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12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 15:22
Un bulletin de vote.

Un bulletin de vote.

C’est un vote clair et net qu’ont exprimé les membres du Souverain Grand Comité (sorte de parlement) de la GLNF vendredi 10 septembre 2021, qui conforte les orientations et la gestion du Grand Maître sortant, le Très Respectable Frère Jean-Pierre Rollet, qui achève son premier mandat le premier samedi de décembre. Ce vote doit maintenant être ratifié par les délégués des Loges lors de la Tenue de Grande Loge qui aura lieu ce jour-là.

Le résultat du vote confirme à une écrasante majorité la confiance et la reconnaissance qu’ont les membres du Souverain Grand Comité (dont la majorité sont les représentants des trente Provinces de la GLNF) dans l’action et la gestion du Grand Maître et de son équipe.

Par ailleurs, tous les rapports présentés par les différentes commissions de la GLNF ont été approuvés unanimement.

Sa légitimité est ainsi renforcée, et son deuxième mandat s’ouvrira ainsi sous les meilleurs augures.

Bien entendu, comme à toutes les élections, il y a eu quelques votes négatifs, ce qui est néanmoins surprenant puisqu’aucune critique concernant la gestion de la maison ne s’est faite jour.

Il serait donc intéressant qu’il soit expliqué pourquoi un vote « Non » peut se faire alors qu’aucun reproche n’est formulé dans l’enceinte qui devrait servir à cela.

Comme il serait inconcevable que cela puisse être le fait de personnages frustrés dans leurs ambitions personnelles qui régleraient ainsi des comptes simplement pour un problème d’égo, on peut, peut-être, penser que ce genre de vote est le fait de Frères qui ne veulent pas qu’un vote trop unanime fasse penser à un vote « à la soviétique » ?

 

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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 16:17
Rouleaux de la Thora.

Rouleaux de la Thora.

Dans la Tradition juive, il est dit que la section de la Thora lue chaque semaine est une source d’enseignement(s) pour le vécu de cette période… Ainsi, chacun peut trouver un éclairage ou des solutions pour ses problèmes du moment.

C’est ainsi que cette semaine, qui est aussi la rentrée maçonnique ou recommencent les Installations, la lecture de la huitième section du Livre du Deutéronome, évoque un principe qui n’est pas sans rappeler le Rituel d’Installation particulièrement la première phrase de l’exhortation aux Frères…

UN ECLAIRAGE SUR LA THORA ET LE RITUEL D’INSTALLATION DES VENERABLES MAÎTRES.

En effet, dans le Deutéronome (XXIX,9), Moïse commence le troisième et dernier des discours d’adieu qu’il adressa au peuple juif, le jour où il est appelé à quitter ce monde, en date du calendrier hébraïque du 7 Adar 2448.

Son discours s’ouvre en affirmant à ceux qui l’écoutent qu’ils se tiennent tous debout (Nitsavim, en hébreu) devant lui afin de sceller l’alliance entre D-ieu et eux.

Un commentaire Hassidique assez simple pose la question : Comment pouvons-nous authentiquement nous unir ? Et d’amener un éclairage : Après tout, certains d’entre nous sont des « leaders » tandis que d’autres sont des » puiseurs d’eau » et autres statut analogue.

Qu’ont en commun des hommes formant un si large spectre de statuts sociaux ?

La réponse est triple : en premier lieu, qui saura dire lequel est en définitive situé le plus haut sur l’échelle de la réussite ? Les apparences peuvent être trompeuses et nous avons tendance à nous surévaluer et à sous-évaluer les autres. Ensuite, le fait que nous nous soyons correctement évalués à l’aune de notre excellence dans un domaine particulier de la vie, n’exclut pas qu’il demeure des domaines dans lesquels d’autres nous surpassent. Chacun est, à un certain égard, un chef ; par conséquent, notre réussite collective dépend de la contribution unique de chacun.

Troisièmement, l’écart entre le Créateur et toute créature est infini. La conscience de notre propre insignifiance au regard à la réalité absolue de D-ieu exclut tout sentiment de supériorité que nous pourrions nourrir envers les autres. Lorsque nous prenons en compte ces trois points de vue, nous pouvons véritablement être solidaires et unis, non seulement en éprouvant de l’amour les uns pour les autres, mais encore à travers une attitude qui atteste la sincérité de ces sentiments.

Il semble bien que cet éclairage hassidique puisse s’appliquer à la compréhension de la démarche maçonnique mais aussi à celle de nos Rituels, particulièrement celui évoqué plus haut.

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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 08:55
Sceau de la Grande Loge Nationale Française

Sceau de la Grande Loge Nationale Française

Le vendredi 10 septembre prochain, le Souverain Grand Comité de la GLNF procèdera à l’élection de son Grand Maître.

Il n’y a pas de suspens, car conformément au Règlement Intérieur, le Président du Conseil des Sages, le T.’.R.’.F.’. Raymond Sas. a annoncé que son Instance n’a reçu qu’une seule candidature, celle du Grand Maître actuel, le T.’.R.’.F.’. Jean-Pierre Rol. qui sollicite ainsi un deuxième mandat, comme il y est autorisé par nos institutions.

L’issue du vote des membres du S.’.G.’.C.’. est donc sans surprise, encore faudra-t-il qu’il soit ratifié par celui de la Grande Loge, c’est-à-dire par les délégués des Loges de la GLNF.

L’élection d’un Grand Maître est toujours un moment important, tant il est appelé à marquer les années de son - ou de ses – mandat(s) par sa personnalité, sa vision, son savoir maçonnique et profane, ses valeurs et enfin son projet.

A la GLNF plus encore que dans les autres obédiences, c’est avant tout une question de confiance. C’est elle qui fonde la légitimité du Grand Maître.

Ce système a fait ses preuves depuis plus d’un siècle, à l’exception – notable et récente – d’une douloureuse expérience. Celle-ci s’est du reste finalement révélée salutaire amenant à une révision des statuts et instaurant d’efficaces garde-fous.

Depuis, les Grands Maîtres ont disposé d’une écrasante confiance venant des Loges (Pour son premier mandat, le T.’.R.’.F.’. Jean-Pierre Rollet a été élu avec presque 97% des voix), et ont démontrés qu’elle était bien placée.

Même si en apparence l’opinion du rédacteur de ces lignes peut sembler partisane et le mode électoral fort peu démocratique, pour autant, il est salutaire que dans ce contexte, il n’y ait qu'une seule  candidature.

En effet, le préalable à cette annonce de candidature a été de répondre à la question de savoir, à la fois, qui peut être candidat et pourquoi il est candidat ?

Malgré l’expérience malheureuse évoquée plus haut et qui ne s’est produite qu’une seule fois en un siècle d’existence, la confiance doit rester le Maître mot dans l’Ordre maçonnique.

Toutefois celle-ci se mérite. Elle est le fruit d’un savoir-faire démontré.

En l’espèce, après le cataclysme qui avait frappé la GLNF, les voix – et les espoirs – se sont portés en 2012 vers le T.’.R.’.F.’. Jean-Pierre Servel dont la personne et l’intégrité faisaient une quasi-unanimité pour ceux qui le connaissaient, et dont la sensibilité maçonnique suscitait une immense espérance.

Et les Frères de la GLNF n’ont pas été déçus. Bien au contraire, son action a été couronnée de succès bien au-delà des espoirs les plus fous.

Si sa réussite a été aussi éclatante, c’est qu’il a su s’entourer d’une équipe ultra compétente, au premier rang de laquelle figurait le T.’.R.’.F.’. Jean-Pierre Rollet.

Le T.'.R.'.F.'. Jean-Pierre Rollet, Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française.

Le T.'.R.'.F.'. Jean-Pierre Rollet, Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française.

C’est parce qu’il a pu apprécier les aptitudes de ce dernier sur le chantier que pour son deuxième mandat il a appelé le T.’.R.’.F.’. Rollet à lui succéder en le désignant en qualité de Député Grand Maître pour le préparer à cette haute fonction.

Qu’est-ce qui lui a permis de faire ce choix ?

A notre avis, ces deux dimensions : Outre son intégrité et ses qualités personnelles, personne ne connaît aussi bien la maison GLNF, et personne n’a un bilan aussi impressionnant que lui.

En effet, après une progression normale au sein de ses Loges, et  avoir été Vénérable Maître, Jean-Pierre Rollet est devenu Grand Officier Provincial et enfin Grand Maître Provincial. Autant dire qu’il connaît comme nous tous le fonctionnement des Loges, mais aussi l’art de gérer une Province, et de motiver les Frères.

Puis, dans les Instances nationales, il a assumé deux mandats à la tête de la Grande Chancellerie obtenant des résultats formidables en compagnie du Grand Maître Honoraire, le T.’.R.’.F.’. Jean-Claude Tar..

Il a ensuite assumé successivement la fonction d’Assistant Grand Maître puis celle de Député Grand Maître, fonction dans laquelle il s’est préparé durant trois années à la Grande Maîtrise.

Ce parcours est rappelé pour bien démontrer que pour être candidat, il faut pouvoir se prévaloir d’une parfaite connaissance du monde maçonnique, à la fois en interne et à l’international. Et encore, il n’est pas fait mention du parcours au sein des Juridictions, lui aussi éloquent.

Voici des éléments de confiance édifiants. Mais il est vrai que la confiance peut être déçue.

L’a-t-elle été à l’issue de son premier mandat du Grand Maître ? Pour tous les Frères de la GLNF, il est clair que non, bien au contraire.

Malheureusement, ce mandat a été rapidement marqué par la pandémie du Covid 19.

L’action du Grand Maître s’est aussitôt déployée, sans perdre une minute afin que chaque Frère puisse être immédiatement assisté en cas de nécessité liée au virus…

Cette action a été exemplaire. Immédiatement les mesures gouvernementales ont été appliquées au sein de nos locaux et de nos Loges, et nos Rituels adaptés afin d’éviter toute prise de risque.

Dès lors, il serait incompréhensible que quiconque puisse ne pas accorder par son vote sa confiance au Grand Maître…

C’est certainement la raison pour laquelle aucune autre candidature n’est apparue, ce qui est d’ailleurs aussi une marque de confiance, et signe que le destin de la GLNF est entre de bonnes mains.

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15 août 2021 7 15 /08 /août /2021 17:38
Annonce faite dans "Le Moniteur".

Annonce faite dans "Le Moniteur".

Alors qu’on célèbre cette année le bicentenaire du décès de l’Empereur Napoléon Ier, le Myosotis du Dauphiné-Savoie choisit lui, de commémorer le deux cent cinquante-deuxième anniversaire de sa naissance, aujourd’hui 15 août 2021, jour de l’Assomption.

C’est sur un aspect assez peu connu que votre blog préféré choisit de mettre le focus ;

A l’âge de 29 ans à peine, le Général Bonaparte à parfaitement intégré à la fois les récits bibliques, l’histoire et surtout son sens : il projette de rétablir Israël et le Peuple juif dans leur ancienne grandeur, il promet « aux héritiers légitimes de la Palestine : Israélites, nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu, pendant des milliers d’années, priver de leur terre ancestrale, mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale ! ».

Il faut dire que le jeune officier Napoléone Buonaparte d’une part était acquit aux idées de la Révolution française, mais, originaire de Corse et un temps sympathisant des idées de Pasquale Paoli, s’était familiarisé à celles qui voulaient rétablir les juifs dans leurs droits de citoyens dans les pays où ils résidaient.

Ainsi, il est connu que lorsqu’il entra avec son armée à Ancône, constatant que les juifs portaient des bonnets jaunes et des brassards avec l’étoile de David, il en demanda la raison et lorsqu’il obtint la réponse choquante que depuis l’instauration par l’Inquisition de lois discriminantes à l'égard des juifs il en était ainsi, il ordonna immédiatement de les enlever pour les remplacer par une cocarde tricolore. Il libéra de la même manière les Juifs des ghettos de Rome, Venise, Vérone et Padoue, les autorisant à pratiquer leur culte en abolissant les lois de l’Inquisition.

Par ailleurs, même si on n’a pas oublié le « décret infâme » qui peut s’expliquer par les mentalités de l’époque additionnées au poids de l’église, on se souvient que c’est bien l’Empereur Napoléon qui a fondé le Consistoire Central Israélite de France, une institution créée en 1808 par pour administrer le culte israélite en France, qui existe toujours de nos jours. Il nomma ainsi le premier Grand Rabbin de France.

Quand son médecin, à Sainte-Hélène, lui demanda la raison de sa sympathie pour les Juifs, Napoléon répondit :

« Je voulais libérer les Juifs pour en faire des citoyens à part entière. Ils devaient bénéficier des mêmes avantages que les catholiques et les protestants. J’insistais pour qu’ils soient traités en frères puisque nous sommes tous les héritiers du judaïsme. En outre, je pensais attirer en France un renfort précieux. Les Juifs sont nombreux et ils seraient venus en masse s’installer dans un pays qui leur accordait plus de privilèges que partout ailleurs. Sans les événements de 1814, bien des Juifs de toute l’Europe seraient venus s’établir en France, où liberté, égalité, fraternité leur étaient assurées et où la porte des honneurs leur était ouverte. Ils auraient ainsi participé à la grandeur nationale ».

C’est donc lui qui le premier, un siècle avant Théodore Herzl, eut le projet de rétablir un

Etat juif en Palestine comme le montre ce document :

« Proclamation à la nation Juive Quartier général Jérusalem,

 1er floréal, an VII de la République Française (20 avril 1799)

 Bonaparte, commandant en chef des armées de la République Française en Afrique et en Asie, aux héritiers légitimes de la Palestine :

 Israélites, nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu, pendant des milliers d’années, priver de leur terre ancestrale, mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale !

Les observateurs attentifs et impartiaux du destin des nations, même s’ils n’ont pas les dons prophétiques d’Israël et de Joël, se sont rendu compte de la justesse des prédictions des grands prophètes qui, à la veille de la destruction de Sion, ont prédit que les enfants du Seigneur reviendraient dans leur patrie avec des chansons et dans la joie et que la tristesse et que les soupirs s’enfuiraient à jamais. (Isaie 35.10)

Debout dans la joie, les exilés ! Cette guerre sans exemple dans toute l’histoire, a été engagée pour sa propre défense par une nation, de qui les terres héréditaires étaient considérées par ses ennemis comme une proie offerte à dépecer. Maintenant cette nation se venge de deux mille ans d’ignominie. Bien que l’époque et les circonstances semblent peu favorables à l’affirmation ou même à l’expression de vos demandes, cette guerre vous offre aujourd’hui, contrairement à toute attente, le patrimoine israélite.

La Providence m’a envoyé ici avec une jeune armée, guidée par la justice et accompagnée par la victoire. Mon quartier général est à Jérusalem et dans quelques jours je serais à Damas, dont la proximité n’est plus à craindre pour la ville de David. 

Héritiers légitimes de la Palestine ! 

La Grande Nation qui ne trafique pas les hommes et les pays selon la façon de ceux qui ont vendu vos ancêtres à tous les peuples (Joël 4.6) ne vous appelle pas à conquérir votre patrimoine. Non, elle vous demande de prendre seulement ce qu’elle a déjà conquis avec son appui et son autorisation de rester maître de cette terre et de la garder malgré tous les adversaires.

 Levez-vous ! Montrez que toute la puissance de vos oppresseurs n’a pu anéantir le courage des descendants de ces héros qui auraient fait honneur à Sparte et à Rome (Maccabée 12.15). Montrez que deux mille ans d’esclavage n’ont pas réussi à étouffer ce courage.

Hâtez-vous ! C’est le moment qui ne reviendra peut-être pas d’ici mille ans, de réclamer la restauration de vos droits civils, de votre place parmi les peuples du monde. Vous avez le droit à une existence politique en tant que nation parmi les autres nations. Vous avez le droit d’adorer librement le Seigneur selon votre religion. (Joël 4.20) »

Par cette proclamation imprimée et datée le 20 avril 1799, Bonaparte aurait créé un État d’Israël indépendant 150 ans avant l’heure ! Malheureusement, son échec devant Saint-Jean d’Acre lui fit échouer  dans son dessin.

Cependant, dans son contenu, quelle connaissance de l’histoire et surtout, quelle clairvoyance !  Les politiques israéliens contemporains ne sauraient mieux dire !

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3 août 2021 2 03 /08 /août /2021 14:16
DECES DU TRF BRUNO ROMMELAERE ANCIEN GRAND MAÎTRE PROVINCIAL DES FLANDRES (R.I.P).

C’est un homme très courageux dont on a célébré les obsèques, hier lundi 2 août 2021.

Courageux à plus d’un titre.

Courageux, parce qu’il y quelques années maintenant, devant de graves déviances, il n’avait pas hésité, alors qu’il était Assistant Grand Maître Provincial, à intervenir pour rétablir les valeurs maçonniques – et la simple morale universelle – s’attirant l’inimitié de tous ceux qui étaient impliqués dans ces déviations, comme celle de tous ceux qui lui reprochaient d’avoir fait courageusement ce qu’eux n’avaient pas fait…

Courageux aussi, parce que c’est ainsi qu’il a fait face depuis six ans à un lymphome pernicieux, contre lequel il a lutté jusqu’à ce que la maladie l’emporte, finalement.

Courageux aussi, parce qu’il a dû faire face à une odieuse – horrible, devrais-je écrire – campagne de diffamation à caractère profane, et orchestrée par un – ou des ? – profane(s) qui sans la moindre retenue ont usé des ressorts les plus sordides, les plus infâmes pour essayer de lui nuire et de le discréditer.

Le propos ici n’est pas de prendre parti pour qui que ce soit. Le fond de l’affaire ne présentant ici aucun intérêt, mais bien de s’élever contre la forme : celle qui consiste à s’acharner contre un homme malade qui lutte pour survivre tout en assumant en même temps la gestion d’une Province. Cela et seulement cela.

Déjà, celui qui se fait l’auteur de lettres anonymes a signé sa couardise et son ignominie, mais surtout, celui qui va jusqu’à voler une clef USB dans la poche d’un homme au bord de la tombe et s’en sert pour lui nuire, doit savoir que là-haut, il est déjà jugé… Oui, un homme a été capable de cela, il y a moins de deux mois !!!

Le profane capable de cela, devrait savoir que dans profane, il y a l’action de profaner.

En l’espèce, ce n’est pas seulement la dignité d’un homme qui s’apprête à rencontrer son Créateur qui est profanée, mais tout simplement la dignité humaine et les valeurs universelles.

Personnellement, je n’aimerais pas être à sa place le jour ou lui aussi comparaîtra devant le Tribunal céleste…

En effet, toute personne qui connaît un peu le fonctionnement des maladies cancéreuses, sait que la psychologie tient une part importante et que ces graves contrariétés n’ont pas pu ne pas jouer un rôle dans le développement funeste. Il faudra que ce – où ces – profane(s) vivent maintenant avec cela.

Heureusement, face à cela, il y a eu des comportements humains et fraternels exemplaires, et à cet égard, il est aussi juste qu’important de rendre hommage à celui qui jour après jour a apporté un réconfort constant à Bruno, le T.’.R.’.F.’. Jean-Pierre Rollet Grand Maître de la GLNF, le soutenant, aidé en cela par son Député Jean Yzé. .

Hommage aussi au Collège Provincial des Flandres, et particulièrement à son Député Grand Maître Provincial – qui doit prendre la succession – le T.’.R.’.F.’. Jacques Chr. qui depuis son entrée en fonction a largement contribué à la gestion de la Province, particulièrement durant les longues hospitalisations de Bruno.

De même, respect au Conseil des sages de cette province, constitué des anciens Grands Maîtres Provinciaux qui l’ont eux aussi soutenu.

Enfin, le plus bel hommage a été rendu au T.’.R.’.F.’. Bruno Rommelaere lors de ses obsèques, par la présence en pleine crise du Covid 19 et au milieu des vacances d’été, de plus d’une centaine de Frères, parmi lesquels on reconnaissait, outre les anciens Grands Maîtres Provinciaux des Flandres, les TT.’.RR.’.FF.’. Gerard But. et Jean-Louis Mar., de nombreux Grands Maîtres Provinciaux de différentes Provinces de la GLNF (notamment celui de la Province de Paris, le T.’.R.’.F.’. Bertrand de Lau., celui de la Province de Beauce Rives de Seine, le T.'.R.'.F.'. Christian Lac. et son Député Grand Maître Provincial, le R.'.F.'. Philippe Pan.), le Grand Premier Surveillant de la GLNF, le T.’.R.’.F.’. Guy Bru., ou encore le Pro Premier Principal de l’Arche Royale, le T.’.R.’.F.’. Denis Mar.

Que le courage de Brno reste un exemple pour tous.

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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 15:26
Sceau de la Grande Loge d'Israël

Sceau de la Grande Loge d'Israël

Habitant depuis longtemps à Tel-Aviv, c’est un vrai plaisir de visiter des loges appartenant à d’autres provinces.

C’est ainsi qu’il m’a été possible de visiter la R.’.L.’. France n°77 à l’Or.’. de Rehovot, loge avec laquelle les Frères de la GLNF ne peuvent qu’avoir des affinités ne serait-ce que par le nom qu’elle porte et parce qu’elle pratique le Rite Ecossais Ancien et Accepté en français.

De plus, son Vénérable actuel, le T.’.V.’.F.’. Jean-Marc David, n’est autre que le Garant d’Amitié de la GLNF près la Grande Loge d’Israël, ce qui créé naturellement des liens privilégiés.

Autant dire que dans cette loge chaleureuse et accueillante, les Frères français se sentent chez eux.

Médaille de la RL France n°77

Médaille de la RL France n°77

Ce soir-là un Frère Ch’ti présentait un morceau d’architecture montrant une recherche très personnelle sur le sujet traité : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse », selon la parole du Président du Grand Sanhédrin, Hillel l’Ancien (Hillel hazaken).

De même, les Frères ont pu écouter les impressions d’initiation de Frères récemment admis au sein de cette loge, dont un, juif ultra-orthodoxe, nous a fait en 5 minutes un tour d’horizon philosophique stupéfiant, évoquant les philosophies grecques, allemandes et naturellement hébraïque, pour finis sur l’évocation d’Ordo Ab Chao !!!

La Loge n’a pas de souci à se faire, la colonne du septentrion est bien décorée, et par des Apprentis de grande qualité, pleins d’avenir.

C’est l’occasion de rendre un hommage à cette belle et prestigieuse loge et aux Frères qui la composent (parmi lesquels quelques ch’tis – qu’il est bon de pouvoir s’exprimer dans cette langue si chantante en rêvant à un bon Maroilles pas si loin de Gaza ! – et des Frères originaires de toutes les parties de la France).

Ancienne médaille de la RL France n°77

Ancienne médaille de la RL France n°77

Fondée en 1993 à Jérusalem dans les carrières où étaient taillées les pierres servant à l’édification du Temple, consacrée par le TRF Claude Charbonniaud alors Grand Maître de la GLNF secondé par le TRF Yves Trestournel, mon inoubliable parrain, ainsi que par le Grand Maître de la Grande loge d’Israël, Mordehaï Blazer, la Loge France a vu se succéder des Vénérables qui l’ont marquée, et dont les premiers, lorsque la loge se trouvait à Jérusalem étaient :

1993-1994 : le V.’.F.’. Alex Falcon, premier vénérable Installé lors de la consécration.

1994-1996 : le R.’.F.’. Yehouda Djaoui, notre sympathique médecin d’origine marseillaise qui est devenu par la suite Grand Inspecteur Régional de la Région de Jérusalem (équivalant de nos Grands Maîtres Provinciaux).

1996-1997 : le R.’.F.’. Alex Mer. lui aussi devenu par la suite Grand Inspecteur Régional. 1997-1999 : le R.’.F.’. Matti Ben Avraham, notre Frère corse, mémoire vivante de la Franc-Maçonnerie yérosolomitaine, devenu lui aussi Grand Inspecteur Régional de la Région de Jérusalem.

1999-2001 : le V.’.F.’. Christian Mac.

2001-2003 : le V.’.F.’.  Roland Sar.

2003-2004 : le V.’.F.’. Benjamin Lan.

La Loge France a ainsi accompagnée le T.’.R.’.F.’. Ephraïm Fuks alors Grand Maître de la Grande Loge de l’Etat d’Israël pour une visite à la GLNF.

Visite du TRF Ephraïm Fuks Grand Maître de la Grande Loge d'Israël (à droite en nœud papillon, au premier plan à droite, le RF Yehouda Djaoui VM dela RL France n°77, et à sa droite le TRF Claude Charbonniaud, Grand Maître de la GLNF.)

Visite du TRF Ephraïm Fuks Grand Maître de la Grande Loge d'Israël (à droite en nœud papillon, au premier plan à droite, le RF Yehouda Djaoui VM dela RL France n°77, et à sa droite le TRF Claude Charbonniaud, Grand Maître de la GLNF.)

A partir de 2004, la Loge a été mise en sommeil, faute de Frères francophones, jusqu’au 22 janvier 2020, où ses feux ont été rallumés, installée par le T.’.R.’.F.’. Victor Serezo Grand Maître honoraire, en présence du T.’.R.’.F.’. Suliman Salem Grand Maître de la Grande Loge d’Israël.

Par ailleurs, quel plaisir de visiter aussi des loges israéliennes à Jérusalem.

Hier encore, une très belle tenue commune entre la R.’.L.’. du Mont Sion n°2 sur le Tableau des loges de la Grande Loge de l’Etat d’Israël, et de la R.’.L.’. Rabbi Chimon Bar Yohaï (Rachbi) n°8 créée à l’époque du mandat anglais par des officiers britanniques qui voulaient étudier la Kabbale. Aujourd'hui, on y étudie bien ce domaine, mais naturellement sans les anglais...

Les sceaux des deux loges.

Les sceaux des deux loges.

Un jeune profane a été Initié au Rite Emulation, pratiqué de manière très rigoureuse par ces Loges. Très impressionnantes explications du tableau de loge et de la présentation des outils, avec des apports très profonds, directement tirés de la Kabbale…

Dans ces loges ou l’égrégore est très perceptible, se côtoient dans une grande fraternité des Frères juifs de tous les niveaux de pratiques religieuses – ou de non pratique – mais tous croyants, des Frères chrétiens, druzes ou musulmans.

Les Trois livres sur l'autel.

Les Trois livres sur l'autel.

Spécificité de la maçonnerie israélienne, à la Grande Loge d’Israël, sur l’autel ce n’est pas le Volume de la Loi Sacrée qui est ouvert, première des trois grandes lumières de la Franc-Maçonnerie. Non. Ce sont Les Volumes de la Loi Sacrée, qui sont ouverts, ensemble. Dans l’ordre chronologique, la Torah, les Evangiles et le Coran.

HISTOIRES MACONNIQUES…

Ici, pas de tensions, règnent la Lumière, la Paix et l’Harmonie. Quel beau message que délivre la Franc-Maçonnerie israélienne, dans une région affligée par le terrorisme, actuellement particulièrement celui du Hamas, qui entre autres preuves de paix et de tolérance bannit la Franc-Maçonnerie* et la punit de mort…

Mais le comble : en arrivant dans la loge, j’ai été renvoyé à ma jeunesse

En ce temps-là (au siècle dernier), lorsque j’effectuais mon service militaire dans un régiment de para-commandos, j’avais un sous-officier qui me pourrissait la vie, au point qu’à l’époque, s’il avait été heurté par une balle perdue malencontreusement échappée de mon « Galil » à l’insu de ma propre volonté, je n’aurais pas été particulièrement bouleversé…

Or, le Vénérable qui m’a accueilli, malgré son aspect rond et bonhomme, avait un regard très particulier, très perçant… Ce regard, jamais je n’aurais pu l’oublier ! C’était bien celui de mon sergent, et malgré les kilos et son visage arrondi, j’ai reconnu le regard de celui qui était autrefois un redoutable guerrier ! Et c’est ainsi que nous sommes tombés dans les bras l’un de l’autre, en affectueuse fraternité, faisant évidemment fi d’un passé lointain…car bien évidemment, par la suite, prenant moi-même des responsabilités, j’ai bien compris que c’est ainsi qu’il a forgé mon caractère comme celui de mes camarades, ce qui sans doute nous a servi toute notre vie, et pour certains, sauvé la vie !

Quelle belle chose que la Franc-Maçonnerie !

 

 

* L’article 22 de la « Charte d’Allah », la Charte du mouvement islamiste palestinien Hamas (« Mouvement de la résistance islamique »), rendue publique le 18 août 1988, fournit une frappante illustration de cette sombre vision de l’histoire moderne : « Depuis longtemps les ennemis complotent, habilement et avec précision, pour réaliser leurs objectifs. […] Avec leur argent, ils ont pris le contrôle des médias du monde entier : presse, maisons d’édition, stations de radio, etc. Avec leur argent, ils ont suscité des révolutions à travers le monde afin de servir leurs intérêts et de réaliser leurs objectifs. Ils étaient derrière la Révolution française, la Révolution communiste et toutes les révolutions dont nous avons entendu parler. Avec leur argent, ils ont créé des organisations secrètes à travers le monde pour saboter les sociétés et servir les intérêts sionistes. Ces organisations sont : les francs-maçons, le Rotary Club, les Lions Club, le B’nai B’rith, etc. […] Ils ont été derrière la Première Guerre mondiale quand ils ont aboli le Califat islamique, réalisant des gains financiers et contrôlant les ressources. Ils ont obtenu la Déclaration de Balfour, créé la Société des Nations pour diriger le monde. Ils ont été derrière la Seconde Guerre mondiale, dont ils ont tiré d’énormes profits en spéculant sur le matériel de guerre, et ont ouvert la voie à la création de leur État. Ils ont été les instigateurs de l’abolition de la Société des Nations pour la remplacer par les Nations Unies et le Conseil de Sécurité afin de gouverner le monde à travers ces deux organisations. Il n’existe aucune guerre dans n’importe quelle partie du monde dont ils ne soient les instigateurs. »

(Taguieff, L’Imaginaire du complot mondial, empruntée à la mythologie occidentale du grand complot : op. cit., p. 35-37.)

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5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 08:55
Regardez bien cette photo: il s'agit du visage de l'Empereur Napoléon reconstitué par intelligence artificielle par une start-up israélienne.

Regardez bien cette photo: il s'agit du visage de l'Empereur Napoléon reconstitué par intelligence artificielle par une start-up israélienne.

Le 15 aout 1769 naissait à Ajaccio en Corse, Napoléone Buonaparte, enfant dont le destin fascine jusqu’à aujourd’hui.

Né dans une famille de nobliaux désargentés, il s’est érigé à force d’un travail acharné jusqu’aux plus hautes fonctions, celles d’officier d’artillerie (jeune capitaine c’est par son action décisive que Toulon est repris aux anglais), de général (à 34 ans !), de 1er Consul, puis à celle incroyable d’Empereur des Français.

Ses détracteurs restent nombreux. A tel point que, même deux cents ans après sa mort, la République comme les médias se montrent incapables de rendre à ce grand français l’hommage qu’il mérite, lui qui a tant aimé la France et tant fait pour elle. Jusqu’à aujourd’hui, le pouvoir entend non pas « célébrer » la mémoire de l’empereur, mais la « commémorer ». Quelle étrange pudeur !

Les reproches qu’ils formulent n’ont pas à être ignorés, et ne sont pas toujours injustifiés, mais le principal ne semble pas fondé : la boucherie constituée par ce qui est appelé « les guerres napoléoniennes ». Or, à y regarder de près, le petit corse n’a jamais provoqué une guerre, mais à toujours dû subir et faire face à des coalitions de souverains étrangers qui déclaraient la guerre à la France. Deux exceptions à cela :

  • La campagne d’Egypte qui avait pour but de concurrencer la vieille Angleterre aux Indes.
  • La campagne de Russie, mais qui a été décidée en raison du fait que l’empereur Alexandre avait trahi sa parole de respecter le blocus continental à l’égard du vieil ennemi de la France à l’époque, l’Angleterre. C’est donc pour interdire les ports européens au nord et à l’est que l’Empereur s’est engagé vers ce qui s’avèrera être un désastre.

Qu’est-ce en comparaison des guerres provoquées par le roi François Ier ou Louis XIV ?

Certes, il y a 4 reproches qui peuvent objectivement être adressées à l’Empereur :

  1. Lorsqu’il n’était que le général Napoléon Bonaparte, lors de la campagne d’Egypte, il décide de remonter par le désert du Sinaï vers la Terre d’Israël pour prendre l’empire ottoman à revers. Lorsqu’il conquiert la petite ville de Jaffa, l’armée française massacre tout ce qu’elle peut. Une partie importante de la garnison arrive à se retrancher, ce qui fait perdre un temps précieux aux français. Pour en finir, des émissaires sont envoyés aux musulmans pour négocier une reddition contre la vie sauve. Une fois l’accord conclu, Bonaparte s’emporte et crie : « Que veulent-ils que j’en fasse ? ». Durant trois jours, les prisonniers sont exécutés de manière barbare, soit à la baïonnette, soit noyés, pour économiser les munitions. Un horrible crime de guerre, qui aura de graves conséquences lors du siège de Saint-Jean-D’acre, ou il sera vaincu. Un sort identique aurait d’ailleurs été réservé aux femmes. Sans vouloir justifier ces faits inqualifiables, il faut aussi rendre en considération que dans les mœurs de l’époque, et notamment dans cette région, ce n’était pas forcément unique.
  2. Le Décret infâme (curieusement cela n’a jamais choqué personne).
  3. Le rétablissement de l’esclavage, acte objectivement odieux, même avec la mentalité de l’époque. Mais, il n’a personnellement jamais disposé d’esclaves, et le regrettera à Sainte-Hélène.
  4. A Waterloo, son génie militaire ne s’exprime plus aussi magistralement que précédemment. L’Empereur a vieilli, il est malade. Il n’a plus l’allant de sa jeunesse. Il ne prend pas la peine, par exemple, de visiter les troupes pour les galvaniser, ni d’inspecter le terrain. Funeste erreur. S’il l’avait fait, il se serait rendu compte que le terrain était gorgé d’eau, boueux, et que donc les boulets de ses canons ne rebondissaient pas pour faire des trouées dans les rangs ennemis, mais restaient fichés dans la boue…Ce détail a notablement contribué à la défaite française. Notons que cette bataille a été la plus grande bataille de Francs-Maçons de l’histoire dont la fine fleur a été fauchée sur la morne plaine.

Mais…Même si ces évènements constituent des tâches à la gloire de l’Empereur Napoléon, il faut les situer dans le contexte de son œuvre au service de la France qui elle, est magistrale.

En effet, Napoléon, à fait entrer la France à son époque dans l’ère moderne tout en gardant les traditions qui ont fait la réputation de la France, il a bâti les fondements d’une société avancée en imaginant les socles éducatifs, juridiques, administratifs, économiques et même architecturaux qui servent toujours aujourd’hui à notre démocratie :

Son œuvre, son héritage :

Diffusion des idées de la révolution.

Le Code Civil. Le Code Pénal.

Les Lycées. Le baccalauréat.

La Banque de France.

Le Franc.

La Cour des Comptes.

Le Conseil économique et social.

Le Conseil d’état.

Le Conseil des Prud’hommes.

Les Préfets et les préfectures (134 départements !).

Les Chambres de Commerce.

La liberté des cultes.

Les consistoires organisant « le culte israélite ».

La Légion d’honneur.

Collier de Grand Maître de la Légion d'Honneur ayant appartenu à l'Empereur Napoléon.

Collier de Grand Maître de la Légion d'Honneur ayant appartenu à l'Empereur Napoléon.

Sur le plan architectural, il a embelli Paris :

L’arc de Triomphe, la colonne Vendôme, le Pont Napoléon, l’ajout d’une partie du Louvre, le numérotage des rues.

Bien-sûr, il y a le plan militaire où là aussi, il a pu exprimer son génie militaire et son talent :

Pour autant, comment oublier que ce génie militaire a sauvé la France à de multiples reprises :

Toulon le 20 décembre 1793 avec la batterie de canons qu’il commande en tant que capitaine d’artillerie, la « Batterie des gens sans peur ».

Lodi le 10 mai 1796

Arcole du 15 au 17 novembre 1796

Rivoli le 14 janvier 1797

Les Pyramides le 21 juillet 1798

Marengo le 14 juin 1800

Ulm le 19 octobre 1805

Austerlitz le 2 décembre 1805

Iéna le14 octobre 1806

Eylau le 8 février 1807

Friedland le 14 juin 1807

Wagram le 6 juillet 1809

La Moskova le 7 septembre 1812

Moscou le 14 septembre 1812

Leipzig le 19 octobre 1813

Champaubert le 10 février 1814

Montereau le 18 février 1814

Sous son impulsion et avec son aide, les sciences (il était membre actif de l’Académie des Sciences) ont fait un énorme bond en avant, la médecine particulièrement.

De même sous son règne, la Franc-Maçonnerie a pris un essor très important. Les loges se sont démultipliées et étaient même présentes au sein de la Grande Armée avec de multiples loges militaires.

On n‘a jamais su avec certitude si l’Empereur était Franc-Maçon ou pas. Les historiens se déchirent toujours entre ceux qui l’affirment et ceux qui le réfutent. Mais aucun d’eux n’a été en mesure d’apporter de preuve irréfutable dans un sens ou l’autre. Il n’existe pas de registre de présence signé de la main de Napoléon ni de Planche tracée relatant son initiation ni sa présence en loge. Ce qui est sûr c’est que la plupart de ses maréchaux – sans parler de ses généraux – « en étaient », comme ses frères, notamment Joseph, son frère aîné, Grand Maître du Grand Orient de France.

Mais surtout, il lui revient d’avoir coupé avec les mauvaises pratiques de l’Ancien Régime et même de la révolution à laquelle il a mis un terme en instituant la réussite au mérite et non en fonction de la naissance ou des relations…Ceci constitue l’une des beautés de la République Française jusqu’à aujourd’hui.

Armoiries de l'Empereur Napoléon Ier.

Armoiries de l'Empereur Napoléon Ier.

Enfin, on omet toujours de rappeler que l’Empereur Napoléon Ier aimait tellement les Français qu’il s’est sacrifié en se retirant à deux reprises, la première fois en 1814 après la campagne de France – il est vrai trahis par plusieurs de ses maréchaux - en abdiquant en faveur de son fils pour que d’une part les coalisés cessent leurs exactions et attaques tant contre l’armée française que contre les civils. Il ne voulait pas, en se maintenant, prendre le risque d’une guerre civile, et ne voulait pas que le sang français coule inutilement.

Le même schéma s’est produit à l’issue de la tragique défaite de Waterloo, et l’Empereur au lieu de réduire le Sénat hostile pour se maintenir, voire reconstituer une armée, s’est livré aux anglais qui ont trahis leur parole en l’envoyant dans la sinistre île de Sainte-Hélène au lieu de le laisser se retirer dans la campagne anglaise comme promis par le Capitaine du Bellérophon, navire à bord duquel il s’est constitué prisonnier.

L’Empereur laisse donc un souvenir et un bilan incroyable, faisant en comparaison pâlir de honte les dirigeants politiques contemporains. C’est probablement pour cela qu’ils cherchent méthodiquement à faire disparaître son souvenir.

Peine perdue, l’Empereur Napoléon, son histoire, son œuvre perceptible dans tous les pans de la société française est dans le cœur de tout bon français.

Puisse son exemple et son souvenir inspirer notre futur et guider nos pas, et que retentisse encore Le Chant du départ. 

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3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 22:17
FRANCE : JUSTICE EN PERDITION…

Les deux derniers articles de ce blog se sont employés à démontrer à quel point des magistrats français peuvent être aveuglés, et se laisser entraîner dans l’inversion des valeurs.

En l’occurrence, faire du bourreau une victime. Précisément, il se trouve que par ailleurs, « Le Parisien Dimanche » publiait la nouvelle de la création d’un groupe de soutien au meurtrier de Sarah Halimi sur Facebook. Ce qui n’est pas surprenant puisque la justice a fait de la bête immonde et barbare, une victime. Voici où nous en sommes…

Sans évidemment vouloir mettre en cause l’intégrité de la totalité des magistrats français, il se trouve néanmoins qu’un courant important d’entre eux, soit qu’ils se laissent aller à leur inclinaison personnelle soit qu’ils substituent aux valeurs de justice, une idéologie pernicieuse et pour tout dire, perverse, plongent le pays dans une situation chaotique.

Outre l’exemple de l’affaire de Madame Sarah Halimi qui est le plus représentatif de cette grave dérive par son aspect réunissant tous les ingrédients du scandale poussé à son paroxysme, il se trouve tant d’autres exemples qui dans des domaines différents démontre la décomposition morale de la justice française.

Retenons 5 cas :

- Comment est-il possible que des tribunaux puissent prononcer la relaxe de personnes impliquées dans une attaque de policiers en service, qui a conduit à essayer de les faire brûler vifs ?

 - Comment est-il possible qu’un ancien Président de la République française (pour lequel ce blog n’a aucune sympathie particulière et pour lequel en aucun cas il ne prend parti) puisse être condamné sur la foi d’un faisceau de présomptions et non sur celle de preuves ?

- Comment se fait-il qu’alors que j’étais attaqué en justice par l’ancien Grand Maître radié, Monsieur François Stifani et par son ex exécuteur des basses œuvres, Sébastien Dulac ( qui a démissionné avant d’être lui aussi radié), et que personnellement je me réjouissais à cette perspective, certain de pouvoir démontrer la justesse de mon propos, l’un des avocats que j’avais à l’époque consulté, lui-même auxiliaire de justice, ait pu me resituer le problème ainsi : « Tu n’as rien compris, le sujet de fond sera certainement lié à l’antisémitisme, tu n’as aucune chance, tu vas tomber sur la même Chambre qui a quasiment relaxé systématiquement Dieudonné avant que le premier ministre Manuel Vals ne s’en insurge… » Et de fait, lorsque j’ai comparu en première instance, en écoutant le substitut du procureur, j’avais effectivement l’impression d’entendre une diatribe très idéologique, et en appel, j’ai été marqué par les regards quasi haineux que me lançaient les magistrats !

- Sur un autre registre, certainement pas moins grave, on apprenait la semaine dernière qu’à Dole, dans le Jura, un homme de 70 ans, surpris en train de photographier des enfants jouant dans le jardin attenant à leur maison, s’est vu demander des explications par leur père, à l’évidence maghrébin. Aussitôt, l’homme a injurié celui-ci en lui disant « Ah bicot, tu passes sous le capot aujourd'hui ! » et en le traitant de « sale bicot ». Puis, il a cherché à s’enfuir dans sa voiture, alors que le père de famille cherchait à le retenir jusqu’à l’arrivée de la police. Las, l’auteur des injures racistes, a réussi à prendre le large avec sa voiture. De ce fait, le père retourne à sa maison, et alors qu’il arrive à la hauteur de la palissade de son jardin, la voiture de l’agresseur surgit à tout vitesse, et tente de l’écraser. Par miracle, le père de famille a réussi à sauter sur le capot avant d’être propulsé par terre. Il s’en tire par de nombreuses blessures -plusieurs fractures au nez et aux doigts, une minerve autour du cou- et une incapacité de travail de 30 jours.

Placé en garde à vue lundi 26 avril, le septuagénaire sera jugé le 28 mai prochain pour faits de violences volontaires avec arme et injures racistes. Son avocat assure que c'est son « client qui est victime dans cette affaire », et plaide la légitime défense. Selon lui, ce dernier aurait simplement voulu prendre des photos du quartier avant que cela ne dégénère. S'il reconnaît les injures et dit le regretter, l'agresseur présumé assure « avoir percuté son interlocuteur sans le vouloir », à cause d'un éblouissement. La vidéo réalisée par l'épouse de la victime transmise à la police et à la justice est pourtant sans équivoque, vous en êtes juges. Dès lors, comment après cette tentative de meurtre avec préméditation, il est possible que l’agresseur ne soit pas immédiatement incarcéré, et ne soit pas jugé pour tentative meurtre mais seulement pour « violence aggravée »?!...

Soyons clairs : je suis de ceux qui luttent de toutes leurs forces et avec leurs faibles moyens contre le danger islamiste, contre l’islamisation de la France, mais ceux qui pensent que cela peut se faire par le racisme le plus primaire, le plus honteux, se trompent lourdement et ne sont pas dignes de cette lutte honorable. Le racisme, quel qu’il soit, n’est pas tolérable, ne correspond pas aux valeurs françaises, et encore moins aux valeurs maçonniques.

-Enfin, sur un autre registre mais lui aussi éloquent : En juillet 20016, une jeune femme, mère de deux enfants, enceinte de cinq mois de son troisième, est abandonnée par son mari qui se fait la belle avec une fille « légère ». Il part sans lui laisser le moindre argent et avec un frigo vide.

Une procédure de divorce s’ensuit. Le mari défaillant est condamné à payer un devoir de secours à sa future ex-épouse, ainsi qu’une pension alimentaire à ses enfants. Il se fait un point d’honneur à ne rien payer. De ce fait, il est attaqué en octobre 2017 en abandon de famille. En juillet 2020 il est condamné outre à des amendes, à huit mois de prison avec sursis. Il fait appel. Celui-ci est programmé pour le mois d’octobre 2021. Sans rentrer dans le conflit, qu’est-ce que c’est que cette « justice » qui peut donc laisser une mère de famille et trois enfants qui se sont confiés à elle, sans ressource durant cinq années ???

FRANCE : JUSTICE EN PERDITION…

Ce ne sont que 5 cas parmi des milliers d’autres, mais ils sont révélateurs de l’état de décrépitude total dans lequel se trouve notre justice. Le pire, c’est que les magistrats ne se rendent visiblement pas compte qu’ils hypothèquent eux-mêmes leur crédibilité et leur autorité. Un pays sans justice, une justice devant laquelle les citoyens ne sont pas tous égaux, n’est-ce pas là le signe que la démocratie s’efface ?

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26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 17:17
(Photo Geoffroy Van Der Hasselt/AFP)

(Photo Geoffroy Van Der Hasselt/AFP)

Hier, dimanche 25 avril 2021, de Jérusalem à Washington, en passant par Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Nice, Strasbourg, Rouen, Rennes, Nantes, Montpellier, Lille, Ajaccio en Corse, à Rome, Tel-Aviv et Londres, des milliers de manifestants se sont réunis devant les ambassades de France, les consulats de France, les préfectures pour protester contre le traitement sordide que la « justice française » a réservé à la malheureuse Madame Sarah Halimi.

La réprobation est quasi unanime face à la manière dont la « justice française », de la tête de l’état français, jusqu’à la presse européenne, israélienne et américaine : « Shame on France » (Traduction : Honte à la France), pouvait-on lire devant chaque représentation diplomatique française.

Il ne s’est trouvé que quelques réactions corporatistes de magistrats souvent très déplacées pour condamner ces réactions légitimement indignées.

C’est dans ce cadre qu’a eu lieu un rassemblement de de 25.000 personnes à Paris, selon les télévisions françaises et dans plusieurs villes de France, à l'initiative du collectif "Agissons Pour Sarah Halimi".

Premier constat :  pas une vitrine cassée, pas un magasin pillé, pas un policier insulté ou frappé, par opposition aux manifestations habituelles des islamogauchistes…

On remarquait différentes personnalités telles que Yvan Attal, Pascal Légitimus, Alexandre Arcady et Cyril Hanouna, qui ont témoigné de leur « solidarité » envers la famille Halimi, tout en appelant à « changer la loi ». Présent aussi, François Berléand, a pris la parole au micro de CNews, pour exprimer sa déception : « Je suis là aujourd'hui en tant que citoyen français athée (...) je trouve la décision de justice absolument scandaleuse. Pour la première fois de ma vie, j'ai honte d'être Français. J'ai honte de la justice de mon pays. Il y a 45% de Français qui pensent que la justice n'est pas bonne, je fais maintenant partie de ceux-là alors que j'ai un frère avocat et que j'ai toujours fait confiance en la justice de mon pays ».

Etaient aussi présents les écrivains et philosophes Bernard-Henri Lévy et Raphaël Enthoven, l’épouse de l’ancien Président de la République, Carla Bruni-Sarkozy, l’animateur et producteur de télévision Arthur, les chanteurs Enrico Macias, Patrick Bruel et Michel Jonasz, une délégation d’Imams de France et de musulmans conduits par l’Imam Hassen Chalghoumi, des politiques Nicolas Dupont-Aignant et Valérie Pécresse présidente du Conseil Régional d’Île-de-France.

A la tribune, Yonathan Halimi, le fils de Madame Sarah Halimi a tenu un discours poignant, et a exposé les problèmes par des questions précises et pertinentes, désignant les dangers qui pèsent sur les valeurs de la France, tout en appelant à la retenue. Pour autant, il a précisé que si la justice pour sa Maman n’est pas rendue en France, alors, flétrissure supplémentaire, il sera fait appel à la Cour européenne, et peut-être aussi, si nécessaire, à celle d’un pays étranger: "Ce serait un échec pour la France de devoir faire appel à une justice étrangère". Pour le moins...  

La maire de Paris, Madame Hidalgo lors de son discours a annoncé qu’une rue de Paris serait baptisée du nom de Madame Sarah Halimi, tandis que des musulmans venaient témoigner de leur solidarité et de leur dégout face au comportement des nazislamistes.

Nombreux, qu'ils soient chrétiens, musulmans ou juifs, les manifestants (ils auraient évidemment été bien plus nombreux sans confinement), exigeaient que la loi soit changée et qu’elle porte après réécriture, le nom de Madame Sarah Halimi. On remarquait aussi des pancartes portant l’inscription « Sans justice pas de République », « Agissons pour Sarah Halimi », « Pas de droit sans justice », « Justice défoncée ? » ou encore « Justice pour Sarah Halimi ». 

On remarquait surtout l’absence criante des partis de gauche, des associations habituellement promptes à prendre la défense des « opprimés » de tous poils… Une dame juive ne pouvant avoir un tel statut selon eux ?

Malheureusement, en effet, deux jours plus tôt, vendredi 23 avril 2021, une autre bête immonde, présentant les mêmes caractéristiques que celle qui a massacrée Madame Sarah Halimi (il a aussi écouté des chants religieux avant de passer à l’acte, et on évoque pour lui aussi un déséquilibre psychiatrique...comme à chaque fois!) a lâchement assassiné par derrière, en l’égorgeant, une policière qui rentrait dans son commissariat…

Dans ce contexte, m’est parvenu un témoignage prononcé par un élu de la région parisienne, qui ce dimanche 25 avril 2021, à l’occasion de la Cérémonie en mémoire des déportés, tient le discours républicain qu’on est en droit d’entendre, celui du cœur ET de la raison, celui de la France éternelle, celle que nous aimons tant.

De nombreux autres témoignages sont arrivés au Myosotis du Dauphiné-Savoie à l’occasion de l’article qui précède, sur le même sujet.

A tous les auteurs, votre blog préféré adresse ses plus chaleureux remerciements et les félicite de « penser sainement ».

Et parmi tous ces témoignages, une fois n’est pas coutume, le Myosotis du Dauphiné-Savoie rend aussi hommage à celui de l’un de ses « ennemis » historiques, Claude Galinier (puisqu’il a toujours eu au moins le courage de signer ses écrits de son nom), qui lui aussi, faisant fi de notre mutuelle mésestime, nous a fait parvenir un très beau témoignage de solidarité, dans un esprit de fraternité républicaine. Dont Acte ! Et main de la réconciliation tendue !

Enfin aussi, l’indignation d’un expert de la sécurité, un serviteur émérite de la République, un homme qui a eu pour vocation de servir la France, dont le « coup de gueule » parait ici sous forme de Tribune :

Le Hasch qui fâche

« En 2017 à Paris, Mme Sarah Halimi, médecin de 65 ans est rouée de coups puis défénestré du 3ème étage de son immeuble par un voisin de 27 ans aux cris de « Allah Akbar ! J’ai tué Sheitan ! » (satan en Arabe).

Dès le début de son arrestation, Kobili Traoré expliqua qu’il ne se souvenait de rien et qu’il était sous l’emprise du cannabis. C’est pour le moins étrange qu’il ait oublié le meurtre mais pas la prise de drogue.

Admis immédiatement en établissement psychiatrique, il ne fit même pas de garde à vue.

Pourtant le mot assassin vient bien de « Haschachin » (consommateur de haschich ou résine de cannabis…).

Une première expertise psychiatrique écarte l’abolition de discernement et Kobili Traoré est alors poursuivi pour séquestration, actes de torture et de barbarie à caractère antisémites et meurtre.

Deux autres expertises conduiront à l’abolition de discernement et le prévenu se retrouva alors en situation d’irresponsabilité pénale. L’affaire ira jusqu‘en cassation. Le 14 avril dernier, la cour confirma le jugement d’irresponsabilité pénale « sans rejeter le caractère antisémite du crime ».

M. Kobili Traoré, meurtrier antisémite reconnu, va donc être soigné dans un hôpital et continuer à bénéficier de toutes les aides sociales sur le dos du contribuable français.

En fait, nous dit-on, il fut victime (sic) d’une bouffée délirante après avoir consommé des produits illicites.

Il est tout de même bien surprenant de constater qu’aucune voix n’ait retenti à gauche pour, au moins, s’étonner d’un tel jugement. La conséquence en sera sûrement que certains de nos compatriotes juifs décideront de quitter la France (où se trouve encore la 3ème population de confession israélite du monde).

Ne pas protéger les citoyens est une trahison du premier des devoirs régaliens la sécurité des Français. Tolérer le meurtre de Mme Halimi c’est donner à la racaille une nouvelle occasion de piétiner nos lois. 

Comme on ne voit toujours pas de réaction de la part de notre Président ni de notre ministre de l’Intérieur sinon quelques tirades de Matamores qui ne font rire personne, il est légitime de se poser quelques questions :

Oserez-vous durcir la loi sur l’usage de produits illicites quand leur consommation a des conséquences abominables comme le meurtre de Mme Halimi ?

 On peut penser le contraire quand on voit que le camp qui se tait devant ce meurtre insupportable est souvent celui qui prône avec lâcheté la libéralisation du cannabis.

Cette décision de justice honteuse, fera-t-elle jurisprudence en risquant de provoquer d’autres bouffées délirantes ?

Alors voici les dernières questions tout aussi légitimes.

Si un policier se met à botter les fesses de M. Castaner au moment où celui-ci plie le genou devant l’émotion des partisans d’un autre Traoré, pourra-t-il évoquer une bouffée délirante pour se soustraire aux sanctions disciplinaires ?

Si un employé de la centrale de Fessenheim mettait une bonne fessée à Greta Thunberg en la ramenant par l’oreille à son école, pourra-t-il évoquer une bouffée délirante pour bénéficier d’une protection diplomatique de l’ambassade de France au Royaume de Suède ?

Si moi-même qui ne consomme pas de Haschich mais du pinard, j’allais gifler à l’Assemblée national M. Alexis Corbiere pour délit d’anachronisme envers l’Empereur des Français, pourrai-je plaider bouffée délirante ?

Le traitement atroce infligée à une dame âgée qui consacra sa vie à soigner les autres, mérite certainement une autre justice que la méprisable décision de la Cour de cassation.

Une autre justice que celle qui vient d’acquitter, en deuxième instance, trois des huit condamnés parmi les 16 auteurs de l’attaque au cocktail molotov d’une patrouille de police, en 2016, et qui fit de terribles victimes parmi les policiers.

Attention, le peuple français en a marre de l’inactivité gouvernementale face à l’insécurité… Et quand il en a marre… Bonjour les bouffées délirantes ! »

François H.

Officier de réserve

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19 avril 2021 1 19 /04 /avril /2021 21:43
LE SCANDALE ET LA HONTE FRANCAISE : LE NAUFRAGE DE SA « justice »
LE SCANDALE ET LA HONTE FRANCAISE : LE NAUFRAGE DE SA « justice »

A la mémoire de :

Ilan Halimi 24 ans

DJ Sébastien Selam 23 ans

Jonathan Sandler 30 ans

Gabriel Sandler 3 ans

Aryé Sandler 6 ans

Myriam Hanna Monsenego 8 ans

Yohann Cohen 20 ans

Philippe Braham 45 ans

François Michel Saada 64 ans

Yoav Hattab 21 ans

Sarah Halimi 65 ans

Mireille Knoll 85 ans

Enterrés à Jérusalem en Israël, car en France, les cimetières juifs sont régulièrement profanés…

J’aurais aimé ne jamais avoir à écrire cet éditorial…

 

Les protagonistes

Madame Sarah Halimi (Zal)

Madame Sarah Halimi (Zal)

- Madame Sarah Halimi (Zal) soixante-cinq ans. Elle est de confession juive, mère de trois enfants. Elle est tout d’abord médecin, puis directrice de crèche. C’est une femme de bien, exemple d’humilité, une femme qui a fait le choix de consacrer sa vie au bien de l’humanité, de soigner ses semblables, de les sauver, puis de contribuer à l’éducation des tous petits, auxquels elle prenait plaisir à transmettre les premières valeurs. Elle est connue de ses voisins pour sa générosité, souvent elle partage son repas de Shabbat avec eux.

-Une bête immonde dont je me refuse à articuler le nom (impossible de donner la moindre humanité à cette chose qui en est totalement dépourvue), même par écrit. Il a 27 ans et mesure 1m90, c’est une force de la nature, une « baraque », comme on dit vulgairement.

Il dispose d’un beau pédigrée, pour un « homme » qui se prétend musulman pratiquant :  trafiquant de drogue, 22 condamnations, deux ans de prison, il fréquente la mosquée salafiste d'Omar. Il s’y rendra à cinq reprises le jour du meurtre sauvage, dont la dernière fois à 22h, soit peu avant de commettre son massacre.

Les deux profils comparés, en disent déjà long sur qui est qui…

LE SCANDALE ET LA HONTE FRANCAISE : LE NAUFRAGE DE SA « justice »

Les faits

Alors que jusque là la bête immonde et sa famille qui habitent le même immeuble que madame Sarah Halimi rue de Vaucouleurs dans le 11e arrondissement de Paris, lui faisaient régulièrement peur en la traitant notamment de « sale juive », dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, la bête immonde, en passant par le balcon d’un appartement voisin dont les occupants sont des proches, s’introduit dans l’appartement de Madame Sarah Halimi qui dort paisiblement chez elle.

Commence alors une scène d’une violence extrême, un massacre en règle. La bête immonde, tout en psalmodiant des extraits du Coran en arabe, fracasse méticuleusement tous les os du visage de la vieille dame. Il s’acharne sur elle à coup de poings et à coups de pieds. Tout cela, en criant « Allah Akbar », « que Dieu me soit témoin », « J’ai tué le Sheitan (Traduction : le diable) », « J’ai tué un démon ».

Or, le calvaire de Madame Sarah Halimi se déroule alors les policiers sont présents derrière la porte, appelés par des voisins. Ils n’interviennent pas, ils laissent faire.

Puis la bête immonde traîne la vieille dame en train d’agoniser par terre jusqu’au balcon du troisième étage. A ce moment, des policiers sont en bas, et pour se justifier, la bête immonde dira : « elle cherche à se suicider ».

Puis, elle soulève Madame Sarah Halimi et la fait basculer dans le vide, la défenestrant vivante.

Madame Sarah Halimi agonise ensuite presque une demi-heure sur la chaussée au bas de sa fenêtre, les policiers n’interviennent toujours pas. « J'ai tué le sheitan » hurle encore la bête immonde après son acte. Il s’agit donc au sens littéral d’un crime rituel !

Lorsqu’enfin, les policiers procèdent enfin à son arrestation, il est réfugié dans l’appartement de voisins, ou il récite des prières en arabe.

On retiendra qu’étaient présents sur place neuf policiers armés jusqu’aux dents, ainsi qu’une vingtaine de témoins…

Autre scandale : seule la presse communautaire juive fera état de cet attentat terroriste antisémite.

La presse nationale mettra plus de quinze jours avant de le mentionner, timidement lors d’un journal de TF1.

Rassemblement de la communauté juive en hommage à Sarah Halimi, place de la République, à Paris, le 5 janvier 2020. ( Photo: Christophe Petit Tesson / EPA / MAXPPP)

Rassemblement de la communauté juive en hommage à Sarah Halimi, place de la République, à Paris, le 5 janvier 2020. ( Photo: Christophe Petit Tesson / EPA / MAXPPP)

La procédure

Une information est ouverte pour homicide volontaire et le procureur de la République François Molins est chargé de l'enquête.

Après avoir été interpellé sans résistance, le suspect est placé en garde à vue. Une analyse toxicologique révèle la présence de cannabis dans son sang. Le médecin juge son état psychiatrique incompatible avec la garde à vue et le fait interner sans qu'il ait été jamais entendu par la police (!).

Le 7 avril 2017, le procureur de la République de Paris, François Molins, déclare que « ce drame, en l’état de l’enquête, n’est pas un meurtre antisémite, mais que cette piste sera aussi explorée ». On croit rêver. Ou plutôt cauchemarder.

Le 22 mai 2017, les avocats de la famille de Sarah Halimi demandent la requalification de l’acte d’accusation, en incluant le motif aggravant d’antisémitisme, et reconstituent devant un parterre de journalistes « les dernières heures de la victime, les conditions de sa mise à mort, mais aussi le profil du meurtrier » dont sa radicalisation islamiste probablement due, selon eux, à un précédent séjour en prison, sa fréquentation d'une mosquée salafiste, ainsi que les relations délétères que sa famille entretenaient avec celle de la victime : « des insultes, des crachats par terre, une des filles de Mme Halimi a été traitée de « sale juive » par une des sœurs du suspect ».

Le 10 juillet 2017, la bête immonde est entendue par le juge d'instruction et reconnaît les faits tout en niant toute motivation antisémite : « je me sentais comme possédé. Je me sentais comme oppressé par une force extérieure, une force démoniaque ». Il attribue son état au cannabis. (NDLR : l’argument avait déjà eu du succès dans l’affaire similaire du DJ Sébastien Selam, il aurait eu tort de ne pas le resservir…)

Le 12 juillet 2017, la bête immonde est mise en examen pour « homicide volontaire au préjudice de Mme Attal-Halimi et pour séquestration » d’une famille voisine. Il est placé sous mandat de dépôt, mais reste toujours hospitalisé.

Le 16 juillet 2017, lors de la commémoration de la rafle du Vél d'Hiv, Francis Kalifat, président du Crif, souligne le caractère antisémite de ce meurtre, et le président de la République Emmanuel Macron demande à la justice de « faire toute la clarté » sur ce crime « malgré les dénégations » du meurtrier présumé.

Le 4 septembre 2017, le psychiatre Daniel Zagury rend son rapport concernant Kobili Traoré qui écarte l'abolition du discernement du mis en examen.

Le 6 juillet 2018, « Le Parisien » indique qu'une nouvelle expertise mandatée le 24 avril 2018 par les juges d'instruction à trois psychiatres, dont Paul Bensoussan, conclut à « l’abolition de son discernement au moment des faits, ainsi que du contrôle de ses actes », ce qui impliquerait que la bête immonde « serait irresponsable pénalement » ; les experts — observant aussi que le taux de THC étant « modéré » dans le sang de Kobili Traoré le jour du drame, et que ses idées délirantes ont persisté « longtemps après l’arrêt de l’intoxication » — estiment que la prise de cannabis n'a fait qu'aggraver un processus psychotique déjà amorcé.

En mars 2019, une nouvelle contre-expertise conclut à une « bouffée délirante aiguë d’origine exo toxique » ayant conduit à l’abolition du discernement.

Le 17 juin 2019, le parquet de Paris demande le renvoi aux assises de la bête immonde pour meurtre à caractère antisémite.

Cependant, dans leur ordonnance rendue le 12 juillet 2019, les juges d’instruction chargés de l'enquête estiment qu'il y a « des raisons plausibles » de conclure à son irresponsabilité pénale.

Le juge d’instruction, contre l’avis du procureur, a prononcé un non-lieu. La chambre de l’instruction est allée dans le même sens, cette fois-ci en accord avec le parquet général, qui s’est rallié à l’analyse majoritaire faite par les experts, dans une décision du 19 décembre 2019 qui retient l’irresponsabilité pénale de la bête immonde. C’est dans ces conditions, que la partie civile a formé un pourvoi en cassation, pour contester l’irresponsabilité pénale et, in fine, demander la tenue d’un procès.

Saisie d'un appel du parquet, le 19 décembre 2019, la cour d'appel de Paris conclut que son discernement était aboli, au sens de l'article 122-1 du Code pénal, et qu'il ne pouvait donc pas être jugé pour ce crime dont elle confirme les motivations antisémites. La cour d’appel de Paris ordonne également son hospitalisation assortie de mesures de sûreté pour vingt ans.

Le 14 avril 2021, saisie d'un pourvoi des parties civiles, la Cour de cassation confirme la décision de la Cour d'appel. Un assassinat d’une violence et d’une cruauté sans nom va rester impuni, par décision de la « justice française ».

LE SCANDALE ET LA HONTE FRANCAISE : LE NAUFRAGE DE SA « justice »

Réflexions

Devant pareil déni de justice, revient en mémoire le cinquième livre de la Thora, le Deutéronome XVI en ses versets 18,19,20 à la Paracha Choftim, Les juges :

« Tu établiras des juges et des policiers dans toutes tes portes. Que le Seigneur ton D-ieu te donne, pour tes tribus, et ils jugeront le peuple selon la justice. Tu ne détourneras pas le droit, tu ne feras acceptation de personne et tu n’accepteras pas de cadeaux corrupteurs, car la corruption aveugle les yeux des sages et fausse les paroles des justes.

La justice, c’est la justice que tu poursuivras (…) ».

Bien-sûr, la « justice française » n’a que faire de la morale de la Bible. A voir pareille situation, c’est d’ailleurs évident.

En fait, la question qui se pose, c’est de savoir si elle est encore animée par une morale ?

Devant une affaire autant de fois mal jugée, aboutissant à une injustice majeure, on se demande si on doit accepter de se taire, ou si au contraire on doit continuer à demander justice.

Photo: © Polymagou / Wikimedia Commons

Photo: © Polymagou / Wikimedia Commons

Or qu’est-ce demander justice ? Sur le fond, c’est demander réparation pour éviter de se faire justice soi-même. Or, puisqu’il n’y a pas eu réparation, puisque cela a été refusé, nous sommes donc en droit de persister à demander justice.

Chacun remarquera au passage que pour autant, les juifs de France, ne brûlent pas de voitures, ne brûlent pas de bibliothèques ou maisons de quartiers, n’attaquent pas de commissariats, et au contraire, respectent particulièrement la loi et l’ordre républicain.

Et c’est peut-être – malheureusement – une partie du problème : La lâcheté ambiante, soit qu’on ait peur d’eux, soit que l’on ne veuille pas les contrarier, fait qu’on donne plus de crédit aux criminels qu’a ceux qui respectent la loi.

Quand on peut voir que certains, notamment dans la presse, ont dit qu’« il ne faut pas contrarier la communauté musulmane ! ». Comme si justice rendue était une provocation !

Cela seul, montre de manière éclatante à quel niveau de perversion et de décadence nous en sommes. Et, du reste, dans cette affaire, ce n’est pas la communauté musulmane qui est en cause, mais un courant de nazislamistes. Ce n’est pas du tout la même chose.

Une autre question importante doit être posée, dans cette affaire : la scandaleuse défaillance de la police. On se souvient en effet que durant le massacre de Madame Halimi, la police, armée jusqu’aux dents était présente et a laissé faire. Pourquoi ?

A quel niveau a-t-on refusé de donner l’ordre d’intervenir. D’ailleurs, face à pareille situation a-t-on vraiment besoin d’un ordre pour sauver une vieille dame qui se fait massacrer ?

Devant l’acharnement de la « justice » à vouloir immédiatement psychiatriser l’assassin, à le faire passer pour fou, on peut penser qu’il y a une relation de cause à effet.

Le juge d’instruction s'est battu pour qu'il n'y ait pas de reconstitution.

Depuis le départ, la « justice » fait en sorte d’éviter un procès à la bête immonde.

Immédiatement, on avance le fait que comme il a fumé du cannabis, alors, cela devient une circonstance atténuante,  alors, que dans tous les autres cas, c’est une circonstance aggravante. En clair, selon ces magistrats, pour tout justiciable la consommation d’alcool ou de drogues est une circonstance aggravante, mais si la victime est une vieille juive, cela devient une circonstance atténuante ! Quel message édifiant post-Shoa la « justice française » envoie !

Songez qu’il y a un an, à Marseille, un homme ivre et sous cocaïne, avait tué le chien de sa voisine en le jetant par la fenêtre, il a été condamné à de la prison ferme, deux ans dont un avec sursis.

Pour un pauvre chien assassiné c’est un an de prison ferme, pour une vieille dame juive ! rouée de coups et jetée de son balcon à Paris, il n’y a aucun jugement sous prétexte que le tueur a été déclaré irresponsable pénalement.

Faut-il en conclure que pour la « justice française », la vie d’une vieille dame juive à moins de valeur que celle d’un chien ?

Comme à l’époque de l’Allemagne nazie et de l’Etat français du Maréchal Pétain.

 

Le prétexte à cette horrible gabegie de la « justice française » serait lié à une prétendue crise psychotique et a des bouffées délirantes.

Or la bête immonde n’a aucun antécédent psychiatrique. Aucun !  

Il est depuis trois ans à l'hôpital, il n'a pas de traitement, il est en parfaite santé, il n'est pas malade. L’un des experts, très connu, le Pr. Zagury dit qu'il est apte à être jugé.

Pourtant, le débat s’est axé sur la responsabilité pénale du mis en cause : son discernement était-il aboli au moment des faits ? Non, dit le Pr. Zagury, qui dans un long rapport explique sa position. Si la bouffée délirante et l’état psychotique de la bête immonde ne font aucun doute, celle-ci n’a pas été causée par une pathologie de type schizophrénique, mais par une consommation chronique, ancienne et excessive de cannabis. Depuis ses seize ans, a-t-il avoué, il fume une quinzaine de joints par jour. « En dépit de la réalité indiscutable du trouble aliénant, l’abolition du discernement ne peut être retenue du fait de la prise consciente et volontaire régulière du cannabis en très grande quantité. Il s’agit d’une appréciation légale constante », dit l’expert.

Dans ces circonstances, on peut, avec la famille de Madame Sarah Halimi, être indigné que la chambre de l’instruction ait déclaré la bête immonde irresponsable pénalement, car la toxicomanie n’est pas une maladie mentale et n’entre pas dans le champ des troubles psychiques ou neuropsychiques visés par l’article 122-1 du code pénal. De plus, l’acte volontaire de consommation de stupéfiants est constitutif d’un comportement fautif qui exclut l’irresponsabilité. « Celui qui consomme à l’excès des stupéfiants sait que cela va affecter son libre arbitre », a plaidé avec justesse Me Emmanuel Piwnica, tout en déplorant que la bête immonde « coule des jours heureux dans un hôpital psychiatrique en attendant sereinement d’en sortir ».

Car celle-ci a préparé parfaitement sa défense : dès son arrestation elle martèle qu’elle est sous l’emprise du cannabis.

Tiens ? Il aurait perdu le discernement, mais il n’a pas oublié qu’il est antisémite, et est capable de cibler une vieille dame parce qu’elle est juive et de la massacrer ? Et immédiatement après, il a assez de discernement pour ne pas attaquer qui que ce soit d’autre ? Et se souvenir que le cannabis pourrait le sauver d’une incarcération ?

C’est l’occasion de constater le profond malaise créé par cette « justice française » étonnamment généreuse avec les antisémites et les assassins de juifs :

Attentat de la rue Copernic : pas de procès, terroristes libres.

Attentat de la rue des Rosiers : pas de procès, terroristes libres.

Assassinat du DJ Sellam : pas de procès. Assassin libre.

Assassinat d'Ilan Halimi : procès et en quelques années, tous les complices sont libérés sauf Fofana.

Assassinat de Sarah Halimi : Pas de procès. L'assassin sera libéré très vite. Un psychiatre le libérera dans quelques mois.

Et cela sans évoquer les milliers d’agressions violentes contre des juifs qui ne se terminent pas par un meurtre !

Selon les chiffres du ministère de l'intérieur, « les Français juifs ont 25 fois plus de risque d'être agressés que leurs concitoyens musulmans ».

Pourtant, si des associations, les médias, les hommes politiques sont prompts à parler d’islamophobie en France, alors que la violence physique à l’égard de la communauté musulmane est rare, ou on ne recense – et c’est heureux ! - aucun meurtre à caractère raciste, jamais on n’entend parler de judéophobie. Pourquoi ? Les sentiments humains ou généreux sont-ils à géométrie variable ?

Conséquences

Ce qui précède, démontre qu’il y a matière à être inquiet pour les juifs de France.

Mais encore plus pour la France elle-même. Cette affaire n’est pas qu’une affaire juive, c’est d’abord une affaire française !

La « justice française » n’a pas seulement envoyée un signal pour les barbares de toutes espèces, en disant en substance « prend de la drogue, tu pourras tuer qui tu veux, tu seras pénalement irresponsable, tu ne seras jamais jugé, tu ne seras jamais condamné, et mieux, tu seras absous avant d’être libéré ». Dans ces conditions, un permis de tuer. Pas seulement des juifs.

Elle a surtout donné une image exacte de la décomposition de la société française, de sa décadence, de sa faillite et de son naufrage.

Et de son glissement progressif vers un antisémitisme somme toute entendu.

Les magistrats concernés ont dit aux juifs de France que les lois de la République ne sont pas destinées à les protéger, c’est-à-dire qu’ils ne sont plus en sécurité dans notre pays.

Autre observation, malgré les prises de paroles au plus haut niveau, malgré les paroles du Président de la République, les juifs français n’ont plus de raison d’avoir confiance. Les paroles, ils en sont abreuvés depuis des lustres, elles ne sont suivies d’aucun effet.

Les faits sont là, éloquents, eux. Les enfants juifs ne peuvent plus fréquenter les écoles de la République où ils subissent trop d’agressions violentes, et sont obligés de fréquenter des écoles privées confessionnelles, transformées en bunkers et gardées par l’armée. Est-ce cela le « rêve français » ?

Il est aussi particulièrement inquiétant de remarquer qu’une fois de plus, la communauté juive se retrouve seule, dans une indifférence générale, et parfois une hostilité : il n’est pas de bon ton de déranger la tranquillité, d’éveiller la mauvaise conscience, comme si c’était les juifs qui semaient le trouble alors, qu’ils sont en France, insultés, injuriés, calomniés, attaqué physiquement, violées, assassinés tout cela en tant que juifs, et comme si cela ne suffisait pas, leurs cimetières régulièrement profanés.

Les âmes généreuses, si promptes à manifester habituellement, les mouvements antiracistes extra-communautaires, les associations défendant les droits des femmes, les politiques (à part quelques-uns trop rares amis de la communauté juive) où sont-ils ?

L’indifférence, c’est assassiner les victimes une deuxième fois, disait Elie Wiesel, écrivain immense et prix Nobel de la paix.

Et c’est un homme à l’automne de sa vie, issu d’un très vieux peuple, qui a subi force persécutions, massacres, viols, accaparements, mais qui a donné à l’humanité sa morale universelle, la Bible, ou plutôt la Thora, peuple doté de nombreux prophètes et dont les prophéties se réalisent aujourd’hui sous nos yeux qui vous le dit : la République est en danger, au travers des juifs, se sont les fondements mêmes de la France qui sont attaqués.

Jusqu’à présent, les juifs de France ont voulu envers et contre tout garder foi dans la République, foi dans ses institutions.

Désormais, le radar anti-persécution donne une information claire : elles ne nous protégeront pas ou plus. IL FAUT PARTIR ! C’est bien la première fois que c’est aussi évident et qu’il faut le dire à tous. Il faut vous sauver, sauver les enfants et leur avenir. Car la France est le seul pays au monde où l’on tue des juifs parce qu’ils sont juifs !

Et tant pis si les élites défaillantes privées du « tampon » que constitue la communauté juive, se retrouve face-à-face avec ceux qu’elle a tant favorisés… Ils seront leur miroir.

Emmanuel Ser.

Macron veut changer la loi après la décision de la Cour de cassation dans l'affaire Sarah Halimi (Marche symbolique en hommage à Sarah Halimi assassinée en avril 2017, son meurtrier vient d'être déclaré irresponsable aux moments des faits, le 5 janvier 2019, Paris, France. Photo par Fred VIELCANET/Gamma-Rapho via Getty Images)

Macron veut changer la loi après la décision de la Cour de cassation dans l'affaire Sarah Halimi (Marche symbolique en hommage à Sarah Halimi assassinée en avril 2017, son meurtrier vient d'être déclaré irresponsable aux moments des faits, le 5 janvier 2019, Paris, France. Photo par Fred VIELCANET/Gamma-Rapho via Getty Images)

Documents pour compléter la réflexion :

1)Boualem Sansal. Des voix dans le désert. A propos de Sarah Halimi

Voici ce qu’écrivait en 2018 Boualem Sansal grand écrivain et conscience de l’Algérie moderne :

« Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de France. Le pays est gangrené par l’islamisme qui l’a élu terre de djihad, il est martyrisé par le terrorisme, abîmé dans ses valeurs et son mode de vie, mais rien n’y fait, la France laïque et bêtement généreuse maintient la ligne, elle protège et promeut l’islam, cheval de Troie de l’islamisme, et honore grassement ceux-là, les agents de l’UOIF, du CFCM et autres groupuscules, qui se sont autoproclamés gouverneurs de l’islam de et en France. Quel formidable succès pour eux, en peu de temps ! Encore une marche ou deux et ils seront les maîtres du pays, de très méchants maîtres, de vrais daéchiens, on peut s’en douter.

Librement ou contraint et forcé, par opportunisme ou par bêtise, ou tout simplement à son insu, on ne sait trop, l’Etat français s’est inscrit dans cette division du travail. Il participe à sa manière et selon ses moyens au plan de conquête de la planète par la soumission islamique de ses habitants. Le point de non-retour n’est plus loin d’être atteint… mais peut-être a-t-il été franchi puisque tout va à son rythme, fervent et violent.

L’antisémitisme français traditionnel qui avait reflué dans les marges obscures de la société reprend du poil de la bête à la faveur de la montée vertigineuse de l’antisémitisme islamique. Quand l’orage est là, les vents soufflent tous dans la même direction.

L’antisémitisme islamique, c’est de la haine pure, une obligation dogmatique conforme, rémunérée par des jouissances suprêmes, mais c’est aussi de la politique, des affaires. A ce train, il deviendra rapidement la valeur centrale de la France, sa colonne vertébrale. Il l’est dans certaines enclaves où on ne vit plus que dans et par la haine bienheureuse du juif.

L’assassinat de Sarah Halimi s’inscrit dans ce cadre d’évolution. Sa mort était en quelque sorte programmée. La France étant élue terre de djihad, il y a comme une fatwa naturelle sur la tête de tous les juifs de ce pays. Il y a eu les clients de l’Hyper casher à Paris, les enfants de l’école Ozar Atorah à Toulouse, Ilan Halimi à Bagneux, c’était le tour de Sarah Halimi, et demain d’autres seront la cible de l’antisémitisme islamique. Un jour, il y aura des massacres de masse, préfigurant ce à quoi beaucoup rêvent : la grande extermination finale.

Le rêve est déjà là, implanté, il travaille les esprits. La France ne le voit pas, elle refuse de comprendre qu’en la matière le rêve fait partie de la réalité, il la conçoit, l’annonce, la magnifie, l’organise, la fructifie.

Mais voilà, la France n’a jamais été très forte pour voir arriver les tempêtes. Quand elle décille, elle est déjà sinistrée, jetée sur les routes de la défaite.

Revenons à notre pauvre Sarah Halimi pour voir que dans cette affaire, il n’y a pas que l’antisémitisme islamique. Il y a la bêtise, l’aveuglement, l’entêtement, la lâcheté, la méchanceté au quotidien.

Un jeune musulman tenté par le djihad de quartier entre nuitamment chez elle par le balcon des voisins, la bat, puis prenant plaisir à la chose, la torture longuement, puis soudainement lassé la défénestre au cri de « Allah akbar ! ».

Soit dit en passant, Allah akbar n’est pas Allah est grand comme on le traduit en France, mais Allah est le plus grand, akbar est un superlatif. Les anglais qui sont de meilleurs traducteurs disent Allah the greatest. Cela veut dire qu’une sentence émise par Allah, via le coran, ne peut jamais être révoquée que par lui, aucune puissance au monde ne lui est égale ou supérieure.

Les représentants autoproclamés des musulmans et du culte musulman en France n’ont rien dit et ne disent rien. La France officielle, pareille, elle ne dit rien. Deux silences indifférents… coupables… complices.

La juge chargée d’instruire l’affaire ne voit apparemment que d’un œil, elle a refusé de qualifier le crime dans toutes ses dimensions. Elle y voyait simplement un homicide volontaire. Bon sang, on le lui a répété, c’est un abominable crime antisémite, il y a eu assassinat, séquestration, torture, barbarie, le tout au nom Allah. Mieux, elle s’est persuadée que le meurtrier était un peu dérangé sur les bords, qu’il était malade, qu’il a agi sous l’effet de la drogue, et l’a envoyé se reposer à l’hôpital. De son côté, la police n’a pas cherché très loin, elle a tellement à faire par ailleurs.

Les semaines et les mois passent. La famille est au désespoir. Des voix hurlent dans le désert. Des gens se mobilisent, des intellectuels, des écrivains, des amis. Qui les entend, qui les écoute ? Personne. L’affaire est une affaire crapuleuse et doit le rester. On ne va pas stigmatiser la religion de paix et de tolérance et faire des amalgames pour si… pour un banal homicide commis par un débile mental, drogué et oisif. Le parquet finit quand même par s’émouvoir et prie le juge d’instruction de revoir sa copie. Et là, le miracle se produit ou tout simplement la raison l’emporte : la juge reconnaît que le crime a un caractère antisémite. Il reste à souhaiter qu’elle le considère comme un facteur indiscutablement aggravant.

On en est là en France, on gère ces affaires et les dossiers afférents comme on gère des contentieux administratifs, et ainsi l’antisémitisme est en voie de retrouver le chemin de la banalité et de la petite bureaucratie qui lui a si bien réussi en d’autres temps.

Cette affaire a une autre dimension qui me terrifie. J’y vois l’expression d’un antisémitisme que je qualifierais de fondamental : tuer un juif c’est bel et bon mais tuer une juive c’est déjà un beau génocide, l’assassin coupe ainsi à la racine, car c’est par la mère, par la femme, que la judéité se transmet. En la torturant et en la défénestrant, il ne fait pas que prendre son pied, il la châtie pour avoir transmis le sang juif à des enfants. Les femmes juives sont doublement en danger.

Reculer sur cette affaire, se taire, c’est très directement se comporter en complices des Merah, des Coulibaly, des Fofana, et pis de ceux qui les arment aux plans religieux et idéologique et leur désignent les cibles. La justice en la matière est de punir sévèrement le coupable matériel, de dénoncer les maîtres à penser mais aussi et surtout d’agir fermement pour faire reculer l’idéologie qui fabrique aujourd’hui de l’antisémitisme au grand jour, en masse, et en toute légitimité.”

Boualem Sansal

Alger, janvier 2018

2)Le Grand Rabbin de France, le Rav Haïm Korsia a confié une Tribune au Figaro :

 «Pourquoi l’absence de procès du meurtrier de Sarah Halimi est si choquante»

TRIBUNE - La Cour de cassation vient de confirmer l’irresponsabilité pénale de Kobili Traoré, qui, en avril 2017, à Paris, a agressé et défenestré une femme de 65 ans, Sarah Halimi. Le grand rabbin de France* critique vivement cette décision de justice.

Par Haïm Korsia

« Le ministre britannique des Affaires étrangères, sir Edward Grey, déclara prophétiquement à l’entrée en guerre du Royaume-Uni en 1914: «Les lumières s’éteignent dans toute l’Europe, nous ne les reverrons plus s’allumer de notre vivant.» On sait ce qu’il en fut du XXe siècle.

Faut-il transposer cette formule en lisant l’arrêt du 14 avril dernier de la Cour de cassation, notre plus haute juridiction de l’ordre judiciaire, qui vient de porter un coup d’étouffoir à l’affaire du meurtre de Sarah Halimi ?

Les lumières sont-elles sur le point de s’éteindre depuis les instances de base jusqu’au plus haut échelon de la hiérarchie judiciaire française, dans quel état sera notre République, et dans quel État vivrons-nous lorsque, après les ténèbres, ces lumières s’allumeront à nouveau ? Car elles s’allumeront à nouveau un jour, je ne veux pas perdre foi en notre humanité ni en notre nation.

3)Depuis des mois des chaînes de télévisions et de radio interrogent le professeur Cyrille Cohen de l’université Bar-Ilan pour expliquer comment Israël a géré de manière exemplaire la crise du Covid 19 et est sorti le premier de celle-ci. Dès le rendu de la Cour de cassation, celui-ci a publié un billet d’humeur :

« Une soirée de paradoxe… d’un côté, le pays ou je suis né, dans lequel on peut en toute impunité torturer un être innocent parce qu’elle est juive, la rouer de coups, l’assassiner, la défenestrer en jurant par le nom divin et « s’en sortir » en plaidant un semblant d’irresponsabilité pénale parce qu’on a fumé un peu de cannabis – quelle honte, quelle parodie de justice, et quel message que cette cour de… justice (???) communique aux citoyens: un petit « joint », une « bouffée délirante » ouvrent la portent à tout crime raciste, antisémite, ou « crime » tout court… et ne vous inquiétez pas, si vous « planez » un peu, faites ce que vous voulez, commettez des crimes immondes… tout ira bien, vous serez exonéré. Le pays des droits de l’homme ou le pays des droits de l’assassin ?

Et de l’autre, le pays où j’ai choisi de vivre, où on célèbre la vie et où cette dernière est une valeur qu’on défend et qu’on honore chaque jour, où le corps médical qui pendant un an s’est battu pour sauver des vies est loué et mis en avant lors de la cérémonie nationale du jour de l’indépendance, où un soignant musulman dit le « Chéma Israël» à son patient et compatriote juif qui succombe à la Covid19 et allume un flambeau en disant « LéTiféret Médinat Israel » (NDLR : Traduction : A la splendeur de l’état d’Israël) , où on aspire à une vie meilleure ensemble malgré nos différences, nos problèmes et nos défis… ou peut-être grâce à ces défis. La route est encore longue, personne n’est parfait, mais ici, on progresse.

J’ai quitté mon pays natal pour partir vivre dans ma patrie ancestrale, je n’ai jamais regretté cette décision, et ce soir encore moins.

Am Israel Hai ».

Professeur Cyrille Cohen

4)Une lettre ouverte au Président de la Cour de cassation de mon ami Elie Lévy, Vice Président du Conseil Consulaire de la circonscription de Tel-Aviv-Haïfa:

LE SCANDALE DE L'AFFAIRE SARAH HALIMI

LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA COUR DE CASSATION

Monsieur le Président,

La Cour que vous présidez est l'instance suprême des juridictions françaises.

Vous êtes appelés à dire le Droit.et à le faire appliquer lorsqu'une juridiction subalterne s'est fourvoyée dans des décisions iniques.

Avec la décision prise aujourd'hui avec l'arrêt « Sarah Halimi » votre Cour a ressuscité les tribunaux d'exception que nous avons connus pendant les heures sombres de l'occupation allemande.

Au lieu de dire le Droit, vous avez exonéré le criminel de son crime.

Il y a une semaine exactement, nous avons, ici, en Israël, à Roglit, commémoré le jour de la Shoah. On a honoré la mémoire de 80.000 juifs (de France NDLR) qui furent assassinés par les nazis parce qu'ils étaient juifs.

Aujourd'hui, 70 ans après, vous avez ajouté à cette longue liste une juive de plus.

Celui qui laisse faire est aussi coupable que celui qui a commis le crime.

Jamais plus jamais n'est qu'un slogan pour vous.

A côté de la France éternelle, celle de l'honneur et du devoir, celle de la lumière et du courage, vous avez rappelé l'autre France, la France  douteuse, celle de la honte et du déshonneur.

Au lieu de dire le Droit, vous avez exonéré le coupable de son crime.

Le faisant, vous êtes devenu son complice.

Comment peut-on oser affirmer qu'une infraction pénale mineure peut exonérer son auteur de la responsabilité de son crime ?

Vous avez osé déclarer Kobili Traoré pénalement irresponsable au motif qu'il était atteint d'une « bouffée délirante » parce que sous l'emprise de la drogue.

Et pourtant, il avait choisi sa victime, il l'avait torturé lui disant qu'elle allait mourir parce que juive. Sa drogue était sûrement l'antisémitisme aggravé par le canabis

En prenant un tel arrêt vous vous êtes disqualifiés pour rendre la Justice,car vous êtes les complice de ce crime odieux et antisémite.

Ah ! La drogue !!

Peut-être que vous même, les juges de la cassation, étiez drogués d'antisémitisme ou drogués par le « surtout pas de vague » ?

Le criminel appartient à une communauté qu'il ne faut surtout pas provoquer.

Les Juifs sont plus civilisés, policés, on peut donc continuer à leur taper dessus, ils ne réagiront pas.

Funeste calcul Monsieur le Président, ceux dont vous garantissez l'impunité finiront par vous coloniser, par vous imposer LEUR droit.

C'est peut-être même déjà fait.

Vous avez aujourd'hui montré que la puissance régalienne qui est la vôtre s'était soumise.

Je vous le dis, votre honneur s'est couvert aujourd'hui d'une tache indélébile, celle de la honte.

La Justice mérite mieux que ce que vous valez.

Chamfort avait déjà tout compris lorsqu'il a dit «  En France on laisse au repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin »

J'ai l'honneur Monsieur le Président de ne pas vous présenter ma considération qui ne sera plus dorénavant parfaite.

Elie LEVY

Vice-président du Conseil consulaire

Circonscription de Tel-Aviv- Haïfa

5) Un film court mais très intéressant sur les assassinats antisémites en France : Square artiste - Carte blanche à Alexandre Arcady - Regarder l’émission complète | ARTE

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Par arrêt en date du 20 mai 2015, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement rendu le 6 mai 2014 par la chambre de la presse du tribunal de grande instance qui m'a déclaré coupable de diffamation publique envers François Stifani et Sébastien Dulac, à raison de la diffusion d’un message diffusé le 22 septembre 2010 sur le blog le myosotis-dauphine.savoie.over-blog.com. Je considère cet évènement comme l'attribution d'une Légion d'Honneur.

Merci aux soeurs et frères très nombreux qui m'ont soutenu dans ce combat de cinq années dont je m'honore, et dont je ne regrette rien.

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