Le pays se recueille…

Le président de l’Etat, Reuven Rivlin lui-même endeuillé par l’assassinat du rabbin cité plus haut, a déclaré qu'« Elie Wiesel était un héros du peuple juif qui a incarné la détermination de l'esprit humain et la capacité de surmonter les forces du mal. Et de survivre contre toute attente ».

Le Premier Ministre Benyamin Netanyahu, a quant à lui affirmé qu’ « Elie Wiesel a contribué à la victoire de l'humanité face à la cruauté et au mal ».

On se souvient que lui, comme l’un de ses prédécesseurs, Ehoud Barak, voulaient susciter la candidature d’Elie Wiesel à la fonction de Président de l’Etat d’Israël. Chaque fois, celui-ci avait décliné l’offre, arguant qu’il « n’était qu’un écrivain ».

Le quotidien Yediot Aharonot, écrit en une : « L'homme qui était là-bas ». Et poursuit : Là-bas : à Auschwitz et à Buchenwald. Wiesel était « la conscience du monde ». Et encore : « C'est « la disparition d'un géant ». Un autre quotidien, Maariv, écrit qu’« Elie Wiesel était un monument de la Shoa », alors que le quotidien très à gauche Haaretz, rappelle que toute sa vie, Elie Wiesel a lutté pour les droits de l’homme, de tous les hommes.

Effectivement, Elie Wiesel qui a échappé aux camps de la mort, a passé toute sa vie à faire en sorte que le monde n’oublie jamais ceux qui ont eu moins de chance que lui.

Enfin, Israël Hayom, titre sur Elie Wiesel « L’homme qui avait promis de ne jamais se taire ».

Les hommages affluent aussi des Etats-Unis : « Elie n'était pas seulement le plus célèbre survivant de la Shoah, il était un mémorial vivant », a déclaré le président américain Barack Obama. « Sa vie et la force de son exemple nous poussent à être meilleurs. »

Pour le secrétaire d'Etat américain John Kerry, les mots d'Elie Wiesel « portaient le poids d'une expérience qui ne peut pas et ne doit pas être oubliée », l'expérience d'événements tragiques « que nous sommes tous appelés à prévenir de nos jours ».

Elie Wiesel a connu l’enfer au cours de son séjour au camp de la mort d’Auschwitz-Birkenau, et les marches de la mort, qui le mèneront en 1945 au camps de concentration de Buchenwald.

A sa libération, il arrive au Préventorium d'Écouis dans l'Eure et passe une dizaine d'années en France, à Paris, durant lesquelles il fait des études de philosophie à la Sorbonne.

Il demandera la nationalité française, qui lui sera refusée. Il ne l’oubliera jamais : Lorsque le Président de la République Française François Mitterand lui proposera de devenir citoyen français après qu’il ait reçu le Prix Nobel de la Paix, il déclinera l’offre.

Apatride, il fait son Alya, et devient israélien. Journaliste, il écrit pour le quotidien israélien Yediot Aharonot, ce qui lui permet de parcourir le monde et de rencontrer d'importantes personnalités, des artistes, des philosophes, et des chefs d'État ; il se lie d'amitié avec François Mauriac (qui l'aidera à publier sa toute première œuvre, La Nuit) et Golda Meir.

La rencontre, en mai 1955, pourtant, commençait mal. François Mauriac l’a relatée au moment de la sortie du premier livre d’Elie Wiesel, « La Nuit », que l’académicien et prix Nobel français a préfacé : « Des journalistes étrangers me rendent souvent visite. Je les redoute, partagé entre le désir de livrer toute ma pensée et la crainte de donner des armes à un interlocuteur dont les sentiments à l’égard de la France ne me sont pas connus. Dans ces rencontres, je n’oublie jamais de me méfier.

Ce matin-là, le jeune Israélien qui m’interrogeait pour le compte d’un journal de Tel-Aviv m’inspira dès l’abord une sympathie dont je ne dus guère me défendre longtemps, car nos propos prirent très vite un tour personnel. J’en vins à évoquer des souvenirs du temps de l’occupation. Ce ne sont pas toujours les circonstances auxquelles nous avons été directement mêlés qui nous affectent le plus. Je confiai à mon jeune visiteur qu’aucune vision de ces sombres années ne m’a marqué autant que ces wagons remplis d’enfants juifs, à la gare d’Austerlitz… Je ne les ai pourtant pas vus de mes yeux, mais ma femme me les décrivit, toute pleine encore de l’horreur qu’elle en avait ressentie. Nous ignorions tout alors des méthodes d’extermination nazies. Et qui aurait pu les imaginer ! Mais ces agneaux arrachés à leur mère, cela dépassait déjà ce que nous eussions cru possible. Ce jour-là, je crois avoir touché pour la première fois le mystère d’iniquité dont la révélation aura marqué la fin d’une ère et le commencement d’une autre. Le rêve que l’homme d’occident a conçu au XVIIIe siècle, dont il crut voir l’aurore en 1789, qui, jusqu’au 2 août 1914, s’est fortifié du progrès des Lumières, des découvertes de la science, ce rêve a achevé de se dissiper pour moi devant ces wagons bourrés de petits garçons, – et j’étais pourtant à mille lieues de penser qu’ils allaient ravitailler la chambre à gaz et le crématoire.

Voilà ce que je dus confier à ce journaliste, et comme je soupirai : « Que de fois j’ai pensé à ces enfants ! » Il me dit : « Je suis l’un d’eux. » Il était l’un deux ! Il avait vu disparaître sa mère, une petite sœur adorée et tous les siens, sauf son père, dans le four alimenté par des créatures vivantes. Pour son père, il devait assister à son martyr, jour après jour, à son agonie et à sa mort. Quelle mort ! Ce livre en relate les circonstances et je le laisse à découvrir à des lecteurs qui devraient être aussi nombreux que ceux du journal d’Anne Franck, – et par quel miracle l’enfant lui-même en réchappa ».

« Je compris alors ce que j’avais aimé dès l’abord dans le jeune israélien : ce regard d’un Lazare ressuscité, et pourtant toujours prisonnier des sombres bords où il erra, trébuchant sur des cadavres déshonorés. Pour lui, le cri de Nietzche exprimait une réalité presque physique : Dieu est mort, le Dieu d’amour, de douceur et de consolation, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob s’est à jamais dissipé, sous le regard de cet enfant, dans la fumée de l’holocauste humain exigé par la Race, la plus goulue de toutes les idoles. Et cette mort, chez combien de Juifs pieux ne s’est-elle pas accomplie ? Le jour horrible, entre ces jours horribles, où l’enfant assista à la pendaison (oui !) d’un autre enfant qui avait, nous dit-il, le visage d’un ange malheureux, il entendit quelqu’un derrière lui gémir : « Où est Dieu ? Où est-il ? Où donc est Dieu ? et en moi une voix lui répondait : Où il est ? Le voici – il est pendu ici, à cette potence ».

Elie Wiesel, a lui aussi raconté sa rencontre étonnant entre le célèbre écrivain français dans un contexte où il souhaita, afin de pouvoir approcher du premier ministre français, Pierre Mendès France, réaliser une interview du romancier et lauréat du prix Nobel François Mauriac, qui était un ami proche du premier ministre :

« Le problème était que Mauriac aimait Jésus. C'était la personne la plus correcte que je n’ai jamais rencontrée en ce domaine – en tant qu'écrivain, écrivain catholique. Honnête, intègre, et amoureux de Jésus. Il ne parlait que de Jésus. Quoi que je demande – Jésus. Finalement, je lui dis, "Et Mendès France ?" Il dit que Mendès France, comme Jésus, souffrait… Avec ce Jésus, c'en fut trop, et pour la seule fois dans ma vie, je fus discourtois, ce que je regrette encore aujourd'hui. Je lui dis, « Monsieur Mauriac », on l'appelait maître, « il y a de cela dix ans à peu près, j'ai vu des enfants, des centaines d'enfants Juifs, qui ont souffert plus que Jésus sur sa croix, et nous n'en parlons pas » … Je me sentis soudain gêné. Je fermai mon bloc-notes et me dirigeai vers l'ascenseur. Il me rattrapa. Il me retint ; il s'assit dans sa chaise, moi dans la mienne, et il se mit à gémir. J'avais rarement vu un vieil homme pleurer de la sorte, et je me sentais si bête… Et puis, à la fin, sans rien dire d'autre, il dit, "Vous savez, vous devriez peut-être en parler". »

Aussi, Elie Wiesel traduira en français un livre témoignage qu’il avait déjà écrit en yiddish « Un die Velt Hot Geshvign » (Et le monde se taisait) sur sa déportation à Auschwitz-Birkenhau puis à Buchenwald et envoya le nouveau manuscrit à François Mauriac dans le courant de l'année. Cependant, même avec l'appui et les contacts du maître, aucun éditeur ne put être trouvé. Ils trouvaient cela trop morbide, disant que personne ne le lirait. « Personne ne veut entendre ces histoires », disaient-ils à l'auteur.

En 1957, Jérôme Lindon des Éditions de Minuit, accepta de publier une traduction française, ré intitulée « La Nuit », dédiée à Shlomo son papa, à Sarah sa maman, et Tzipora sa petite sœur et donc préfacée par François Mauriac, dans laquelle il décrit son expérience concentrationnaire. Le livre sera vendu à plus de huit millions d'exemplaires.

Extraits :

« On l’appelait Moshé-le-Bedeau, comme si de sa vie il n’avait eu un nom de famille. Il était le « bon-à-tout-faire » d’une synagogue hassidique. Les Juifs de Sighet – cette petite ville de Transylvanie où j’ai passé mon enfance – l’aimaient bien. Il était très pauvre et vivait misérablement. En général les habitants de ma ville, s’ils aidaient les pauvres, ils ne les aimaient guère. Moshé-le-Bedeau faisait exception. Il ne gênait personne. Sa présence n’encombrait personne. Il était passé maître dans l’art de se faire insignifiant, de se rendre invisible. Physiquement, il avait la gaucherie du clown. Il éveillait le sourire, avec sa timidité d’orphelin. J’aimais ses grands yeux rêveurs, perdus dans le lointain. Il parlait peu. Il chantait ; chantonnait plutôt. Les bribes qu’on pouvait saisir parlaient de la souffrance de la divinité, de l’Exil de la Providence qui, selon la Kabbale, attendrait sa délivrance dans celle de l’homme ».

« Il raconta son histoire et celle de ses compagnons. Le train des déportés avait passé la frontière hongroise et, en territoire polonais, avait été pris en charge par la Gestapo. Là, il s’était arrêté. Les Juifs durent descendre et monter dans des camions. Les camions se dirigèrent vers une forêt. On les fit descendre. On leur fit creuser de vastes fosses. Lorsqu’ils eurent fini leur travail, les hommes de la Gestapo commencèrent le leur. Sans passion, sans hâte, ils abattirent leurs prisonniers. Chacun devait s’approcher du trou et présenter sa nuque. Des bébés étaient jetés en l’air et les mitraillettes les prenaient pour cibles. C’était dans la forêt de Galicie, près de Kolomaye. Comment lui-même, Moshé-le-Bedeau, avait réussi à se sauver ? Par miracle. Blessé à la jambe, on le crut mort… »

« Jamais je n’oublierai cette nuit, la première nuit au camp qui a fait de ma vie une nuit longue et sept fois verrouillée. Jamais je n’oublierai cette fumée. Jamais je n’oublierai les petits visages des enfants dont j'avais vu les corps se transformer en volutes sous un azur muet. Jamais je n’oublierai ces flammes qui consumèrent pour toujours ma Foi. Jamais je n’oublierai ce silence nocturne qui ma privé pour l'éternité du désir de vivre. Jamais je n’oublierai ces instants qui assassinèrent mon Dieu et mon âme, et mes rêves qui prirent le visage du désert. Jamais je n’oublierai cela, même si j'étais condamné à vivre aussi longtemps que Dieu lui-même. JAMAIS ».

(...) Un jour que nous revenions du travail, nous vîmes trois potences dressées sur la place d'appel, trois corbeaux noirs. Appel. Les S.S. autour de nous, les mitrailleuses braquées : la cérémonie traditionnelle. Trois condamnés enchaînés - et parmi eux, le petit pipel, l'ange aux yeux tristes. Les S.S. paraissaient plus préoccupés, plus inquiets que de coutume. Pendre un gosse devant des milliers de spectateurs n'était pas une petite affaire. Le chef du camp lut le verdict. Tous les yeux étaient fixés sur l'enfant. Il était livide, presque calme, se mordant les lèvres. L'ombre de la potence le recouvrait. Le Lagerkapo refusa cette fois de servir de bourreau. Trois S.S. le remplacèrent. Les trois condamnés montèrent ensemble sur leurs chaises. Les trois cous furent introduits en même temps dans les nœuds coulants. - Vive la liberté ! crièrent les deux adultes. Le petit, lui, se taisait.

- Où est le bon Dieu, où est-il ? demanda quelqu'un derrière moi. Sur un signe du chef du camp, les trois chaises basculèrent. Silence absolu dans tout le camp. A l'horizon, le soleil se couchait.

- Découvrez-vous ! hurla le chef de camp. Sa voix était rauque. Quant à nous, nous pleurions.

- Couvrez-vous ! Puis commença le défilé. Les deux adultes ne vivaient plus. Leur langue pendait, grossie, bleutée. Mais la troisième corde n'était pas immobile : si léger, l'enfant vivait encore... Plus d'une demi-heure il resta ainsi à lutter entre la vie et la mort, agonisant sous nos yeux. Et nous devions le regarder bien en face. Il était encore vivant lorsque je passai devant lui. Sa langue était encore rouge, ses yeux pas encore éteints. Derrière moi, j'entendis le même homme demander :

- Où donc est Dieu ? Et je sentais en moi une voix qui lui répondait :

- Où il est ? Le voici - il est pendu ici, à cette potence...

Ce soir-là, la soupe avait un goût de cadavre. (...) Elie Wiesel La Nuit, 1958

Commence alors une œuvre d’écrivain très prolifique, doublée de cours dans différentes universités, car Elie Wiesel devient professeur de philosophie :

La Nuit, témoignage, Les Éditions de Minuit - 1958 ; réédition en 2007 avec une nouvelle préface d'Elie Wiesel.

L'Aube, roman, éditions du Seuil - 1960 (adapté au cinéma à deux reprises).

Le Jour, roman, éditions du Seuil - 1961.

La Ville de la chance, roman, éditions du Seuil - 1962, Prix Rivarol 1964.

Les Portes de la forêt, roman, éditions du Seuil - 1964. Le Chant des morts, nouvelles et textes, éditions du Seuil - 1966.

Les Juifs du silence, témoignage, éditions du Seuil - 1966.

Le Mendiant de Jérusalem, roman, éditions du Seuil - 1968, Prix Médicis 1968.

Zalmen ou la folie de Dieu, théâtre, éditions du Seuil - 1968.

Entre deux soleils, essais et récits + une pièce de théâtre (Il était une fois, qui a été rédigée en 1968), éditions du Seuil - 1970.

Célébration hassidique, portraits et légendes, éditions du Seuil - 1972.

Le Serment de Kolvillàg, roman, éditions du Seuil - 1973.

Ani Maamin : Un chant perdu et retrouvé (cantate, édition bilingue Random House - 1973), repris dans Un juif aujourd'hui (Voir la Cantate Ani Maamin sur une musique de Darius Milhaud pour chœur, orchestre, 4 comédiens : le récitant, Abraham, Isaac et Jacob. ed. Eschig).

Célébration biblique, portraits et légendes, éditions du Seuil - 1975.

Un Juif aujourd'hui, récits, essais, dialogues, éditions du Seuil - 1977.

Le procès de Shamgorod tel qu'il se déroula le 25 février 1649, théâtre, éditions du Seuil - 1979.

Le Testament d'un poète juif assassiné, roman, éditions du Seuil - 1980, Prix du Livre Inter 1980, Prix des Bibliothécaires 1981.

Contre la mélancolie (Célébration hassidique II), éditions du Seuil - 1981.

Paroles d'étranger, textes, contes, dialogues, éditions du Seuil - 1982.

Le Golem, illustré par Mark Podwal, récit, éditions du Rocher - 1983, publié en français en 1998.

Le cinquième fils, roman, éditions Grasset - 1983, Grand prix du roman de la Ville de Paris 1983. Signes d'exode, essais, histoires, dialogues, éditions Grasset - 1985.

Job ou Dieu dans la tempête, avec Josy Eisenberg, essai, éditions Fayard-Verdier - 1986.

Discours d'Oslo, éditions Grasset - 1987.

Le crépuscule, au loin, roman, éditions Grasset - 1987.

Silences et mémoire d'hommes, essais, histoires, dialogues, éditions du Seuil, 1989. L'oublié, roman, éditions du Seuil - 1989.

Célébration talmudique, portraits et légendes, éditions du Seuil - 1991.

Célébrations, édition reliée, éditions du Seuil - 1994.

Tous les fleuves vont à la mer (Mémoires I), éditions du Seuil - 1994.

Mémoire à deux voix, avec François Mitterrand, dialogues, éditions Odile Jacob - 1995.

Se taire est impossible, avec Jorge Semprún, dialogue, éditions Arte / Mille et Une Nuits - 1995.

… Et la mer n'est pas remplie (Mémoires II), éditions du Seuil - 1996.

La Haggadah de Pâque, illustré par Mark Podwal, commentaires, éditions Le Livre de poche - 1997.

Célébration prophétique, portraits et légendes, éditions du Seuil - 1998.

Les juges, roman, éditions du Seuil - 1999.

Le mal et l'exil : 10 ans après, avec Michaël de Saint-Cheron, dialogues, éditions Nouvelle Cité - 1999.

Le roi Salomon et sa bague magique, illustré par Mark Podwal, récit, éditions Le Rocher-Bibliophane - 1999.

D'où viens-tu ? textes, essais, dialogues, éditions du Seuil - 2001.

Le chant qui habite le chant, commentaires des Songes, énigmes et paraboles de Rabbi Nahman de Bratslav, essai, éditions Daniel Radford -Bibliophane - 2002.

Le temps des déracinés, roman, éditions du Seuil - 2003.

Et où vas-tu ? textes, essais, dialogues, éditions du Seuil - 2004.

Un désir fou de danser, roman, éditions du Seuil - 2006. Le Cas Sonderberg, roman, éditions Grasset - 2008.

Rashi, Ébauche d'un portrait, essai/biographie, éditions Grasset - 2010.

Otage, roman, éditions Grasset - 2010.

Cœur ouvert, récit, éditions Flammarion - 2011.

Espérer envers et contre tout : Un juif et un chrétien après Auschwitz, avec Johann Baptist Metz, entretiens réalisés en 1993, éditions Salvator - 2012.

En avril 2013, la pièce inédite Le choix est montée à Paris : il n'y a pas encore à ce jour de date éventuelle de publication du texte.

Elie Wiesel a aussi participé non pas à la rédaction de livres mais à leur enrichissement en accordant de longs entretiens :

Monsieur Chouchani, L'énigme d'un maître du XXe siècle (Salomon Malka, éditions Jean-Claude Lattès - 1994).

Le Roi David : une biographie mystique (Laurent Cohen, éditions du Seuil - 2000).

Enfin, certains essais sur Elie Wiesel contiennent des entretiens et/ou des textes inédits d'Elie Wiesel :

Elie Wiesel. Qui êtes-vous ? (Brigitte-Fanny Cohen, éditions La manufacture - 1987).

Elie Wiesel : Variations sur le silence (Myriam B. Cohen, éditions Rumeur des Âges - 1988).

Présence d'Elie Wiesel (David Banon, éditions Labor & Fides - 1991).

Une parole pour l'avenir (sous la direction de Michaël de Saint-Cheron, éditions Odile Jacob - 1996).

Elie Wiesel en hommage (mélanges réunis par Ariane Kalfa et Michaël de Saint-Cheron, éditions Cerf - 1998).

Entretiens avec Elie Wiesel suivi de Wiesel, ce méconnu par Michaël de Saint-Cheron (Parole et Silence - 2008).

Cette œuvre colossale, inlassable lutte contre l’oubli, pose de nombreuses questions telles que l’importance de la mémoire, quel pardon pour les bourreaux, le mal est-t-il seulement la responsabilité de l’homme, la place de D-ieu après la Shoa : « Parfois pour Dieu, souvent contre lui, et pourtant jamais sans lui »…

Mais aussi ses commentaires merveilleux sur le Hassidisme ( « Célébration Hassidique » et « Contre la mélancolie »), sur le Talmud (« Célébration Talmudique ») et sur la Thora (« Célébration Biblique ») .

Le monde libre lui avait marqué sa reconnaissance pour les prises de positions courageuses qui étaient les siennes mais surtout pour la haute stature morale et éthique qui se dégage du message qu’il a délivré à l’humanité, ainsi que pour son combat pour venir au secours de tous les opprimés de la terre : Grand-croix de la Légion d'honneur et commandeur de l'ordre de l'Empire britannique, ayant reçu aux États-Unis la médaille d'honneur du Congrès des mains du Président Reagan, l’une des plus hautes distinctions américaines et la médaille présidentielle de la Liberté, fait docteur honoris causa par plus de cent universités parmi lesquelles Harvard, Yale, Stanford, Cambridge, Princeton, Columbia, l'École normale supérieure, Oxford, la Sorbonne et l'université hébraïque de Jérusalem, il reçoit le Prix Nobel de la paix en 1986.

ll avait aussi ses entrées à la Maison Blanche. Mais les prix et les honneurs ne l'impressionnaient pas.

C'était quand il enseignait dans des universités à New York ou Boston qu'il était le plus heureux. En dépit d'un quintuple pontage cardiaque Elie Wiesel n'avait rien perdu de son dynamisme, poursuivant sans relâche sa mission de témoin de l'Holocauste, afin que le monde n'oublie pas les horreurs du nazisme.

Il avait déclaré à la radio publique américaine : « Oublier les victimes, c'est les tuer une seconde fois. Je n'ai pas pu empêcher leur première mort, mais je suis certainement capable de les sauver de la seconde. »

Il y aura consacré toute sa vie, avec l'espoir que d'autres continueront ce devoir de mémoire après sa disparition.

De la même façon, Elie Wiesel était un infatigable avocat de la cause israélienne, et particulièrement de Jérusalem.

Bien avant le vote nauséabond de l’UNESCO en avril dernier, niant le lien de Jérusalem avec le judaïsme au seul bénéfice de l’islam ( !), il avait publié le texte suivant, malgré la censure du quotidien The Time qui avait refusé ce texte :

« Jérusalem est au-dessus de la politique » Texte original anglais : « Elie Wiesel Jerusalem is Above Politics », reproduit par la Rédaction de Arutz Sheva, 17 avril 2010 Traduction française : Menahem Macina, pour France-Israël

Auteur et avocat de renommée mondiale de la cause juive, lauréat du Prix Nobel de la Paix et survivant de la Shoah Elie Wiesel a exprimé ses vues sur la ville de Jérusalem dans une pleine page [payante] des plus importants journaux américains, l’International Herald Tribune, le Washington Post et le Wall Street Journal du 16 avril 2010, et dans le New York Times du 18 avril 2010.

« C'était inévitable, Jérusalem est, une fois de plus, au centre de débats politiques et de tempêtes internationales.

De nouvelles et d’anciennes tensions se font jour à un rythme inquiétant. Dix-sept fois détruite et dix-sept fois reconstruite, Jérusalem est encore au centre d’affrontements diplomatiques qui pourraient mener à un conflit armé.

Ni Athènes, ni Rome n’ont suscité autant de passions. Pour le Juif que je suis, Jérusalem est au-dessus de la politique.

Elle est mentionnée plus de six cents fois dans l’Ecriture, et pas une seule fois dans le Coran. Sa présence dans l’histoire juive est écrasante.

Il n’y a pas de prière plus émouvante de l’histoire juive que celle qui exprime notre ardent désir de retourner à Jérusalem.

Pour beaucoup de théologiens, elle EST l’histoire juive ; pour de nombreux poètes, elle est une source d’inspiration. Elle appartient au peuple juif et, beaucoup plus qu’une ville, elle est ce qui lie un Juif à l’autre d’une manière qui reste difficile à expliquer.

Quand un Juif visite Jérusalem pour la première fois, ce n’est pas la première fois, c’est un retour chez soi.

La première chanson que j’ai entendue était une berceuse de ma mère à propos et en faveur de Jérusalem.

Sa tristesse et sa joie font partie de notre mémoire collective.

Depuis que le roi David a pris Jérusalem pour capitale, des Juifs ont vécu dans ses murs, à l’exception de deux interruptions : lorsque les envahisseurs romains leur interdirent l’accès à la ville et, à nouveau, sous l’occupation jordanienne [de 1948 à juin 1967], quand il était interdit aux Juifs, quelle que fût leur nationalité, de se rendre dans le vieux quartier juif, pour méditer et prier au Mur, dernier vestige du temple de Salomon.

Il est important de se souvenir que, si la Jordanie ne s’était pas jointe à l’Egypte et à la Syrie dans la guerre contre Israël [en juin 1967], la vieille ville de Jérusalem serait encore arabe. Tant il est vrai que si les Juifs étaient prêts à mourir pour Jérusalem, ils ne tuaient pas pour Jérusalem.

De nos jours, pour la première fois de l’histoire, les Juifs, les chrétiens et les musulmans, peuvent, en toute liberté, prier dans leurs sanctuaires.

Et, contrairement à certains comptes rendus de presse, Juifs, chrétiens et musulmans PEUVENT construire leur maison en n’importe quel point de la ville.

L’angoisse à propos de Jérusalem, n’est pas une question foncière, mais une question de mémoire.

Quelle est la solution ? La pression n’aura aucun effet. Y a-t-il une solution ? Il doit y en avoir - il y en aura - une !

Pourquoi s’attaquer prématurément au problème le plus complexe et le plus sensible ? Pourquoi ne pas prendre d’abord des mesures qui permettront aux communautés israéliennes et palestiniennes de trouver le moyen de vivre ensemble dans un climat de sécurité ? Pourquoi ne pas laisser le plus difficile et le plus délicat problème pour ce moment-là ?

Jérusalem doit rester la capitale spirituelle juive du monde, non pas un symbole d’angoisse et d’amertume, mais un symbole de confiance et d’espérance.

Comme l’a dit le maître hassidique, Rabbi Nahman de Bratslav : « Tout dans ce monde a un cœur ; le cœur lui-même a son propre cœur. » Jérusalem est le cœur de notre cœur, l’âme de notre âme !

© Elie Wiesel Mis en ligne le 23 avril 2010, par Menahem Macina, sur le site France-Israël.org

« C'est souvent lorsqu'elle est le plus désagréable à entendre qu'une vérité est le plus utile à dire. » Elie Wiesel
 

Published by Emmanuel S.19864 - Fidèle d'Amour
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 19:07
TRISTE NOUVELLE : DECES DU V.’.F.’. JEAN-CLAUDE PERSOONS, ANCIEN ASSISTANT GRAND MAÎTRE DE LA GLAMF.

On a appris hier soir le décès de Jean-Claude Persoons, des suites d’« une longue maladie ».

Régulièrement mes contacts au sein de la GLAMF me donnaient de ses mauvaises nouvelles, me précisant qu’il souffrait beaucoup.

Il avait succédé dans ses fonctions à Charles Tor. en qualité d’Assistant Grand Maître de la GLAMF, chargé de la Maison du REAA.

Il avait aussi été contraint de démissionner lors du précédent congrès de son obédience, après avoir dénoncé de graves dysfonctionnements dès mars 2015: Il dénonçait au Grand Maître Claude Beau l’enregistrement clandestin d’une réunion de la Maison de REAA, précisant que ce procédé rappelait de tristes souvenirs. Il ajoutait : « Ce procédé inqualifiable, tant il est choquant, justifie aux yeux des frères que j’ai consulté la suspension de toute participation de la Maison au Conseil de Grande Loge, et contestait aussi le « référendum » interne annoncé pour savoir si les frères préféreraient la reconnaissance ou les inter visites, et ses modalités, notamment son ouverture aux Apprentis et Compagnons, et précisait encore « ce qui témoigne d’une totale méconnaissance du Rite ».

Jean-Claude Persoons avait aussi démissionné de la GLAMF, et était resté très affecté par sa profonde déception au sein de cette maçonnerie, ce qui n’a certainement pas contribué à améliorer son état de santé.

C’était un Frère très courageux, qui laisse le souvenir d’un homme très fraternel et fin connaisseur du Rite.

Le Myosotis du Dauphiné-Savoie s'incline devant sa mémoire et présente ses sincères condoléances à sa famille et aux Frères de sa Loge.
 

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Présentation

  • : Le Myosotis du Dauphiné Savoie - Le Blog de Fidèle d'Amour -
  • : Tribune créée dans un premier temps pour restaurer les valeurs éthiques et morales de la Franc-maçonnerie de Tradition dans la GLNF. Désormais, ayant contribué au succès de cet objectif, elle se consacre à la défense de ceux-ci, à la défense de la GLNF contre des attaques extérieures, et à promouvoir une vision de la Franc-maçonnerie régulière. Par ailleurs, seront présentés des articles reflétant mon étude, mes lectures, mes engagements, et mes sympathies.
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Référence et remerciements:

 

Par arrêt en date du 20 mai 2015, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement rendu le 6 mai 2014 par la chambre de la presse du tribunal de grande instance qui m'a déclaré coupable de diffamation publique envers François Stifani et Sébastien Dulac, à raison de la diffusion d’un message diffusé le 22 septembre 2010 sur le blog le myosotis-dauphine.savoie.over-blog.com. Je considère cet évènement comme l'attribution d'une Légion d'Honneur.

Merci aux soeurs et frères très nombreux qui m'ont soutenu dans ce combat de cinq années dont je m'honore, et dont je ne regrette rien.

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